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> Angèle (Illustrateur)

ISBN : 2350761150
Éditeur : Editions Privé (2010)


Note moyenne : 4.04/5 (sur 24 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Non, les élèves ne sont pas tous des angelots facétieux assoiffés de connaissance.
Non, les parents ne sont pas tous des éducateurs perfectionnistes désireux de transmettre des valeurs fondamentales à leurs rejetons.
Non, les profs ne s’habillent pas forcé... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par LydiaB, le 11 novembre 2010

    LydiaB
    Autant annoncer la couleur de suite: j'ai adoré ce livre, vraiment. J'en suis même arrivée à me freiner dans ma lecture histoire de ne pas le terminer trop vite. Que celui qui n'a pas eu, un jour, envie de répondre à un élève comme l'auteur le livre dans ses pensées lui jette la première pierre. Oh, alors bien sûr, ce n'est pas ce que l'on appelle de la haute littérature. Puristes, passez votre chemin ! Car la langue employée tient à 50 % du langage familier, reflétant le langage des gamins ou l'énervement. Mais justement, c'est bien cela qui fait rire. Car les situations exposées sont toutes plus ou moins vécues un jour et chacun a réagi ainsi, parents, profs ou élèves. La langue châtiée n'est pas de mise ici, elle n'aurait pas eu d'impact. Et, de toutes façons, le but de l'auteur n'était pas de gagner le Goncourt. Elle a mis dans un livre les billets qu'elle tenait au départ sur son blog (http://foodamour.free.fr).
    Princesse Soso nous donne donc un aperçu de ce que peut être la vie d'un prof d'anglais dans un collège. Elle dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas (et ne dira surtout pas par peur de se faire taper sur les doigts par celui qu'elle a nommé elle-même Ray Ktora). Son livre est structuré selon l'année scolaire et les évènements qui en découlent. C'est ainsi que nous ferons connaissance avec Kevvin (oui, avec deux -v), Manolito et Cynthia de la 6èmeB, ou avec Favin, le pétomane de la Segpa. Les portraits sont loin d'être une caricature, croyez-moi.
    A travers l'humour, il n'en reste pas moins que Princesse Soso s'interroge sur notre mode d'enseignement, sur la façon de gérer du Rectorat, de l'Inspection académique ou encore, plus haut, du Ministère de l'Éducation Nationale. Les parents ne sont pas de reste car il y a , en ce qui les concerne, pour certains, tout un mode d'éducation à revoir. Et c'est également ceci qu'il faut retenir. Il est bien dommage de voir des profs motivés, ayant la vocation, ne pas être soutenus, ou trop peu, par toutes ces instances.
    Un livre à lire sans attendre !
    Merci à BoB ainsi qu'aux éditions Privé pour ce partenariat.

    Lien : http://livresetmanuscrits.e-monsite.com/rubrique,princesse-soso,1222..
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    • Livres 3.00/5
    Par AnaisValente, le 15 avril 2012

