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ISBN : 2277220116
Éditeur : J'ai Lu (2001)


Note moyenne : 3.97/5 (sur 152 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Lorsque le professeur Brendan Doyle accepte de donner une conférence sur le poète anglais Coleridge, il est loin d'imaginer qu'il ne va pas tarder à le rencontrer en personne... en 1810 ! Car après avoir accepté l'offre d'un millionnaire ayant percé les mystères du voy... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Dionysos89, le 25 juillet 2013

    Dionysos89
    Eh, vous là, venez avec moi ! Suivez-moi sur Les Voies d’Anubis, ténébreuses et mystérieuses, celles qui vous feront parcourir le temps et découvrir un monde bien étrange, aux origines du steampunk.
    Si vous avez, comme moi, lu et aimé Sur des mers plus ignorées, ne vous attendez pas à retrouver exactement les mêmes ingrédients : tout au plus, retrouvons-nous ici quelques idées de machineries, mais surtout une aventure picaresque au possible. De l’aventure abracadabrantesque, de la pauvreté à tous les coins de rue et du brigand comme on en fait plus ! De plus, pour une aventure à vapeur, ce steampunk carbure au diesel : après un lancement hésitant, l’intrigue pétarade et l’accélération est continue jusqu’au sprint final.
    L’extrême éloquence et la formidable érudition de l’auteur font plaisir à voir et forment un exemple à suivre. Oui, les littératures de l’imaginaire doivent être mises en avant, car ce n’est pas seulement de l’invention pure : pour inventer, il faut déjà connaître, et Tim Powers se distingue admirablement par un habile mélange de personnages fictifs et existants, son terrain de prédilection, et notamment autour des figures du véritable lord Byron et du fictif William Ashbless (très importants pour le duo Tim Powers – James Blaylock).
    En termes d’univers particulier, Tim Powers montre dans Les Voies d’Anubis qu’il sait vraiment y faire. Les voyages dans le temps sont abordés d’une façon très ingénieuse, créant de grandes possibilités mais formant de fortes contraintes pour ses usagers. Dans cette optique science-fictionesque, il insère quelques éléments de fantastique avec une magie insondable qui jette le doute dans nos esprits très cartésiens. Enfin, pour ne pas laisser la fantasy en reste, il réinvente carrément le mythe du loup-garou en le mêlant habilement à la mythologie égyptienne. Si ça, ce n’est pas du grand art ?!
    Merci au passage à Bragelonne pour cette réédition somme toute évidente, nécessaire et attendue, malgré cet aspect cuivré apposé sur les pages qui peut paraître superflu et qui attire les marques sur le livre. Pour autant, cela complète parfaitement la collection "Tim Powers" que cette maison d'éditions est en train de nous fournir.
    Un opus extrêmement dense et orgasmique, donc, qui ne se digère vraiment qu’après une deuxième lecture, en tout cas, ce sera le cas pour moi, et qui se clôt d’une manière très honorable et parfaitement aboutie. La couverture, elle-même, mêle à merveille les différents directions scénaristiques déjà évoquées et mieux vaut s'accrocher à toutes les branches pour pouvoir suivre l'intrigue dans sa profondeur comme dans son rythme effréné. Quel brio !
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    • Livres 5.00/5
    Par Arakasi, le 12 novembre 2014

