ISBN : 2070347060
Éditeur : Editions Gallimard (2007)


Note moyenne : 3.51/5 (sur 67 notes) Ajouter à mes livres
« Loin devant les villas sur la digue, elle se tenait accroupie, les genoux au menton, en plein vent, sur le sable humide de la marée. Elle pouvait passer des heures devant les vagues, dans le vacarme, engloutie dans leur rythme comme dans l'étendue grise, de plus en pl... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par quiliravivra, le 29 janvier 2012

    quiliravivra
    Un très joli roman écrit comme une partition musicale .
    Si l'ensemble est harmonieux les détails de l'histoire semblent parfois un peu tortueux à l'image de l'héroïne.
    C'est à cause du faux pas d'un homme qu'Ann (la tortueuse) a décidé du jour au lendemain de fuir.sa passion ou plutôt sa façon de vivre la passion amoureuse.
    Elle change d'identité, elle parcourt le monde , trouve refuge et une nouvelle forme de passion amoureuse dans la Villa Amalia en Italie mais ce refuge va la trahir également (je vous laisse découvrir)
    A la fois forte et fragile, obstinée et fuyante Ann ne trouve de repos finalement et peut-être au fond son bonheur que dans le désir et le plaisir de se perdre.
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par meyeleb, le 19 décembre 2011

    meyeleb
    Pascal Quignard poursuit son exploration poétique de la vie en musique. Il éclaire les ombres, dénoue les errances. Cette figure de son roman, Ann Hidden, celle qui se cache, porte en elle un amour inextinguible, celui de la solitude créatrice. Quand elle découvre que son compagnon la trompe, Ann vacille. Alors elle part, elle efface, elle s'éloigne. Pour trouver quoi, où, comment ? Mieux que les rencontres, l'isolement, le chant d'une nature méditerranéenne, seront le creuset d'une reconstruction du bonheur. Un bonheur fragile toutefois, comme les quelques notes d'un piano qui peineraient à s'accorder.
    Si vous aimez vous aussi cette "sweet solitude" mise en musique par Purcell, lisez Villa Amalia. Tour de force étonnant que ces mots simples animés par la puissance évocatrice des sens. En particulier les sons, qui vont crescendo comme un requiem. Je reste envoûtée par cette lecture.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
  • Par liberlibri, le 01 décembre 2008

    liberlibri
    Quignard, l'homme des Ombres errantes, vient de faire paraître Villa Amalia. L'histoire toute banale d'une femme mûre, qui se découvre trompée. Banale, et pourtant. Les descriptions illuminent l'Italie napolitaine, les personnages sont sobres et émouvants, les sentiments peu exprimés mais très forts. La solitude de l'héroïne, son errance est merveilleusement décrite. Au rythme de ses changements de vêtements, qui sont autant de mues vers une fragile renaissance, l'on suit le parcours d'une douloureuse ascèse. Ann Hidden (la cachée) ne semble pas avoir droit au bonheur. Lorsqu'elle recouvre un semblant de félicité, dans une relation toute maternelle, elle la voit trop vite interrompue. Remarquable Quignard qui exprime, en peu de mots, en quelques lignes, la brutalité du malheur, son horrible soudaineté. Son héroïne est une femme blessée mais jamais on ne sombre dans le pathétique. Ann, la musicienne, est emplie de notes. Elle les couve, les assemble, leur donne jour. Ce fragile équilibre entre les lignes d'une portée lui procure l'énergie d'avancer. Car le tragique ne peut atteindre cette mélodie intérieure.

    Lien : http://liber-libri.blogspot.com/2006/04/la-maison-de-lave.html
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par liliba, le 27 décembre 2008

    liliba
    Partir et tout recommencer, est-ce la solution ?
    .
    Juliette espionne son mari qui rencontre une autre femme, et tombe par hasard sur un ami d'enfance. Cette rencontre fortuite fait revivre des souvenirs oubliés et elle décide de bouleverser sa vie, de partir, quitter sont compagnon, disparaître, vivre ailleurs, différemment, libre, sans contraintes. Elle déménage comme une voleuse, mais une voleuse organisée qui planifie tout, et se cache délibérément de tous, sauf de cet ami retrouvé qui l'aide à construire sa nouvelle vie.
    Elle se réfugie en Italie près de Capri et découvre au détour d'une promenade la Villa Amalia, vieille bâtisse à l'abandon dont elle tombe amoureuse, et qu'elle loue à sa propriétaire. Elle y vivra quelques temps, y fera venir ceux qu'elle aime, ces nouveaux amis rencontrés depuis sa fuite, avant d'en partir à tout jamais et de se perdre à nouveau dans des villes anonymes, se cacher des autres et d'elle-même.
    Je suis très mitigée sur ce roman... suite sur :

