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Patrick Couton (Traducteur)
ISBN : 2266148036
Éditeur : Pocket (2005)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 182 notes)
Résumé :
Figé dans un immobilisme séculaire derrière sa Grande Muraille, voici l’impénétrable empire agatéen d’Aurient.
La tourmente va le saisir par l’effet d’un petit livre révolutionnaire : Ce que j’ai fait pendant mes vacances. Que s’unissent les travailleurs, qui n’ont rien à perdre que leurs buffles d’eau ! Et, tandis que les seigneurs de la guerre s’affrontent pour le pouvoir, l’Armée rouge se dresse (moyenne d’âge : 8 ans), guidée par le Grand Mage Rincevent (... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
okka
okka23 septembre 2016
Rincevent se doit d'accomplir une grande mission dans l'Empire agatéen dans l'unique but de garder sa place de confort à l'Université de l'Invisible. En résumé il n'avait pas le choix d'y aller.
Cette mission des plus difficiles pour un mage tel que lui qui ne sait pas faire de sortilège, Rincevent se retrouve donc dans de sales draps.

Arrivé là-bas il retrouve le grand, le terrible, le célèbre barbare Gengis Cohen, qui est aussi très vieux ! Ce dernier s'est trouvé des acolytes tous aussi vieux et barbares et ils se nomment « La Horde d'Argent » !
Gars Popaul aux semelles compensées, Hamish le Fou en fauteuil roulant, Flagorne le Malpoli et ses béquilles aux inscriptions AMOUR et HAINE, Caleb l'Eventreur, Vieux Vincent, et Prof de son nom Roland Cervelas. Nous avons donc une bande qui ferait concurrence à Blanche Neige et les sept nains, et Rincevent dans le rôle de Blanche Neige.
Parmi eux Prof, essaye de « civiliser » ces barbares qui n'ont connu que la barbarie durant toute leur existence… et difficile de changer les habitudes arrivées à plus de quatre-vingt-cinq ans !!! Même chose pour l'Empereur agatéen qui n'a pas conscience que torturer ce n'est pas du tout dans les règles.
Sur le continent Contrepoids, existe l'Empire agatéen et qui est très étrange. (En fait proche de notre humanité). Les citoyens vivent sous une dictature, et la peur est leur lot quotidien. Entourés de murs de six mètres de haut ils sont confinés dedans sans vraie connaissance du monde extérieur. Au centre de leur ville se trouve la Cité Interdite. Un grand espace vide entouré de murs de douze mètres de haut, avec en sous-sol des salles de tortures.
Leur communication est très compliquée quand un pictogramme peut dire mille mots, donc pas étonnant que leur histoire passée a subi de grosses déformations comme par exemple comment leur Empire s'est construit.
Mais dans cette cité il y a des rebelles, des révolutionnaires qui ont lu et se partage le livre d'un certains Deux-Fleurs (voir le tome 1) qui est allé au-delà de ces murs voyager et rapporter ses souvenirs et la connaissance par écrit qu'il avait vécu avec Rincevent.
Toute cette grande histoire que l'on croit chacun maître de son destin, ce joue non pas aux dés, mais au jeu de… « Grands Empires » avec l'acier, la stratégie, la politique et la guerre, entre : La Dame (la chance) et son vieil ennemi : le Destin.
Lequel des deux l'emportera ? L'histoire en découdra…

