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Nicolas Richard (Traducteur)
ISBN : 2264041447
Éditeur : 10-18 (2008)

Note moyenne : 4.18/5 (sur 341 notes)
Résumé :
En 1939, lors d'un concert de Marian Anderson, David Strom, un physicien juif allemand émigré aux Etats-Unis pour fuir les persécutions nazies, rencontre une jeune femme noire, Delia Daley. Ils se marient et élèvent leurs trois enfants dans le culte exclusif de la musique, de l'art, de la science et de l'amour universel, préférant ignorer la violence du monde autour d'eux. Cette éducation va avoir des conséquences diverses sur les trois enfants. Jonah devient un tén... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (66) Voir plus Ajouter une critique
Chouchane
Chouchane11 mars 2013
  • Livres 5.00/5
Quand on ouvre un roman de plus de mille pages, on sait qu'il existe deux façons de le finir, la première : épuisé, la seconde : ébloui et insatisfait de s'arrêter, c'est de cette façon que j'ai fermé le livre de Richard Power : bouleversée. Toutes les dimensions d'un très bon roman y sont réunies : Un contexte historique passionnant, la lutte pour les droits civiques aux États Unis ; une réflexion sur la notion de couleur de peau mais aussi sur le temps ; de l'érudition , la musique sous toutes ses formes ; une histoire , celle d'une famille mixte. David est un physicien brillant, juif, il fuit le nazisme en allant aux États Unis. Il y rencontre, lors du concert (réel) de Maria Anderson, Delia une femme noire. Tout deux sont des musiciens mélomanes, leur passion les rapproche et leur permet d'inventer un futur qui est, à leur époque, interdit aux États-Unis. Un blanc ne peut pas épouser une noire, c'est illégal. Ils vont pourtant se marier et avoir trois enfants, qu'ils élèveront à leur façon afin qu'ils soient ce qu'ils doivent être sans subir les folies des hommes. Pourtant aucun des trois n'échappera à la difficulté d'être ce qu'il est. C'est l'un deux, Joseph, qui raconte le roman de sa famille. Il relate surtout le parcours de son frère Jonah un ténor dont la voix est d'une rare pureté et l'oreille absolue, la rencontre de ses parents et l'errance de sa soeur Ruth dans la lutte pour les droits des noirs américains . Cette petite famille va démarrer son existence en musique autour de l'épinette de la mère qui apprend à ses enfants, le solfège, le piano, le chant et la vie. Une famille qui chante tous les jours et permet à Power de nous offrir de très belles pages sur la musique. Il y eut des moments courts où j'ai trouvé les descriptions musicales un peu longues mais surtout des moments longs où j'ai été emportée par le tourbillon de la famille Storm.
Chaque chapitre retrace une période mais comme le récit ne se déroule pas de façon chronologique, il faut beaucoup de temps pour tout recomposer. On passe des années soixante à la fin du XIX°, on traverse l'hiver 1941, on revient aux années 1970, et ainsi de suite… tout ça parce que le temps fait des boucles et pirouettes et que dans les replis du temps on peut voir son passé et son futur. Ainsi le roman se termine sur la rencontre initiale entre David et Delia et nous offre une surprise émouvante que chacun aimerait pouvoir vivre. C'est très beau et douloureux comme la vie.
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mariecesttout
mariecesttout21 février 2014
  • Livres 5.00/5
Quel roman, oui!
Son poids, sa longueur pourrait décourager d'éventuels lecteurs . Et aussi sa complexité. Car si cela m'a évoqué Philip Roth bien sûr, avec" Pastorale américaine", et surtout "La tache" pour un des principaux thèmes, ce livre brasse encore plus... Peut-être trop, d'ailleurs? Je dirais que dans le cadre donc de l'histoire récente des Etats Unis ( dominée de tout temps par le problème ethnique) j'aperçois trois thèmes dominants, mais il y a bien d'autres choses....
- La famille ,bien sûr, et dans cette famille surtout la fratrie, le rôle de chacun, qu'il exerce en fonction de ses dons, oui, mais aussi et surtout en fonction de ce qui lui a été donné comme tâche de façon plus ou moins consciente par les parents et en particulier par la mère ( c'est elle qui a confié, d'un seul regard, la responsabilité de son frère et de sa soeur à l'enfant du milieu....)
