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ISBN : 2362240096
Éditeur : Les Editions de l'Atelier In8 (2011)


Note moyenne : 4/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un marathonien du Blanc hante les rues de Paris à la recherche du bistrot parfait. Celui qui proposera mieux que Cabernet ou Sauvignon. Les établissements se succèdent et ne se ressemblent pas. Dans sa quête, il utilise un jeu de Monopoly et découvre ainsi des quartier... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (5)

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    • Livres 5.00/5
    Par Kittiwake, le 29 mars 2014

    Kittiwake
    Patron, c'est ma tournée! de bar en bar, à la recherche du blanc perdu, le narrateur explore, trie, rejette. Méthodiquement inspiré par un jeu où l'on peut passer en prison sans recevoir 20 000 francs, il enquête de la rue de Belleville à la rue de la paix. Et le rêve se construit en fustigeant les recalés : ceux qui croient contenter le soiffard avec du muscadet ou du sauvignon, pire, les pros qui ont vendu leur âme au cubi, les généreux de l'infâme caouête riche en indices d'ADN de bas étage...
    La tournée vire au fait divers : le chemin des bars bituriques passe par l'hôpital!
    Voilà un court écrit, moins de cent pages, d'une truculence joviale, narré par un assoiffé qui revendique le qualificatif d'ivrogne. Sous les pavés, le breuvage : un texte peut en cacher un autre. Pour qui connaît la bande des Papous*, cela ressemble fort à un exercice de style : homophones approximatives, aphorismes revisités, et autres contraintes consenties fleurissent tout au long du parcours picoleux. .
    C'est drôle, inventif, à consommer sans modération, même si, conformément à la dédicace de Jean Bernard Pouy, ce n'est pas la peine de chercher : Le bar parfait, y 'en a pas, y'a que des cuites d'enfer....
    * Des Papous dans la tête, émission de France culture

    Lien : http://kittylamouette.blogspot.fr/2014/03/le-bar-parfait.html
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    • Livres 5.00/5
    Par Walden-88, le 17 juillet 2013

    Walden-88
    - Un verre de vin blanc, s'il vous plaît.
    - Muscadet ou sauvignon ?
    - Au revoir monsieur.
    Faut pas pousser. Y a toujours, quand même, au moins du Mâcon, du petit Chablis, du Cheverny ou du Quincy, en cherchant bien, suffit d'aller chez un Nicolas, ce n'est jamais très loin, sur notre territoire, notre beau pinardland, celui que tout le monde nous envie, celui que tout le monde copie, putain, même au Chili, ils font du blanc."
    C'est sur ces paroles que le narrateur se met en quête du bar parfait !
    Mais qu'est-ce qu'un bar parfait ? Bien sûr, on retient dans les premiers critères la qualité de la marchandise : des bons crus, du vin à température et pas sorti d'immondes cubis. Mais la perfection va bien au-delà du breuvage. Le zinc doit être net et pas trop encombré; la musique, en sourdine; le serveur ne doit pas te prendre le chou; on ne te donne pas une petite pièce grisâtre pour aller pisser; etc. La quête du bar parfait se révèle aussi difficile que celle du Graal, d'autant que le narrateur espérant trouver cette perle rare profite de trois jours de RTT pour parvenir à ses fins. C'est donc aidé d'un jeu de Monopoly (rebaptisé le Monopocuite) que notre homme se lance dans son périple : Gare du Nord, Belleville, Rue de la Paix, les rues emblématiques défilent, le taux d'alcoolémie augmente, mais l'objet de son désir reste introuvable.
    Jean-Bernard Pouy nous offre ici une récréation alcoolisée très agréable. On apprend beaucoup de choses sur le vin, tout en se délectant de la plume de l'auteur. Humour, répliques cultes et situations rocambolesques sont au menu. Un peu à la manière de James Crumley à Missoula, Pouy nous transporte à travers troquets, bistrots et bars PMU de la capitale, pour notre plus grand plaisir. Un vrai petit bijou que ce court texte !
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    • Livres 1.00/5
    Par encoredunoir, le 31 août 2012