    AnaisValente
    « le dimanche on lit au lit… mais le samedi aussi ! »
    Je vous avouerais qu'au début de la lecture de ce livre, j'ai eu quelques difficultés à accrocher. Très bien écrit, très drôle, rien à redire, mais un peu décousu et poussé à l'extrême dans l'humour. Trop d'humour tue l'humour, parfois.
    Puis, d'un coup d'un seul, sans prévenir, de façon presque déséquilibrée, le livre bascule dans un discours revendicatif d'une prof pas encore désabusée, mais presque, dont les propos pourraient sembler parfois à la limite du choquant. Mais ce n'est que réalité.
    Et puis, enfin, tout s'est équilibré dans ma tête, entre mes petits neurones d'ancienne élève bien comme il faut. Tout a coulé de source. Ce n'est pas drôle à la limite de la caricature, ma petite Anaïs, c'est la réalité. La juste réalité. La simple réalité. Qui claque au visage. Qui choque. Qui débecte. Et qui fait rire. Ce n'est pas un désespoir qui s'exprime, c'est la réalité. Rien que la réalité. Toute la réalité. Et ce cocktail détonnant donne un cocktail explosif à mourir de rire. C'est drôle, c'est grinçant, c'est stupéfiant, et c'est parfois tellement pathétique de voir où va le monde scolaire, ma bonne dame, qu'on n'a qu'une solution : en rire (comme disait l'autre, je m'efforce de rire de tout, afin d'éviter d'en pleurer).
    Y'a du très très bon dans ce livre, notamment les deux lectures possibles des notes dans le carnet des élèves, qui m'ont presque fait me rouler par terre tant je m'esclaffais, mais me suis abstiendue, vu que j'étais dans le bus, et que ça fait mauvais genre de se rouler par terre dans un bus croyez-moi. Morceaux choisis : Brianna ne se donne pas les moyens de progresser (lire : Brianna est une grosse feignasse), Prescillia ne s'investit pas dans sa scolarité (lire : il serait temps qu'elle lâche son eye-liner violet), Melinda doit adopter une attitude décente (lire : il n'existe pas de BEP strip-teaseuse, Melinda devrait éviter d'avoir sa langue collée au larynx des garçons), Jordan rend copie blanche sur copie blanche (lire : Merci, enfin du boulot en moins, continue). Et j'en passe…
    Très bon aussi, les petits noms dont s'affublent les meilleures amies : M'zumelle ou M'gwinasse (pour la best best friend), M'tampax (pour la friend bouche-trou), M'clitOO ou M'truie (pour la simple copine)… ça ne s'invente pas, et ça fait rire ou frémir, c'est selon. Moi ça me ferait plutôt frémir, mais soit.
    En parlant de noms, ou plutôt de prénoms, ceux des élèves sont aussi trop de la balle parfois. Pas besoin de vous donner d'exemples, devinez… Directement inspirés des séries télé américaines, of course.
    Et puis je m'en voudrais de ne pas mentionner l'épisode de la réunion des parents, ou « comment le prof a la définitive et vomitive confirmation que, non, vraiment, les chiens ne font pas des chats ». C'est normal si je me tape la cuisse en émettant un rire gras à chaque paragraphe ?
    Je pensais, de plus en plus, à tort, que je devenais une vieille rombière et que la jeunesse actuelle m'insupportait, moi et moi seule. Que le côté pourri gâté des ados qui se veulent adultes à onze ans au lieu de rester dans leurs Barbies et leurs Légos n'insupportait que moi. Que les parents en totale démission, plus préoccupés par les crédits qu'ils souscrivent pour s'offrir le dernier cri en matière d'écran ou de GSM que par l'éducation de leurs sept chiards n'insupportaient que moi. Que ceusses qui disent que les enseignants sont des feignasses qui glandent pour des milliards d'euros et des milliards de jours de congé n'insupportaient que moi (ben qu'ils aillent faire prof, ceusses-là, rira bien qui rira le dernier). Que l'orthographe écœurante et le langage SMS des djeuns n'insupportaient que moi. Que ces gosses pas choupi pour deux euros qui, plus tard, feront comme papa et maman, savoir chômach' ou CPAS, n'insupportaient que moi. Que les gamines sapées comme des Pretty Woman en puissance (version début du film bien sûr) qui, en l'espace de sept jours, passent quatorze fois, sur leur Facebook, du statut en couple au statut célibataire, n'insupportaient que moi.
    Et bien non, ça insupporte aussi l'auteure, et ça, ça m'a vraiment m'a mis du baume au cœur.
    En cherry on the clafoutis, j'ai appris un nouveau verbe en lisant « Chroniques d'une prof qui en saigne ». Languedeputer. J'adore j'adopte. Et j'ai déjà réussi à le replacer dans la foulée, au bureau, meilleur endroit pour languedeputer en chœur, isnt't it Princesse Soso ?
    Et comme tous ces élèves dont l'auteure nous parle avec tant d'humour, qu'elle aime ou qu'elle hait de tous ses neurones, qu'elle voudrait aider ou exterminer à grands coups de compas, en fonction du moment, finissent toujours par devenir des clients de là oùsque je bosse… je me demande si je vais pas enfin concrétiser ce à quoi je pense depuis plusieurs mois et créer, moi aussi, mes chroniques professionnelles. Passqu'il y a de quoi raconter croyez-moi. J'ai déjà rempli, petit à petit, des pages et des pages Word pleines de mes clients, de leur QI, de leurs revendications, de leurs humeurs et de leurs plans drague. Un jour, peut-être, vous ferais-je partager ça…
    En attendant, lisez les Chroniques d'une prof qui en saigne, vous vous y reconnaîtrez sans doute… le tout est de savoir si vous vous reconnaîtrez dans le rôle A. de la prof… B. des parents… ou C. des élèves…