- La musique et le temps, la musique qui permet de jouer avec le temps, de l'utiliser dans le rythme bien sûr, mais aussi par des retours en arrière et des variations sur un même thème.
-Et puis, la question de l'identité, qui apparait à chaque page, et dont les difficultés de définition sont majeures pour ces enfants de par leur métissage et leur double culture ( avec le lourd passé qui est le lot de chacune) et parce qu'ils ont été élevé dans la très belle mais utopique idée que l'on peut être ce que l'on veut être, et non ce que les autres veulent qu'on soit...
C'est encore une fois un livre dont on ne sort pas indemne.On s'étonne, quelquefois, que ce livre ait pu être écrit par un blanc américain. Mais Richard Powers a expliqué cette possibilité d'empathie par le fait qu'enfant, il avait vécu en Thaïlande où même en parlant la langue, il était difficilement accepté. Et qu'au retour aux EU, il se sentait , de la même façon, différent. de même, il racontait que c'est lors d'un voyage en Hollande que lui, grand, blond et blanc, avait acquis la conviction qu'une identité ne saurait se définir par ces seules caractéristiques physiques, et reconnu l'importance de la culture comme élément central de l'identité d'un être humain.
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bvb09
bvb0911 août 2013
  • Livres 5.00/5
C'est une histoire d'amour entre un poisson et un oiseau.
Une histoire impossible, interdite voire criminelle, qui va se concrêtiser contre toute attente.
Pour leur bonheur?
Seuls contre tous?
Cela serait trop simple.
Un poisson avec un oiseau cela ne se peut pas, et à part David, dont on sent que le côté pratique n'est pas son fort, personne ne sera exempté des doutes du bien-fondé d'une telle union.
Même la musique, magnifique culture, remarquablement mise en scène par l'auteur, qui devrait les réunir, ne parviendra pas à surmonter le poison du racisme qui touchera toute la famille jusqu'en son sein, quels que soient les moyens utilisés pour s'y opposer ou s'y soustraire.
Ce court roman de plus de 1.000 pages qui s'étend de 1939 aux années 90 est un roman dans lequel le racisme aus USA tient une place centrale, sans être pesante.
Je n'ai commencé la lecture de ce livre qu'après avoir entendu Powers dans un grand entretien avec Francois Bunuel où il m'avait impressionné par son intelligence et une ouverture sur le monde qui dépasse largement celui de la littérature.
Impression confirmée.
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DominiqueTerrier
DominiqueTerrier18 mai 2013
  • Livres 5.00/5
Si vous avez dix euros à placer sur un bouquin intelligent et remarquablement écrit, le temps où nous chantions de Richard Powers est tout indiqué.
Paru en 2003, élu meilleur livre de l'année aux USA par la presse à tendance démocrate, c'est une fresque intimiste de l'Amérique de 1939 à nos jours.
C'est aussi une oeuvre visionnaire et, osons le mot, révolutionnaire puisqu'un président noir s'est s'installé à la Maison Blanche en novembre 2008.
Pour comprendre la portée historique de cet événement, la lecture du bouquin de Powers est indispensable.
Richard Powers aurait pu décrire la vie quotidienne d'une famille noire en utilisant les clichés et poncifs hérités de la case de l'oncle Tom.
Mais c'est un immense écrivain et les grosses ficelles ne l'intéressent pas, il préfère broder un canevas subtil avec du fil très fin.
La famille Strom n'est pas complètement noire : le père, David, est blanc, juif allemand et intellectuel penchant à gauche. Exilé en Amérique en 1939 pour cause de persécution raciale, il va sauter de la poêle dans le feu puisqu'il se marie avec une femme noire et lui fait trois enfants. L'histoire d'amour va se transformer en parcours du combattant d'où personne ne sortira indemne.
