> Bernard Cohen (Traducteur)

ISBN : 2841114449
Éditeur : Editions Nil (2010)


Note moyenne : 3.78/5 (sur 18 notes) Ajouter à mes livres
Portée par un héros aussi sympathique que mystérieux, La Valse des gueules cassées
inaugure une nouvelle série policière qui nous entraîne avec brio et esprit
dans le tourbillon des lendemains de la Grande Guerre.

Printemps 1919. Dans une Fr... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Eric75019, le 19 mai 2012

    Eric75019
    Tikiti-Poum Tikiti-Kiti-Poum ♫♪
    « M'sieur Clémenceauuuuuuu, vos flics maint'nant sont dev'nus des cerveauuuuuuuux ♫♪ »
    Nous sommes en 1919, et en lisant ce livre, j'avais forcément dans la tête la voix de Philippe Clay chantant le générique des fameuses « Brigades du Tigre ». Arborant fièrement casquettes, gilets et moustaches, voici Robineau, Simon et Lefourche qui ici remplacent avantageusement Valentin, Pujol et Terrasson, de la brigade mobile, d'ailleurs présentée comme un service concurrent de la Crim. Ancien poilu de la classe 1913 blessé au combat et à peine âgé de 26 ans, l'inspecteur François-Claudius Simon nouvellement promu prend donc ses fonctions ce matin-là à la Brigade criminelle de la Préfecture, au 36 quai des Orfèvres. Son chef, l'Inspecteur principal Robineau l'expédie dès son arrivée sur sa première enquête, gare Montparnasse, où des coups de feu ont été signalés la nuit précédente. Ils découvriront un cadavre atrocement mutilé dans un abri le long des voies, et ce sera le premier d'une longue série dans l'affaire dite « des gueules cassées ».
    Les protagonistes ont Tous un parcours crédible et une épaisseur psychologique indéniable : séquelles du premier conflit mondial, abandon familial et origine provinciale pour François-Claudius ; enlèvement, séquestration et conduite suicidaire en side-car pour Elsa… Dans une ambiance après-guerre formidablement reconstituée, on assiste à l'arrivée des technologies encore balbutiantes de la police scientifique. Les fiches anthropométriques du système Bertillon, toujours d'actualité, commencent à faire place aux relevés d'empreintes digitales, aux analyses graphologiques, aux examens toxicologiques et à la balistique. L'ancrage de quelques faits historiques parcourant le récit est savamment dosé pour ne pas être pesant : création des brigades mobiles, soupçons sur la mort d'Emile Zola, procès de Landru, premières manifestations socialistes réprimées par la force... Enfin, la chute est assez inattendue avec un retournement de situation de dernière minute que même les lecteurs de polars les plus aguerris ne verront pas venir. Avec La valse des gueules cassées, Guillaume Prévost nous offre un petit polar décidément plein d'attraits… et qui annonce déjà une suite ! Guillaume Prévost est un écrivain qui connait la musique !
    Après cette valse, on reste donc sur la piste avec la suite intitulée le Bal de l'Équarrisseur. Alors… Musique Maestro !
    Tikiti-Poum Tikiti-Kiti-Poum ♫♪
    « Monsieur Prévooooooooost, vos livres maint'nant sont vraiment loin d'être sooooooots ♫♪ »
    « Incognitooooooo, la suite je vais m'la procurer bientôôôôôôt ♫♪ »
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par MsGoliath, le 19 mai 2012