    Lien : http://www.le-celibat-ne-passera-pas-par-moi.be/anais-et-sa-collecti..
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    • Livres 5.00/5
    Par liliba, le 06 octobre 2013

    liliba
    À l'heure où nos chères têtes blondes viennent de reprendre le chemin de l'école, nous ne pouvons que vous conseiller ce livre totalement jubilatoire, paru en 2010, mais qui n'a pas pris une ride et qui égratigne quelque peu notre bonne vieille éducation nationale, mais le fait avec un humour et une intelligence rare.
    Pas de grande littérature ici, on est dans le concret. Et le concret, ce sont des élèves qui savent à peine lire (ni parfois parler) le français et qui donc sont mal barrés pour apprendre 3 mots d'anglais. Des élèves qui n'en n'ont rien à faire de l'école, qui ne sont pas motivés, que rien n'intéresse, qui sont parfois violents, souvent insultants, continuellement insolents. Des élèves qu'on aurait envie de gifler plutôt que de leur enseigner quoi que ce soit. Oh bien sûr ils ne sont pas tous comme ça, heureusement. Il en existe de biens mignons, intelligents, motivés, sérieux, travailleurs, de vrais choupis qu'on aurait presque envie d'adopter… Mais dans cet établissement de campagne, ils sont rares.
    Princesse Soso parle de son quotidien et écrit comme elle parle, transmettant par là même l'énergie (le stress) de ses journées de prof et nous faisant ressentir l'ambiance de sa classe. Au départ, cette jeune prof trentenaire a partagé ses heurs et malheurs professionnels dans un blog (http://foodamour.free.fr), et nous avons donc affaire à du vécu quotidien, du frais, du sanglant parfois, de l'affectif. Ses chroniques la suivent dans ses différentes classes tout au long de l'année, pour nous montrer la progression (ou reculade) de chacun.
    Le lecteur fera connaissance des improbables Kevvin (qui s'écrit bien avec deux v), de Cynthia, Manolito, Brianna, Prescillia et beaucoup d'autres qui sont tour à tour insupportables ou attachants, souvent désarmants, et dont bon nombre font pitié. Quel avenir en effet envisager pour ces enfants (car rappelons, nous sommes au collège, ce sont bien des enfants, même s'ils veulent se donner des airs d'adultes) qui ne sont pas aidés par leur milieu familial, c'est un euphémisme, et que l'école ne peut pas élever à la place de leurs parents. Car voilà un problème que souligne Princesse Soso. L'école est là pour éduquer, oui. Mais pas pour élever. Pas pour enseigner le b.a. ba de la politesse, de la vie en société ou de la façon de se tenir, pas pour apprendre à dire bonjour ou merci… L'école n'est pas le sauveur de tous les pauvres gamins qui n'ont pas reçu d'éducation à la maison, elle a bien déjà assez de mal à leur faire apprendre quoi que ce soit, l'école n'est pas miraculeuse non plus pour ceux qui ne veulent rien y faire… et l'école n'est pas coupable…
    On comprend aisément en lisant ce livre la baisse de motivation de certains profs, leur découragement, leur énervement parfois… Ce métier est une vocation, mais encore faut-il que cette vocation soit nourrie, soutenue, aidée, ce que ne semblent pas faire les instances supérieures trop obsédées à faire passer des lois bureaucratiques qui n'ont que peu de choses à voir avec le terrain. Mais ne croyez pas que Princesse Soso passe son temps à cracher sur son dur métier ! Pas du tout, au contraire, elle l'adore, ce métier, et c'est pourquoi cela lui fait si mal au cœur de voir l'école se dégrader et ne plus remplir son rôle.