Powers ouvre les yeux du lecteur non américain sur un phénomène politique, sociologique et culturel qui fait chavirer son pays depuis des décennies : l'acceptation du métissage par la communauté blanche mais aussi par la communauté noire. Dans un chapitre sublime, Délia, la jeune héroïne noire, essaie de d'expliquer à sa mère qu'elle a rencontré l'homme de sa vie. Mais elle a peur de lui dire qu'il est blanc. La mère pose les questions habituelles qu'une maman pose à sa fille amoureuse jusqu'au moment ou elle comprend et que le ciel lui tombe sur la tête : « Tu veux dire qu'il est pas comme nous ? »
Après avoir lu ce livre, vos comprendrez que l'élection de Obama à la présidence des Etats-Unis est une date historique beaucoup, beaucoup plus importante que les premiers pas de l'homme sur la Lune.


Lien : http://www.atramenta.net/authors/jean-marcel/18712
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ChatDuCheshire
ChatDuCheshire25 septembre 2015
  • Livres 4.00/5
Attention: cette critique révèle certains éléments de l'intrigue. Il est donc préférable de ne pas la lire avant d'avoir lu l'ouvrage.
Un livre majeur et un roman magnifique sur le thème de la lutte pour les droits civiques aux Etats-Unis de 1939 à 1992. Deux sous-thèmes rythment également l'ensemble: le temps - c'est un roman "dans les replis du temps" qui "saute" constamment d'une période à une autre - et la musique. Un très gros livre aussi, 1046 pages en édition de poche (il m'a fallu un mois pour en venir à bout) et c'est à ce niveau que s'exprime ma principale réserve: même si les thèmes traités et l'intrigue (l'histoire d'une famille durant une cinquantaine d'années) demandent assurément de l'espace pour se déployer pleinement, l'auteur aurait peut-être gagné à ramasser un tout petit peu son oeuvre. Les deux premiers tiers du livre semblent en effet progresser sur un rythme vraiment lent, un peu encombré de dizaines voire de centaines de descriptions musicales qui l'alourdissent quelque peu. le fond historique décrit avec minutie est lui-même tellement dense que son intégration dans le bouquin génère une sorte de sentiment de distance vis-à-vis des personnages principaux qui met un temps assez long à se dissiper. Et, bien sûr, le fait que l'ouvrage ne soit pas chronologique n'aide pas à l'affaire. Néanmoins on sent qu'on "doit" s'y accrocher et, venu le dernier tiers de l'ouvrage (que j'ai lu à toute vitesse), on en est mille fois récompensé.
Que dire, ce livre est un chef-d'oeuvre et quand on constate son caractère relativement confidentiel par rapport à la passable mièvrerie de Kathryn Stockett ("La couleur des sentiments", un best-seller qui a fait de son auteure une millionnaire du jour au lendemain alors que celle-ci ne fit que recycler le fruit d'une oeuvre universitaire - et une seule - préalablement parue), on se dit que le monde est décidément mal fait. J'ai vécu aux USA et je connais donc un peu la thèmatique de la lutte pour les droits civiques mais là j'ai réalisé que je n'y connaissais en réalité pas grand-chose (le chapitre sur Emmett Till, notamment, ne vous laissera pas indemne, je me souviens de l'avoir lu tard le soir et de ne pas en avoir dormi de la nuit). Si vous ne deviez lire qu'un seul livre - toute catégories confondues - sur ce sujet, je vous conseille ce bouquin.
L'intrigue commence en 1939 sur l'immense Mall de Washington, à l'occasion d'un concert de la célèbre contralto Marian Anderson: David Strom, un physicien juif ayant fui l'Allemagne nazie, rencontre Delia Daley, une jeune chanteuse d'opéra en herbe noire. A l'époque les histoires d'amour mixtes sont carrément interdites et réprimées pénalement dans une bonne part des Etats de l'Union (il faudra attendre 1967 pour que la Cour suprême des Etats-Unis déclare ces législations comme anti-constitutionnelles) mais pourtant, selon un dicton récurrent dans le livre, l'oiseau tombera amoureux du poisson, rapprochés par la musique dont ils sont fous tous les deux, et une rencontre avec un mystérieux petit garçon dont on ne comprendra le "sens" que dans les toutes dernières pages de l'ouvrage.
