C'est pleine d'impatience et de joie anticipée que je me suis plongée dans ce dernier tome de la trilogie pour être finalement assez déçue. le style de
Philip Pullman et toujours aussi plaisant et ses personnages attachants, mais du côté de l'intrigue, j'ai eu beaucoup, beaucoup plus de mal.
Comme je le pressentais, en fin de tome 2, on est bien en pleine Apocalypse. En son sens premier : grand bouleversements et catastrophes, mais surtout grandes révélations qui changeront le monde pour toujours. Il y a là, un excellent travail et une réflexion très poussée sur les textes et traditions bibliques.
Du côté des personnages, j'ai retrouvé avec grand plaisir Iorek Byrninson, Mary Malone, Lyra et Will. En revanche, nos deux grands méchants, m'ont plutôt déçue : Mrs Coulter m'a ici beaucoup plus souvent agacée qu'angoissée et Lord Asriel n'a pas été du tout assez développé à mon goût. Je l'avais déjà remarqué dans les tomes précédents et j'espérais enfin en apprendre d'avantage sur lui, mais ce ne fut pas le cas. Parmi les nouveaux arrivants, j'ai beaucoup aimé les Gallivespiens et leur évolution. Horripilants aux débuts, ils deviennent peu à peu attachants. Quant aux Mulefas, ils sont vraiment fascinants et constituent le meilleur souvenir que je garderai de ce tome.
De même, j'espérais vraiment en savoir d'avantage sur la Poussière, son origine, son mode de fonctionnement, mais tout cela n'est finalement pas approfondi, tout comme d'autres faits également intéressants, alors que d'autres passages, insignifiants à mon goût sont bien plus développés. D'ailleurs, de façon générale, j'ai trouvé ce tome assez brouillon, avec ses changements de points de vue trop fréquents (on se perd entre les mondes, on n'a pas le temps d'en apprendre assez que l'on part déjà) et ses longueurs trop nombreuses, surtout au début : il faut attendre pratiquement 150 pages pour qu'il se passe enfin quelque chose !
Le dénouement m'a également déçue : je ne craignais qu'une chose : qu'il se passe…ce qui se passe. J'ai trouvé ça niais, faux et je n'ai pas été touchée un seul instant. de même au lieu d'une fin immédiate, j'aurais appréciée une ellipse de quelques années.
Enfin, j'ai été agacée par le choix fait par les deux héros au sujet de la mort. S'il y a bien une chose dont j'a horreur c'est la fuite, le refus d'assumer ce qui est inévitable. La mort fait partie de notre condition d'êtres vivants ; à quoi bon la refuser ? ! de même la critique de l'Eglise que je trouvais intéressante dans les deux précédents tomes, a viré à l'acharnement pur et dur, injustifié, irréfléchi et borné, l'auteur nous resservant toujours les mêmes lieux communs. C'est épuisant et agaçant, quelque soit la position que l'on tient.
Cependant, je dois avouer que j'ai tout de même été captivée par ma lecture, tournant les pages avidement, histoire de savoir comment tout cela allait bien pouvoir se finir, et la trilogie me laissera dans l'ensemble un excellent souvenir.
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