> Fanchita Gonzalez-Batlle (Traducteur)

ISBN : 2757809164
Éditeur : Points (2008)


Note moyenne : 3.62/5 (sur 32 notes) Ajouter à mes livres
Impossible d'étouffer l'affaire : la deuxième victime a été trouvée ce matin, en plein centre-ville. Même mise en scène que pour la première : robe de soie rouge, pieds nus, jupe relevée, pas de sous-vêtement. Le tueur signe son œuvre avec audace et la presse s'en régal... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par MissG, le 12 novembre 2011

    MissG
    Ce livre a été assez déroutant.
    L'auteur y mêle à la fois les coutumes et les traditions chinoises, plante son histoire dans le Shanghai actuel et bâtit son enquête sur un serial killer, thème occidental pour ne pas dire américain et en opposition avec le folklore chinois.
    Les personnages sont eux aussi déroutants, particulièrement l'inspecteur Chen Cao, qui finalement passe les trois quart du livre à travailler sa dissertation suite à la reprise d'études littéraires et qui résout lui-même l'enquête au final, alors qu'il a plutôt délaissé celle-ci pendant quasiment tout le livre.
    Le style d'écriture peut également l'être, non pas dans sa qualité qui est très bonne mais dans le déroulement de l'intrigue qui est tout en retenu et finalement assez long.
    Pendant la première moitié du livre je ne savais pas trop sur quel pied danser, j'hésitais entre la dissertation ou l'enquête policière, un peu comme l'inspecteur Chen finalement. L'auteur a sans doute donné une place trop importante aux études littéraires, au détriment de l'intrigue policière qui apparaît presque au second plan.
    De plus, le récit est ponctué de nombreuses citations de la poésie ou de la philosophie chinoise.
    Quelques fois cela n'apporte pas grand chose à l'histoire, à titre personnel j'ai découvert un peu plus toute l'étendue de la culture chinoise, mais je crois pas que l'on puisse résoudre une enquête par une joute de citations poétiques et/ou philosophiques.
    Par contre pendant la deuxième moitié du livre, l'enquête prend un peu plus de consistance et a fini par m'intéresser.
    Même si j'ai trouvé par moment que la relation entre l'étude de textes par l'inspecteur Chen et le meurtrier était un peu trop grosse je ne peux nier qu'elle a un côté prenant.
    Ce qui est particulièrement intéressant, c'est de revenir sur la période de la Révolution Culturelle. C'est l'un des points forts du livre, avec une immersion dans la Chine actuelle, qui hésite entre socialisme et capitalisme, qui cherche à panser les plaies de la Révolution Culturelle. L'auteur a bien su saisir tout le complexe politique, tout en distillant des informations sur la cuisine chinoise, le mode de vie, les métiers exercés et la façon dont ils sont perçus, la littérature et la poésie.
    Cela a été une lecture enrichissante d'un point de vue culturel.
    Ce qui est à mon avis le point culminant du livre, c'est l'une des dernières scènes : au restaurant, le repas entre l'inspecteur Chen et l'avocat Jia.
    C'est une scène très subtile et qui met en avant tout l'art de l'auteur dans la maîtrise de l'écriture et de son intrigue policière.
    Malgré une légère déception à la lecture de ce livre, je retiens quelques passages forts, une écriture soignée et une bonne maîtrise du genre policier par l'auteur.
    Mais surtout cela a été une lecture très enrichissante d'un point de vue culturel.
    Je pense que ce n'est pas le meilleure livre de l'auteur, aussi ai-je décidé de lire d'autres livres mettant en scène l'inspecteur Chen Cao afin de me former une opinion plus précise sur cet auteur.
    Livre lu dans le cadre du Challenge ABC critiques 2011-2012

    Lien : http://lemondedemissg.blogspot.com/2011/11/de-soie-et-de-sang-de-qiu..
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    • Livres 3.00/5
    Par BMR, le 06 août 2007

