> Fanchita Gonzalez-Batlle (Traducteur)

ISBN : 2757813331
Éditeur : Points (2009)


Note moyenne : 3.52/5 (sur 31 notes) Ajouter à mes livres
L’enquête qui attend l’inspecteur principal Chen sera certainement la plus délicate de sa carrière. Elle a pour objet… le Président Mao. Ou plutôt la petite fille de sa « partenaire de danse » à Shanghai, une ancienne actrice. La jeune fille est soupçonnée d’être en pos... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Eric75019, le 22 août 2011

    Eric75019
    Une « danseuse », c'est bien une maîtresse (plus ou moins officielle) entretenue par un nanti, un bourgeois ou un personnage de haut rang, et pas seulement une personne de sexe féminin qui pratique la danse ! La danseuse a donc d'autres talents… et c'est donc bien de cela qu'il s'agit ici, la particularité étant que le personnage de haut rang est Mao Zedong en personne !
    Nous retrouvons l'inspecteur principal Chen Cao, élément appliqué et carriériste de la police de Shanghai, toujours aussi lucide sur de degré de confiance qu'il convient d'accorder aux autorités politiques de son pays. Chen comprend qu'il doit une fois de plus faire preuve d'une extrême prudence dans le déroulement de sa nouvelle mission, quand bien même elle lui a été directement assignée par le ministre de la Sécurité publique en exercice. Il est question de retrouver des documents ou objets (personne de sait trop en réalité de quoi il s'agit), qui seraient susceptibles de ternir l'image ou de compromettre la réputation du Grand Timonier.
    Le roman dévoile en fait deux destins qui s'avèreront tragiquement parallèles, celui de Shang, maîtresse de Mao et danseuse, et celui de Jiao, petite-fille de Shang et dessinatrice, aux revenus occultes, qui détiendrait les secrets de sa grand-mère. Chen va chercher à rencontrer Jiao sous une fausse identité pour mener à bien son enquête.
    Qiu Xiaolong nous offre cette fois-ci un livre à charge contre le régime chinois de la période Mao, qui dénonce en particulier les dérives de la Révolution culturelle et les turpitudes du dictateur vis-à-vis de ses épouses et maîtresses successives.
    On appréciera (ou pas) comme toujours, les maximes, citations et extraits de poèmes, dont certains de Mao Zedong lui-même, poète à ses heures perdues, qui émaillent les romans de Qiu Xiaolong. Et on appréciera (ou pas) les incontournables et inconcevables recettes de cuisine chinoises, à consommer le plus souvent dans d'infâmes boui-bouis de quartier (J'ai un petit faible pour « la tête de carpe fumée » qui vous « regarde de ses yeux effrayants », du fond de votre bol), et parfois dans des restaurants de luxe. Quelques anecdotes historiques assez gores seront servies à table pour accompagner les plats d'anciennes dynasties chinoises proposés dans l'un des plus chics restaurants de Pékin. Et si les pattes de chameau braisées à l'échalote ne vous coupent pas l'appétit, le sort que réservait l'impératrice Lu à ses rivales y parviendra à coup sûr.
    Le dénouement de l'intrigue policière est sans réelle surprise. Après quelques bagarres et quelques assassinats, l'enquête sera finalement bouclée, mais elle laissera un arrière-goût de tragédie et d'échec personnel pour Chen, malgré la réussite officielle de sa mission.
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    • Livres 3.00/5
    Par carre, le 03 février 2012

    carre
    Ma première enquête avec l'inspecteur Chen, amateur de poésie et de gastronomie. le secrétaire du Parti Li lui demande de mettre la main sur un secret concernant le grand Timonier Mao. Chen devra enquéter sur la petite fille de La danseuse de Mao. J'avoue mettre par moments ennuyé à suivre ce roman au rythme peu haletant, les disgressions de Chen alourdissement un peu aussi notre plaisir. Mais la visite de la cité interdite, les arrêts dinatoires de l'inspecteur, les manigances politiques et mafieuses sont plutôt réussis. L'écriture est fluide et au final, Xialong nous séduit par sa petite musique. Ou danse bien sur La danseuse de Mao.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par wakinasimba, le 11 mai 2009

    wakinasimba
    L'inspecteur principal Chen est chargé d'une nouvelle enquête officieuse : il s'agit de retrouver un document appartenant à Mao, mais personne ne sait ce que c'est exactement. Même la sécurité secrète ne sait pas de quoi il s'agit.
    Chen enquête donc auprès de Jiao, petite fille de Shang, une ancienne actrice devenue danseuse de Mao, qui s'est suicidée et dont la fille a donné naissance à Jiao. Celle-ci, après de sommaires études et un petit boulot de secrétariat, a un train de vie au-dessus de ses moyens. Pourtant, personne ne lui connaît de petit ami. Etudiant la peinture, elle se rend fréquemment à la villa de Xie, symbole des années 30 dans le Shanghaï des années 2000.
    Enquête en sous-marin pour retrouver un objet inconnu "sensible" car appartenant à Mao, rien n'est simple pour Chen, d'autant plus qu'il apprend que son ex petite amie s'est mariée à Pekin...

