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ISBN : 2352946360
Éditeur : Bragelonne (2013)


Note moyenne : 3.97/5 (sur 89 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Lorsque le professeur Brendan Doyle accepte de donner une conférence sur le poète anglais Coleridge, il est loin d'imaginer qu'il ne va pas tarder à le rencontrer en personne... en 1810 ! Car après avoir accepté l'offre d'un millionnaire ayant percé les mystères du voy... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par lecassin, le 30 mars 2012

    lecassin
    On est en 1983, et Brendan Doyle, un jeune professeur californien spécialiste de la poésie anglaise du début du XIXe, biographie de Coleridge, se rend à Londres pour y prononcer une conférence, SUR Coleridge, justement... A l'invitation de J. Cochran Darrow, un érudit milliardaire passionné d' ésotérisme.
    Rien de bien étonnant jusqu'ici, sauf que Doyle se voit proposer par Darrow, d'effectuer un voyage en 1810 pour assister à une conférence DE Coleridge, via une brèche spatio-temporelle…
    Doyle se voit interdire la porte du retour avant de l'avoir franchie. Il doit subsister dans les bas fonds de la Londres Victorienne. Est-il seul dans son cas ? Un individu passe de temps à autre en fredonnant « Yesterday », une chanson des Beatles...
    Il sera enlevé, rencontrera des personnages étranges comme un clown monté sur échasses, un loup garou passant d'un corps à l'autre, un sorcier chaussé de brodequins à ressorts, mais aussi des tables qui prennent formes humaines et des lames qui se transforment en serpents…
    On l'aura compris, un gros roman foisonnant. « Dépaysant » aussi, et captivant, même s'il souffre de quelques boursouflures, surtout dans la deuxième partie…
    Un style parfois approximatif, mais qui cadre bien avec l'époque décrite : Londres à l'aube de l'ère industrielle et de ses machines à vapeur. Des poètes maudits, des créatures bizarres et méchantes et au milieu de toute cette mécanique à vapeur : « Yesterday »
    Pour ma part, un premier contact avec le genre Steam Punk, qui demande approfondissement.
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    • Livres 2.00/5
    Par Seraphita, le 30 décembre 2011

    Seraphita
    1983. Brendan Doyle est un jeune professeur californien spécialiste de la poésie anglaise du début du XIXe. Quand il accepte de se rendre à Londres pour prononcer une conférence, il ne se doute pas des péripéties qui l'attendent. La distance séparant la Californie de l'Angleterre n'est guère en soi gage de dépaysement. Ce qui l'est plus, c'est la distance temporelle : en effet, Doyle va être expédié, à l'issue de sa conférence, dans le Londres de 1810, par le biais d'une brèche temporelle. Quand il est enlevé par des bohémiens aux intentions douteuses, une fantastique course-poursuite avec le sorcier Romany commence. Se terminera-t-elle en 1983 ?
    Ce roman est un grand classique de la science-fiction, plus précisément du genre steampunk : en effet, il se déroule dans la Londres victorienne, à l'époque de la révolution industrielle qui connaît l'essor des machines. Il nous conte l'histoire de voyages temporels. Il a obtenu le prix Philip K. Dick 1984 et le prix Apollo 1987.
    « Les Voies d'Anubis » est un roman d'action et de suspense qui nous emmène dans les quartiers mal famés de Londres au début du XIXe. Tim Powers dépeint le quotidien de populations pauvres, des mendiants, le plus souvent estropiés, ou de bohémiens vivant chichement dans des camps. Les ambiances glauques de Londres sont bien rendues, dans un souci de très grand réalisme. Mais au-delà de ce quotidien, il nous fait entrer dans la fantasy, nous présentant la sorcellerie et la magie, décrivant des sorciers réellement antipathiques et quasiment invincibles. Un loup-garou hante même les pages…
    Ces sorciers sans scrupule et avides de pouvoir nous sont exposés dès le début de l'œuvre. J'ai trouvé que ce commencement était très complexe : des mots d'une langue étrangère sont utilisés par les bohémiens, ce qui peut rendre la lecture un peu difficile. Ce prologue de 1802 est nodal, mais difficile à saisir en première lecture : il faut donc y revenir.
    Le roman est assez long (plus de 400 pages aux éditions « J'ai lu ») et souffre parfois d'inutiles digressions. L'écriture n'est pas le point fort de l'œuvre : les phrases sont alambiquées et parfois lourdes : cela tiendrait-il à la traduction ? Il se veut un hommage, peut-être détourné, à la poésie puisqu'il est question notamment de Lord Byron et Samuel Taylor Coleridge, poètes anglais du XIXe. Il nous fait voyager, dans l'espace (de la Californie vers Londres, puis vers l'Egypte), mais aussi dans le temps (1983, puis 1810 jusqu'à 1685).
    Si je n'apprécie guère la fantasy en général, préférant le space opera, il me semble que cette œuvre de Tim Powers est un incontournable du style steampunk qui mérite la découverte.
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    • Livres 5.00/5
    Par Madamedub, le 26 octobre 2012