    MsGoliath
    Prenez un tout jeune inspecteur revenu de la guerre et des tranchées. Mettez-le au côté d'un cador du métier et confiez-lui une affaire brûlante (non, pas celle de Landru qui fait rage au même moment, il ne faut pas pousser le bouchon tout de même) et vous obtenez La valse des gueules cassées. François-Claudius est le bras droit de l'inspecteur en chef Robineau pour démasquer le coupable de meurtres étranges. Les cadavres retrouvés ont été totalement défigurés, tels des gueules cassées...
    Je me suis retrouvée à lire La valse des gueules cassées un peu par hasard. Ne connaissant pas non plus l'auteur, je ne m'attendais à rien de précis. En général, j'évite les polars qui tournent plus ou moins autour d'histoires de guerre (plutôt de loin ici), question de goût bien sûr.
    Toujours est-il que La valse des gueules cassées est un bon petit roman policier. Pas exceptionnel, on ne s'en souviendra pas des années plus tard, mais je l'ai lu et j'ai découvert Guillaume Prévost avec beaucoup de plaisir.
    L'enquête nous mène à travers la France d'après guerre (plus particulièrement Paris et St Ouen) dont tous les personnages sont marqués à leur manière. Ce qu'on apprécie le plus dans un roman policier, c'est en général le dénouement qui ne met personne d'accord. Pour ma part, je l'ai trouvé plutôt moyen mais il n'entache en rien les bons côté de ce roman.
    L'écriture est fluide, les personnages (surtout François-Claudius Simon, le personnage principal en charge de l'enquête) sont attachants et on se plaira certainement à en retrouver dans la suite de leurs aventures. Pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Une enquête ne suffit pas à façonner un inspecteur en herbe, François sera donc de retour dans le Bal des équarrisseurs (dans ma pile à lire !) que je lirais surement avec plaisir.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par emeralda, le 31 janvier 2012

    emeralda
    C'est déjà avec plaisir non dissimulé que j'ai ouvert ce livre. Je connaissais déjà l'écriture de Guillaume Prévost pour avoir lu deux de ses ouvrages auparavant et à chaque fois j'avais été ravie. Je suis partie très confiante et avec plein d'excellents souvenirs concernant notre dernière rencontre (la troisième déjà) au salon du livre de Paris en mars 2011.
    Dès les premières pages de ce roman, "La valse des gueules cassées", j'ai pensé à une vieille série télévisée que je regardais avec entrain quand j'étais enfant : "Les brigades du tigre". Il existe également un film sorti plus récemment (2006) avec comme acteurs Clovis Cornillac, Diane Kruger…
    Et oui, nous avons quoi ? 11 ans d'écart, nous sommes historien de formation tous les deux et donc forcément, il se peut que nous ayons pas mal de références culturelles en commun.

