Comme beaucoup d'entre vous, j'ai connu
Pascal Quignard par l'entremise du film
Tous les matins du monde. On m'avait plus tard offert ce livre, et bien pour une fois, je ne remercierai pas ce généreux donateur.
Rarement livre aura été aussi difficultueux. Je pense que j'aurai pu lire toute l'œuvre de
Marcel Proust aussi vite.
Passé les grenouilles et leurs parades sexuelles, on se croit fin prêt pour poursuivre.
Foin de tout cela, s'ensuit alors une série de digression sur la mue, le sexe et la castration entrecoupée de scènes de la vie de Marin Marais. le tout jeté pêle-mêle comme des notes de musique sur une mauvaise partition.
L'idée était intéressante, mais l'interprétation est mauvaise, sans véritable chef d'orchestre. On fini par atteindre une véritable cacophonie.
L'auteur est dans sa bulle et je n'ai pas réussi à la percer pour pénétrer dans son intimité. On ressort de cet essai avec l'impression que
Pascal Quignard a écrit pour lui, que lui seul peut comprendre cette musique.
Je mettrais un petit bémol à mon admonestation, la dernière histoire mérite un certain intérêt.
Enfin pour conclure je citerai l'auteur qui résume le sentiment que j'ai éprouvé en fermant ce livre :"J'ai intensément et comme à jamais l'impression de ne pas entendre tout à fait et de ne pas être sûr de comprendre tout à fait."