    J'ai été impressionnée par la maturité des réflexions de l'auteur, qui bien que toute jeune et n'ayant pas encore eu d'enfant au moment où est paru son livre, a des idées sur l'éducation qui me semblent tout à fait pertinentes, de même que ses réflexions sur le « mammouth » et les réformes bonnes ou mauvaises qu'on pourrait instaurer pour moderniser l'éducation nationale et la rendre plus adaptée au monde d'aujourd'hui. Elle dit tout haut ce que beaucoup pensent sans oser avancer un commentaire, elle critique ouvertement, mais propose des solutions et on aime cette langue qui n'est pas de bois, à laquelle on est peu habitué sur le sujet. Elle n'a même pas peur du méchant Ray Ktora !
    Alors c'est un peu caricatural, certes, mais c'est aussi fait pour ça. Pour qu'on regarde, qu'on écoute, qu'on prenne conscience. Qu'on arrête de faire les autruches parce que nous sommes des privilégiés qui mettons nos gamins dans de bons collèges, de bons lycées, parce que chez nous, ça ne se passe pas comme ça, ils filent droit, nos marmots ! On en rit, beaucoup, et dans le même temps on est atterré. Eh oui, c'est la vérité vraie, à peine augmentée avec une petite dose d'humour (une bonne dose, à vrai dire) pour que ça soit digeste, mais rien n'est inventé, c'est du vécu pur et dur. Et comme le dit si bien l'auteur, mieux vaut en rire, parce que sinon c'est à pleurer, comme les bulletins qui sont désespérants en version officielle et à hurler de rire en version officieuse.
    Vous en apprendrez un bout sur l'argot des écoles, les expressions, les modes, le langage SMS (mais tout ça a dû changer depuis, ça va vite chez les djeuns), sur la manière aussi dont ces jeunes se voient, se projettent dans l'avenir. chômach', assedic, allocs… Vous découvrirez l'hallucinante vulgarité du langage, de la gestuelle, de l'habillement, dont on se dit que ce n'est pas étonnant qu'elle entraine la violence, et des déviances en tous genres. Et puis pour vous défouler, vous « languedeputerez » avec vos amis pour débriefer cette lecture vraiment atypique. Sans oublier jamais que même si certains passages paraissent totalement surréalistes, nous sommes pourtant bien dans « la vérité si j'mens » et qu'il n'est possible de tout raconter qu'avec un humour acharné.
    Grinçant, hilarant, décapant, édifiant, énervant parfois, étonnant en tout cas, Chroniques d'une prof qui en saigne est un livre à lire !

    Lien : http://liliba.canalblog.com/archives/2013/09/20/27133978.html
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  • Par keisha, le 14 novembre 2010

    keisha
    En période de rentrée scolaire fleurissent souvent des récits sur l'univers impitoyââââble de l'Education Nationale. Pamphlets au vitriol, livres exhalant la douce nostalgie du "c'était mieux avant" , souvent parsemés de y'apluka, parfois aigris, émanant de grosses têtes pensantes n'ayant pas vu l'ombre d'un soupçon d'élèves in situ (c'est à dire, en classe) depuis des années, d'enseignants ayant jeté l'éponge, d'anciens profs heureux de partager leur expérience : avec Princesse Soso, professeur d'anglais trentenaire dans un collège rural, nous avons un agent vraiment dans la place, qui nous dévoile tous les dessous de ce monde inconnu, et ce avec un humour au vingt-deuxième degré (au moins) et dans un langage bien personnel proche du terrain (à savoir, les schtroumpfs confiés à ses mains professorales).