    Arakasi
    Pauvre, pauvre, pauvre Brendan Doyle… Regardez-le donc, affamé et perdu dans les pires quartiers londoniens du début du XIXe siècle, traqué par des hordes de mendiants et de voleurs, poursuivi par des singes déments et des clowns psychotiques, menacé par d’antiques divinités païennes assoiffées de sang ! Mais que diable est-il allé faire dans cette galère, ce bon Doyle, ce brave universitaire américain dont la vie – jusqu’à ces catastrophiques derniers jours – était aussi monotone et rassurante que celle d’un expert-comptable ? Il faut dire que l’occasion paraissait en or massif. Pensez-vous, ce n’est pas tous les jours qu’un obscur petit biographe de poètes victoriens se voit offrir l’occasion de remonter le temps pour assister en personne à une conférence d’un des plus renommés auteurs anglais du XIXe siècle, le grand Coleridge en personne !
    Bien sûr, avec sa malchance chronique, Doyle aurait dû se méfier. A peine, a-t-il eu le temps de se remettre de son saut dans le temps et de béer d’admiration devant la sapience de Coleridge, que le voici enlevé par une bande de prêtres fous décidés à rétablir le culte des anciens dieux égyptiens sur terre. Parvenu in extrémis à s’échapper, Doyle trouve refuge dans les bas-fonds londoniens, mais ses persécuteurs sont sur ses traces et ils ne manquent ni de motivation, ni de magie noire pour arriver à leurs fins. Seul échappatoire possible : retourner en 1983, au XXe siècle, cette époque bénie où la sorcellerie a disparu de la surface de la terre, où les dentistes ont découvert les vertus des anti-inflammatoires et où l’on peut trouver des pharmacies à tous les coins de rues. Une entreprise hélas plus facile à formuler qu’à faire… Car pour retourner chez lui, Doyle devra emprunter l’une des mystérieuses voies d’Anubis lancées à travers le temps et les siècles et que tant d’autres personnes, aux intentions particulièrement féroces et peu recommandables, sont décidées à découvrir avant lui.
    Disons le tout de suite, ma première réaction au début des « Voies d’Anubis » n’a été ni l’enchantement, ni l’excitation, plutôt une sorte d’ébahissement doublée d’une dose non négligeable de « Bon sang, c’est quoi, ce bordel ? ». Dans un premier temps, l’intrigue de Tim Powers ressemble à un galimatias de situations rocambolesques, de personnages invraisemblables et d’idées loufoques plus ou moins liées les unes aux autres. De quoi déconcerter les innocents lecteurs et leur faire craindre le pire pour la suite de leur lecture. Et puis, petit à petit, page après page, le miracle se produit ! Les fils de l’intrigue se rejoignent, s’entremêlent et tissent finalement un véritable petit délice scénaristique, fourmillant d’inspirations brillantes et de retournements de situation admirablement amenés, de ceux qui vous font couiner d’excitation dans votre fauteuil et vous exclamer avec une voix de pinson « Oh, comme c’est malin ! Comme c’est bien trouvé ! » Ajoutez à cela une bonne dose d’humour, des protagonistes hauts en couleur et campés avec efficacité (à défaut de beaucoup de profondeur), un background historique fouillé et bien renseigné, une débauche de décors plus imaginatifs et pittoresques les uns que les autres et vous obtenez un roman d’aventures formidablement divertissant. Rien de bien de subtil, ni de bien fin, mais le tout est si ingénieux, si inventif, si… eh bien, si fun tout simplement, que l’on aurait scrupule à cracher dans la soupe.
    Mon seul regret ? Avoir lu ce roman dans une horrible édition poche à l’illustration cradingue qui me donnait l’impression de lire de la série B, au lieu de le découvrir dans la magnifique nouvelle édition de Bragelonne. Je sais, ce n’est pas l’apparence qui compte, mais, tout de même, ça fait parfois plaisir un joli bouquin...
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    • Livres 4.00/5
    Par Nepenthes, le 02 juin 2013

