> Jean-Marie Argelès (Traducteur)

ISBN : 2268054306
Éditeur : Les Editions du Rocher (2005)


Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres

Dans la Rome raffinée du XVIIe siècle, deux artistes talentueux se disputent le titre de premier architecte. Le Bernin est un maître accompli dont l'Eglise et l'aristocratie reconnaissent la supériorité ; son élève, Francesco Borromini, introverti et doué, n... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 5.00/5
    Par PerleDulac, le 19 mars 2011

    PerleDulac
    Acheté par hasard et pour une bouchée de pain dans une foire aux livres, ce roman a été pour moi une agréable surprise.
    L'histoire se déroule au XVIIe siècle à Rome, sous le règne du Pape Urbain VIII qui veut faire de sa ville l'"antichambre du Paradis".
    Deux artistes vont s'opposer tout au long de leur vie pour imposer leur art respectif, et gagner le coeur de la femme qu'ils aiment, la Principessa.
    Le style est agréable, fluide et dynamique. On se laisse très vite embarquer dans l'histoire et on s'attache facilement aux différents personnages. On les accompagne tout au long du roman et jusqu'aux derniers chapitres, intensément dramatiques et captivants.
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Citations et extraits

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  • Par PerleDulac, le 06 mars 2011

    Elle avait sous les yeux, inondée d'une lumière qui tombait de toutes parts sur le groupe sculpté, sainte Thérèse affaissée sur un lit de nuages en marbre, regardant d'un air d'extase un ange qui, au dessus d'elle, paraissait la menacer de sa lance. [...]
    La lubricité en personne! Un instant de péché absolu figé dans la pierre, camouflé en mystique vision divine.... Dévoré par un désir brûlant, succombant à une ardente adoration pour le fiancé céleste, le corps épanoui s'offrait au cupidon souriant avec concupiscence, tandis que la robe, froissée, laissait deviner avec d'autant plus de netteté la nudité de la chair et que les lèvres, dans un rictus d'abandon, s'ouvraient si voluptueusement qu'on croyait entendre sortir de la bouche de la débauchée des gémissements impudiques.
    (p. 292)
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  • Par PerleDulac, le 25 février 2011

    Francesco touchait au but. Mais étrangement, alors qu'il vivait l'instant vers lequel avait tendu jusqu'ici toute son existence, il n'était guère plus ému qu'au moment où il touchait un salaire décidé par contrat. Qu'étaient devenus les merveilleux sentiments s'emparant de celui à qui était donné de connaître pareille reconnaissance? La fierté, l'allégresse, le bonheur - tous ces sentiments qu'il avait enviés si souvent à ses concurrents? Au lieu de quoi, il n'éprouvait que de la satisfaction, rien de plus, et le vide insipide qu'il sentit en lui à cette constatation se teinta de rancoeur. Pourquoi, Dieu du ciel, ne lui était-il pas permis, à l'heure du triomphe, de jouir d'une joie pure et sans mélange? Au moins une fois dans sa vie?
    (p. 248)
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  • Par PerleDulac, le 25 février 2011

    Elle ne savait pas ce qui, dans la conduite des deux, la troublait, mais quelque chose la troublait indubitablement, quelque chose d'indéfinissable qui évoquait pour elle deux jeunes chiens jouant dans la rue, se flairant, faisant peut-être aussi semblant de se mordre dans la joie du jeu, mais sans jamais se faire mal : les regards qu'Olimpia et le cavaliere échangeaient comme s'ils étaient seuls à table, les rires forcés, les contacts furtifs étaient pour elle autant de minuscules piqûres d'aiguille.
    (p.242)
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  • Par PerleDulac, le 21 février 2011

    Il n'y a que deux sortes de femmes, Principessa, déclara le Bernin avec autant de gravité que s'ils se trouvaient dans une église. Les unes sont comme des vases antiques, merveilleusement belles mais, sitôt qu'on les touche, elles tombent en poussière. Les autres sont comme la grappa qui vous brûle la gorge, mais qui ensuite, arrivée dans la poitrine, se répand à la manière d'un papillon déployant ses ailes.
    (page 124)
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  • Par PerleDulac, le 06 mars 2011

    Une flèche m'a percée le coeur de part en part, cette douleur était d'une douceur infinie, et j'étais tout emplie d'amour...
    (p. 122-123)
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