Pratchett nous fait revisiter l'histoire en la parodiant : d'un côté la Horde D'Argent par les barbares avec Gengis Cohen et sa bande alias Gengis Khan et La Horde D'Or, les envahisseurs Mongols face à ici, l'Empire agatéen alias la Chine. Les barbares face à la « ci-vi-li-sa-tion »… Qui cette dernière n'a de civilisé que le nom. Ce n'est pas parce que ça arrive à bâtir des monuments et faire de l'art, qu'en même temps sous ses pieds des gens se font torturer pour avoir émis des idées autres que celles proclamé par un homme que l'on peut appeler « civiliser ». Donc au final les barbares ici présent sont plus civilisés pour leurs états d'âme au combat et conscient de ce qui ne va pas, que ces millions de gens entassés dans des taudis et à manger des restes.
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Luniver
Luniver28 octobre 2012
  • Livres 5.00/5
Un curieux message parvient à Ankh-Morpock, du lointain empire d'Aurient, pourtant replié sur lui-même depuis des siècles et vivant en autarcie. Il réclame d'urgence « le grand maje ». Après quelques délibérations basées principalement sur le fait que personne n'a envie d'aller dans un pays étranger, les mages décident que le message désigne explicitement Rincevent, seule personne au monde à écrire « mage » de cette façon.
L'Université rapatrie donc Rincevent de son île par la téléportation, et après un très bref briefing, le réexpédie immédiatement en Aurient. Il trouve l'empire en pleine ébullition.
Tout d'abord, l'empereur est sur le point de mourir. Les grandes familles de nobles (les Hong, les Sung, les Tang, les Fang et les McSweeney(une très ancienne famille)) se préparent pour la traditionnelle guerre de succession qui doit s'achever dans un bain de sang.
D'autre part, le milieu prolétaire est agité par la diffusion d'un petit livre rouge, « Ce que j'ai fait pendant mes vacances », qui décrit Ankh-Morpock, ville idyllique dans laquelle on peut insulter les gardes sans perdre la tête et manger de délicieuses saucisses dans la rue.
Ces deux camps oublient toutefois les menaces extérieures : une horde de barbares s'apprête à déferler dans le royaume : au nombre de sept, d'une moyenne d'âge de plus de 80 ans, les légendaires héros, menés par Cohen, préparent leur dernier coup d'éclat. Qui passe par un difficile apprentissage du monde civilisé et des bonnes manières, qui leur sont inculquées par un ancien professeur de géographie qui a trouvé qu'une bande de barbares était finalement moins dangereuse qu'une classe d'élèves.
Les tribulations d'un mage en Aurient est pour moi un des meilleurs volumes du disque-monde. Les critiques politiques sont savoureuses, les clins-d'oeil à notre monde sont nombreux, et les moments d'anthologie s'enchaînent : les barbares qui tentent de comprendre le délicat concept de payer pour obtenir quelque chose, et de ne pas incendier la boutique en partant, les adeptes du petit livre rouge qui s'essayent aux slogans révolutionnaires, sans parvenir à se débarrasser de leur sens aigu de la politesse, … On rit à chaque page ! Un vrai régal !
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lyoko
lyoko20 janvier 2015
  • Livres 5.00/5
Dans ce tome on retrouve Rincevent avec sa poisse légendaire... et oui les ennuis lui collent a la peau. ... Il est envoyé par Magie en Aurient car une légende attends le grand MAJE... et ce grand mage ne peut être que Rincevent et pas un autre!! le bagage (un de mes personnages préférés de Pratchett) fait aussi sont retour... mais pour moi il n'est pas assez présent dans ce livre.
Pratchett, toujours avec son humour légendaire arrive a faire une critique du totalitarisme et du communisme chinois... le tout sur fond de révolution. Il démontre avec brio que bien souvent la révolution sert a remplacer un tyran par un autre.
L'auteur trouve aussi le moyen d'iilustrer magistralement la question "« Un simple battement d'ailes d'un papillon peut-il déclencher une tornade à l'autre bout du monde ? »
