ISBN : 2070360903
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 3.96/5 (sur 26 notes) Ajouter à mes livres
Dans ce recueil on découvre un Prévert conteur, poète, dramaturge, pamphlétaire, lyrique, réaliste et surréaliste.
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 3.00/5
    Par odie, le 28 août 2011

    odie
    mais non ça n'est pas triste la poésie,c'est frais,satirique,ironique;rafraichissant!!!
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Citations et extraits

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  • Par Pasdel, le 27 novembre 2011

    LE TEMPS HALETANT

    Émerveillée de tout ne s’étonnant jamais de rien
    une fillette chantait
    suivant les saisons suivant son chemin

    Quand les oignons me feront rire
    les carottes me feront pleurer
    l’âne de l’alphabet a su m’apprendre à lire
    à lire pour de vrai

    Mais une manivelle a défait le printemps
    et des morceaux de glace lui ont sauté à la figure

    J’ai trop de larmes pour pleurer
    ils font la guerre à la nature
    Moi qui tutoyais le soleil
    je n’ose plus le regarder en face.
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  • Par Pasdel, le 27 novembre 2011

    PETITE TÊTE SANS CERVELLE

    C’est un vélo volé et secoué par le vent
    un enfant est dessus qui pédale en pleurant
    un brave homme derrière lui le poursuit
    en hurlant
    Et le garde-barrière agite son drapeau
    l’enfant passe quand même
    le train passe sur lui
    et le brave homme arrive en reprenant son
    souffle
    contemplant sa ferraille
    n’en croyant pas ses yeux
    Les deux roues sont tordues
    le guidon est faussé
    le cadre fracassé
    le lampion en charpie
    et la bougie en miettes
    Et ma médaille de Saint-Christophe
    où est-elle passée
    vraiment il n’y a plus d’enfants
    on ne sait plus à quel saint se vouer
    on ne sait plus que dire
    on ne sait plus que penser
    on ne sait plus comment tout ça va finir
    on ne sait plus où on en est
    vraiment

    Quelle bande de ons
    dit le garde-barrière en pleurant.
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  • Par Pasdel, le 27 novembre 2011

    CHANSON POUR VOUS
    À Florence

    Cheveux noirs cheveux noirs
    caressés par les vagues
    cheveux noirs cheveux noirs
    décoiffés par le vent
    Le brouillard de septembre
    flotte derrière les arbres
    le soleil est un citron vert
    Et la Misère
    dans sa voiture vide
    traînée par trois enfants trop blonds
    traverse les décombres
    et s’en va vers la mer
    Cheveux noirs cheveux noirs
    caressés par les vagues
    cheveux noirs cheveux noirs
    décoiffés par le vent
    Avec ses tonneaux de fer
    ses débris de ciment armé
    comme un chien mort
    les pattes en l’air
    le radeau de l’Amirauté
    gît immobile sur les galets
    Cheveux noirs cheveux noirs
    décoiffés par les vagues
    cheveux noirs cheveux noirs
    caressés par le vent
    Soleil
    citron vert emporté par le temps
    la voix de la sirène
    est une voix d’enfant.
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  • Par Pasdel, le 27 novembre 2011

    QUAND.

    Quand le lionceau déjeune
    la lionne rajeunit
    Quand le feu réclame sa part
    la terre rougit
    Quand la mort lui parle de l’amour
    la vie frémit
    Quand la vie lui parle de la mort
    l’amour sourit.
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  • Par Pasdel, le 27 novembre 2011

    L’AMOUR À LA ROBOTE

    Un homme écrit à la machine une lettre d’amour et la machine répond à l’homme et à la main et à la place de la destinataire
    Elle est tellement perfectionnée la machine
    la machine à laver les chèques et les lettres d’amour
    Et l’homme confortablement installé dans sa machine à habiter lit à la machine à lire la réponse de la machine à écrire
    Et dans sa machine à rêver avec sa machine à calculer il achète une machine à faire l’amour
    Et dans sa machine à réaliser les rêves il fait l’amour à la machine à écrire à la machine à faire l’amour
    Et la machine le trompe avec un machin
    un machin à mourir de rire.
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Vidéo de Jacques Prévert

Elisabeth, Brouettes & Cie, lit "Etranges étrangers" in "Paroles" de Jacques Prévert (Éditions Folio Gallimard, 1976) Dans le cadre de "A vous de lire !" © Des auteurs aux lecteurs, 2010








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