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ISBN : 2072477964
Éditeur : Gallimard (2014)


Note moyenne : 3.91/5 (sur 344 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
On connaît le célèbre apologue chinois : Tchouang-tseu rêve qu'il est un papillon, mais n'est-ce point le papillon qui rêve qu'il est Tchouang-tseu ? De même dans ce roman, est-ce le duc d'Auge qui rêve qu'il est Cidrolin ou Cidrolin qui rêve qu'il est le duc d'Auge ?
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par LunaZione, le 02 janvier 2014

    LunaZione
    Visiblement, Raymond Queneau et moi, nous ne sommes vraiment pas fait pour nous entendre ! J'avais mis exprès ce livre dans ma liste du challenge ABC 2013 de Nanet histoire d'être certaine de le sortir un jour de ma PAL. Bon, bah, c'est chose faite, mais je n'ai vraiment pas apprécié cette lecture.
    En fait, le truc qui me dérange chez Raymond Queneau - et particulièrement dans ce titre - c'est qu'il est trop prise de tête. J'apprécie la lecture pour la détente et le plaisir qu'elle me procure et avec lui c'est tout le contraire : il me fait me triturer l'esprit au moment où j'apprécierais justement de ne pas le faire ! D'autant plus que, du coup, je ne perçois plus son humour ou ne l'apprécie plus ce qui rend cette lecture plutôt ennuyeuse.
    L'autre point qui m'a chagrinée, c'est qu'il n'y a pas vraiment d'histoire à ce roman. Tout est prétexte pour un exercice de style et du coup : la forme est là, mais pas le fond, ce que je trouve assez dommage.
    Pourtant, Raymond Queneau à une écriture assez agréable et fluide : étonnamment son texte est aussi simple que compliqué. Il me semble qu'il a fait attention à faire des phrases simples quand il s'amusait avec les mots et à utiliser des mots simples quand il s'amusait avec les tournures de phrases...
    J'imagine que ce texte doit être très intéressant à approfondir et à relire, mais personnellement, je n'y tiens pas vraiment pour le moment. Mais bon, ce serait visiblement un mal nécessaire : la petite sœur qui l'a étudié en français pour le bac, l'a beaucoup apprécié !
    Un texte intéressant mais à découvrir à tête reposée ;)

    Lien : http://lunazione.over-blog.com/article-les-fleurs-bleues-raymond-que..
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    • Livres 3.00/5
    Par kineyume, le 13 septembre 2014

    kineyume
    Second roman que je lis de Raymond Queneau après l'excellent Zazie dans le métro que j'ai dû lire pour ma terminale littéraire mais qui était très plaisant de même que le superbe film de Louis Malle qui a malheureusement été décrié par la critique, c'est clair qu'il faut s'accrocher avec son rythme effréné mais bon. Arrêtons de parler de Zazie car ce n'est pas le sujet, ici il me faut vous éclairer sur Les Fleurs bleues, alors on retrouve clairement le même style que dans Zazie, mais en moins accentué, et c'est tant mieux (pour moi en tout cas, car j'ai dû mal à prendre du plaisir en lisant des fautes d'orthographe même si tout ceci est volontaire). On retrouve donc une multitude de néologismes propres à Queneau, et en plus ici on est souvent dans le langage cru. Bon pour l'histoire on suit deux personnages principalement, Cidrolin et le duc d'Auge, c'est très difficile d'en parler car il n'y a pas vraiment de fil conducteur, on suit leurs vies et puis voilà. Il y a une intrigue avec Cidrolin qui sera résolue à la fin mais bon. C'est sympa mais sans plus, pas le meilleur Queneau pour moi.
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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 24 juillet 2011

    cicou45
    Un méli-mélo complètement insolite qui mêle à le fois l'histoire de Cidrolin, un homme qui a élu sa résidence sur une péniche et vit dans les années '60 et celle du duc d'Auge, un personnage qui vivant à l'époque médiévale. Cependant, ce dernier semble posséder un étrange don de pouvoir rêver de Cidrolin et vice-versa. le lecteur a intérêt à être bien attentif pour ne pas se perdre dans cet extraordinaire labyrinthe, brillamment conçu par Raymond Queneau et dont le but est d'égarer le lecteur dans les rêveries de l'un ou l'autre des personnages. Une merveille à l'écriture prodigieuse !
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    • Livres 3.00/5
    Par medsine, le 30 janvier 2012

    medsine
    Cidrolin vit sur une péniche et passe son temps entre repeindre sa clôture recouverte chaque jour par des graffitis injurieux et s'endormir après avoir siroté sa sempiternelle liqueur de fenouil. Il rêve alors à son double, le mystérieux duc d'Auge qui traverse les siècles depuis Saint Louis jusqu'à nos jours en compagnie des membres de sa famille, de ses valets et de ses chevaux qui parlent : Stephe et Stene.Jeux de mots, écarts de langage et de vraisemblance pour cette fiction à la sauce Queneau. Plutôt plaisante et sans queue ni tête. Tout ça est très zazou.Et contrairement à ce qu'affirme l'écrivain, il y a une palanquée de mots qui riment avec fenouil, y compris des pas vulgaire, comme par exemple Quenouille !16 août 2011
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    • Livres 4.00/5
    Par GuillaumeTM, le 29 avril 2013

