ISBN : 2277220116
Éditeur : J'ai Lu (2001)


Note moyenne : 4.15/5 (sur 47 notes) Ajouter à mes livres
Lorsque vous êtes écrivain spécialiste de Samuel Coleridge et que l'on vous propose d'assister à une de ses conférences, résisterez-vous bien longtemps ? Et le fait que l'on soit en 1983, près d'un siècle après la mort d... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 2.00/5
    Par Seraphita, le 30 décembre 2011

    Seraphita
    1983. Brendan Doyle est un jeune professeur californien spécialiste de la poésie anglaise du début du XIXe. Quand il accepte de se rendre à Londres pour prononcer une conférence, il ne se doute pas des péripéties qui l'attendent. La distance séparant la Californie de l'Angleterre n'est guère en soi gage de dépaysement. Ce qui l'est plus, c'est la distance temporelle : en effet, Doyle va être expédié, à l'issue de sa conférence, dans le Londres de 1810, par le biais d'une brèche temporelle. Quand il est enlevé par des bohémiens aux intentions douteuses, une fantastique course-poursuite avec le sorcier Romany commence. Se terminera-t-elle en 1983 ?
    Ce roman est un grand classique de la science-fiction, plus précisément du genre steampunk : en effet, il se déroule dans la Londres victorienne, à l'époque de la révolution industrielle qui connaît l'essor des machines. Il nous conte l'histoire de voyages temporels. Il a obtenu le prix Philip K. Dick 1984 et le prix Apollo 1987.
    « Les Voies d'Anubis » est un roman d'action et de suspense qui nous emmène dans les quartiers mal famés de Londres au début du XIXe. Tim Powers dépeint le quotidien de populations pauvres, des mendiants, le plus souvent estropiés, ou de bohémiens vivant chichement dans des camps. Les ambiances glauques de Londres sont bien rendues, dans un souci de très grand réalisme. Mais au-delà de ce quotidien, il nous fait entrer dans la fantasy, nous présentant la sorcellerie et la magie, décrivant des sorciers réellement antipathiques et quasiment invincibles. Un loup-garou hante même les pages…
    Ces sorciers sans scrupule et avides de pouvoir nous sont exposés dès le début de l'œuvre. J'ai trouvé que ce commencement était très complexe : des mots d'une langue étrangère sont utilisés par les bohémiens, ce qui peut rendre la lecture un peu difficile. Ce prologue de 1802 est nodal, mais difficile à saisir en première lecture : il faut donc y revenir.
    Le roman est assez long (plus de 400 pages aux éditions « J'ai lu ») et souffre parfois d'inutiles digressions. L'écriture n'est pas le point fort de l'œuvre : les phrases sont alambiquées et parfois lourdes : cela tiendrait-il à la traduction ? Il se veut un hommage, peut-être détourné, à la poésie puisqu'il est question notamment de Lord Byron et Samuel Taylor Coleridge, poètes anglais du XIXe. Il nous fait voyager, dans l'espace (de la Californie vers Londres, puis vers l'Egypte), mais aussi dans le temps (1983, puis 1810 jusqu'à 1685).
    Si je n'apprécie guère la fantasy en général, préférant le space opera, il me semble que cette œuvre de Tim Powers est un incontournable du style steampunk qui mérite la découverte.
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    • Livres 5.00/5
    Par quenlore, le 25 octobre 2011

