ISBN : 2842194926
Éditeur : La Baleine (2011)


Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres

Tous les 1er Mai, la bonne ville d’Arras se remplit de tout qui est contre et anti. Contre l’horreursociale et les manquements divers à une morale élémentaire, et anti travail obligatoire. Depuis letemps, ça aurait dû porter... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par maltese, le 20 avril 2012

    maltese
    L'association Colères du présent, je cite la page de présentation de leur site web, "a pour but de promouvoir l'écriture et la littérature d'expression populaire et de critique sociale par l'organisation de manifestations culturelles et ainsi de contribuer à la la lutte contre l'exclusion sociale et culturelle."
    Et organise notamment, chaque 1er mai, un salon du livre d'expression populaire et de critique sociale au coeur d'Arras.
    Ainsi Jean-Bernard Pouy avec sa verve habituelle rend hommage à la fois à l'association et à la manifestation en question dans ce roman où il imagine une édition du salon qui se termine par une insurrection de certains participants qui vont occuper le centre ville et notamment tout le quartier historique, barricadant les rues et réclamant de pouvoir mettre en place une commune libre (rien que ça).
    Le lecteur suit essentiellement d'un côté le général Marc de La Villardeuse, chargé de gérer cette crise et de négocier avec les "rebelles" et de l'autre côté Henry Fonda (c'est un pseudo nous dit-on), Amila (le livre est dédié à Jean Meckert) ou encore Zo, insurgés aux idées qui leurs sont propres, pas toujours d'accord entre eux.
    En plus de cette espèce de rêve utopiste, sorte de coup de pied à l'état social, politique... actuels, Pouy réussit à mettre deux camps en conflit sans aucun raccourci qui verrait d'un côté les bons et de l'autre les méchants. Les militaires font leur boulot (et je dirais que les partisans gauchistes de tout poil ne font pas autre chose), obéissent à la hiérarchie et sont gentiment égratignés par l'auteur mais au même titre que chaque personnage.
    Un roman très drôle, au bon goût de révolution en marche, avec des citations à chaque début de chapitre savoureuses.
    Le genre de livres qui donnent à rêver, en un mot: salutaires.
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    • Livres 5.00/5
    Par BouquetdeNerfs, le 16 juillet 2011

    BouquetdeNerfs
    C'est à Arras que chaque 1er mai, des écolos aux anarchistes, des pacifistes aux trotskistes… des poètes, des économistes fumeux, des militants antifascistes, des amoureux du bio, des passionnés de la décroissance, des antinucléaires, des écrivains maudits se regroupent lors du Salon du Livre d'expression populaire et de critique sociale*.
    Et cette année, tous ces gens avaient fomenté une révolution. Organisés derrière leurs barricades, ils ont bloqué tout un quartier au cœur d'Arras, et chourravé le matos de la première vague de CRS. Jean-Bernard Pouy imagine un face à face tout à fait désopilant entre cette petite communauté, et l'Armée que le Ministre s'est dépêché d'appeler pour «négocier». le très spécial général Marc de la Villardeuse et son jeune lieutenant qui lui prépare son speed, le sage et révolté Henry Fonda, la séditieuse négociatrice Amila, (...), agrémentent cette histoire de drôles de personnages.
    Le suspens est entier, celui du lecteur pétri de doute à l'heure où il voit que la page suivante sera peut-être celle d'un dénouement malheureux, pendant l'imminente bataille où le destin des "bons" est en jeu. On sourit avec les yeux durant plusieurs jours en repensant à cette fiction contestataire, militante, utopique, caustique, comique qui renoue avec les vraies questions fondamentales aujourd'hui : la solidarité humaine, et le combat !
    Vive l'utopie ! Et en route pour la joie..!
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    • Livres 4.00/5
    Par Skritt, le 03 mai 2012

    Skritt
    Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Libfly et Baleine pour ce partenariat.
    Arras, ville du Nord, aujourd'hui, 1er mai. Suite à un groupement de socialistes-anarchistes-marginaux totalement pacifistes, le festival dégénère. Ils décident de prendre en otage la ville pour en faire la première ville libre. L'armée arrive sur les lieux, les négociations peuvent commencer.
    Le sujet est sérieux, mais la forme prise par l'auteur est comique. Dans les pensées du Général qui est aux commandes de l'unité en place, nous sommes face à un homme rigide d'apparence qui détend l'atmosphère à coup de blagues graveleuses. L'humour est de mise dans ce roman aux accents de critiques. La critique est là en effet, mais de quel côté. L'armée, qui sous son aspect rugueux, nous propose des personnages haut en couleur, taciturne mais jovial. Les résistants, qui sous leur aspect fêtard, s'organisent d'une manière très militarisée pour créer une liberté utopique. Doivent-ils en passer par les armes pour être libre, être policé pour choisir ?
    L'écriture est rapide et présente une fluidité de lecture intéressante. Les phrases assassines, comiques, fusent à tout bout de champ faisant de ce récit un vrai moment de plaisir de lecture malgré le sujet un peu épineux.
    Je remercie Libfly et Baleine pour ce partenariat.

    Lien : http://skritt.over-blog.fr/article-colere-du-present-jean-bernard-po..
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    • Livres 3.00/5
    Par marchedenuitsanslune, le 22 janvier 2012

    marchedenuitsanslune
    Comme souvent, Jean-Bernard Pouy s'empare de lieux et de personnages à qui il rend hommage dans un polar, ici encore, bien déjanté ! ça donne vraiment envie d'aller à Arras le 1er mai !
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Citations et extraits

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  • Par Skritt, le 03 mai 2012

    - Pourquoi n'avez-vous pas pris l'hélico mis à votre disposition ? ça aurait été plus simple. Et moins dangereux.
    - J'ai le mal de mer, Colonel. Je ne fais pas partie de la Royale.
    - Bien, mon Général.
    - Tous des tafioles, dans la marine.
    - Oui, mon Général.
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  • Par Skritt, le 03 mai 2012

    Des conducteurs, échevelés du tee-shirt de marque, s'engueulent avec un bel entrain. Certains, dans l'occasion, inventent même des mots inconnus. D'autres se battent, mollement, sans conviction. Ils se mettent des pains mous, du genre brioche.
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  • Par Skritt, le 03 mai 2012

    Mais les gauchos, c'est comme les moutons, ça aime bien se regrouper avant de sauter de la falaise.
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Vidéo de Jean-Bernard Pouy

Les marronniers du noir et du blanc par Pouy et Mizio La guerre aux poncifs du polar par un Jean-Bernard Pouy très en verve.








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