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> Jean Esch (Traducteur)

ISBN : 2070612449
Éditeur : Gallimard Jeunesse (2007)


Note moyenne : 4.1/5 (sur 1198 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Séparée de son compagnon Will, la jeune Lyra est retenue prisonnière par sa mère, l'ambitieuse et impitoyable Mme Coulter qui, pour mieux s'assurer de sa docilité, l'a plongée dans un sommeil artificiel. Parti à sa recherche escorté de deux anges, Balthamos et Baruch, W... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par florencemullot, le 08 octobre 2013

    florencemullot
    J'ai eu beaucoup de mal à accrocher à ce troisième tome. le second, La tour des anges, n'avait pas non plus été une lecture évidente, mais Le miroir d'ambre… Je vais peut-être faire hérisser le poils de certains fans, mais je trouve qu'une très grande partie du roman est totalement superflue. Les descriptions de paysages à n'en plus finir, tous les passages sur Mary et le monde des Mulefas… Certes, ce dernier monde a son importance à un moment donné, mais je trouve qu'à de nombreuses reprises, la découverte des coutumes et de la façon de vivre des Mulefas alourdissaient énormément le récit. C'est dommage, car au final, il n'y a que le dernier tiers du roman qui a su me captiver. Après avoir beaucoup aimé le premier tome et eu des difficultés avec le second, je ne sais pas trop quoi penser de cette trilogie qui a pourtant de si élogieuses critiques. Je sais qu'un roman ne peut pas plaire à tout le monde, mais j'aurais aimé ressentir le même plaisir que les lectuers qui sont fans de la trilogie de Philip Pullman. C'est d'autant plus, rageant, car j'aime beaucoup cet auteur (je suis fan de Sally Lockhart notamment)… et j'ai l'impression d'être un peu passée à côté du roman.
    L'histoire met donc, à mon goût, beaucoup trop de temps à se mettre ne place. Je n'aime pas faire cela d'habitude, mais j'avoue que j'ai lu en diagonale une bonne partie du roman… laissant de côté la plupart des descriptions notamment. Et pourtant, il se passe tellement de choses ! Nous découvrons de nouveaux mondes, des personnages aussi extraordinaires les uns que les autres, tout se met enfin en place pour le « combat » final, nos questions nombreuses trouvent leurs réponses... Mais, j'ai cette impression, à certains moments, que l'auteur n'a pas été au bout de certaines choses. Je pense aux plans prévus par Lord Asriel, par exemple. Il n'y a pas eu de vraie fin à cette épopée pourtant titanesque. Il en est de même de son attitude envers sa fille, et de son changement de comportement à certains moments. Aime-t-il vraiment Lyra ? Son comportement est tellement aléatoire à ce niveau-là qu'il est difficile de se faire une véritable opinion, sauf peut-être à la fin… Mme Coulter en est de même. Son changement brutal est presque irréel, on a l'impression d'avoir seulement glissé sur ce personnage sans apprendre qui elle était réellement. C'est assez frustrant. L'Autorité est aussi une source de perplexité pour moi. J'aurais presque envie de dire : « tout ça pour ça »…
    Mais fort heureusement, Will et Lyra sauvent ce troisième tome. Ils le portent même à bout de bras. le rendant fort et passionnant à certains moments. Leurs combats incessants en font des héros parfaits, fragiles et courageux à la fois, apeurés mais téméraires, et croyant en leurs actions malgré le fait qu'ils ne savent pas réellement où ils vont. Ce que je regrette vraiment, ce sont les tragédies qui semblent les ensevelir petit à petit. C'est toujours très triste de voir des personnages qu'on aime souffrir de la sorte. Car oui, Lyra est réellement devenu un personnage que j'apprécie beaucoup. Elle a tellement mûri et évolué durant ce dernier tome que c'en est bluffant. Quant à Will, il m'avait impressionné dans le second tome et il n'a pas cessé de poursuivre son ascension dans le troisième.
    Philip Pullman nous offre une fin complexe (peut-être un peu trop pour le coup) mais avec un style toujours aussi agréable à lire. Son apologie de la laïcité était une bouffée d'air et je trouve toujours aussi audacieux d'avoir choisi un tel sujet pour de la littérature jeunesse. Cependant, ce qui aurait pu être un parti pris réussi ne me semble être au final qu'une « intrigue » de second plan. Il n'en reste pas moins que les messages véhiculés par l'auteur (en plus de la laïcité) sont une très bonne chose, sans être apportés de façon moralisatrice : le don de soi, l'amitié, le fait de vouloir être mettre de ses actions et vouloir aussi réparer ce que l'on a pu faire de mal, la témérité, l'acceptation… Il y en a tellement qu'il est difficile de faire une liste. Mais ce que je retiendrais de cette trilogie, c'est justement le fait que l'histoire apporte beaucoup à son lecteur, et que malgré son côté dramatique, il permet de réfléchir et de s'évader en même temps.
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    • Livres 2.00/5
    Par Ellane92, le 19 décembre 2013