    quenlore
    On suit Brendan Doyle, professeur de littérature au physique anonyme et sans âge, spécialiste de la poésie anglaise du XIX siècle et plus particulièrement du poète méconnu William Ashbless. C'est à ce titre qu'il est contacté par J. Cochran Darrow, un érudit milliardaire qui a la réputation peu sérieuse d'être un iconoclaste versé dans l'ésotérisme, les croyances et les « shamaneries » de toutes sortes. Ce dernier lui dévoile son grand projet : il a trouvé le moyen de voyager dans le passé et propose à Doyle de lui servir de guide à lui et ses amis (plusieurs autres très riches hurluberlus qu'il a convaincu de financer son projet de voyage littéraire temporel) dans l'Angleterre victorienne au cours de leur voyage de quelques heures et pendant lequel ils iront assister à une conférence de Coleridge
    D'abord pas convaincu du tout, Doyle tente l'expérience et contre toute attente les voyageurs se retrouvent bel et bien dans le Londres de 1810 !! Évidemment, c'est lors du retour que les choses vont se gâter pour Doyle qui se voit enlevé par un sorcier gitan patibulaire qui l'empêchera de prendre la « porte » qui devait le ramener au XXème siècle…
    Dès lors, prisonnier du passé, Doyle va devoir se débrouiller pour trouver non seulement un moyen de retourner dans son époque, mais aussi de subsister dans ce Londres inhospitalier où pourtant il ne semble pas être le seul « échappé du temps » puisqu'une personne insaisissable se promène ça et là dans la foule en sifflotant l'air de Yesterday des Beattles !!!
    Les pérégrinations de Doyle vont le mener de surprise en surprise, et il va vite se retrouver au beau milieu d'un conflit entre les deux troupes de mendiants qui se partagent la ville… ce qui ne sera que le début d'une longue course-poursuite émaillée de rebondissements, d'action et de suspense.
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    • Livres 4.00/5
    Par frankgth, le 14 novembre 2011

    frankgth
    Alors qu'il se rend à Londres pour ce qui est à priori un simple entretien, Brendan Doyle est bien loin d'imaginer qu'il va vivre une aventure absolument irréelle et trouver des réponses surprenantes à certaines questions que l'historien qu'il est se posait.
    Ce roman est un véritable feu d'artifice. du voyage dans le temps l'espace et les corps, de puissantes magies, une machination impitoyable mise en place par des méchants surpuissants, il y en a pour tous les goûts et le résultat démontre l'imagination débordante de l'auteur.
    Comme le tout est mis au service d'une intrigue complexe, autant dire que c'est une lecture très recommandable pour ceux qui ne sont pas effrayé par ce mélange que d'autres pourront peut-être trouver un peu lourd pour être totalement digeste.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Dare, le 04 mai 2011

    Dare
    De la SF, histoire de varier un peu les plaisirs. J'ai ouvert Les Voies d'Anubis sur ordre du grand-frère, peu habituée, et plutôt réfractaire à la SF (Hérésiiiie) Je n'ai cependant pas regretté le voyage dans cette Londres du XIXème siècle, mystique, magique, à la poursuite d'un auteur du passé. Il s'agit là du seul Tim Powers qu'il m'ait été donné de lire, mais il fait pourtant partie de mes incontournables, et il ne serait pas nécessaire de me pousser bien avant pour que je me décide à en ouvrir un autre. (...)

    Lien : http://biblio-dare.tumblr.com/post/1544458444/les-voies-danubis-tim-..
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  • Par Orkan-Von-Deck, le 04 septembre 2011

    Orkan-Von-Deck
    Le grand classique du steampunk. Pas forcément le meilleur livre qui soit mais une bonne dose d'aventures de complots et de courses poursuites dans les bas fonds de Londres.
    Je n'ai peut être pas été assez réceptif à ce roman qui pourtant plait énormément à ceux qui plongent dedans

    Lien : http://steam-litterature.blogspot.com/2011/05/les-voies-danibis-tim-..
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Citations et extraits

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  • Par frankgth, le 08 novembre 2011

    Le temps, reprit-il sur un ton solennel, le temps est comparable à un fleuve qui roule sous une couche de glace. Il nous étire comme si nous étions des plantes aquatiques, de nos racines vers l’extrémité de nos tiges, de notre naissance vers notre mort, et se courbe autour des roches ou des souches qui se présentent au long de son cours ; et nul ne peut échapper à ce fleuve à cause du toit de glace qui le surplombe et nul ne saurait le remonter à contre-courant, ne fût-ce qu’un instant.
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