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ISBN : 207037856X
Éditeur : Gallimard (1987)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 584 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Fruit d'une alliance barbare et d'un grand amour déçu, Ludovic, enfant haï par sa trop jeune mère - Nicole et ses grands-parents, vit ses premières années caché dans un grenier. La situation ne s'arrange guère après le mariage de Nicole avec Micho, brave et riche mécani... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 22 novembre 2011

    lehane-fan
    Il était une fois un gentil petit garçon , Ludovic , choyé par des grands-parents aimants et une maman surprotectrice qui le couvait de son amour journalier . Bon , visiblement , ce scénario ininteressant et convenu à la miévrerie sirupeuse n'a pas tapé dans l'oeil de Queffélec qui a décidé d'en conter son exact opposé . Une couverture rose , pastichant de façon éhontée la délicieuse collection Harlequin , gage d'amour forcément contrarié mais au final toujours vainqueur . Huuum , prometteur tout ça ! Amour contrarié , le doux euphémisme que voilà ...
    Ludovic , victime expiatoire d'une jeune mere démissionnaire et aussi encline aux marques d'affection que le Trésor Public à vous restituer de l'argent , connaitra une vie météorique au cours de laquelle il découvrira un panel de sentiments divers et variés tels que tristesse , désillusion , peur , colere...mais jamais au grand jamais il ne touchera du doigt ce sentiment maternel bien légitime que l'on nomme amour !
    Ludo est le fruit d'un viol ! Fruit pourri dès sa naissance . Cicatrice que l'on cache au grenier , tache indélébile sur l'arbre généalogique des Blanchard , batard emmuré dans un silence familial se voulant punitif . Sept longues années à ruminer , seul , à espérer et quémander le moindre signe d'affection de la part de Nicole , sa maman qu'il aime malgré tout...A entendre , par une lucarne , le bruit de la mer qu'il n'a jamais vu mais qu'il apprécie terriblement .
    Pas facile de se construire...Puis vient le temps de l'espoir symbolisé par Micho , un brave mécanicien veuf assorti de son fils , Tatav , publicité vivante des méfaits du Mc Do et peu partageur quand à l'amour paternel . Tatav est un passionné malgré tout ! Il vit pour deux choses : emmerder le monde et s'emmerder tout seul en pratiquant un petit loisir assez peu représenté dans le milieu associatif : la scatophilie . Une mere desormais esclavagiste , un demi-frere jaloux et merdique , un beau-pere aimant mais ayant bien du mal à s'affirmer face à sa nouvelle compagne : rien de nouveau sous le soleil . Ludovic subit encore et encore . Ses rares éclaircies , il les doit à Nanette , la cousine qui voit en lui ce qu'il est , à savoir un petit garçon en mal d'affection qu'elle s'efforcera de lui apporter avant de personnifier l'adage : ce sont toujours les meilleurs qui...Quand ça veut pas...
    Nicole ne supporte plus son fils . Désormais prégnante , c'est là l'occasion de s'en débarasser en l'expédiant illico presto dans une pension assez particuliere : le Centre Saint-Paul ,établissement mixte dévoué aux simples d'esprit . Car si Ludo n'est pas attardé , il en présente tous les symptomes . Son phrasé est parfois incohérent et souvent aléatoire , ses réactions atypiques mais comment en etre autrement apres un tel parcours ? Mademoiselle Rakoff , vieille fille acariatre , regne en maitre sur ce petit monde et prendra tres rapidement en grippe le dernier arrivant . Les pensionnaires sont éclectiques . Cela va de l'autiste au délirant en passant par l'halluciné . Un monde hétéroclite favorisant peu l'épanouissement personnel . Olidon , nain trigant et posteur , verra d'un tres mauvais oeil sa cote de popularité chuter au profit d'un Ludo n'ayant rien fait pour . Bref , les jours passent et se ressemblent , le confortant dans sa solitude innée , ses parents trouvant toujours un pretexte pour échapper à la visite dominicale . Quand ça veut pas...
    Et le pire reste à venir . Ce bouquin est une ode à la désillusion filiale . Un chant puissant clamant haut et fort les couleurs de la solitude et du ressentiment . Porté par une écriture magistrale , ce récit vous colle un bourdon terrible . Ce petit bonhomme , condamné des la naissance , cristallisant la faute supreme sans en etre en rien responsable , est desormais voué à une vie de ténebres , à une quete sentimentale que l'on sait vaine mais en laquelle il s'evertuera à croire jusqu'au bout , son reve ultime etant de se retrouver enlacé dans les bras de sa mere , désormais baigné d'un amour maternel qui toujours lui fit défaut .
    L'on peut accoler pléthore de rimes aux Noces Barbares : carambar , canard , Giscard , j'en passe et des moins bons . Il en est un que l'on doit taire impérativement : espoir .
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    • Livres 3.00/5
    Par Under_The_Moon, le 09 mai 2013