    La série donc je vous parlais juste un peu avant étant connue pour sa rigueur historique (autant que cela était possible). Et si je me permets d'être un peu légère et d'affirmer nos points communs, c'est qu'à chacune de nos rencontres au salon du livre à Paris, j'ai senti l'ouverture d'esprit de Guillaume Prévost et sa facilité à plaisanter. Et si j'osai une dernière (ou pas) affirmation, je dirai que c'est un formidable touche à tout (il a abordé des périodes historiques très différentes dans ses précédents romans), mais là, avec cette saga qui débute avec ce premier volet des aventure de François-Claudius, j'ai senti qu'il avait peut-être trouvé son saint Graal, "son précieux" (ref au "Seigneur des Anneaux") dixit Guillaume Prévost himself lors de notre ultime entrevue.
    Après lecture complète de cet ouvrage, je pense qu'il a parfaitement raison… Mais cela n'engage que moi (pour le moment).
    Guillaume Prévost décrit admirablement bien l'ambiance qui règne en 1919 dans les rues de Paris.
    La guerre est finie ou presque. Tous les hommes ne sont pas encore revenus chez eux et il va falloir faire face à la difficile période de l'après-guerre. Rien n'est véritablement simple sauf peut-être pour quelques nantis, mais pour tous les autres… Il y a la pénurie, les blessés (les gueules cassées), les morts et donc tous ces bras qui sont perdus à jamais, les négociations pour le traité de paix (le fameux traité de Versailles)… Et en même temps, la France entre dans une nouvelle ère, celle de l'industrialisation et du progrès dans cette sortie de guerre. Tout est à faire, à refaire et les conditions ne sont pas les meilleures… Cependant, on innove pour soigner les blessés, les gueules cassées entre autre avec des prothèses inédites, mais pas seulement.
    On voit par exemple l'importance que peut déjà prendre la police scientifique dans ce roman. On n'est pas encore dans les "Experts de Paris de 1919", mais quand même, c'est assez bluffant pour celles et ceux qui connaissent les séries. Encore un clin d'oeil de la part de Guillaume Prévost ? Possible, mais c'est aussi tout simplement une réalité historique. La science avance sans cesse et même si les moyens ne sont pas encore ceux que l'on connait, force est de constater que quand même, c'était déjà une énorme avancée.
    Vers la fin de l'ouvrage, vous trouverez encore d'autres allusions à des héros connus de nous tous via une série de films, mais je n'en dirai pas plus, lisez pour savoir de qui il s'agit !!!! (Je suis au moins aussi machiavélique que lui ou presque).
    Dans "La valse des gueules cassées", on trouve une belle galerie de portraits et l'un de ceux qui va le plus nous intéresser, c'est celui de François-Claudius (le héros récurent de cette saga naissante).
    C'est un jeune homme qui est revenu des tranchées un peu plus tôt que d'autres car il a été blessé. Il garde des séquelles de ce passé militaire pour défendre la mère patrie : des migraines affreuses. Mais il a, hélas, d'autres cicatrices qui sont plus anciennes et néanmoins encore vives. Je préfère ne pas trop en dire et vous laissez le soin de découvrir tout cela durant votre propre lecture car oui, je vous recommande vivement ce roman qui mêle habillement la réalité historique d'une époque donnée et des intrigues policières.
    Un style d'écriture qui devrait convenir à un large public car même si l'ouvrage est écrit par un authentique historien (professeur de son état), ce n'est pas un cours que l'on vous propose ici (bien que chaque élément s'intègre avec précision et pédagogie même), mais bel et bien un divertissement qui se veut instructif en même temps. Oui, on peut apprendre pas mal de chose tout en prenant du bon temps et c'est même ainsi que l'on les mémorise le mieux donc ne vous privez pas.
    Comment cela vous n'êtes pas encore chez votre libraire ? Oust et plus vite que cela !!!!!!


    Lien : http://espace-temps-libre.blogspot.com/2012/01/la-valse-des-gueules-..
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Pchabannes, le 13 avril 2010

    Pchabannes
    Un policier historique fin, habile et respectueux de l'Histoire, un nouveau Rouletabille, Guillaume Prévost, professeur d'histoire en ma bonne ville de Versailles, recréé avec une telle aisance l'ambiance de cette année 1919 que j'ai la curieuse impression de lire un roman policier écrit en 1930. Les nombreux détails de la vie courante au printemps 1919 du vocabulaire à l'argot, des rues et marchés, du métro à la musique permettent au lecteur de voyager dans le temps instantanément.
    Le printemps 1919 : L'affaire Landru qui voit son arrestation à Paris par les mobilards, les brigades du tigre, sur le territoire de la Crim, cinq millions de mobilisés pendant les négociations du traité de paix, le retour de cinq cent mille prisonniers, la réinsertion des blessés, la fin de la première guerre industrielle.
    Dans cet espace-temps, Guillaume Prévost introduit une galerie de personnages attachants dotés chacun d'un halo de mystère tel François-Claudius, l'inspecteur de police débutant, orphelin d'une mère qui apparaît à l'âge de huit ans pour mieux l'abandonner dans l'heure, Jean, son collègue aux activités douteuses, Elsa un amour qui lui tombe littéralement dans les bras, sa logeuse Mado avec son hypocras et son pathéphone et la star de la Crim', Robineau.
    François-Claudius fraichement débarqué de l'école de police accompagne Robineau sur une scène de crime : deux balles et le bas du visage détruit post mortem, étendu à l'entrée d'un tunnel clandestin.
    Une enquête où se mêlent l'intuition et la technologie. Police scientifique avant les Experts de la télé, La Crim's développe la prise d'empreinte digitale, l'analyse balistique, la chimie…
    Une enquête où les méchants sont intelligents, les gentils n'en sont pas moins malins et où il est bien difficile de savoir qui est l'un et/ou l'autre.
    Une enquête où les clefs vous sont données mais bien malin celui qui saura s'en servir.
    J'ai hâte de retrouver les principaux personnages dans le bal de l'équarrisseur.
    Mars 2010 chez Nil Editions, 278 pages, 19€
    Lectori salutem, Pikkendorff


