RESUME :
Sexe et gastronomie, passion et désillusion, le tout saupoudré de mafia sicilienne : tels sont les ingrédients du premier roman sensuel et envoûtant de Lily Prior.
Chant d’amour pour l’Italie, La Cucina est une célébration de la vie.
Un roman irrésistible de parodie et de satire, farci d’images captivantes, de couleurs, d’odeurs et de saveurs intenses. Toutes les splendeurs d’une Sicile magique et troublante.
MON AVIS :
« La Cucina » m’a indirectement fait penser à « Chocolat » de Joanne Harris, qui avait réussi à mêler cuisine, poésie et conte de fée. Ce mélange délicieux est celui que je m’attendais à retrouver dans « La Cucina ». Cependant Lily Prior n’arrive pas à doser correctement les ingrédients et à nous offrir une histoire assez subtile et enchanteresse pour ravir nos sens.
En fait, ce livre oscille toujours entre la légèreté et le ridicule. L’histoire de Lily Prior semble hésiter entre une belle analyse réflexive du lien entre cuisine et sensualité et une débauche de scènes qui frôlent tellement le ridicule que parfois elles passent du côté obscur de la force. Pour exemple, un extrait qui peut être aussi touchant que mièvre, selon la manière dont on le lit : « Signora, il te reste beaucoup à apprendre de la vie. Ce qui unit un homme et une femme est sans rapport avec le temps qu’ils ont pu passer ensemble, ni avec le fait qu’ils savent ce qui est arrivé à l’autre, où il est né, ce qu’il fait et s’il aime ou déteste les chats. ». C’est justement cette limite mal définie qui m’a le plus posé de problèmes. Parfois je m’attachais aux personnages, pour les trouver grotesques ou exaspérants deux pages après. Du coup, je n’ai pas réussi à apprécier l’histoire pleinement.
En bref, un livre entre conte et satire qui aurait pu être délicieux s’il avait su mieux équilibrer ses composantes.
RESTONS OBJECTIFS :
L’histoire de Lily Prior n’est pas très « précise ». Il manque certains éléments dans le livre pour nous permettre de comprendre les choses correctement. Par exemple, le récit début par la détresse de l’héroïne après le meurtre de l’homme qu’elle aime. La manière dont est raconté ce passage nous laisse à croire que celle-ci est la meurtrière ou qu’en tout cas elle a assisté au meurtre, car elle n’arrête pas de parler du couteau qui a tranché la gorge de son bien-aimé, qui ressemble au couteau qu’elle est en train de manier pour cuisiner rageusement. Mais une centaine de pages après, on comprend qu’elle n’est pour rien dans la mort de ce jeune homme, et qu’elle n’est peut-être même pas sensée connaître les détails spécifiques de la mort de son bien-aimé. Il en va ainsi pour bon nombre de petites choses, ce qui est très gênant lors de la lecture.
Maintenant, je ne tiens pas à cataloguer cette auteur pour autant, après tout il s’agit ici de son premier roman (d’autres ont été publiés depuis).
Merci à Hachette Livre et à Babelio pour ce livre !
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