    Under_The_Moon
    Ludo, rejeté par sa famille, est un genre de petit sauvage à qui on n'a pas inculqué les règles élémentaires (comme la propreté...) et se trouve incapable de livrer le fond de sa pensée à ceux qui l'entourent - seul le lecteur en profite ! Le pauvre bougre est rejeté dès sa création et accusé de tous les malheurs du monde, puis on lui rebat sans cesse les oreilles avec le fait qu'il est sale, sournois même et idiot. Pas de quoi s'en étonner lorsque pour seule éducation, il est enfermé dans une sorte de grenier, avec la porte bien fermé à clé, qu'on le nourrit de restes (quand on daigne le nourrir!) et qu'on ne lui adresse pas la parole.
    Quant à l'affection, c'est bien sûr une chimère ! C'est dans la 2ème partie du roman que Ludo comprend petit à petit la tragédie qu'est la sienne, à savoir l'absence d'amour : "Tout le monde s'aimait (...) lui seul restait toujours seul." Alors il s'invente une vie ( "Il prenait livraison des sentiments qu'on lui refusait.").
    Pourtant, ni lui ni sa mère ne se libèreront du secret qui les a uni - à savoir le terrible viol de Nicole par 3 soldats américains.
    La première remarque que je ferai est qu'il est bien agréable de lire la plume d'un romancier qui écrit bien le français (à l'inverse de certains contemporains portés aux nues par les médias et les éditeurs).
    L'écriture est très pudique, il y a beaucoup de non-dits dans cette histoire tragique. Et lorsqu'un évènement est décrit en détails, c'est choquant !
    J'ai eu plus de mal à m'habituer au parler paysan des personnages et aux motifs presque gênants du sang, de la nudité et des excréments dans la 1ère partie. Le romancier n'attend pas du lecteur qu'il ait de la sympathie pour ses personnages, toutefois, j'ai bien aimé le personnage de Micho, le garagiste généreux et crédule.
    J'ai été tour à tour très emballée et gênée par ce roman qui met à mal le mythe de l'instinct maternel et explore l'univers de l'aliénation mentale.
    Il servirait presque d'avertissement aux adolescentes naïves qui rêvent du grand Amour.
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    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 30 janvier 2012