    BMR
    Nous sommes depuis longtemps fans et accros des enquêtes de l'inspecteur Chen Cao et des polars shanghaïens de Qiu Xiaolong.
    On s'est donc jeté avec un même enthousiasme sur le dernier épisode : De soie et de sang (le titre original faisant plutôt allusion à la robe rouge traditionnelle, le qipao dont sont habillées les victimes).
    Cette fois, Qiu Xiaolong s'attaque à un serial-killer, chose plutôt inattendue dans le folklore chinois auquel il nous avait accoutumés.
    Est-ce cela qui nous a dérouté ?
    Est-ce un terrain trop balisé par les "américains" du genre ?
    Est-ce le charme de la découverte qui s'émousse et la routine qui s'installe ?
    Quoiqu'il en soit on retrouve la ville de Shanghaï et le décor habituel des romans de Qiu Xiaolong : cuisine chinoise (hmmm la cervelle de singe vivant ...), poésie et littérature, trafics politiques, traumatismes encore vivaces de la Révolution Culturelle et plaies mal refermées, ... mais on n'accroche pas tout à fait à l'intrigue policière, et on peine pendant la première moitié du bouquin à suivre les traces d'un inspecteur Chen qui, comme nous, semble hésiter entre l'enquête et sa dissertation littéraire ...
    Un peu déçus par ce dernier épisode donc, ce billet est l'occasion de vivement vous conseiller de découvrir (si ce n'est déjà fait) Qiu Xiaolong par ses précédents polars, tous excellents et la plupart en format poche.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par zembla, le 20 septembre 2011

    zembla
    Dans la chine contemporaine deux meurtres de femmes ont lieux coup sur coup et porte la même signature. Les victimes sont toutes les deux vêtues d'un quipao (sorte de robe) rouge relevé , sans sous vêtement et les pieds nus. L'inspecteur Chen se retrouve chargé de cette enquête.

    J'ai beaucoup entendu parlé de cet auteur (en bien) et je voulais le découvrir. J'ai pris ce livre au hasard sans savoir que le personnage principal, l'inspecteur Chen, est son héros récurrent et que ce titre n'est pas le premier de la série. Mais ceci ne nuit aucunement a la compréhension du livre. Premier constat : l'intérêt de ce roman ne réside pas dans l'intrigue policière qui est pour le moins assez banal et a un air de déjà vu. Non, l'intérêt principal réside dans le lieu où se déroule cette enquête : la Chine. Une chine communiste qui s'ouvre au libéralisme, une Chine corrompue et qui a du mal a tourner la page de la révolution culturelle. Une chine tiraillé entre le présent et le passé. Autre intérêt : les personnages, d'abord l'inspecteur Chen qui traduit les romans étrangers en chinois et qui veut passer une maîtrise en littérature, ce qui nous change des policiers stéréotypés que l'on voit souvent fleurir dans d'autres polars. Puis son assistant l'inspecteur Yu qui assure l'intérim de Chen et qui essaie de le seconder le mieux possible. Et bien sur cet étrange personnage, Nuage blanc, une ancienne fille de karaoké (hôtesse très accueillante) qui semble éprit de Chen et qui lui sert d'aide dans les lieux underground et clandestins. Dernier point fort de ce livre : une qualité d'écriture que l'on retrouve rarement dans les romans policiers.
    En conclusion, un livre qui m'a plus convaincu par la forme que par le fond mais qui me donne envie de lire les autres titres de cet auteur. Ma note 7.5/10.

    Lien : http://www.desgoutsetdeslivres.fr/
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    • Livres 5.00/5
    Par iti1801, le 17 janvier 2011