    Ô parents des choupinets de 6ème Z, ceux qui disent bonjour, s'il vous plait, ont leur matériel, font le travail demandé, sachez qu'il existe des enfants dont l'éducation a subi quelques ratés ou qui n'ont pas envie de bosser et pour qui l'école est une annexe du goulag. Découvrez avec Princesse Soso le quotidien d'une classe ordinaire, la dure vie du professeur remplaçant ou stagiaire et le langage parfois abscons de la didactique. Découvrez les parents irresponsables, les coupes budgétaires de l'Education nationale, le contenu des petits mots échangés par les élèves...

    Et toi, professeur (oui, il y en a qui passent ici), penses-tu que c'est pur masochisme de lire cette littérature qui rappelle trop le boulot?

    Que nenni! Princesse Soso, trop forte, trop marrante! Ou plutôt elle utilise l'humour hyperdécapant pour raconter ce qui fait ouvrir parfois grands les yeux (oui, même moi j'ai été sidérée par certaines anecdotes). Mine de rien elle propose quelques pistes concrètes pour améliorer le schmilblic (par exemple exclure un élève de l'établissement ne sert à rien sans suivi éducatif de l'élève - pour ceux qui l'ignorent c'est actuellement le jeu de la patate chaude)(sans parler du collège unique, des classes relais inexistantes et des effectifs, mais là cela devient technique).

    Et surtout on sent l'amour de son métier et des élèves, l'envie d'enseigner et de voir briller les yeux des gamins ...

    Un livre que j'ai dévoré en riant pas mal (même si parfois jaune) , où pour une fois j'ai reconnu mon quotidien à 95% Depuis je scrute plus les miens, d'élèves, et les écoute plus attentivement. Alors oui, les leggings avec short (troué), j'en ai vu un hier, "Il insulte ma mère" réponse "connard", c'était ce matin. Mais les super mignonnes qui me regardent en disant "Les 3ème, y sont bêêêtes" et "Oh M'dame, c'est les garçons, hein", là aussi c'est du vécu, avec regards complices. "Le devoir il est trop facile, je peux le rendre en avance?" versus"Je l'ai fait mais laissé chez mon père" (c'est faux). Leur crédulité désarmante "Ah bon vous avez une machine à corriger les copies?". le côté fatigant "M'dame, quelle page?" (c'est au tableau). Et oui, cinq élèves veulent devenir mon ami sur Facebook (tu peux attendre longtemps!) . Depuis lecture chez Princesse Soso de la journée à Canterbury , je me demande si j'ai bien fait d'accepter d'accompagner les 3ème completely debilous chtarbés au printemps en Angleterre durant une semaine. J'aime quand par inadvertance ils utilisent pour me parler un mot qu'ils me pensent inconnu (M'dame vous êtes véner) , s'excusent et traduisent gentiment. J'aime quand ils découvrent que je connais un peu leur univers (Ah bon vous connaissez Twilight?) . Je termine avec le p'tit bonhomme qui m'a dit "Madame, ma mère elle est partie de la maison deux jours avant Noël".


    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-chroniques-d-une..
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    • Livres 3.00/5
    Par Evy, le 28 février 2011

    Evy
    Ce livre m'intéressait beaucoup car j'ai moi-même enseigné pendant un an (certes c'était le français en Angleterre, mais ça compte quand même !) et j'avais vécu des moments très difficile dans le collège où je travaillais (un collège situé en équivalent zone ZEP anglaise et un collège de filles !) et savoir que Princesse Soso vivait la même chose et le racontait de manière humoristique me plaisait.
    Pour résumer, je ne dirais pas que j'ai été absolument conquise par ce livre, mais j'ai passé un très bon moment de lecture.

