En ces temps de crise, il faut lire et relire cette chronique de l’Amérique de la Grande Dépression. Ce livre clé, « d’une critique impitoyable et d’une grande tendresse » (Jorge Semprun), a marqué les esprits dès sa sortie en 1938. Dans un genre littéraire qui lui est ... > voir plus
La peur. Je crois que la vie est un phénomène mécanique, que les hommes sont des êtres mécaniques. Je fais partie d'une nuée d'oiseaux. Pas de nuée, pas d'oiseaux. Moi, Théodore Dreiser, écrivain, j'attire les gens qui sont réalistes, sensibles. Ceux qui me lisent sont contre les injustices de la vie. Je n'ai jamais eu d'autres lecteurs. Jamais je n'écrirai pour les partisans de l'ordre établi. La vie est une chose essentiellement changeante, triste, tragique et belle. Et je l'aime.