Comme toujours avec ses personnages qui sont souvent portés au ridicule.. Pratchett arrive a traîter de sujet grave; pour notre plus grand bonheur... puisque plaisir et réflexion ne font qu'un !!
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purplevelvet
purplevelvet19 janvier 2012
  • Livres 5.00/5
Ce tome là est plus long, et aussi plus politique que les précédents, avec pas mal de remarques bien senties sur le totalitarisme, le communisme, des clins d'oeil à l'histoire de la Chine ( notamment l'armée de terre cuite et l'art de la guerre) et au Japon ( les guerriers en pyjama noir que Cohen appelle des nin-jaunes).
Très drôle aussi, grâce à Cohen et sa bande "la horde d'argent", rapport à la couleur des quelques cheveux qui leur reste. Un horde de 7 barbares arthritiques, ayant largement dépassé l'âge de la retraite: le vieux Vincent ( pyromane, mais qui n'arrive pas à se rappeler si on doit tuer les gens ou les incendier), le gars Popaul ( le jeunot de la bande, il n'a que 80 ans), Hamish le fou ( sourd comme une douzaines de pots et qui planque un véritable arsenal dans son fauteuil roulant), Flagorne le malpoli ( et ses fameuses béquilles gravées " love" & "hate"), caleb l'éventreur ( pousseur du fauteuil de Hamish) et Ronald Cervelas dit "prof", rapport à son passé d'enseignant de géographie mais reconverti dans la barbarie, car à tout prendre, c'est moins risqué que la fréquentation d'une classe de 3° standard.
D'autant que grâce à eux, on a droit a des passages surprenants, même un peu mélancoliques et philosophiques, lorsqu'ils font le bilan de leur vie pour se rendre compte qu'ils sont les derniers représentants d'une espèce en voie de disparition: les héros légendaires. Ou qu'ils comparent leurs conceptions de l'autre monde. Inattendu, et plus profond qu'on pouvait s'y attendre d'un bouquin ou, par ailleurs on se marre à toutes les pages ( en fait, bizarrement, j'ai pas mal pensé au film " space cowboys" de Clint Eastwood, pour ce côté " on fait ce qu'on sait faire, parce que sinon, ça ne vaut pas la peine de s'accrocher", j'ai eu un peu le même sentiment à la lectures de ces passages).
On a même du cynisme assez noir, d'un point de vue politique: à un moment Rincevent s'arrête dans la campagne et demande à un paysan qui mène un buffle par une corde " certains veulent que vous restiez esclaves et d'autres que vous dirigiez le pays, ou du moins que vous les laissiez diriger eux en disant que c'est vous. On va se livrer une bataille terrible. Je ne peux pas m'empêcher de me demander... qu'est-ce que vous voulez, vous?" réponse du paysan: " une corde plus longue, ça serait bien"
Et il faut que cette illustration cinglante de la politique soit donnée dans un roman de fantasy.
Lien : http://chezpurple.blogspot.c..
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ChtiSuisse
ChtiSuisse15 mars 2016
  • Livres 3.00/5
J'aime lire après quelques romans forts émouvant un peu de disque-Monde. C'est truculent, plein de caricatures qui font mouche. Ce tome ne déroge pas à la règle.
J'ai eu un peu plus de mal que les autres tomes pour deux raisons :
On retrouve Rincevent. Et il y a quelques références au tome 1. Et le tome 1, je l'ai lu il y a trop longtemps pour me souvenir des détails. J'étais quand même content de retrouver le plus poissard des chanceux(ou l'inverse ?) et son acolyte, le bagage (qui fait de trop courts passages).
Les dialogues essayent de reproduire l' incompréhension qui peut surgir de personne qui dit toute autre chose que ce qu'ils voulaient. Cela rend les dialogues en "chinois" assez confus. de plus cet effet dure jusqu'au bout du roman.
En fait le personnage le plus intéressant est Gengis Cohen le vieux barbare et sa bande. Ce sont eux qui font avancer l' histoire.
Lien : http://travels-notes.blogspo..
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Citations & extraits (54) Voir plus Ajouter une citation
okkaokka22 septembre 2016
p.366.
Rebuts. C’est comme ça qu’il a traité ses soldats. Rebuts. Ça m’rappelle ce putain de jeu civilisé que tu nous a montré, Prof !

