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Critiques sur Contre-jour (7)


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    • Livres 2.00/5
    Par sentinelle le 27/10/2008


    Cet auteur est considéré comme un des plus grands romanciers américains de son temps, rien de moins. Réputé pour son érudition et sa complexité narrative, encensé par les critiques, je ne pouvais qu'être tentée d'y voir d'un peu plus près, d'autant plus que son dernier roman vient de paraître dans la foulée de la rentrée littéraire : « Contre-jour », un pavé de 1200 pages. Décidément, la démesure semble être une marque de fabrique chez Pynchon.

    Et bien mon incursion dans son grand œuvre n'aurait été que de courte durée : j'abandonne après 150 pages à peine. Trop c'est trop ! Trop de personnages, trop de sujets engagés, trop de contrées survolées, ce n'est plus foisonnant, c'est tout simplement brouillon et inutilement bavard. le magazine littéraire « Lire » dit de lui qu'il a inventé un nouveau genre : la littérature de l'épuisement. Je cite « un pot-pourri d'espionnage et de polar, de roman historique et de road movie, de pastiches et de satires, de folklore populaire, de sociologie, d'embardée érudites, de gaudrioles, d'hommages au rock et à la contre-culture californienne, le tout arrosé par un incontrôlable déluge de références scientifiques très pointues – astronomie, maths, cybernétique, physique. » Quant à moi, pour faire court, je dirai simplement un récit parfois aussi illisible que difficilement digeste. Je ne doute pas que ce roman cache quelques merveilleuses pépites dans tout ce foisonnement littéraire, mais le prix à payer pour les débusquer me semble trop cher payé.

    Il m'est également arrivé de lire des passages absolument incompréhensibles. Pas que cela m'irrite outre mesure de reconnaître mes limites à ce niveau – je ne suis ni astronome, ni ingénieur, ni physicien, ni… enfin bref, rien de tout cela (la liste à énumérer serait vraiment trop longue), mais j'avais comme l'impression que l'auteur obscurcissait volontairement certains passages pour démontrer je ne sais quelle érudition. le pire est que le recours d'un dictionnaire ne m'aurait été d'aucune utilité, car outre l'emploi de notions incompréhensibles, les tournures de phrases alambiquées l'étaient tout autant.

    J'ai donc pris la décision d'abandonner ce roman, ne voyant pas trop l'intérêt de poursuivre ce genre de lecture sur 1200 pages. Une question demeure toutefois : où se situe la littérature - telle que je la conçois - dans ce grand joyeux foutoir ?

    Alors Pynchon, tout simplement génial ou un imposteur de haut vol ?
    Que ceux qui auront la pugnacité d'aller jusqu'au bout de « Contre-jour » n'hésitent pas à se prononcer, je les attends avec impatience, histoire de savoir si cela aurait valu la peine de poursuivre malgré tout ma lecture.


    Lien : http://livresque-sentinelle.over-blog.com/article-24141098.html

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 1.00/5
    Par BVIALLET le 20/04/2012


    L'action débute au moment de l'Exposition Universelle à Chicago en 1893 et s'achève au lendemain de la Première Guerre Mondiale. Elle démarre dans le Grand Ouest américain par des histoires d'anarchistes poseurs de bombes, se poursuit du côté de Venise au tournant du siècle puis se déplace au Mexique en proie à la Révolution et finit par se perdre dans l'Orient lointain… Un ploutocrate richissime, Scarsdale Vibe, fait exécuter Webb, un mineur anarcho-syndicaliste. Les enfants de celui-ci n'auront de cesse de vouloir le venger. Autour de ce noyau central, gravite une foule de personnages bariolés et plus ou moins intéressants et s'imbriquent en arborescence totalement loufoque et désordonnée une multitude d'histoires n'ayant pas forcément grand-chose à voir les unes avec les autres. Veillant sur ce petit monde depuis leur ballon dirigeable, les Casse Cou, joyeux aéronautes dignes du Club des Cinq, suivent ces péripéties à la manière d'anges gardiens un peu snobs.
    Cette fresque ambitieuse et déjantée relève de quasiment tous les genres : le roman historique, fantastique, humoristique, picaresque, d'espionnage, d'aventure, le western, etc… C'est un pur OLNI : objet littéraire non identifiable. Pynchon prend un malin plaisir à perdre son lecteur dans un labyrinthe d'historiettes innombrables, lui fait rencontrer une foule de personnages plus ou moins importants ou récurrents. A la longue, cette absence de fil directeur devient un peu lassante, mais possède néanmoins un avantage. On peut abandonner la lecture n'importe où, la reprendre ailleurs, sauter les descriptions, lire en diagonale et même repartir en arrière, vu que les histoires sont sans suite et souvent sans lien et que les personnages entrent, sortent, disparaissent à jamais ou reviennent quand on ne les attend plus. Cette épopée déjantée aurait pu relever du chef d'œuvre si elle avait été bien écrite et bien traduite. Mais il ne semble pas que ce soit le cas.
    Juste un énorme pavé (1207 pages) décevant, épuisant et indigeste…