    Nepenthes
    Pour cette réédition du grand classique de Tim Powers, les éditions Bragelonne n'ont pas fait les choses à moitié. Dans le cadre de leur "Mois du cuivre", ils ont sorti "Les Voies d'Anubis" dans une édition toute d'or vêtue, avec une couverture des plus alléchantes. Une mise en bouche prometteuse avant même d'avoir entamé la lecture...
    De Tim Powers, j'avais déjà lu Sur des mers plus ignorées. Dans un autre registre, une autre atmosphère, Les Voies d'Anubis nous embarque dans une aventure prenante et palpitante. le premier chapitre met en condition petit à petit, puis tout s'enchaîne à une vitesse folle.
    Il faut reconnaître le sens du suspense de Tim Powers et son talent incroyable pour mettre en place une intrigue riche, accrocheuse, qui se déroule petit à petit, juste à la bonne vitesse pour accrocher l'attention du lecteur et lui donner les pièces du puzzle au fur et à mesure. Je me suis sentie parfois un peu perdue, l'intrigue était quand même assez complexe, il faut arriver à suivre dès le départ car l'histoire a de quoi retourner la tête ! Les actions se déroulent parfois si vite que l'on a un peu de mal à tout saisir, beaucoup de choses à engranger. Mais c'est aussi ce qui fait la richesse du roman.
    Autre point que j'ai apprécié : la dextérité et la subtilité de Tim Powers pour mêler des personnages qui ont réellement existé à son intrigue : il nous transporte aux côtés de Coleridge et Byron, éminents poètes de leur temps. Il faut le lien entre leurs vies et leurs œuvres et sa propre histoire, manie à la perfection des liens de causalité fictifs entre leurs œuvres et les événements auxquels ils assistent dans le roman. L'auteur exploite véritablement le potentiel de l'époque dans laquelle 80% de son action se déroule.
    Et même jusqu'à l'épilogue, il arrive à nous surprendre en nous faisant croire que la fin est écrite depuis le début... puis en sortant un retournement de situation qui peut paraître évident mais qui ne nous effleure pas tout de suite l'esprit, embarqués comme nous le sommes dans son intrigue flamboyante !
    Ce roman mérite vraiment sa place d'œuvre fondatrice du Steampunk. Elle mêle à la perfection mythologie égyptienne, personnages réels, croyances et événements du Londres du XIXe siècle, saupoudré de voyage dans le temps et de magie... Certes, il faut une attention de tous les instants pour bien comprendre toute l'intrigue : Les Voies d'Anubis est une œuvre densément riche.
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    • Livres 4.00/5
    Par BlackWolf, le 28 juin 2013

    BlackWolf
    En Résumé : J'ai passé un très bon moment avec ce roman qui nous offre une histoire qui démarre, certes, de façon classique, mais de façon entrainante et sans temps morts, puis qui, peu à peu, se révèle foisonnante et passionnante avec son lot d'intrigues et de complots et de trahisons. On sent que l'auteur a mené pas mal de recherches pour son univers soigné et denses qui est à l'origine du Steampunk. Concernant les personnages ils se révèlent intéressants aux aventures passionnantes même si certains personnages secondaires sont un peu trop intermittents ou encore trop nébuleux pour complètement passionner. La plume de l'auteur se révèle vraiment intéressante et entrainante même si parfois il se laisse aller à quelques longueurs, mais rien de bien gênant. Au final je suis content d'avoir découvert ce roman et je lirai avec plaisir d'autres histoires de l'auteur.
    Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.

    Lien : http://www.blog-o-livre.com/les-voies-danubis-tim-powers/
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    • Livres 5.00/5
    Par idevrieze, le 13 novembre 2014

    idevrieze

    Des raisons de lire un tel livre
    La toute première est évidente, n'est-il pas ? L'objet livre, tout simplement. C'est réellement futile et j'en ai bien conscience mais lorsque Bragelonne a réédité Les Voies d'Anubis dans son Edition du Cuivre, j'ai su que j'allais vendre un rein pour entamer ma collection. C'est une Edition magnifique qui fait une des grandes fierté de ma bibliothèque et que je suis absolument ravie de transmettre plus tard que ce soit à mes amis qu'à mes enfants.
    De plus, Les Voies d'Anubis sont un des des livres fondateurs du courant Steampunk. Alors, quand on aime ce courant comme moi, on le lit, tout simplement. J'aime bien voir l'origine des courants littéraires pour pouvoir comparer ce qui se retrouve dans les autres livres et ce qui n'a pas été "retenu"
    Enfin, ce livre traite de plusieurs choses : Londres au XIX° Siècle, les dieux Egyptiens, certaines formes de magie, les voyages et les paradoxes temporels. Tout ceci faisait que ce livre, il fallait que je le lise. Il fallait que je savoure chaque page. Aussi fallait il trouver le bon moment, la bonne période, le bon état d'esprit.