    GuillaumeTM
    Les Fleurs bleues est l'un des derniers romans de Raymond Queneau, publié en 1964.
    Il y traite avant tout du rêve en s'inspirant de l'apologue chinois Tchouang-Tseu.
    On a donc droit à une histoire très farfelue, mêlant étrangeté et humour désopilant, usant de tous les registres de langues, d'anachronismes et de fautes d'orthographe volontairement, l'esprit de sérieux n'étant pas de mise ici.
    Cidrolin, un type de la décennie du Flower Power, vivant sur une péniche, grand amateur d'essence de fenouil et adepte des siestes improvisées rêve du duc d'Auge, qui lui, vit au Moyen Age, ou peut-être est-ce l'inverse, on ne sait plus trop.
    Finalement, les écrivains ayant sut tirer profit du surréalisme, n'en déplaise à son fondateur tyrannique et dogmatique André Breton, sont des gens comme Raymond Queneau et Boris Vian, car ils ont su en faire quelque chose à la fois de novateur, d'iconoclaste et de rafraîchissant. Ce sont les dignes successeurs d'Alfred Jarry.
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Citations et extraits

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  • Par GuillaumeTM, le 23 avril 2013

    A la terrase du café, des couples pratiquaient le bouche à bouche, et la salive dégoulinait le long de leurs mentons amoureux; parmi les plus acharnés à faire la ventouse se trouvaient Lamélie et un ératépiste, Lamélie surtout, car l'ératépiste n'oubliait pas de regarder sa montre de temps à autre vu ses occupation professionnelles. Lamélie fermait les yeux et se consacrait religieusement à la languistique.
    Vint la minute de séparation; l'ératépiste commença lentement les travaux de décollement et, lorsqu'il fut parvenu à ses fins, cela fit flop. Il s'essuya du revers de la main et dit :
    -- Faut que je me tire.
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  • Par vincentf, le 28 octobre 2010

    Le vingt-cinq septembre douze cent soixante-quatre, au petit jour, le duc d'Auge se pointa sur le sommet de son château pour y considérer, un tantinet soit peu, la situation historique. Elle était plutôt floue. Des restes du passé traînaient encore çà et là, en vrac. Sur les bords du ru voisin, campaient deux Huns; non loin d'eux un Gaulois, Eduen peut-être, trempait audacieusement ses pieds dans l'eau courante et fraîche. Sur l'horizon se dessinaient les silhouettes molles de Romains fatigués, de Sarrasins de Corinthe, de Francs anciens, d'Alains seuls. Quelques Normands buvaient du calva.
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  • Par Adraste, le 22 septembre 2014

    - Vous avez vu ? dit à Cidrolin le passant tout pâle. Cet enfant de salaud a failli m'écraser.
    - Il n'en a rien fait, répondit Cidrolin objectivement.
    - Il a fait tout ce qu'il a pu.
    -Vous étiez prévenu. C'était écrit: "Danger-sortie-de-camion". A l'école, je me demandais pourquoi on apprenait à lire; maintenant j'ai compris: pour éviter les camions.
    - Soit, mais supposez que moi aussi j'ai appris à lire, mais une autre langue que la vôtre. Dois-je alors être nécessairement écrasé ?
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  • Par Adraste, le 22 septembre 2014

    Ah ! monsieur, si vous saviez comme c'est lourd de penser. De la façon dont je vous vois vivre, vous ne devez pas souffrir de ce tourment, mais moi, monsieur, je vous le répète, je ne cesse jamais de faire fonctionner ma matière grise, même quand je vais au sanitaire. Vous ne pouvez pas imaginer. C'est un monde !

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  • Par bohemesvida, le 05 juillet 2014

    - Je ne rêve jamais de tout cela.
    - Et de quoi rêvez-vous, messire?
    - Je rêve souvent que je suis sur une péniche, je m'assois sur une chaise longue, je me mets un mouchoir sur la figure et je fais une petite sieste.
    - Sieste... mouchoir...péniche..., qu'est-ce que que c'est que tous ses mots-là? Je ne les entrave point.
    - Ce sont des mots que j'ai inventés pour désigner des choses que je vois dans mes rêves.
    - Vous pratiqueriez donc le néologisme , messire?
    - Ne néologise pas toi-même: c'est là privilège de duc. Aussi de l'espagnol pinaça ,je tite pinasse puis péniche, du latin sexta hora l'espagnol siesta puis sieste et, à la place de mouchenez que je trouve vulgaire, je dérive du bas-latin mucare un vocable bien françoué selon les règles les plus acceptées et les plus diachroniques.
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Cours de cinéma du Forum des Images : "Le chant du Styrène", film de Alain Resnais, texte de Raymond Queneau (dans le recueil " Chêne et Chien "), analysé par Gwenanële Rot.








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