ISBN : 2841003000
Éditeur : Christian de Bartillat (2003)


Note moyenne : 2.8/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres

" Ce fut notre premier dîner préhistorique aux lueurs des bûchettes incandescentes. Papa buvait sec, il cravachait ses dadas. "La beauté d'un tel pays, ce n'est pas simplement les fleurs et le parfum du vent, c'est qu'il n'y a pas de route... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par canel, le 06 mars 2012

    canel
    Un père complètement azimuté, dangereux pour les autres avec ses armes, et pour lui-même avec sa batterie de tranquillisants dont il dépasse allègrement les doses prescrites. Présentateur-TV viré, il décide de se mettre au vert avec sa femme, leur ado de 15 ans et leur fille de 10 ans. On bazarde les véhicules, tout ce qui est électrique et qui facilite le quotidien, et on cultive des algues bleues - c'est l'avenir, paraît-il. Ses proches admirent le paysage, mais regrettent vite la ville, son confort et ont surtout la frousse du paternel qui a la colère redoutable.

    Un court roman-clin d'œil aux citadins qui se recyclent en mode écolo - et qui tiennent plus ou moins longtemps à ce rythme. le thème étant abondamment traité sous toutes les formes littéraires (BD, roman, essai…), chaque nouvel ouvrage sur la question a désormais tout intérêt à sortir de l'ordinaire pour captiver son lecteur. Un chouïa d'humour ici, mais le personnage du père est tellement flippant que j'ai plutôt ri jaune. L'ensemble m'a paru un peu trop léger, pour ne pas dire bâclé...

    De Queffélec, je relirai 'Les noces barbares', livre fort, percutant.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par ChezLo, le 14 mars 2011

    ChezLo
    La jeune Zoé a un père présentateur de télé. Oui mais un jour, la vie parisienne le fait flirter avec la dépression, il n'en peut plus et décide d'enmener toute le petite famille à la campagne, "au vert" comme on dirait "au paradis", avec la ferme intention d'y vivre bien loin du quotidien moderne, pollué de la capitale, mais aussi loin du confort. Zoé et son grand frère Ben sont assez réticents, quoique Zoé attende de voir et approuve silencieusement ce père qu'elle veut aider. Une nouvelle vie commence, creusant le fossé entre ce père aux idées radicales et la réalité de ce Vert cruel...
    L'écriture de Yann Queffélec, résolumment contemporaine, cinglante, ironique, donne une force incroyable à ce court roman. En à peine cent pages clairsemées, l'auteur nous immerge dans cette famille, nous fait comprendre les personnalités de chacun autour de ce père en crise et nous précipite vers l'inattendu. Cette retraite rurale sera vécue différemment des prévisions. Chapeau M. Queffélec !


    Lien : http://chezlorraine.blogspot.com/2007/11/vert-cruel.html
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par crapette, le 14 juillet 2011

    crapette
    Une petite fille regarde son papa perdre la boule : non seulement il est armé mais a conduit toute la famille dans un endroit isolé, excluant tout confort de leur vie. La mère nature va-t-elle sauver ces Parisiens? Un peu glaçant ce roman familial et écologique.
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par ChezLo, le 14 mars 2011

    Nous habitions Paris, trou puant, Ben. Des corps humains gisaient sur les trottoirs, morts ou vifs. Nous ressentions pour eux la même sympathie que pour des excréments canins. Nous nous changions en prédateurs. Je m'explique : nous avons atteint notre seuil critique en tant que bons citoyens, et plutôt que d'entrer en divergance nous partons, nous allons au vert, nous naturaliser. Outre les yeux, contemple cet océan végétal à perte de vue, respire un peu cet Eden. De l'herbe et du vent.

    - C'est la clime qu'on respire. Et personnellement j'aime mieux fumer l'herbe que la brouter, on est d'ailleurs quelques uns...

    - ...à saigner nos parents, à leur vider les poches, à les désespérer. Et vous en crevez, les gars, vous donnez la becquée aux milliardaires, vous allaitez goulûment les aigrefins de la haute finance et en retour ils vous font la loi, la morale, ils vous accusent de saboter leur petit business mondialisé. La moitié du temps vous la passez chez le psy, l'autre moitié dans les commissariats. A quinze ans c'est cuit, emballé, il n'y a plus qu'à vendre vos corps bousillés aux fast-foods pour qu'ils en fassent du bio, du big-mac labelisé pur boeuf de plein air, deux pour le prix d'un, traçabilité garantie, je continue ?
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    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par crapette, le 14 juillet 2011

    La société, les enfants, elle sait pas où elle va. Mais du moment qu'elle y va en voiture et de plus en plus vite elle est aux anges....Nous, nous sommes à pied. C'est la bonne allure pour aller au fond des choses.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)






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