    Lien : http://www.quidhodieagisti.fr
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par alaiseblaise, le 11 avril 2011

    alaiseblaise
    Ce titre sera le premier d'une nouvelle série policière de l'auteur. La suite à paraître s'intitulera "La valse de l'Equarisseur".

    Ici, le tout jeune nommé inspecteur à la brigade criminelle, François-Claudius Simon, va plancher sur sa première affaire : 3 meurtres, 3 cadavres sauvagement massacrés en "gueules cassées".
    Nous sommes au printemps 1919 à Paris. le Paris des 1er mai sanglants, des marchés aux puces de Saint-Ouen, des premières rames de métro, des "gueules cassées" de retour de guerre.

    Les "gueules cassées" ce sont près de 6 millions de soldats sortis défigurés des tranchées de la grande guerre de 14-18.
    Suicidés, morphinomanes, abandonnés souvent sans indemnités ou réparés "tant bien que mal" par les chirurgiens du Val-de-Grâce qui font leur début risqué dans la chirurgie réparatrice.
    Les noms des procédés de réparation esthétique en disent long sur l'état du désastre de ces jeunes soldats : "l'ouvre-bouche", "la gouttière de contention", le "casque", la "greffe Dufourmentel", du nom de son chirurgien inventeur.

    C'est le début de la police scientifique avec ses autopsies et ses relevés d'empreintes digitales.

    Il y a notre "bon" héros, l'inspecteur Simon (que l'on retrouvera dans le tome 2 de ses enquêtes), une galerie de portraits caricaturaux de policiers. Tout y passe : le "courageux", le "paperassier", le "planqué", le "tire-au-flanc", etc.

    Y'a une histoire d'amour.
    Bref, tout est là pour nous faire plaisir. Nous rassurer. Pas de surprise à l'horizon.
    Le décor historique est bien planté.
    Oui, mais voilà : le fin décevante ne justifie pas les moyens parfaitement ficelés de l'auteur.
    Le dénouement de cette enquête laisse à désirer...
    Ca se lit bien...malgré tout...
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Citations et extraits

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  • Par Eric75019, le 19 mai 2012

    François le suivit à travers les immenses combles vitrés qui abritaient le laboratoire et où cohabitaient diverses spécialités dans un désordre étudié. Si l'espace réservé à l'anthropométrie, avec ses fonds de mesures et ses tableaux d'oreilles ou de nez, était désormais délaissé, la zone consacrée à la photographie regorgeait de trépieds et d'appareils, le coin dévolu à l'étude des empreintes concentrait quatre tables où l'on s'occupait aussi de l'analyse graphologique et des faux en écriture, tandis qu'une zone plus à l'écart était réservée à la balistique, avec plusieurs microscopes pour l'étude des projectiles et une partie sécurisée où l'on procédait aux tirs d'essai dans d'épaisses couches de bourre. Une cloison séparait ce premier ensemble du laboratoire de toxicologie et de chimie, où des experts en blouse blanche mélangeaient des réactifs mystérieux destinés à faire parler les poisons, les échantillons de fluides humains et autres drogues en tout genre. Un étrange cabinet de curiosités, au total, où s'élaboraient pourtant les techniques les plus modernes de la science criminelle.
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  • Par athena1, le 11 juillet 2011

    - Simon ... Vous savez ce que signifie le terme polis en grec ? C'est le nom pour désigner la cité. En Français il est à l'origine à la fois du mot "police" et du mot "politique". Vous apprendrez vite que les deux ne sont jamais très loin.
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