    encoredunoir
    Un beau jour, le narrateur décide d'utiliser ses trois jours de RTT pour partir à la recherche du bar parfait, un peu comme James Crumley a pu le faire à Missoula. Sauf que Paris, c'est un peu plus grand que la capitale du Montana et qu'avant de faire le tour de tous les troquets pour dénicher celui qui cumulera bon blanc, olives avec noyaux, consommateurs de bon niveau (d'alcoolisme et de conversation) et décor adapté il aura coulé beaucoup de Sauvignon sur les zincs.
    C'est donc armé d'un vieux plateau de Monopoly, histoire limiter le nombre de rues à visiter, que notre héros se lance dans sa quête alors qu'une bande de tueurs se prépare à exécuter un contrat dans un bar.
    J'aime bien Jean-Bernard Pouy et j'ai déjà eu l'occasion de le dire. Et puis j'ai lu du bien de ce Bar Parfait, une novella de 65 pages… alors je me suis laissé tenter. On ne m'y reprendra pas.
    Certes, l'histoire est marrante, accumulant les brèves de comptoirs et les considérations alcoolisées sur ce qui fait la perfection d'un bar. C'est simple : si elle avait été offerte dans le cadre d'une opération promotionnelle lancée par les viticulteurs du Val de Loire, elle m'aurait même réjoui. Mais là… une vague histoire de tueurs pour donner un côté polar à la chose et plus de 60 pages de conversations d'ivrognes ou d'explications sur les mérites comparées des olives dénoyautées et des olives avec noyaux pour tout de même 11 euros, on a un peu la même impression que lorsqu'arrive la note après avoir bu un verre de vin de table dans un de ces bars bobos que ne supporte pas le narrateur.
    C'est peu dire que l'ouvrage est tout à fait dispensable.


    Lien : http://www.encoredunoir.com/article-le-bar-parfait-de-jean-bernard-p..
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    • Livres 5.00/5
    Par Shool, le 22 août 2012

    Shool
    Un court roman qui touche à la perfection, contrairement aux bars qu'on y rencontre.
    Un homme, alcoolique à son temps perdu, divorcé de sa femme et n'ayant pas grand chose à faire, décide un jour de chercher Le bar parfait. Il est à la recherche du bon petit blanc, des clients sympas, d'une ambiance hors du commun... Dans les rues de Paris.
    Il va pour cela suivre stratégiquement le jeu du Monopoly (rebaptisé Monopocuite) pour trouver les quartiers, et les bars à essayer.
    Il va alors être confronté aux différents discours, aux différentes idées, aux différentes confidences, tout en buvant des petits blanc différents; parfois même en les laissant sur la table, après avoir payé, tellement ils sont dégueulasses...
    Le roman mélange l'humour et la culture d'une façon tout à fait inhabituelle et simple. L'homme que nous suivons a écrit un thése, dont le sujet est assez spécial (à découvrir à la lecture), et est plein de calembours. Certains passages pourraient devenir cultes, notamment le dialogue avec l'officier de police, ou même l'Anglaise qu'il rencontre inopinément au comptoir d'un bistrot...
    Le lecteur n'aura aucun mal à s'attacher à ce personnage rocambolesque qui cherche son petit coin de paradis. Nous le chercherons avec lui, et nous n'irons pas dans tous les bar Parisiens dont il parle...
    Place à la lecture, régalez-vous !
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    • Livres 5.00/5
    Par yv1, le 04 mai 2012