    Luniver
    Le récit commence avec l'histoire de Nicole, alors âgée de 13 ans, et tombée amoureuse d'un soldat américain sur le point de repartir au pays. Il l'invite dans sa base la veille de son départ, avec des promesses de retour et de mariage plein la bouche. Mais une fois dans sa chambre, le soldat et ses deux compagnons de chambrée violent la jeune fille à tour de rôle.
    Neuf mois plus tard, Ludo arrive dans la famille, haï par tout le monde : pour sa mère, il est le rappel constant du cauchemar qui lui est arrivé. Pour ses grands-parents, la fin de la bonne réputation de la famille, la preuve que leur "fille honnête pour laquelle ils ont tout sacrifié" s'est comportée comme une "catin". Pour ne pas devoir supporter sa vue, on l'enferme dans le grenier. Seule sa tante lui témoigne un peu d'affection et vient le voir de temps en temps.
    Son sort semble s'améliorer quand Micho décide d'épouser Nicole. Mais Ludo recherche en vain l'identité de son père, et l'amour de sa mère, qu'il tente de conquérir par tous les moyens : sang versé dans son café pour devenir frères de sang, vol d'argent pour lui offrir un beau présent, ... Si son beau-père a pris sa défense dans les premiers temps, il capitule finalement devant l'insistance de son épouse, qui tient à tout prix à éloigner Ludo de la maison. Il finira par être envoyé dans un institut pour "simples d'esprit" où il s'attire les foudres de la directrice et de certains pensionnaires pour n'être pas assez docile. Il finira par s'enfuir pour vivre seul, dans une épave abandonnée.
    Le roman est dur et triste : l'histoire d'un garçon rejeté de toute part et qui ne demande finalement qu'un peu d'affection.
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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 02 avril 2011

    LiliGalipette
    Roman de Yann Queffélec. Lettre Q de mon Challenge ABC critiques Babelio.
    "À treize ans, bientôt quatorze, elle en paraissait dix-huit avec ce corps déjà mûr, cette bouche sanguine, ces yeux bleus en amande, et ces longs cheveux vermeils comme un feu sur les épaules." (p. 13) D'être aussi jolie, la jeune Nicole Blanchard, fille des boulangers du village, devient la proie de trois militaires américains. de belles promesses en viol collectif, la vie de Nicole chavire et se brise à tout jamais. de cet épisode liminaire étourdissant de violence naît Ludovic, Ludo, un gamin qui ne cessera jamais de mendier l'amour de sa mère.
    On rencontre Ludo après une ellipse de sept ans. L'enfant est cloîtré dans un grenier sordide et il guette les visites de sa mère. Légèrement idiot, il se sait banni, honni, vomi par une famille qui n'a pas voulu de lui. "Nicole avait refusé son lait ; le boulanger refusait son pain." (p. 30) Quand Michel Bossard, dit Micho, propose d'épouser Nicole et d'assumer Ludo, un horizon se dévoile pour l'enfant. "Ce mignon qui n'avait pas de papa, avec une maman qu'osait pas l'aimer comme il faut, il a les deux maintenant. Et même un frangin. Tu vas m'appeler papa, mignon ! " (p. 61) Mais le gros bon coeur de Micho ne suffit pas à construire un foyer dans lequel Ludo et Nicole peuvent cohabiter et s'apprivoiser. Nicole voit en son fils l'incarnation de son malheur et, de haine dégoûtée en mépris sournois, elle n'a de cesse de repousser ce gamin affamé de tendresse et de reconnaissance. Ludo est envoyé dans un centre pour malades mentaux, mais il n'y trouve pas davantage sa place. C'est finalement sur un vieux cargo échoué et rongé de rouille qu'il créera son havre de paix, face à l'océan qui le fascine et dans l'attente inassouvie d'un geste de celle qui n'a jamais su être sa mère.
    Ces noces barbares, c'est d'abord le viol que subit Nicole, enfant dans un corps menteur. Ludo, ensuite, sera un éternel enfant, rêvant de noces de sang avec sa mère. Ébloui d'amour, il trace sans les comprendre des dessins macabres : "son obsession favorite : un visage de femme entrevu par les doigts écartés d'une main noire." (p. 116) Sans le savoir, il trace la ligne de son propre destin en "une allégorie du malheur : la main comme une gifle au néant, les cheveux laqués rouges pareils à du vrai sang." (p. 204)
    Ludo le mal-aimé débite un monologue muet, un souffle intérieur sans ponctuation dans lequel il rassemble ses sentiments et ses peines. Son cri silencieux est un aveu d'amour à l'indifférence incarnée. "Il écrivait à sa mère, mais n'envoyait plus les lettres. Il avait détourné son cahier de catéchisme à cet usage : journal de bord sans date où, s'adressant des réponses imaginaires, il prenait livraison des sentiments qu'on lui refusait. [...] La réalité semblait courir à son rythme, il entendait en lui battre des mots qu'il s'interdisait d'écouter : on l'abandonnait. Dans ses mains calleuses, il contemplait cette évidence : on l'abandonnait. Dans ses yeux il voyait sa mère absente, il fuyait les miroirs, il fuyait sa mémoire, et vaincu fuyait ce dont il était sûr depuis sa naissance : on l'abandonnait." (p. 257)
    La détresse de ce gamin qui pousse au hasard du malheur est puissamment mise en mots par Queffélec. J'avais lu ce texte vers mes douze ans et l'impression bouleversante n'est jamais passée. le reprendre aujourd'hui, c'est retrouver la même émotion et la même haine impuissante face à la figure maternelle. Prix Goncourt en 1985 (décidément une année exceptionnelle !), ce roman ne fane pas. Intemporel, il chante pour toujours la douleur des enfants orphelins d'amour.
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  • Par Bene31, le 24 novembre 2013