    Ellane92
    A la fin du second tome d'A la croisée des mondes, une guerre se préparait : d'un côté, l'Autorité, ordre représenté par l'Eglise, et de l'autre, Lord Asriel, qui réunit ses forces pour le combat qui aura des répercussions sur tous les univers. Et au milieu se trouvent deux enfants : Will, le porteur du couteau subtil, qui permet de créer des ouvertures vers les autres mondes, et Lyra, dont le destin déterminera l'avenir des mondes.
    A la fin du second tome donc, la bataille fait rage, et Will et Lyra sont séparés. C'est Mme Coulter, sa mère, qui retient Lyra prisonnière dans les limbes du sommeil en lui faisant boire différentes drogues. C'est sans doute pourquoi Will, malgré les avertissements et les demandes pressantes pour rejoindre Lord Asriel des deux Anges qui l'accompagnent, décide avant toute chose de la rejoindre et de la délivrer.
    Ce dernier tome de la trilogie présente des longueurs par rapport aux deux autres (notamment la libération de Lyra au début, m'a paru sans fin !). J'ai trouvé ce tome encore plus sombre, cruel, morbide que le précédent. Une bonne moitié du livre (dans mes souvenirs) ne parle que de mort, de tortures, de cruautés, de souffrance éternelle, etc. Et c'est d'autant plus troublant que les derniers chapitres sont très fleur bleue ! Plus encore que les précédents, ce tome n'est pas à remettre entre toutes les mains (notamment celles des plus jeunes !).
    Voilà, j'ai fini la trilogie d'A la croisée des mondes et j'en ressors un bilan mitigé ; Pullman nous livre une nouvelle version du jardin d'Eden et de la chute de l'homme (enfin de la femme) avec une sorte de leitmotiv du genre : « pour vivre heureux, vivons sans dieu : c'est l'interdit qui crée le malheur des hommes ». du coup, on a un peu l'impression que l'auteur fait le procès des valeurs qu'on essaie d'inculquer à nos chères têtes blondes en valorisant l'impatience, l'impétuosité (au détriment de la réflexion sur les conséquence d'une action par exemple), le mensonge, l'espionnage des adultes…. Les postulats de Pullman sur l'église et la religion me paraissent caricaturaux et m'ont franchement agacée au fur et à mesure de l'accroissement de leur importance dans l'avancée de l'histoire. J'ai eu du mal à trouver sympathique les personnages principaux, et les personnages secondaires sont trop peu exploités (je trouve toujours Mme Coulter intéressante !).
    Ceci dit, sur l'ensemble de la trilogie, Pullman a le mérite de créer un (enfin, plusieurs) monde cohérent avec ses propres règles, avec une intrigue mystérieuse qui trouve ses réponses à la fin du troisième tome, le tout avec une écriture plutôt agréable et un rythme assez fluide (même si…).
    Un univers à découvrir, si l'on a rien de mieux à faire !
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    • Livres 5.00/5
    Par iarsenea, le 27 novembre 2011

