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Critiques sur Vente à la criée du lot 49 (5)


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    • Livres 4.00/5
    Par darkon31 le 06/02/2011


    Thomas Pynchon met le texte en abîme, parle des mots, de la métaphore de la réalité qui est peut être la seule vraie réalité. Avec le délire aussi qui guette tous ses personnages. Même (surtout) les psychiatres. Il faut accepter de décoller dans une autre dimension, s'arracher du plancher des vaches pour voler dans le nuage éthéré de la sur-réalité. C'est parfois poétique, parfois drôle. Mais il y a d'abord cette étrange soif de vie et d'amour qui nous relie tous, par-delà le néant. Un livre très positif et qui donne la pêche !

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



  • Par systool le 27/08/2010


    Si on souhaitait forcer quelque peu le trait, on pourrait dire que le titre Vente à la criée du lot 49 est l'élément le moins bizarre du deuxième roman de Thomas Pynchon, auteur américain dont le talent est inversement proportionnel à la prolixité (à peine 6 romans en 40 ans, dont le dernier, Against the Day, paraît en 2006). On suit Oedipa Maas, une jeune californienne devenue l'exécutrice testamentaire d'un certain Pierce Inverarity, riche agent immobilier fraichement disparu et dont elle fut l'amante durant une brève période. Accompagnée par le co-exécuteur du testament, Metzger, Oedipa va rencontrer une kyrielle de personnages abracadabrant(esque)s et découvrir un réseau postal occulte, W.A.S.T.E., censé concurrencer le service officiel des postes, Thurn and Taxis. Reconnaissable par son blason représentant un cor avec une sourdine...

    la suite sur le blog


    Lien : http://www.gueusif.com/article-15047945.html

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



  • Par desertisland le 29/10/2007


    C'est le plus court Pynchon, le plus drôle et le plus prenant. L'histoire c'est une femme qui hérite d'une collection de timbres qui révèle l'existence d'un réseau postal parallèle depuis la nuit des temps, c'est un livre paranoïaque et assez halluciné.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



  • Par Henriette le 06/08/2011


    Probablement plein de qualités littéraires, mais le style sur-alambiqué m'a trop agacée pour que je poursuive au delà des cent premières pages. C'est dommage, l'histoire en elle même était intéressante et originale...

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



  • Par keisha le 17/10/2010


    "Un après-midi d'été, Mrs Oedipa Maas rentra d'une réunion Tupperware où l'hôtesse avait peut-être mis trop de kirsch dans sa fondue pour découvrir qu'elle, Oedipa, venait d'être nommée exécuteur testamentaire, ou plutôt exécutrice, se dit-elle, d'un certain Pierce Inverarity, magnat californien de l'immobilier " et accessoirement un de ses anciens amants connu avant son mariage avec Wendell "Mucho" Maas.

    Prévenue par une lettre d'un certain Metzger, elle file à San Narciso, voit arriver Metzger dans sa chambre d'hôtel, alors que la télévision diffuse un vieux film où jouait Metzger qand il était gamin. Une histoire avec le gamin, donc, son père et un chien. Dans un sous-marin. S'ensuit une partie de strip-tease Botticelli (ne me demandez pas ce que c'est).

    A ce moment là, c'est déjà bien secoué-givré comme histoire...



    Plus tard Oedipa assiste à une pièce élisabéthaine intitulée The courier's Tragedy (la description détaillée des actes de la pièce est un sommet de dinguerie), elle découvre qu'il existe plusieurs versions, dont une qui évoque Trystero.

    "Trystero s'était opposé en Europe au système postal de Thurn and Taxis; son symbole était un cor de poste avec une sourdine; à une certaine date avant 1853, il apparaît en Amérique et lutte contre le Pony Express et la Wells Fargo, soit sous l'aspect d'outlaws en noir, ou bien déguisés en indiens; il survit en Californie, comme un moyen de communication avec les minorités sexuelles, les inventeurs qui (...), et peut être bien son mari..."

    Oedipa poursuit l'enquête, trouve que tout est lié, trop peut être même... "Ou bien Trystero existait concrètement, ou bien c'était un fantasme d'Oedipa." Est-ce une machination de Pierce? De son mari? Elle qui devient parano? La réalité?

    Elle espère en savoir plus lors de la mise aux enchères du fameux lot 49, lot de faux timbres avec en particulier le cor de chasse à sourdine.





    Je me devais de découvrir Pynchon, mystérieux auteur qui refuse d'être connu (il existe une vieille photo floue) et a écrit peu de romans, et particulièrement ce titre dont s'est inspiré l'éditeur le cherche midi pour nommer sa collection où paraissent des auteurs parfois bien denses, c'est le moins que l'on puisse dire.





    J'ignore si j'ai choisi le plus facile, en tout cas c'est le plus court, 200 pages de tourbillon burlesque et désorientant, où l'on suit sans difficulté insurmontable Oedipa dans ses pérégrinations et ses découvertes bourrées de coïncidences, ses rencontres déconcertantes. Ça part dans tous les sens, on croit tenir un bout logique, il s'évanouit, mais malgré tout on s'accroche. Comme en plus c'est souvent drôle, pourquoi pas? Tout est lié, on veut comprendre, quelle est cette mystérieuse organisation WASTE (We Await Silent tristero's Empire) ?



    Ce qui est sûr, c'est que je vais me lancer dans un autre roman de l'auteur, au moins avec lui on n'est pas dans des sentiers battus bien pépères...



    Un passage, pour une idée du style...



    "Que restait-il à hériter? Cette Amérique qui se trouvait codée dans le testament d'Inverarity, à qui appartenait-elle? Elle pensa à des wagons de marchandises immobilisés, où les gosses assis par terre, heureux comme Baptiste, chantaient en coeur le refrain des chansons que leur mère écoutait sur son transistor; à d'autres squatters, dressant des tentes derrière les vastes réclames le long des autoroutes, ou bien endormis dans les cimetières de voitures, à l'abri dans des carcasses de vieilles Plymouth, ou même qui n'hésitaient pas à passer la nuit en haut d'un poteau télégraphique dans les tentes qu'y installent les poseurs de ligne, comme des chenilles dans leurs cocons, à se balancer dans une toile d'araignée de fils téléphoniques, au sein d'un écheveau de fils de cuivre, celui du miracle séculaire des communications, sans se soucier du voltage qui filait tout au long de ces kilomètres de métal, transportant des milliers de messages à travers la nuit. Elle se souvint de ces errants qu'elle avait écoutés, des Américains qui parlaient la langue avec beaucoup de soin, en érudits, comme des exilés venus d'un autre monde invisible mais qui aurait été le double fantomatique du pays béni où elle vivait. Et ces ombres qui sillonnent les routes, la nuit, et qui surgissent tout à coup dans la lumière des phares, mais ils ne lèvent pas les yeux, et ils sont trop loin d'une ville quelconque pour aller vraiment quelque part."



    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-vente-a-la-criee..

    critique de qualité ? (1 votes positifs)






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