    Bene31
    Des Queffélec, je connaissais surtout les écrits maritimes d'Henri, et l'excellente réputation de son fils Yann sans l'avoir lu pour autant. Je décidais de remédier à cela, et de me lancer dans la lecture des Noces Barbares, prix Goncourt 1985.

    La jeune Nicole se prépare pour un rendez-vous amoureux avec un soldat américain. Malheureusement, la soirée tourne au drame, Nicole est violée par le soldats et deux acolytes. Neuf mois plus tard, Nicole donne naissance au petit Ludovic. Ses parents, boulangers dans un petit village de la côte atlantique, décident de cacher l'enfant, pour éviter d'exposer la situation de fille-mère de Nicole au grand jour. Ludovic grandit terré dans un grenier, sans affection, sans éducation, maltraité. La seule à lui apporter un peu d'affection, qui tente de lui apprendre à lire, et se préoccupe de son sort, c'est Nanette, la cousine de Nicole, mais bientôt Nanette décède et Ludovic n'a plus personne. On finit par trouver un mari à Nicole, Micho, un mécanicien veuf, père d'un garçon un peu plus âgé que Ludovic. Micho tente de construire une famille, d'intégrer Ludovic, de les rapprocher sa mère et lui, mais en vain et Ludovic est envoyé dans une institution spécialisée.

    J'ai rarement lu un récit aussi bouleversant et dérangeant. Généralement je lis très vite, là je m'arrêtais, je laissais reposer un peu ma lecture. Yann Queffélec met ici en évidence la solitude, le manque, l'amour de cet enfant complètement abandonné qui malgré tout n'a de cesse de réclamer sa mère et rechercher perpétuellement son attention. Ici l'instinct maternel, le réconfort que l'on peut trouver auprès d'une mère, n'existe pas. Yann Queffélec aussi questionne la frontière entre le développement d'un enfant et la maladie mentale, mais comment grandir et s'intégrer dans la société quand personne ne s'est occupé de vous, que vous avez été toujours rejeté ? À l'image de Ludovic, on espère toujours, on pense que cela va s'améliorer, Queffélec joue avec notre compassion jusqu'au tragique dénouement final.