    iarsenea
    J'ai terminé le deuxième tome de la série À la croisée des mondes sur une note très positive. J'étais dans un état d'admiration totale de l'oeuvre de Philip Pullman. Pourtant, je ne lui faisais pas encore entièrement confiance. J'avais encore peur d'être déçue ou de me lasser de l'histoire en lisant le dernier tome, beaucoup plus étoffé que les deux autres. J'ai quand même commencé tout de suite le dernier tome, puisque je lis la série pour une lecture commune sur Livr@ddict. Et rapidement, avant même le quart du dernier tome, j'ai laissé mes soupçons de côté. L'oeuvre de Pullman est belle et bien magistrale, et il n'avait clairement pas l'intention de nous laisser sombrer dans l'ennui.
    En effet, dans ce dernier volet de la trilogie, un événement n'attend pas l'autre. Une surprise n'attend pas l'autre non plus. Suite aux deux premiers volets, j'avais aussi de nombreuses interrogations qui ont toutes été répondues dans les derniers chapitres. Notamment, j'étais réellement curieuse de connaître l'aspect final du daemon de Lyra. Ce n'est peut-être qu'un infime détail, mais depuis les tout débuts de la série je me questionnais à ce sujet et je craignais que l'auteur n'omette de répondre à cette question. Mais non ! Pullman n'a rien oublié, rien du tout !
    De plus, au cours de ma lecture du troisième tome, mon coeur a battu encore plus rapidement que dans les deux premiers tomes, au rythme de l'action et du suspense omniprésents. Vers les trois quarts de l'histoire, à la fin de chaque chapitre je me disais que l'histoire aurait pu s'arrêter là et que j'aurais été satisfaite. Je me demandais toujours ce qu'il pouvait bien y avoir à ajouter. Et à chaque chapitre, j'étais toujours surprise de constater à quel point au contraire tant de choses restaient encore à dire, et des choses qui n'étaient pas superflues en plus !
    Franchement, j'ai été éblouie par la qualité de Le miroir d'ambre. À la croisée des mondes est une trilogie qui, même si elle est classée jeunesse, fait et fera les délices de plusieurs adultes.
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  • Par Taylor, le 24 juillet 2012

    Taylor
    C'est avec une certaine tristesse que j'ai refermé ce livre, tristesse car j'ai quitté des compagnons qui m'ont tenu accompagnée pendant une semaine.
    L'histoire arrive à son apogée : Lyra et Will vont devoir affronter ensemble mille dangers, comme d'aller au royaume des morts, ils vont connaitre la douleur physique et psychologique (que je me suis sentie mal à ce passage).
    On retrouve quasiment tous les personnages du premier tome, ils vont devoir jeter leur force dans la bataille.
    Tout le long de la série, j'ai eu beaucoup de mal à cerner Madame Coulter mais aussi et surtout Lord Asriel, je ne savais pas trop de quel côté ils étaient. Ils vont le montrer d'une manière très noble.
    Je disais que Iorek Byrnison, l'ours en armure, avait des côtés humains dans « les royaumes du Nord » c'est encore plus vrai dans celui-ci.
    Séparation, retrouvailles, choix de vie, telles sont les maitres mots de ce troisième opus qui tient toutes ses promesses et donne un point final digne de ce nom à cette série.
    Je trouve que cette série par certains côtés est un peu dure pour un public très jeune mais cela reste mon sentiment et peut être que les plus jeunes ont une autre lecture que la mienne.
    Voilà je suis conquise par les personnages et l'univers de Philipp Pullman. Un beau coup de cœur.
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    • Livres 4.00/5
    Par Philemont, le 16 janvier 2013

    Philemont
    Le miroir d'ambre est la suite directe de La tour des anges. Je ne pense d'ailleurs pas que l'on puisse lire ce dernier sans celui qui nous intéresse ici. du coup, les volumes 2 et 3 d'A la croisée des mondes sont très proches, du point de vue de l'intrigue, comme de celui du ton.
    Je ne dirais donc que quelques mots sur le dénouement de l'histoire. D'abord, ce dénouement est tout sauf cousu de fils blancs. Ensuite, et comme cela été subodoré dans les deux précédents volumes, Le miroir d'ambre est un plaidoyer contre la vision orthodoxe du péché originel.
    L'orthodoxie évoquée ici est celle de TOUTES les religions, pour lesquelles Eve est à l'origine d'une régression en ayant croqué la pomme. Philip Pullman s'insurge contre cela et nous crie haut et fort que le péché originel était une bonne chose, le premier pas vers la sagesse et la connaissance. Cette opinion prend finalement tout son sens dans les dernières pages du roman, quand Lyra aspire à la République des Cieux, une République empreinte de tolérance et de bonté.
    Pour cela j'imagine sans peine que Philip Pullman a eu quelques soucis avec les religieux de tout bords. Mais cela ne fait qu'étayer une autre branche de sa thèse : toute Église est politique, donc relative au pouvoir des uns sur les autres, et non dédiée à l'Amour comme c'était le cas originellement, et comme cela n'aurait jamais dû changer.
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Citations et extraits