    Madamedub
    Un « classique de la science fiction » pour changer du roman noir.
    Voici le programme que j'ai à vous proposer aujourd'hui.
    Anubis Gates est un livre écrit en 1983, réédité seulement une fois en 2003 et aujourd'hui introuvable neuf. J'ai donc du me procurer sur le « Amazon Market » (quelle fabuleuse invention soit dit en passant !!).
    C'est un collègue de boulot qui me l'a d' ailleurs conseillé et j'avais bien évidemment (comme d'habitude) pris le soin de me renseigner via divers sites de critiques et chroniques littéraires avant de me lancer (les avis étaient déjà partagés !!).
    le rapport avec Anubis est assez compliqué à cerner dans un premier temps, donc ne vous attendez pas à un exposé sur l'Egypte !!
    Anubis Gates est avant tout une histoire de voyages temporels, de magie et de sorcellerie bohémienne (le Professeur Romany étant un des personnages principaux du livre).
    Brendan Doyle, un obscur rat de bibliothèque américain, spécialiste des poètes maudits du XIXe siècle anglais, accepte une mission un peu fumeuse et exubérante : voyager dans le temps en compagnie d'un milliardaire à moitié fou et surtout rongé par un vilain cancer. Un pitch de départ assez osé et ma foi plutôt difficile à croire (le début du livre est déstabilisant et ardu à suivre). Mais l'intrigue prend et Doyle se retrouve dans un Londres miséreux et bien sale. Coup de tonnerre, la petite équipe est séparée, Doyle est emprisonné de force et se retrouve seul, trempé et malade dans un milieu inconnu et plutôt hostile à un bourgeois habitué à son micro onde et son radiateur électrique.
    L'aventure peut commencer et si certains passages sont incroyablement longs et confus, d'autres tiennent le lecteur en haleine. Doyle va, en effet, être confronté à une multitude de créatures plus ou moins fantastiques, cruelles et surtout inhumaines, va évoluer au sein d'une fratrie de mendiants professionnels. Il devra également : changer de corps (si si, une espèce de loup garou sévit à cette époque la), voyager dans le temps (jusqu'en 1600 et des poussières) et sur le globe (il passera son temps à retrouver la bonne faille temporelle pour retourner dans sa Californie natale et chère afin de quitter une Egypte antique et archaïque…).
    Le seul point positif de son voyage un peu particulier pour lui réside dans le fait qu'il pourra côtoyer les illustres poètes anglais romantiques de l'époque victorienne dont il est le digne spécialiste dans le siècle que nous connaissons : Coleridge (complètement accroc au laudanum : « teinture d'opium, quelquefois adoucie par du sucre et aussi appelée vin d'opium »), Lord Byron (manipulé…), Quincey et Mary Shelley entre autres.
    Et c'est la le vrai point positif du livre : en mêlant fiction pure, voir science fiction et fantastique avec des vrais personnages hauts en couleur ayant réellement existé, Powers excelle et livre un roman passionnant de bout en bout (sa description du Londres des bas fonds est édifiante). Encore une fois, seuls quelques passages longuets ainsi qu'un manque total d'explications et de justifications (tellement flagrant que forcement voulu par l'auteur) noircissent un peu le tableau (j'aime avoir des réponses a mes questions). Et même si le récit a tendance à se tasser vers le milieu du roman, ne négligez surtout pas la fin qui est fantastique. J'imagine que le style littéraire des années 80 ressemblait à cela : une sur enchère permanente un peu comme le heavy qu'on devait entendre partout à la même époque !!!
    Bref, à rééditer à coup sûr.