    Tout d'abord, un mot sur le contenu de ces chroniques. Elles nous dépeignent des situations difficiles à gérer et à vivre face à des élèves complétement paumés et irrespectueux et des parents, comment le dire gentimment, qui n'en n'ont pas grand chose à faire de leur progéniture et je trouve que l'auteur a su avec humour nous raconter ses aventures. Mais elles vont plus loin que ça. A travers l'humour, Princesse Soso brosse un portrait au vitriol de la société moderne et surtout de l'éducation nationale française.
    D'accord comparé à d'autres pays, nous restons quand même un cran au dessus niveau enseignement mais grâce à nos chers gouvernements successifs et en particulier le dernier, l'éducation française est un train d'en prendre un sacré coup et l'auteur a su nous montrer les problèmes du système éducatif français et surtout proposer des solutions à ces problèmes. Certes, tout le monde n'est pas obligé d'être d'accord avec elle sur tel ou tel point, mais il n'empêche qu'il est intéressant de lire le témoignage d'un prof qui ne mâche pas ses mots.
    Pas mal de chroniques écrites sur ce livres montraient que les blogueurs étaient choqués du comportement des enfants et des parents. En ce qui me concerne, cela ne m'a pas choqué plus que ça. Déjà parce que j'ai vécu en Angleterre et que malheureusement en ce qui concerne les élèves, on est au même niveau de bétises, mais surtout parce que dans ce pays, les parents sont encore pire qu'en France (si si c'est possible). En tout cas, je félicite Princesse Soso parce que je me doute que ce n'est pas facile tous les jours.
    Donc un contenu intéressant, qui ouvre le débat et surtout très drôle. En effet, certains passages sont absolument désopilants. J'ai eu du mal au début avec l'humour, je me disais "tiens c'est pas très sympa de dire ça ou ça" et puis je me suis rendue compte (oui, je suis un peu longue à la détente !) que tout était à prendre au second degré. En tout cas l'ensemble est bien écrit, se lit très rapidement dans un langage très oral et surtout très spirituel. J'ai adoré la forme des chroniques (par trimestre comme à l'école) et surtout les titres de chaque chapitre, que je trouvais absolument géniaux. Les jeux de mots étaient très bien trouvés et hilarants !
    Petit bémol néanmoins, j'ai regretté que l'auteur ne se consacre pas plus à ses élèves "choupi". Je comprends qu'ils soient minoritaires mais j'aurais aimé qu'ils soient un peu plus présents. De plus, concernant le style de l'auteur également, j'ai regretté parfois une vulgarité un peu trop présente, mais là ce n'est qu'une question de goûts personnels.
    Tout ça pour dire : que cette lecture m'a rappelé de bons souvenirs et que j'ai aimé la façon dont Princesse Soso parle des problèmes de société avec humour. Tout ne m'a pas plu dans ce livre mais j'en ai quand même bien apprécié la lecture ! Je le recommande à tout le monde : à ceux qui dénigrent les profs, à ceux qui souhaiteraient le devenir et surtout aux parents démissionnaires (bien que ceux là, ça m'étonnerait qu'ils lisent ce livre !) !

    Lien : http://l-odyssee-litteraire-d-evy.over-blog.com/article-chroniques-d..
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Citations et extraits

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  • Par LydiaB, le 11 novembre 2010

    Grosse pression chez les 6° Bisounours.

    Y'a du contrôle à l'horizon.

    On révise ensemble, les élèves s'interrogent entre eux, certains jouent le rôle du prof et posent des questions sur le cours, d'autres sont au tableau pour compléter des exos... Bref, c'est drôlement studieux et ça fait plaisir. Le seul à qui ça ne fait pas plaisir, c'est Manolito, qui est au coin, rapport au fait qu'il a donné un coup de pied à Alyssa parce que d'abord elle est trop moche Alyssa et en plus elle n'a même pas voulu passer sa colle pour coller la feuille et ça c'est carrément nul.