- Les échecs ?

- Voilà. Les pions sont là uniquement pour se faire massacrer par l’autre camp ! Pendant que le roi attend à l’arrière.
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okkaokka22 septembre 2016
p.347.

- L’ennui avec les signes et les présages, dit Gars Popaul, c’est qu’on sait jamais à qui ils s’adressent. Çui-là, c’est p’t-être un bon présage pour Hong et ses copains.

- Alors je le lui pique, fit Cohen.

- Vous ne pouvez pas voler un message des dieux ! s’exclama monsieur Cervelas.

- T’as vu ça affiché quelque part ? Non ? T’es sûr ? Bon. Alors, je l’prends. »
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okkaokka22 septembre 2016
p.290-1.

- T’vois, Prof, une cote de mille contre un, c’est pas pire que dix contre un, dit Cohen. Pour plusieurs raisons… » Il compta sur ses doigts. « Primo, le soldat de base qui se bat pour la solde plutôt que pour sa vie va pas prendre des risques alors qu’y a plein d’autres autour de lui qui peuvent aussi bien faire le boulot ; deuxio, y en a pas beaucoup qui pourront s’approcher d’nous en même temps et ça fera d’la bousculade ; et… » Il se regarda les doigts comme s’il produisait un ultime effort de calcul.

« … Tertio…l’aida un monsieur Cervela hypnotisé par la logique du héros barbare.

- …tertio, c’est ça… la moitié du temps, quand ils balancent des coups d’épées, ils blessent un de leurs copain, c’est toujours ça de gagnée. Tu comprends ?

- Mais même si c’est vrai, ça ne peut marcher qu’un petit moment, protesta monsieur Cervelas. Même si vous en tuez deux cents, vous serez fatigués, et des troupes fraîches vous tomberont sur le dos.

- Oh, elles seront fatiguées elles aussi, répliqué joyeusement Cohen.

- Pourquoi ?

- Parce qu’avant d’arriver jusqu’à nous, faudra qu’elles grimpent en courant les montagnes de cadavres.

- C’est logique, ça », approuva Flagorne.

Cohen envoya une claque dans le dos du professeur stupéfié.
« T’as pas à t’inquiéter, dit-il. On s’est approprié l’Empire en suivant ton plan, mais on va l’garder en suivant le nôtre. Tu nous as montré la civilisation, alors on va te montrer la barbarie. »
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okkaokka22 septembre 2016
p.219.

– Les gamins passent par un stade où ils arrachent les ailes aux mouches, tu sais ça ?

-Moi, je ne l’ai jamais fait, dit Rincevent. On ne peut pas leur faire confiance, aux mouches. Elles ont l’air petites mais elles peuvent se révéler mauvaises.

-Les gamins en général, je veux dire.

-Oui ? Et alors ?

- Lui, c’est un empereur. Personne n’a jamais osé lui dire qu’il avait tort. C’est une question de… tu vois, de progression proportionnelle.
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okkaokka22 septembre 2016
p.151-2.

- Puisses-tu vivre des moments passionnants ! Je préfère mourir que trahir mon empereur !

- C’est régulier. »

Il ne fallut au capitaine qu’une fraction de seconde pour comprendre que Cohen, homme de parole, supposait tout le monde comme lui. S’il en avait eu le temps, il aurait pu se fait quelques réflexions sur la violence à laquelle la civilisation vise à ne recourir qu’en toute dernière extrémité alors que pour un barbare elle est la première et seule solution qu’il envisage, sa préférée et par-dessus tout la plus amusante. Mais il était trop tard. Il s’affaissa en avant.

« Je vis toujours des moments passionnants », fit Cohen du ton réjoui de qui a toujours fait le nécessaire pour ça.
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Videos de Terry Pratchett (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Terry Pratchett
Sciences et fictions, une chronique dédiée aux sciences et à la science-fiction, présentée par Manuella Yapas. Septième numéro, consacré à Terry Pratchett - émission La Vie des Livres (Radio Plus) du 13 avril 2016.
Manuella Yapas est aussi conteuse. N'hésitez pas à vous rendre sur son site : http://www.manuellayapas.fr/ Ou sur sa page Facebook : https://www.facebook.com/manuellayapasconteuse
La page Facebook de l'émission La Vie des Livres : https://www.facebook.com/laviedeslivres62
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