Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2070360903
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 4.03/5 (sur 89 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans ce recueil on découvre un Prévert conteur, poète, dramaturge, pamphlétaire, lyrique, réaliste et surréaliste.


«Vous
je ne vous regarde pas
ma vie non plus ne vous regarde pas
J’aime ce que j’aime
et cela seul me re... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

Critiques, analyses et avis (2)

> Ajouter une critique

> voir toutes (13)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Piatka, le 21 novembre 2013

    DÉFINIR L'HUMOUR
    ( Réponse à une enquête )

    Louable entreprise
    définir tout est là
    et le reste avec
    Il faut savoir à quoi s'en tenir
    Et il est grand temps que les entrepreneurs de définitions mettent l'humour au pied du mur c'est-à-dire à sa place là où on remet le maçon

    Depuis trop longtemps on prenait trop souvent l'humour à la légère il s'agit maintenant de le prendre à la lourde

    Alors messieurs définissez-le expliquez-le cataloguez-le contingentez-le prouvez-le par l'œuf disséquez-le encensez-le recensez-le engagez-le rempilez-le encagez-le dans la marine encadrez-le hiérarchisez-le arraisonnez-le béatifiez-le polissez-le sans cesse et repolissez-le
    Enfin attrapez-le sans oublier de mettre votre grain de sel s'il en a une sur sa queue...
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 21         Page de la citation

  • Par marina53, le 05 novembre 2013

    Quand le lionceau déjeune
    la lionne rajeunit
    Quand le feu réclame sa part
    la terre rougit
    Quand la mort lui parle de l’amour
    la vie frémit
    Quand la vie lui parle de la mort
    l’amour sourit.

    Fatras/succession Jacques Prévert, droits numériques réservés.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 28         Page de la citation

  • Par Cielvariable, le 13 janvier 2012

    OÙ JE VAIS D'OÙ JE VIENS

    Où je vais, d'où je viens
    Pourquoi je suis trempée.
    Voyons, ça se voit bien.
    Il pleut.
    La pluie, c'est de la pluie
    Je vais dessous, et puis,
    Et puis c'est tout.
    Passez votre chemin
    Comme je passe le mien.
    C'est pour mon plaisir
    Que je patauge dans la boue.
    La pluie, ça me fait rire.
    Je ris de tout et de tout et de tout.
    Si vous avez la larme facile
    Rentrez plutôt chez vous,
    Pleurez plutôt sur vous,
    Mais laissez-moi,
    Laissez-moi, laissez-moi , laissez-moi, laissez-moi.
    Je ne veux pas entendre le son de votre voix,
    Passez votre chemin
    Comme je passe le mien.
    Le seul homme que j'aimais,
    c'est vous qui l'avez tué,
    Matraqué, piétiné...
    achevé.
    J'ai vu son sang couler,
    couler dans le ruisseau,
    dans le ruisseau.
    Passez votre chemin
    comme je passe le mien.
    L'homme que j'aimais
    est mort, la tête dans la boue.
    Ce que j'peux vous haïr,
    vous haïr.. c'est fou... c'est fou... c'est fou.
    Et vous vous attendrissez sur moi,
    vous êtes trop bons pour moi,
    beaucoup trop bons, croyez-moi.
    [...]

    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la citation

  • Par MorganeJollivet, le 04 juin 2012

    Nous avons tout mélangé, c'est un fait. Nous avons profité du jour de la Pentecôte pour accrocher les œufs de Pâques de la Saint-Barthélemy dans l'arbre de Noël du Quatorze Juillet. Cela a fait mauvais effet. Les œufs étaient trop rouges. La colombe s'est sauvée. Nous avons tout mélangé, c'est un fait. Les jours avec les années les désirs avec les regrets et le lait avec le café. Dans le mois de Marie paraît-il le plus beau nous avons placé le Vendredi treize et le Grand Dimanche des Chameaux le jour de la mort de Louis XVI l'Année terrible l'Heure du berger et cinq minutes d'arrêt buffet. Et nous avons ajouté sans rime ni raison sans ruines ni maisons sans usines et sans prisons la grande semaine des quarante heures et celle des quatre jeudis. Et une minute de vacarme, s'il vous plaît. Une minute de cris de joie de chansons de rires et de bruits et de longues nuits pour dormir en hiver avec des heures supplémentaires pour rêver qu'on est en été et de longs jours pour faire l'amour et des rivières pour nous baigner de grands soleils pour nous sécher. Nous avons perdu notre temps, c'est un fait, mais c'était un si mauvais temps. Nous avons avancé la pendule, nous avons arraché les feuilles mortes du calendrier. Mais nous n'avons pas sonné aux portes, c'est un fait. Nous avons seulement glissé sur la rampe de l'escalier. Nous avons parlé de jardins suspendus, vous en étiez déjà aux forteresses volantes, et vous allez plus vite pour raser une ville que le petit barbier pour raser son village un dimanche matin. Ruines en vingt-quatre heures, le teinturier lui-même en meurt. Comment voulez-vous qu'on prenne le deuil.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par Cielvariable, le 13 janvier 2012

    [...]
    la mémoire
    Peut-être qu’elle était verte pour les souvenirs de vacances
    peut-être que c’est devenu maintenant un grand panier d’osier sanglant
    avec un petit monde assassiné dedans
    et une étiquette avec le mot Haut
    avec le mot Bas
    et puis le mot Fragile en grosses lettres rouges
    en bleues
    ou mauves
    pourquoi pas mauves
    enfin grises et roses
    puisque j’ai le choix maintenant.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation







Sur Amazon
à partir de :
5,64 € (neuf)
1,92 € (occasion)

   

Faire découvrir La Pluie et le Beau Temps par :

  • Mail
  • Blog

Découvrez la collection Folio

> voir plus

Lecteurs (263)

> voir plus

Quiz