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ISBN : 2070141136
Éditeur : Gallimard (2014)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 29 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Dans Les Désarçonnés j’évoque ceux qui tombent et se relèvent. Curieusement je défends ce dont j’ai si souvent fait les frais : la dépression nerveuse. Si on veut changer de vie, si on veut changer de famille, si on veut changer de couple, si on veut changer de maison,... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Lorraine47, le 30 juillet 2014

    Lorraine47
    J'ai fait une expérience, j'ai ouvert mon premier Pascal Quignard.
    Certains s'écrieront: quelle ignare! Vous vous rendez compte: elle ne connaît pas l'auteur du cėlèbrissime "Tous les matins du monde" adapté au grand écran avec les admirables JP Marielle et Anne Brochet et j'en passe et des meilleurs..
    Oui c'est humblement que me présente devant vous, dans le dénuement intellectuel le plus complet avec la grande innocence du néophyte, bref dans mon plus simple appareil culturel.
    Depuis quelques temps l'envie d'aller pâturer dans ces herbages littéraires me taraudait. En effet, ayant pris la fâcheuse habitude d'écouter en podcast l'émission "Sur les épaules de Darwin" de Jean-Claude Ameisen je ne pouvais plus ignorer le nom de Pascal Quignard, qui figurait régulièrement au tableau d'honneur de la bibliographie généreusement délivrée par Monsieur Ameisen.
    Bref, telle une jeune et fougueuse Salers, j'ai jeté mon dévolu sur "Les désarçonnés" en me disant qu'on n'allait me la faire comme à une vulgaire petite vache landaise!
    J'ai trouvé ma fois le style peu champêtre mais très dépaysant! Je ne rumine pas l'ennui mais le plaisir de revisiter quelques mythes et faits historiques de façon originale: voilà un auteur qui ne prend pas ses lecteurs pour des veaux à l'étable!
    J'éprouve un égal plaisir à le lire que j'en ai chaque fois que j'ouvre les "Essais" de Montaigne et je ne pense pas avancer trop mon sabot droit en vous avouant que cet ouvrage fera partie de mes livres de chevet, ceux que j'ai le bonheur d'ouvrir de temps à autre car ils sont une fenêtre qui s'ouvre sur la réflexion.
    J'espère ne pas avoir trop encornė euhhh pardon écorné votre douce langue, mais au fait, vous ai-je dit de quoi il retournait?
    Cet ouvrage est un essai philosophique sur la création, la mort, la guerre, il est question du cerf, du cheval et d'Histoire... Pas trop désarçonnés j'espère?
    " Tout à coup un amour renverse le cours de notre vie." Un inconnu vous offre des fleurs.... c'est l'effet magique de... et parfois c'est un auteur qui vous décoiffe!
    Chapeau bas Monsieur Quignard!
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    • Livres 5.00/5
    Par fx131, le 08 août 2014

    fx131
    Un livre inclassable . Autant fable , qu'essai ou bien encore nouvelle , cet opus est tout simplement incroyable . Un trésor de réflexion à chaque page , une plongée dans la vision , la perception de ce que doit étre la littérature pour Quignard qui livre ici un opus certes complexe , mais qui est tellement fort que l'on ne peut que dire Bravo l'artiste pour une telle leçon d'intelligence . Un pur bijou tout simplement .
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    • Livres 4.00/5
    Par Bernardbre, le 29 décembre 2012

    Bernardbre
    En cent deux chapitres courant sur plus de trois cents pages, Pascal Quignard se fait conteur, plutôt que professeur, pour nous offrir mille anecdotes historiques, mythologiques ou bibliques, le plus souvent écrites à la façon de brèves fables dans lesquelles reviennent parfois certains personnages tels Lancelot et Abélard. de temps à autre, dans cette anthologie de chutes de cheval, apparaissent de brefs éléments autobiographiques ou quelques notations contemporaines faisant écho au plus lointain passé. Nourrie de philosophie, l'analyse morale de Pascal Quignard ne ménage guère l'espèce humaine : haine, cruauté, vengeance, cupidité, lâcheté, etc. Le lecteur est proprement subjugué par ce trésor de connaissances ; chaque paragraphe lui apporte son enseignement. Et c'est encore en conteur que l'auteur traite de l'histoire des mots ou de leurs étymologies. Arrivant à la fin du livre, Le lecteur se trouve un tantinet estourbi par un tel étalage de connaissances. Trop d'érudition nuirait-elle à l'érudition ?
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    • Livres 3.00/5
    Par lecteur84, le 29 mai 2014