    yv1
    Terrible parce qu'habitant en plein coeur des vignes de Muscadet, je suis meurtri de voir que JB Pouy n'aime pas ce vin blanc. Aïe, aïe, aïe, mon chauvinisme en prend un coup. Allez, pour me remonter, je vais me servir un petit Menetou-Salon (en cachette, des fois que mes voisins me verraient !)
    Dans un style absolument réjouissant JB Pouy nous fait visiter les rues de Paris ou plutôt ses cafés. Bourré d'aphorismes, de jeux de mots drôles, parfois faciles mais qui font sourire, ce petit texte fera le bonheur de ses lecteurs comme ce fut le cas pour moi. Ça commence par exemple par une phrase attribuée à Prévert : "je ne suis pas vraiment un alcoolique, je suis un ivrogne" (p.8), ou encore celle-ci que j'aime beaucoup, affichée au-dessus du bureau d'un flic, et attribuée à Alphonse Allais : "Ce n'était pas une lumière parce qu'il était niais." (p.61) (A lire à haute voix pour les plus... lents d'entre vous !)
    Un régal vous dis-je, il ne manque plus que de lire cette nouvelle avec un verre de Sancerre ou de Chablis à la main (à consommer avec modération, bien entendu). En outre, à chaque fois que le héros boit un verre de Beaujolais -notamment le nouveau- il lui arrive des misères, et comme je le comprends moi qui n'aime pas non plus ce breuvage imposé à coups de marketing et qui ne vaut pas tripette. Il se promet donc de ne pas recéder à la tentation annuelle ; moi itou !
    Envie d'une balade à Paris en bonne compagnie ? D'une balade qui vous fera sourire et qui par moment saura se faire plus surprenante, plus pétaradante (lorsqu'on est auteur de roman noir, on doit avoir du mal à résister à un bon mitraillage M. Pouy ?) ? Ne cherchez plus, vous avez de quoi passer une heure ou deux ou plus pour ceux qui vont remplir leur verre au rythme du marcheur-buveur parisien de vrai plaisir de lecture avec ce Bar parfait.

    Lien : http://lyvres.over-blog.com
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Citations et extraits

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  • Par Kittiwake, le 31 mars 2014

    Boire ne se résume pas à avaler du liquide. Ça consiste à parler avec le voisin d'à côté. Ne pas être dérangé par un barman problématique. Avoir chaud. Sentir l'ivresse s'installer tranquillement. Ne pas devenir sourdingue à cause de la musique. Pour voir lire en paix. Et compter sur de la bonne bibine. C'est quand même pas la mer à boire, merde.

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  • Par Kittiwake, le 29 mars 2014

    De chaque côté de la grande pièce centrale, il y avait deux tables. L'une couverte d'un tas de bouffe incroyable, foie gras, charcuterie fine, dont un merveilleux pâté de couenne direct from la Ferté Bernard, du fromage à 75 % de matière grasse en moyenne dont un vacherin que rien qu'à le regarder ton rapport cholestérol total/ cholestérol HDL se tape un 35 chrono. Au-dessus de cette table un grand panneau avec dessus : fortement déconseillé. Marrant comme tout.
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  • Par Ptitgateau, le 29 mars 2014

    Je suis quand même rentré dans un Ballto un peu plus loin. Bar tabac tenu par les chinois. Les chinois tiennent tous les bars-tabac-tirage-et-grattage, rapido, BFM du 11ème. Une nouvelle dynastie impériale. La dynastie Zinc.

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  • Par yv1, le 04 mai 2012

    - Un verre de Blanc, s'il vous plait.

    - Muscadet ou sauvigon ?

    - Au revoir monsieur.

    Et je suis sorti du rade. Faut pas pousser. Y a toujours, quand même, au moins, du Mâcon, du petit Chablis, du Cheverny ou du Quincy... (p.7)
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  • Par yv1, le 04 mai 2012

    C'est le vrai problème le travail. Tout dépend de lui et personne n'en parle jamais. Personne ne veut travailler et tout le monde se plaint de ne pas en avoir, du travail. Ça a un peu rétabli la moyenne, le vin à la place du boulot, vaste programme. (p.31)

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