    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



  • Par gilles3822 le 18/02/2010


    Livre fleuve, protéiforme que j'ai abordé, comme les autres romans de Pynchon, avec humilité et gourmandise.
    Je me suis arrêté à la page 450 en Octobre 2009.
    Après avoir lu Underworld USA d'Ellroy, je me sens d'attaque pour reprendre l'ascension.
    En y réfléchissant, la lecture du Seigneur des Anneaux fut un grand moment, très longtemps avant la trilogie cinématographique.
    Adapté Pynchon au cinéma serait un défi intéressant et...foisonnant.
    J'en reparle, une fois arrivé au sommet

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 1.00/5
    Par fredlem2 le 22/05/2009


    c'est trop fort pour moi

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



  • Par annie le 07/08/2008


    Le nouveau roman de Thomas Pynchon était attendu depuis de nombreuses années par ses fans, sa traduction a mis plus de deux ans à arriver jusqu'aux librairies françaises.
    Normal donc que l'auteur de Contre-jour décroche une fracassante première place des auteurs les plus attendus par les lecteurs de ce site.
    L'ouvrage étant d'une ampleur inhabituelle (près de 1300 pages) et recelant encore pas mal de mystère, un petit résumé s'impose :« Avec ce roman planétaire et foisonnant qui débute par l'Exposition universelle de Chicago, en 1893, pour s'achever au lendemain de la Première Guerre mondiale, à Paris, Pynchon réussit son œuvre la plus ambitieuse et la plus émouvante.
    Au cœur du livre, la famille Traverse : Webb, mineur et as de la dynamite, exécuté sur ordre du ploutocrate Scarsdale Vibe ; ses enfants, tous hantés par la mort de leur père, certains bien décidés à le venger, d'autres déjà avalés par les contradictions du siècle naissant.
    Et gravitant autour d'eux, tels des astres égarés, quelques figures hautes en couleur, qui toutes ont un compte à régler avec le pouvoir.
    Veillant sur ce « petit monde », quelque part dans les airs : les Casse-Cou, bande de joyeux aéronautes qui, avec le lecteur, suivent non sans inquiétude la lente montée des périls. »
    Traduit de l'Anglais (Etats-Unis) par Claro, Editions du Seuil, 1280 pages, 35 €. Parution le 4 septembre.

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Fisheye le 02/08/2011


    A roman fleuve, courte critique : just jump !

    Bien sûr, on n'y comprend rien, bien sûr il y a trop de personnages, trop de péripéties, trop de décors, trop de mots, trop de non-dits… mais comme dans la vie !
    C'est une urgence, avant que l'ennui n'ait raison de nous : il faut plonger dans cette rivière si froide et si chaude, si transparente et si boueuse, si calme et si impétueuse, si longue et pourtant déjà arrivée à la mer : à nous de devenir des bateaux ivres, enfin !

    Que vous n'en lisiez que 50 pages par ci par là ou trois fois de suite les 1200 que compte ce pavé dans la mare, que vous ayez envie d'embrasser Thomas avec la langue après ça, ou de le gifler avec des bagues rouillées à chaque doigt, une seule chose ne serait pas de l'ordre du raisonnable : que vous ne vous y frottiez pas, pour voir ! Tour à tour ironique, tendre, savant, époustouflant, sincère, politique, mystique, clair, obscur, poétique, délirant, explosif, lyrique, contemplatif, émouvant, horripilant, il n'y a bien qu'une corde que ce salaud de Pynchon n'aie pas à son arc : celle de la nonchalance blasée. Quel que soit le combat, semble crier sotto voce tous les fils tressés ici, l'important est de se battre, puisque de toute façon nous ne pouvons pas gagner. Au moins nous serons mort le poing levé !

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par MarcBibliotheca le 19/09/2011


    Roman vertigineux de près de 1500 pages à l'écriture dense, Contre-jour de l'écrivain américain Thomas Pynchon, émerveille par son foisonnement d'histoires et impressionne à tout moment par ses incroyables qualités,...
    ...
    Article complet : Cliquez sur le lien ci-dessous !!!


    Lien : http://www.bibliotheca.be/archive/2011/09/19/contre-jour-against-the..

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