Delia et David se marièrent et eurent trois enfants qu'ils décidèrent d'élever comme si le problème racial n'existait pas aux Etats-Unis, persuadés d'une inexorable évolution vers une Amérique métissée où le "problème" disparaîtrait de lui-même. Leurs deux aînés, Jonah et Joseph ("JoJo") furent poussés à faire des études de musique classique, Jonah allait devenir un chanteur d'opéra et de lieder célèbre tandis que son pianiste de frère,la "vieille" âme et l'enfant du milieu qui demeurera sa vie entière dévoué à son frère et à sa soeur, le suivra comme son ombre dans son évolution. Ruth, la petite soeur, née un peu plus tard, assistera à la disparition de leur mère dans un incendie dans des circonstances suspectes et, très tôt conscientisée au traitement réservé aux noirs dans son pays, deviendra une militante des droits civiques, mariée à un black panther avec qui elle vivra dans la clandestinité durant un certain temps. Bien entendu les tensions entre les deux frères - perpétuant un art et une musique essentiellement "blancs" - et la soeur seront récurrentes et c'est à Joseph qu'il reviendra de les apaiser et il lui faudra bien des années pour y arriver.
La structure non chronologique du livre illustre l'une des théories du père, le physicien David Strom. Pour lui le temps est à la fois relatif (il n'est pas le même selon la vitesse à laquelle on se déplace) et il "est", sans passé ni futur en telle sorte que celui-ci effectuerait des sortes de boucles étranges et - comme j'y faisais allusion plus haut - ce sont les dernières pages du livre qui donnent à cette thèse sa pleine mesure poétique. Ce temps en boucle est là aussi pour contrecarrer l'idée d'un "progrès" linéaire. Ainsi au début de la lutte des droits civiques les noirs recherchaient l'égalité dans une société métissée. Les années de luttes, de crimes, d'émeutes, de victoires formelles mais d'une ségrégation demeurée malgré tout vive dans les faits amenèrent le mouvement à se revendiquer ensuite du slogan "séparés mais égaux". Quel constat d'échec où l'on voit les victimes d'une ségrégation la réclamer désormais pour elles, glorifiant au passage un communautarisme dont on connaît les effets désastreux sur l'histoire de l'humanité.
Comme je le disais plus haut le dernier tiers du livre est de toute beauté et justifie à lui seul mille fois sa lecture, d'autant plus que l'auteur s'attache à décrire les pérégrinations des deux frères en Europe des années 70 à 80 avec une très grande justesse (connaissant moi-même le milieu de la musique à cette époque). L'auteur situe le point d'ancrage de nos deux héros en Belgique alors que, effectivement et c'est bien sûr largement ignoré en France, la Belgique était à l'époque la terre d'accueil de nombre de musiciens, y-compris américains. On devine la profondeur de la culture et le cosmopolitisme de l'auteur...
Les deux autres tiers du livre sont un peu plus cahotants du fait de ces sauts incessants dans les replis du temps que l'on ne peut s'empêcher de trouver quelque peu irritants au départ. Et puis, au fur et à mesure que l'on progresse dans la lecture, on comprend que c'était effectivement la seule manière d'écrire cette oeuvre magnifique.
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Citations & extraits (79) Voir plus Ajouter une citation
keishakeisha10 décembre 2008
"Des huit vives mesures, la voix de soprano s'élève, comme un crocus poussé dans la nuit sur un gazon encore frappé parl'hiver; L'air progresse de la manière la plus simple : un do stable rentre sur le temps faible, tandis que le temps fort se rétablit sur le ré instable de la gamme. A partir de cette impulsion légère, le morceau se met en mouvement, jusqu'à se chevaucher lui-même, se livrant à une sorte de catch à quatre avec son propre double alto. Puis, en une improvisation commandée par la partition, les deux lignes de chant se replient sur le même inévitable sentier de surprise, moucheté de taches mineures et d'une lumière soudain vive. Les lignes imbriquées l'une dans l'autre débordent de leur lit pour donner naissance aux suivantes, la joie l'emporte, l'ingénuité se répand partout. "
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luocineluocine08 septembre 2009
Elle aimerait marcher dans la rue avec son mari sans avoir à jouer la domestique. Elle aimerait pouvoir lui prendre le bras en public. Elle aimerait qu’ils puissent aller au cinéma ensemble, ou aller dîner quelque part, sans se faire expulser comme des malotrus. Elle aimerait pouvoir asseoir son bébé sur ses épaules, l’emmener faire les courses sans que pour autant tout le magasin en soit pétrifié. Elle aimerait pouvoir rentrer à la maison sans être couverte de venin. Cela n’arrivera pas de son vivant. Mais il faudra bien que cela se produise du vivant de son fils. La rage l’agrippe chaque fois qu’elle quitte la maison. Il n’y a que l’instinct maternel pour contenir cette rage.