    iti1801
    Après avoir lu – pour ne pas dire dévoré – La danseuse de Mao et Mort d'une héroïne rouge, c'est avec plaisir que je me suis plongé dans cette enquête de l'inspecteur Chen. Enquête qu'il refuse d'abord, car notre héros souhaite se consacrer à l'obtention d'un diplôme de littérature – qui est sa véritable passion ; il est devenu policier par « défaut » – et surtout est officiellement sur une autre affaire (des expropriés qui n'entendent pas se laisser faire par des fonctionnaires corrompus et qui pour se faire ont sollicité un avocat star qui monte).
    Comme toujours, le sujet est d'actualité et permet d'appréhender les mutations que connait la Chine actuellement. Mutations qui dépassent l'ancienne génération qui ne reconnaît plus son pays, et parfois regrette les années « révolutionnaires ». Mais surtout Qiu Xiaolong montre à quel point est encore prégnante la présence de Mao et surtout que son « héritage » marque encore les esprits. Ainsi, près de 30 ans après la révolution culturelle, ses séquelles se font toujours sentir…
    Toutefois, la trame principale de ce roman policier reste l'affaire que refuse Chen. On pourrait s'attendre à une investigation banale, de routine et on comprendrait qu'il la délègue à l'inspecteur Yu. Mais il s'agit d'un serial killer qui sévit dans la capitale économique chinoise : des jeunes femmes sont retrouvées mortes, sans avoir été violées, simplement vêtues d'un qipao (qui donne son titre au roman dans la version originale : Red Mandarin Dress, et qu'on aurait été inspiré de garder) déchiré, laissant découvrir le bas ventre…. Et cela ne doit pas se savoir, car officiellement une telle déviance ne peut exister dans la République populaire… C'est donc un sujet extrêmement sensible et on comprend mieux pourquoi ses supérieurs auraient préféré voir l'inspecteur Chen s'y consacrer.
    (...)

    Lien : http://www.iti1801.net/blog/2011/01/17/de-soie-et-de-sang/
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    • Livres 4.00/5
    Par les-bibliotheques-valentinoises, le 22 avril 2009

    les-bibliotheques-valentinoises
    C'est la cinquième aventure de l'inspecteur principal Chen à Shanghai. Il est confronté à un tueur en série qui assassine des jeunes femmes, toutes habillées d'un qipao rouge. Cette robe, dont la coupe est aujourd'hui très répandue, est un ancien costume traditionnel qui fut récupéré ensuite par les bourgeois dans les années 30. Que représente-t-elle pour le tueur ? Un symbole contre-révolutionnaire, un fantasme, un souvenir ? L'inspecteur Chen devra remonter dans le passé pour le découvrir.
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Citations et extraits

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  • Par Myrinna, le 10 avril 2012

    « Quand vous étiez enfermé au fond du local du comité de quartier, votre mère est allée voir le camarade Fan. Elle se faisait un sang d’encre à votre sujet. Désespérée, elle lui a dit qu’elle ferait n’importe quoi pour vous. Le camarade a compris ce qu’elle voulait dire mais il a refusé en disant que Tian était le seul à pouvoir vous libérer.
    A son grand regret, elle a pris son conseil u pied de la lettre. Fan n’a pas douté un instant que c’était pour cette raison qu’elle se trouvait avec Tian cet après-midi-là.
    Elle a fait tout ça pour vous. »
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  • Par crapette, le 05 mai 2012

    Encore une caractéristique du socialisme à la chinoise. Le socialisme doit toujours être mis en avant, comme une pancarte de tête de mouton derrière laquelle on vend de la viande de chien ou de chat à tout -va. (p.98)
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  • Par MissG, le 13 novembre 2011

    Encore une citation de poème Tang, dont le début dit : Combien de fois ai-je été abandonnée par ce marchand affairé de Qutang depuis que je l'ai épousé !
    Une citation surprenante d'à-propos et d'autodénigrement qui laissait entendre que son mari était un homme très pris et insensible.
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  • Par MissG, le 13 novembre 2011

    Dans un conte du juge Bao, de la dynastie des Song, un criminel passait aux aveux sous l'effet du choc provoqué par l'apparition d'une femme assassinée. A cette époque-là, les gens étaient encore très superstitieux et la colère d'un fantôme les terrorisait.
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  • Par iti1801, le 15 janvier 2011

    Tout comme, de nos jours, si vous croyez que le fondement matérialiste est essentiel à toute superstructure – avec l’amour passion comme une potiche décorative sur la cheminée –, alors les petites annonces dans les journaux qui cherchent des millionnaires ne vous surprendront pas. C’est un effet du socialisme à la chinoise.
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Video de Xiaolong Qiu

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Qiu Xiaolong : Encres de Chine
Dernière émission spéciale présentée depuis la ville de Shanghaï, à l'occasion de l'année de la Chine en France et du salon du livre qui se tient en ce moment à Paris, avec comme invité d'honneur la Chine.Olivier BARROT est toujours à Shanghaï, rues de célébrités culturelles . Il nous présente et lit quelques lignes du livre de Qiu XIAOLONG " Encres de Chine "Plans d'un calligraphe...








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