Au début du XIXème siècle, un obstétricien anglais, Michael Crawford, se retrouve lié malgré lui à la race des Néphélims, créatures de l'ancien temps que les croyances populaires ont appelés vampires. En se faisant l'époux d'une statue, Michael a attiré le regard de ces créatures sur lui et ceux qui l'entourent : sa nouvelle épouse, bien humaine celle-ci, sera la première à en subir les conséquences durant leur nuit de noces.
Poursuivi pour le meurtre de sa femme, Michael se trouve plongé dans un monde qu'il croyait connaître. Dans l'Europe du XIXème, il y a ceux qui ne connaissent pas ces démons, et ceux qui les les adorent ou les haïssent . Michael vient de basculer dans ce deuxième monde et, parmi les êtres liés aux néphélims, il va rencontrer les poètes anglais Keats, Shelley et Byron qui n'auront de cesse de se défaire de leur propre lien.
Voilà un très bon roman, très bien écrit et qui se lit d'une traite. Les personnages historiques ne sont pas de simples figurants mais les héros à part entière du récit. Leurs écrits (poèmes, mémoires etc) servent de base à cet univers emprunt de romantisme noir qui reprend les fondements du mythe du vampire. Loin de Twilight et autres mièvrerie de ce genre, les succubes de
Tim Powers retrouvent leur aura mythique et mystique fascinante.