    lecteur84
    Les désarçonnés, le titre tient toute ses promesses, il faut un moment pour reprendre son souffle, pour remonter à cheval! le cheval, le cerf sont présents au début, l'un comme étant intimement lié à l'asservissement de l'autre, et l'autre comme représentant la farouche liberté, indomptable. dans une succession de récits, tantôt historiques tantôt philosophiques, Quignard s'interroge sur la vie et la mort, le but de l'homme sa fascination pour la violence et la guerre, tout ce qui a fait l'humanité et qui la conduit encore de nos jours. Si Quignard déroute assez souvent son lecteur, il lui apporte toujours ce petit choc salutaire qui nous conduit, à travers un mot, une image, à nous interroger nous même sur l'existence, la société, nos façon de faire etc...On ne ressort jamais pareil après avoir lu un de ses ouvrages...
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    • Livres 3.00/5
    Par francoisvaray, le 06 février 2014

    francoisvaray
    Bien sûr, le style est magnifique; le thème: ceux qui sont désarçonnés de leur cheval ou de leur vie aussi. Mais l'abondance des références confère un élitisme culturel néfaste à une assimilation aisée par Le lecteur. Incultes s'abstenir!!!

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Critiques presse (2)


  • NonFiction , le 28 novembre 2012
    [Pascal Quignard] analyse, par le biais de quelques souvenirs personnels, d’anecdotes, de faits historiques, d’exemples littéraires, les effets sur les individus et sur lui-même des pouvoirs et des hiérarchies propres à la société depuis la Seconde Guerre mondiale.
    Lire la critique sur le site : NonFiction
  • LeMonde , le 25 septembre 2012
    Avec un sens aigu de l’ellipse et de la chute, souvent à l’aide de mots hors d’usage dont il use pour sortir le temps de ses gonds, [Pascal Quignard] nous raconte de courtes histoires de toutes époques et de tous lieux en les ordonnant par éclats ou fragments.
    Lire la critique sur le site : LeMonde

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Citations et extraits

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  • Par nadejda, le 24 septembre 2012

    Quand, en 1548, Etienne de La Boétie théorisa la désobéissance civile, il écrit : Je ne vous demande même pas d’ébranler le pouvoir mais seulement de ne plus le soutenir.
    Commencez par arrêter de voter pour vos ennemis. Arrêtez de vous donner des maîtres. Arrêtez de payer des surveillants pour vous épier. Arrêter d’offrir par votre travail, au prince, l’or et les armes dont vous serez ensuite les victimes.Arrêtez de donner la liste de vos biens à ceux qui exigent de vous piller. Pourquoi constituez-vous ces files qui montent au bûcher et qui alimentent le sacrifice pour quelques-uns ou pour un seul ? Pourquoi tenez-vous tant à être le complice préféré du meurtre et l’ami fidèle du désespoir ? Les bêtes ne souffriraient pas ce que vous consentez. Ne servez plus. p 124
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  • Par Lorraine47, le 01 août 2014

    L'époque historique commence quand les hommes ayant exterminé les grands prédateurs, supplantant peu à peu en nombre les animaux sauvages qu'ils avaient décimés, parquant les fauves restants dans les paradis des temples, domestiquant les bêtes qui se soumettaient à leur domination dans les enclos, eurent plus à craindre les uns des autres que des espèces qui leur avaient enseigné la beauté, la civilisation, les ruses, la terreur.
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  • Par nadejda, le 23 septembre 2012

    Les alignements de Carnac sont des listes de morts qui s'enfoncent dans la mer. Les oiseaux dans leurs migrations se regroupent sur les mêmes sites au moment de leur départ qui est aussi un chant. Leur envol unanime, soudain, paraît obéir à une même orientation pour eux pleine d'évidence. Les oiseaux sont les âmes qui, comme elles s'assemblent au terme de la terre, tout à coup prennent leur envol pour rejoindre leur pays qui se situe au fond du ciel. Car toutes les âmes partent se nourrir dans l'Ouest du ciel en sang. p 68
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  • Par Lorraine47, le 30 juillet 2014

    L'empereur Alexandre posa la main sur le mur, y prit appui et se pencha vers le plus pauvre des hommes, qui n'avait même plus d'écuelle pour manger, même plus de bol pour boire, qui buvait simplement dans le creux refermé de sa paume, et lui dit:
    - Demande-moi ce que tuveux.
    Diogène leva le visage et répondit à l'empereur ( l'individu répondit au pouvoir):
    - ôte-toi de mon soleil.
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  • Par Piatka, le 20 août 2013

    Il se trouve que, toutes les fois oû elle se retrouvait à Nohant, George Sand écrivait dans la chambre où lui avait été annoncée, lorsqu'elle était enfant, la mort de son père désarçonné.
    C'est dans cette chambre, toute sa vie, qu'elle attendit que son père " eut fini d'être mort ".

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