    Mettre les élèves au coin est ma nouvelle passion. The naughty corner. J'envoie un élève pénible au coin uniquement quand on fait des trucs trop de la balle en classe, genre trucs d'interactivité, ateliers tirant sacrément sur le ludique ou trucs impliquant des feutres et des ciseaux crantés. L'élève puni tire la tronche parce que ça aurait été drôlement choupi d'aller au tableau coller les aimants sur les bonnes réponses. En plus, on peut aussi utiliser le feutre rose pailleté de Mme Princesse Soso. Manolito me trouve bien cruelle. Bizarrement, je n'envoie pas d'élèves au coin lors d'une séance de correction ou d'exercices de grammaire aussi fun qu'un dimanche après-midi en Vendée à boire un thé infâme avec la tante Anne-Marie.

    C'est au tour de Kevvin de passer au tableau pour s'entraîner au gros-contrôle-de-la-mort-qui-tue. Hector, camarade solidaire et sympathique, lui demande comment on dit "lapin" en anglais.

    " Trop fastoche ! dit Kevvin d'un ton blasé, on dit lapine en anglais."

    Le reste de la classe rigole. Comment il est trop bête, Kevvin. Comment c'est trop fastoche d'abord. Tout le monde rigole sauf Manolito qui n'a pas entendu car il est trop occupé à bouder et sauf Gwendolina qui est à quatre pattes à chercher son stylo parfum kebab / chamallow qui s'est subrepticement planqué sous la table.

    Mme Princesse Soso: Voyons, Kevvin... Réfléchis... On ne dit pas lapine...

    Kevvin: Ahhhhh oui ! On dit rabbit en anglais !

    Mme Princesse Soso: Voilà ! Très bien ! Tu vois, il faut toujours réfléchir avant de parler. Tu évites ainsi les étourderies.

    Kevvin: Bah oui, je savais bien qu'il y avait une histoire de zizi là-dedans.

    ( C'est un moyen mnémotechnique comme un autre, me direz-vous...)
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  • Par liliba, le 06 octobre 2013

    Non, les élèves ne sont pas tous des angelots facétieux assoiffés de connaissance. Non, les parents ne sont pas tous des éducateurs perfectionnistes désireux de transmettre des valeurs fondamentales à leurs rejetons. Non, les profs ne s'habillent pas forcément à la CAMIF ! Princesse Soso, qui rêvait d'être trapéziste ou éleveur de bisounours, est finalement devenue professeur d'anglais. Catapultée dans un collège de campagne, elle se retrouve quand même en plein cirque, aux premières loges pour étudier le jeune, cet être mystérieux et fascinant, et tout son entourage... Chaque année, ça recommence ! Un an à jongler entre ceux qui aiment s'entretuer à coups de compas, ceux pour qui l'école est une annexe de Meetic et les Choupi-trop-mignons. Un an de rires, de larmes et d'incompréhension mutuelle, auxquels participent les parents et le personnel de l'Éducation nationale. Un an où tout le monde dira encore que les profs sont des feignasses-tortionnaires-payés-à-rien-foutretoujours-en-vacances-ces-lopettes ! Une année scolaire d'émotions, de critiques du système et de coups de colère, décrits dans ces pages avec un humour corrosif. Le collège est une jungle. Voici un accès backstage pour découvrir l'envers du décor.
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  • Par ETOILEE, le 01 décembre 2013

    "Eh bah...quelle jolie écriture de goret !", me suis-je exclamée d'un ton enjoué qui sentait bon l'antiphrase.
    Stéven relève la tête et devient tout rouge.
    Aujourd'hui, un nouvel élève vient d'arriver en sixième.
    Il s'appelle Stéven Goret.
    Les boules.
    Pour moi.
    Mais bon, les boules (voire le cochonnet) aussi pour lui.
    VDM.
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  • Par liliba, le 06 octobre 2013

    Entre les claques qui se perdent et les procès qui se gagnent, l’école va mal et notre crédibilité s’estompe un peu plus chaque jour. Quand les parents fixeront de véritables limites à leur enfant et seront du côté de la connaissance et du respect, quand nous aurons plus de moyens humains pour encadrer, encourager, surveiller les élèves, quand la violence ne sera plus la norme sociale, peut-être l’école retrouvera-t-elle son aura d’autrefois
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