    Lien : http://bene31.canalblog.com/archives/2013/11/24/28475955.html
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Citations et extraits

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  • Par petite-fee, le 03 août 2010

    Ce soir-là, Nicole rentra vers minuit. Ludo était couché depuis peu. Pareil à ces condamnés ignorant l'échéance du verdict ou ces vieillards lassés d'attendre la mort, il reprenait plaisir à vivre et s'interdisait de penser au futur. Il entendit la Floride arriver de loin, piler à grand bruit, la portière claquer, le crochet du portail racler sur le gravier, puis le moteur s'emballer et la tôle grincer contre les montants de granit : Nicole une fois de plus avait trop bu - sa voiture était une gimbarde. Il s'enfouit dans les draps quand elle se mit à crier son nom du rez-de-chaussée, ne cessant de brailler tout en montant l'escalier.
    "Ludo !"
    Elle était là, sur le seuil, la respiration sifflante, se découpant dans la lumière du corridor.
    "Ludo !... je voudrais que tu disparaisses."
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  • Par LiliGalipette, le 02 avril 2011

    "Il écrivait à sa mère, mais n'envoyait plus les lettres. Il avait détourné son cahier de catéchisme à cet usage : journal de bord sans date où, s'adressant des réponses imaginaires, il prenait livraison des sentiments qu'on lui refusait. [...] La réalité semblait courir à son rythme, il entendait en lui battre des mots qu'il s'interdisait d'écouter : on l'abandonnait. Dans ses mains calleuses, il contemplait cette évidence : on l'abandonnait. Dans ses yeux il voyait sa mère absente, il fuyait les miroirs, il fuyait sa mémoire, et vaincu fuyait ce dont il était sûr depuis sa naissance : on l'abandonnait." (p. 257)

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  • Par LSH, le 02 septembre 2012

    Le couvert était dressé, le dîner n'allait pas tarder.
    En entrant dans la salle de jeux, il eut un mouvement de recul. Il ne pourrait jamais s'habituer. Tous les enfants étaient là, mal à l'aise, penchés, adonnés à leurs tics natals, poussant des vagissements et de petits cris, fixant l'air béatement, debout dos au mur ou serrés autour de la table, et trompant Dieu sait quelle attente avec des bouts de laine et des regards entendus ; l'un d'eux semblait consulter un album sur les galaxies qu'il pointait d'un doigt vibrant.
    Ils avaient fait leur journée. Ils avaient lancé des volants, ratissé les allées, coupé du carton, dessiné des étrangers, rendu grâce au ciel, écouté la Petite musique de nuit - " mais non Benoît, Mozart n'est pas un étranger, c'est un grand musicien, mais oui, un enfant si tu veux..." Ils avaient tout avalé : Mozart, les pingouins, la purée du dîner, les cachets blancs du sommeil, les coups de sifflet, les milliers d'instants qu'il faut passer pour ne rien vivre et de pas qu'il faut sacrifier pour aller nulle part, ils allaient s'endormir ignorants du sommeil. Ludo les vit alors se tourner vers lui, le doigt sur les lèvres, et lui faire "chuuut" avec solennité. Il répondit par un cri sans fin.
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  • Par lisa3, le 13 février 2011

    Ludo compta qu'il était au Centre Saint-Paul depuis dix mois. près d'un an. sa mère n'était jamis venue le voir, il n'était jamais sorti, Tatav ne l'aimait pas, Micho agitait les promesses d'un retour aux Buissonnets dont on le payait avec du vent. Alors il fut envahi physiquement par la nostalgie : il revécut les odeurs du soir au grenier, les nuits d'affût contre la porte maternelle, les après-midi à la mer, les petits déjeuners, les avanies, bons et mauvais souvenirs arrivant égaux et dorés jusqu'à lui, et le ressentiment qu'il éprouvait rejaillit sur les enfants.
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  • Par iarsenea, le 16 juillet 2010

    Depuis sept ans qu'il vivait au bord de la mer, Ludovic ne l'avait jamais vue. Il l'entendait. Mais au grenier la lucarne donnait sur la cour, sur le fournil, et là-bas sur des pins monotones que les brouillards matinaux calfreutraient. Rugissement, murmure, le bruit se poursuivait jour et nuit, si fort par mauvais temps que même les ronflements du boulanger s'effaçaient. L'enfant serait bien allé voir ; mais la porte était fermée à clé.
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