    Un voyage entre le temps et l'espace.
    L'automne semblait tout indiquée pour cette lecture. C'est une période cocooning où, avec un peu de chance, le ciel est gris et brumeux. Il suffit d'une petite bougie épicée et vous voilà de suite dans l'ambiance. C'est durant un de ces week end pluvieux que je me suis plongée dans les aventures de Brendan Doyle, historien, qui se retrouve à faire un voyage dans le temps, à Londres au XIX° siècle. Et je dois dire que Tim Powers a fait un travail remarquable de documentation car on s'y croirait.
    De la cour aux miracles, au faubourgs de Londres, dans les rues populaires, dans les rues un peu plus aisées. Il m'a pris pendant quelques centaines de pages d'avoir l'impression d'être dans ce Londres des temps jadis.
    Quant à l'enquête, le fond de l'histoire, j'ai été happée dès le début et jamais je n'ai pu imaginer tous les différents tenants et aboutissants pendant les premiers chapitres. L'auteur s'amuse avec notre sens de la déduction et nous perd régulièrement pour mieux nous rouler dans la farine ensuite.
    Aussi, ce voyage dans le monde Steampunk fut un véritable régal. Et je sens que ce livre méritera une relecture dans quelques temps, lorsque les choses se seront calmées. J'ai déjà vu quelques références que l'on trouve dans les romans actuels. Mais aussi j'ai reconnu la patte de Tim Powers.

    Lien : http://labibliodekoko.blogspot.fr/2014/11/les-voies-danubis-de-tim-p..
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Citations et extraits

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  • Par luckita, le 16 novembre 2014

    Et comment comptez-vous nous rétribuer le service que nous vous avons rendu en vous sauvant la vie ? Doyle se mit en colère.
    — Pourquoi ne m'avez-vous pas donné vos tarifs avant de me sortir de l'eau ? J'aurais pu vous dire que c'était au-dessus de mes moyens et vous n'auriez plus eu qu'à poursuivre votre route en quête d'une personne plus rentable à sauver. Je crois que la dernière partie de la parabole m'a toujours échappé, celle où le prospère Samaritain présente ensuite au pauvre diable une facture à rallonges.
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  • Par shamandalie, le 11 novembre 2014

    - C'est quoi un pandémonium ? chuchota l'un des hommes à l'arrière.
    - C'est une sorte d'orgue, lui répondit un de ses camarades. Il y en avait un l'été dernier à cette foire où j'ai été voir le gars de ma sœur jouer avec son instrument.
    - Jouer avec quoi ?
    - Son instrument.
    - Seigneur ! Dire qu'il y a des gens qui paient pour voir ça !
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  • Par shamandalie, le 11 novembre 2014

    Les minéraux sont viandes pour les plantes, et les plantes pour les animaux, et les animaux pour les hommes ; les hommes aussi seront viandes pour d'autres créatures, mais pas pour les dieux dont la nature est par trop éloignée de la nôtre ; ils doivent en conséquence l'être pour les démons.

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  • Par Dionysos89, le 14 juillet 2013

    La nef de foire – un brasier d’enfer, à présent – bascula sur le flanc et commença de s’enfoncer graduellement dans la glace en fusion puis, au travers d’un nuage de vapeur, on vit les baux se coucher un par un comme les doigts d’une main opérant une soustraction.

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  • Par Dionysos89, le 09 juillet 2013

    Un drôle d’état de fatigue, se dit-il, lorsqu’un type mort depuis plus d’un siècle vous fait des clins d’œil sur son portrait.

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