    Mon avis :
    J'ai retrouvé avec plaisir l'inspecteur principal Chen dans une Chine moderne où la fracture entre pauvres et "Gros-sous" est palpable et si bien décrite ; où le souvenir de Mao et de sa poésie est encore vivace jusqu'à l'excès.
    Mais qu'est-ce qu'on mange bien à Shangaï... Tiens, et si on mangeait chinois ?!


    Lien : http://motamots.canalblog.com/archives/2009/04/20/13175082.html#comm..
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    • Livres 4.00/5
    Par frankgth, le 03 janvier 2012

    frankgth
    Après avoir solutionné son problème de quipao dans le 5ème épisode (De soie et de sang), l'inspecteur Chen va cette fois-ci s'attaquer à un sujet encore plus délicat, une enquête autour de la vie du Grand Timonier, le président Mao. Surtout que sa vie privée toujours compliquée va prendre un tournant surprenant...
    Dans une ambiance baignée de poésie et de voyage culinaire, notre inspecteur principal va donc une nouvelle fois devoir marcher sur des œufs pour une enquête qui a des répercussions en haut-lieu.
    Le style est toujours calme et avec un aspect psychologique primordial, on est pas dépaysé. Et ceux qui ont apprécié les précédents s'y plongeront avec plaisir avant sans doute le prolonger avec le suivant "Les courants fourbes du lac Tai".
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    • Livres 4.00/5
    Par crapette, le 04 août 2011

    crapette
    Le personnage du policier, l'inspecteur principal Chen, passionné de poésie et quelque peu désabusé par l'évolution politique de la Chine, m'a paru très attachant. Ses tribulations dans Shangaï tout au long de l'enquête donnent envie d'en voir bien davantage. Ses arrêts dans des gargotes jusqu'au plus réputé des restaurants chinois, au coeur même de la Cité interdite, réveilleraient les papilles du plus frugal des lecteurs. Mais parfois Chen nous gonfle un peu avec ses citations extraites des poèmes de Mao, c'est ça l'intox!
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Citations et extraits

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  • Par marygoodnight, le 26 mai 2009

    En dépit de la propagande du Parti, le matérialisme envahissait la Chine. On plaisantait désormais sur le fait que l’ancien slogan politique «re g a rder vers l’avenir»
    était devenu la maxime populaire «re g a rder vers l’arg e n t», parce qu’en chinois «a v e n i r» et «a rg e n t» se disent pare i l: q i a n. Mais ce n’était pas une plaisanterie, pas exactement. Alors où intervenait la «civilisation spir i t u e l l e»?
    «De nos jours, les gens ne regardent rien d’autre que leurs pieds.» Le secrétaire du Parti Li Guohua, numéro un du Parti dans le service, parlait gravement et ses lourdes poches tremblaient sous ses yeux à la lumière de l’après-midi. «Nous devons de nouveau mettre l’accent
    sur la glorieuse tradition de notre Parti. Nous devons reconstruire le système de valeurs communiste. Nous devons rééduquer le peuple...»
    Le peuple était-il à blâmer? Chen alluma une cigarette en se frottant l’arête du nez. Après les mouvements politiques de l’époque de Mao, après la Révolution culturelle,
    après l’été agité de 1989, après les nombreux cas de corruption au sein même du Parti...

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  • Par vincentim2, le 25 mars 2010

    Le Vieux Chasseur commença à soupçonner qu'il pouvait s'agir d'une enquête secrète impliquant Mao. Il avait déjà travaillé avec Chan, pas en tant que partenaire officiel, mais ils se faisaient confiance. Chen allait directement au but. S'il s'agissait de Mao, toutefois, la situation était différente. Chen devait être prudent, et pas seulement pour lui même.
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  • Par Eric75019, le 05 août 2011

    Quels qu'aient été les prétextes, Mao a épousé Zizhen en commettant une indéniable bigamie. Dans les montagnes, il s'est perdu dans les nuages et la pluie de son corps souple et juvénile. Elle lui a donné une fille la même année.
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  • Par crapette, le 04 août 2011

    Laissez Mao où il est dit le policier retraité en frissonnant comme s'il avait avalé une mouche. Au ciel ou en enfer.
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Qiu Xiaolong : Encres de Chine
Dernière émission spéciale présentée depuis la ville de Shanghaï, à l'occasion de l'année de la Chine en France et du salon du livre qui se tient en ce moment à Paris, avec comme invité d'honneur la Chine.Olivier BARROT est toujours à Shanghaï, rues de célébrités culturelles . Il nous présente et lit quelques lignes du livre de Qiu XIAOLONG " Encres de Chine "Plans d'un calligraphe...








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