> Anne Damour (Traducteur)

ISBN : 2743610670
Éditeur : Payot et Rivages (2002)


Note moyenne : 3.62/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
L’histoire d’amour de deux cows-boys brutalement brisée par l’intolérance, l’obsession viscérale d’un garçon mal aimé par le rodéo, l’obstination d’un vieux bonhomme qui veut revoir le ranch de son enfance, la solitude d’une jeune fille qui parle aux tracteurs, la folle... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par jcfvc, le 29 octobre 2009

    jcfvc
    Tout le monde a entendu parler du film de Ang Lee, Brokeback Mountain, sur les deux cowboys homos. Mais ce que l'on ne sait pas forcément, c'est que ce film est tiré d'une des nouvelles d'un recueil de Annie Proulx, une américaine dont la mère était canadienne française. En lisant la nouvelle Brokeback Mountain, on verra que le réalisateur a bien collé au texte, court, tout en le développant en un long métrage. Mais les autres nouvelles de ce recueil sont tout aussi intéressantes, voire plus que celle qui a fait connaître Proulx à un public international. L'ouest décrit dans ces histoires n'est pas du tout glamour. Les personnages sont des paumés peu éduqués, vivant dans des mobiles homes et survivant de petits boulots, la plupart du temps comme vachers ou garçons de fermes, dans le Wyoming. Les paysages sont austères et grandioses, mais peints sans romantisme ou grandiloquence. La nature est cruelle. La plupart des personnages sont alcooliques, violents, ont eu des accidents qui les ont mutilés.
    Une écriture des grans espaces qui fait penser un peu à celle de Jim Harrisson et de Cormack Mc Arthy, deux autres maîtres du genre. J'aime bien également Harrison, mais je considéère que la réputation de Mc Arthy est surfaite. Je lui préfère de loin Proulx.
    PS : Lisant l'anglais dans le texte, je ne puis dire si la traduction rend hommage au style de l'écrivaine, très moderne, à la fois sobre et lyrique.

    Lien : http://jcfvc.over-blog.com
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    • Livres 3.00/5
    Par annickjoubrel, le 16 mars 2008

    annickjoubrel
    excellente première nouvelle rendue célèbre par le cinéma brockeback mountain les suivantes sont un peu répétitives
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Citations et extraits

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  • Par jcfvc, le 29 octobre 2009

    La vie de cow-boy, ou ce qui y est apparenté, fascine toujours, et certains n'hésitent pas à s'y lancer, comme Diamond Felts, le héros de Les pieds dans la boue, quels qu'en soient les coûts : devenu « bullrider » contre la volonté de sa mère, celle-ci lui fait rencontrer un ancien bullrider, ancienne gloire piétinée trente ans auparavant par un taureau.
    « Il y avait quelque chose d'anormal dans le maintien de ses épaules, l'inclinaison en avant de son torse par rapport à ses hanches. […] L'homme regarda plus loin, dans le vague, révélant le bulbe aplati de son nez écrasé, une pommette démolie, un creux au-dessus de l'œil gauche qui paraissait aveugle. Sa bouche était plissée sous l'effet de la concentration. »

    La souffrance peut aussi être plus cachée, comme ces deux cow-boys de Brokeback Mountain obligés de cacher à tous leur amour, non par honte, mais pour survivre :
    « Il y avait ces deux vieux qui s'occupaient ensemble d'un ranch près de la maison, Earl et Rich […]. Tout le monde se moquait d'eux, et pourtant c'était des vieux oiseaux plutôt durs à cuire. J'avais à peu près neuf ans quand on trouva Earl mort dans un fossé d'irrigation. Ils lui étaient tombés dessus avec un démonte-pneu […]. » Or, quelles que soient les précautions qu'ils prennent, ou qu'ils oublient de prendre, tout finit pas se savoir.

    La crise économique peut aussi exister dans le Wyoming :
    « Partout dans le pays ceux qui jadis mangeaient de la viande rouge de premier choix, les femmes qui servaient du bœuf braisé le dimanche au déjeuner, tous s'étaient mis à la pâte de soja et aux légumes verts, pour prévenir le durcissement des artères, la colibacillose véhiculée par le hamburger, les frisons glacés de la fièvre de Malte. Ce qu'ils lisaient sur la maladie de la vache folle à l'étranger les effrayait. Qui aurait osé faire preuve d'un bel appétit carnivore en ces temps de sensibilité végétarienne exacerbé ? »

    Pour survivre, il faut savoir tout faire, comme Leeland, le héros d' « Une vie de travail » : successivement pompiste, militaire, commerçant et éleveur de porcs à la fois, employé dans une entreprise de travaux de voirie, dans une entreprise de stockage de viande, conducteur de poids lourds, de nouveau éleveur de porcs, et ainsi de suite, une vie durant. Pendant ce temps, le monde poursuit sa course :
    « Aux informations, le présentateur dit que l'Américain moyen mange 8,6 livres de margarine par an, contre seulement 8,3 de beurre » ; « aux infos, on parle du Vietnam et de Selma, Alabama »; « on raconte quelque chose aux actualités à propos de la cantine scolaire et le ketchup est classé comme un légume » ; « un trou étrange est apparu dans la couche d'ozone. Il confond ozone et oxygène » ; jusqu'à la conclusion : « personne n'a le temps d'écouter les nouvelles. »
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Videos de Annie Proulx

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Vidéo de Annie Proulx

Annie Proulx .
Entretien avec l'écrivain américaine Annie Proulx, (l'auteur de "Brokeback Mountain"), pour le magazine "Transfuge" à l'occasion de la parution de son roman "C'est très bien comme ça" (Grasset, 2008).








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