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jouanfrancjouanfranc07 février 2012
Elle était très noire. D'un noir tellement noir qu'il n'a rien à voir avec ses mulets de fils. D'un noir imposé, d'un noir comme un refuge. Noire par la mémoire et noire par l'invention. Chaque jour sur la défensive, à esquiver avec le sourire. Le fruit de vingt générations de violence intégrée, à ployer sous les coups, même quand on croyait ne pas ployer. Pas une journée ne se passait sans qu'elle ait à ravaler sa salive, sans qu'elle soit obligée de se remémorer ce joyau intérieur qui la protégeait. Et pourtant, elle était claire de peau, de chevelure, de traits, d'aspect extérieur... comme sa fille métis qui se déteste de n'être pas plus simple.
"Noire, Ruth. Elle était noire.
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jovidalensjovidalens06 avril 2015
Un soir , après les prières, il a demandé à notre mère : "On vient d'où, nous ?"
[...]
"D'où vous venez ? Vous les enfants ?" Chaque fois qu'une question la mettait dans l'embarras, Maman la répétait. Elle gagnait ainsi une dizaine de secondes.
[...]
"Eh bien, je suis contente que tu me demandes ça. Vous nous avez été remis tous les trois par Frère Merveilles."
Le visage de mon frère se plissa, il était sceptique. "C'est qui ?"
- C'est qui...? Comment se fait-il que tu sois si curieux ? Tu tiens ça de moi ou de ton père ? Le Frère Merv s'appelle Joie. Monsieur Joie I. Yeux.
- Le I. correspond à quoi ? s'enquit Jonah, en essayant de la coincer à son propre jeu.
- A quoi correspond le I ? ça alors, tu ne le sais pas ? Ivan."
Et Jonah d'enchaîner presto : "C'est quoi, le deuxième prénom de Merv ?
- Weil, répondit mon père [...]
- Merv Weil Yeux ?
- oui, absolument. Pourquoi pas ? La famille Yeux a plus d'un secret dans le placard.
- Allez, Da. Sérieux. On vient d'où?
- Ta mère et moi, nous vous avons trouvés au rayon surgelés de la supérette. Qui sait depuis combien de temps vous y étiez. Ce fameux monsieur Yeux prétend être votre propriétaire, mais il n'a jamais pu nous montrer le certificat de propriété.
- S'il te plaît, Da, la vérité.
Da n'avait jamais pris ce mot à la légère. "Vous sortez du ventre de votre mère"
Une telle ineptie provoqua chez nous un rire irrépressible.
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barjabulettebarjabulette17 août 2015
Sa femme lui reprocha ses richesses mal acquises, qui continuaient de s'accroître. L'année suivante, par une chaude soirée du début du printemps, alors qu'il faisait sa petite promenade vespérale dans le quartier, il réalisa soudain que tremper dans la Bourse - ou plutôt s'immerger jusqu'au cou dans la Bourse, puisque telle était devenue sa pratique - ce n'était pas bien. Non pas, comme le pensait sa femme, parce que le Seigneur abhorrait les jeux d'argent. Son Seigneur à elle, après tout, s'était bien risqué au lancer de dés le plus ancien et le plus important qui soit. Non : gagner de l'argent uniquement en spéculant, c'est cela qui était mal. William s'en rendait compte à présent, et ce pour deux raisons indiscutables.
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Videos de Richard Powers (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Richard Powers
Lecture teaser de Générosité (anglais)
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