    Lien : http://madamedub.com/WordPresse3/
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    • Livres 4.00/5
    Par frankgth, le 14 novembre 2011

    frankgth
    Alors qu'il se rend à Londres pour ce qui est à priori un simple entretien, Brendan Doyle est bien loin d'imaginer qu'il va vivre une aventure absolument irréelle et trouver des réponses surprenantes à certaines questions que l'historien qu'il est se posait.
    Ce roman est un véritable feu d'artifice. du voyage dans le temps l'espace et les corps, de puissantes magies, une machination impitoyable mise en place par des méchants surpuissants, il y en a pour tous les goûts et le résultat démontre l'imagination débordante de l'auteur.
    Comme le tout est mis au service d'une intrigue complexe, autant dire que c'est une lecture très recommandable pour ceux qui ne sont pas effrayé par ce mélange que d'autres pourront peut-être trouver un peu lourd pour être totalement digeste.
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    • Livres 1.00/5
    Par Lynnae, le 10 novembre 2012

    Lynnae
    Bon, eh bien voilà ce fameux article qui attend depuis un an d'être publié. Je n'arrête pas de le repousser, mais comme c'est pour le challenge de Snow … allons-y. Cependant, j'ai peur que mon billet soit à l'image de mon sentiment de lecture : pas terrible.
    Une lecture étrange, pour le moins foisonnante. L'auteur évoque beaucoup d'époques, de personnages. J'ai vite été perdue, surtout que certains changent de corps. le livre est à la base écrit pour un public anglo-saxon -oui ça a l'air logique comme c'est un américain qui l'a écrit, mais en occurrence je le précise parce que le texte fait constamment référence à Byron ou Coleridge, des auteurs britanniques classiques. J'admets, j'ai fait des études d'anglais, mais je ne les connais pas très bien. Ce qui est sensé être connu voire universel, était franchement perdu là. Et au bout d'un moment, même en aimait la littérature, ça m'a vraiment ennuyée.
    Le début annonçait une plongée dans les croyances égyptiennes, de la magie, et j'aurais bien voulu rester dans ces eaux-là. Je pense que j'aurais été sûrement moins perdue entre les diverses époques, références, personnages. J'ai vraiment eu l'impression que plusieurs histoires avaient été mélangées. Et en occurrence le mélange ne m'a pas convaincue.
    J'ai détesté les passages avec le clown. Je n'aime vraiment pas les clowns, et celui là me donnait vraiment des sueurs froides, avec des histoires d'opérations chirurgicales sur mendiants, un peu glauques. Mais les références à la magie utilisée sont intéressantes. Je n'ai en revanche pas spécialement préféré de paragraphes ou de personnages (trop de trop tue le trop comme qui dirait, c'est un peu cliché mais c'est l'impression que j'ai eue). Cette impression d'accumulation, associée à ce mélanges de différentes époques, d'intrigues, m'a perdue et je n'ai vraiment pas aimé cette lecture.
    Mon sentiment d'ensemble est surtout l'incompréhension, avec une dose de négativité (si j'avais un prix citron, il trouverait sa place ici). Et c'est dommage, car le pitch de base me passionnait (enfin, sur l'Égypte).

    Lien : http://falaiselynnaenne.wordpress.com/2011/12/24/les-voies-danubis/
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Citations et extraits

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  • Par frankgth, le 08 novembre 2011

    Le temps, reprit-il sur un ton solennel, le temps est comparable à un fleuve qui roule sous une couche de glace. Il nous étire comme si nous étions des plantes aquatiques, de nos racines vers l’extrémité de nos tiges, de notre naissance vers notre mort, et se courbe autour des roches ou des souches qui se présentent au long de son cours ; et nul ne peut échapper à ce fleuve à cause du toit de glace qui le surplombe et nul ne saurait le remonter à contre-courant, ne fût-ce qu’un instant.
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  • Par lecassin, le 30 mars 2012

    D'entre deux arbres, à la crête d'une colline, un très vieil homme observait, avec une poignante nostalgie dont il ne se serait plus cru capable, le dernier groupe de pique-niqueurs qui remballaient leurs paniers, grimpaient sur leurs chevaux puis s'éloignaient vers le sud, avec quelque hâte car ils avaient six bons milles à faire pour rentrer à Londres et le soleil rougissant silhouettait déjà les branches des arbres bordant la Brent, à deux milles environ vers l'ouest.
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