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  • Par Dionysos89, le 03 novembre 2012

    Le premier oiseau venait d'atteindre le rivage ; il fonça directement vers le prêtre, avec une sorte de dandinement grotesque, poussant de petits sifflements menaçants et donnant des coups de becs dans le vide. Ses dents ressemblaient à une rangée de crocs incurvés et aiguisés.
    Le père Gomez se trouvait à une centaine de mètres du bord de l'eau, sur un petit promontoire herbeux. Il eut le temps de poser son sac à dos, de sortir son fusil, de le charger, de viser et de tirer.
    La tête de l'oiseau explosa dans un nuage rouge et blanc, et la créature continua à vaciller pendant plusieurs mètres, avant de basculer et de s'effondrer vers l'avant. Elle mit encore une minute à mourir ; ses pattes s'agitèrent, elle battit des ailes et tourna plusieurs fois sur elle-même en dessinant un cercle sanglant dans le sable, puis elle s'immobilisa définitivement.
    Ses congénères s'étaient arrêtés dès que le premier oiseau était tombé, et ils regardaient fixement sa dépouille ; ils regardaient l'homme également. Il y avait dans leurs regards une intelligence pleine de férocité. Leurs regards allaient de l'homme à l'oiseau mort, de l'oiseau mort à l'arme, et de l'arme au visage de l'homme.
    Le père Gomez épaula son fusil. Les créatures réagirent immédiatement : elles reculèrent de manière pataude en se regroupant. Elles avaient compris.
    C'étaient des créatures racées et puissantes, imposantes, avec un dos large, des sortes de bateaux vivants en fait. Si elles savaient ce qu'était la mort, se disait le père Gomez, et si elles pouvaient faire le rapprochement entre la mort et lui, ce serait le point de départ d'une compréhension mutuelle et fructueuse. Une fois qu'elles auraient appris à le craindre, elles feraient exactement ce qu'il voudrait.
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  • Par Dionysos89, le 01 novembre 2012

    Atal et Mary étaient parties pêcher ce jour-là, mais la marée était basse et les poissons avaient dû filer ailleurs. Elles abandonnèrent donc le filet dans l'eau et allèrent s'asseoir sur la rive, dans l'herbe, pour discuter, jusqu'à ce que Mary aperçoive cette branche à la surface lisse et blanche. A l'aide de la loupe, elle grava un dessein (une simple marguerite) dans le bois, pour le plus grand plaisir d'Atal. Mais, alors que le mince filet de fumée montait de l'endroit où les rayons de soleil concentrés frappaient le bois, elle se dit : « Si cette branche se fossilisait et si dans dix millions d'années un scientifique la découvrait, on trouverait encore des Ombres tout autour, car je l'ai manipulée. »

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  • Par Dionysos89, le 25 septembre 2012

    Il enfonça la lame et constata qu'il avait deviné juste. La vibration signifiait que le sol du monde dans lequel il ouvrait une fenêtre se trouvait au même niveau que celui dans lequel il était. C'est ainsi que Will se retrouva en train de contempler une grande prairie verte sous un ciel plombé, où un troupeau de bêtes paissait paisiblement. Il n'avait encore jamais vu de tels animaux : de la taille d'un bison, ces étranges créatures avaient de longues cornes, une fourrure bleue hirsute et une crête de poils raides sur le dos.

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  • Par florencemullot, le 10 octobre 2013

    - L’idée de l’oubli éternel m’est insupportable, Asriel, ajouta-t-elle. Tout plutôt que ça. Je pensais que la douleur serait la pire des choses, être torturée éternellement… Je croyais qu’il n’y avait rien de pire… Mais, tant qu’on reste conscient, c’est un moindre mal, non ? C’est mieux que de ne plus rien sentir et de s’enfoncer simplement dans l’obscurité, alors que tout disparaît pour toujours ?
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  • Par Well-read-kid, le 07 mars 2010

    Ils n'osaient plus se regarder, ils étaient désorientés et ivres de bonheur. Tels deux papillons de nuit qui se heurtent maladroitement, avec la même légèreté, leurs lèvres entrèrent en contact.

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