    Lien : http://liliba.canalblog.com
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    • Livres 2.00/5
    Par Inextenso, le 07 juillet 2011

    Inextenso
    Je reconnais à ce livre une belle écriture, un style épuré et une certaine élégance. Pour le reste, impossible d'apprécier ni le fond, ni la forme.
    Si le style est élégant, il est parfois difficile de suivre Pascal Quignard dans sa narration, et il est impossible de connaitre les sentiments qui animent les personnages. Quant à Ann Hidden c'est une femme particulière, libre, indépendante mais fort peu sympathique voire froide et égocentrique. Sa rencontre avec la Villa Amalia est sans doute le meilleur moment de ce roman que j'ai trouvé trop déshumanisé pour être touchant. Une déception pour moi.

    Lien : http://www.quartier-livre.fr/post/2011/07/07/Villa-Amalia-Pascal-Qui..
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Citations et extraits

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  • Par quiliravivra, le 29 janvier 2012

    Elle erra dans les pièces le dos brusquement trempé de sueur. Ce n'était pas seulement un homme qu'elle quittait mais sa passion. C'était une façon de vivre sa passion qu'elle quittait.
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  • Par quiliravivra, le 29 janvier 2012

    Le désir sexuel retrouvé embellit le corps, irradie l'entourage, purifie l'air.
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  • Par Neigeline, le 01 décembre 2009

    On dit que dans une symbiose les deux organismes se prodiguent mutuellement secours et nutriments. L'aide et la vigilance en premier. La nourriture en second (c'était plutôt ce que Georges aurait placé en premier).
    Dans la symbiose chacun exploite irrésistiblement l'autre à proportion de ce qu'il lui rend. Si l'un, d'aventure, cherche à prendre avantage sur l'autre, il asphyxie son partenaire. Si l'autre l'affame il meurt. La symbiose ne définit même pas un équilibre. C'est un conflit extrêmement instable - comme le temps dans le ciel de la province de Bourgogne. Seule la recherche de l'égalité jamais obtenue, impossible, venant, s'effaçant, revenant sans fin, la fait palpiter, la fait vivre.
    Leurs pensées commencèrent à se rencontrer à mi-chemin. Puis elles se croisaient à plus court encore. A l'intonation. Avant même : dès l'ouverture de la bouche, dès le frémissement autour de la bouche. A la brume sur les lèvres l'hiver. A l'odeur. A l'angoisse. Au soupir. Ils vivaient tellement ensemble qu'ils ne se parlaient plus.
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  • Par meyeleb, le 19 décembre 2011

    C'était une maison qui l'appelait à la rejoindre. C'était une paroi de montagne où elle cherchait à s'accrocher. C'était un recoin d'herbes, de lumière, de lave, de feu interne, où elle désirait vivre. Quelque chose aussi intense qu'immédiat, l'accueillait à chaque fois qu'elle arrivait sur le surplomb de lave. C'était comme un être indéfinissable, euphorisant, dont on ne sait par quel biais on se voit reconnue par lui, rassurée, comprise, entendue, appréciée, soutenue, aimée.
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  • Par mandarine43, le 03 avril 2011

    Ceux qui ne sont pas dignes de nous ne nous sont pas fidèles.
    Voilà ce qu'elle était en train de se dire dans le rêve qu'elle était en train de faire.
    Leur engagement à nos côtés n'entraînait pas leur peur ou leur fainéantise, leur incurie, leur désœuvrement, leur régression, leur bêtise.
    Nous observons assis dans nos fauteuils, étendus dans nos baignoires, couchés dans nos lits, des êtres engourdis ou absents pour lesquels nous n'avons plus d'existence.
    Ce n'est pas eux que nous trahissons en les abandonnant.
    Leur inertie ou leurs plaintes nous ont abandonnés avant que nous songions à nous séparer d'eux.
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Pascal Quignard - Les solidarités mystérieuses .
Pascal Quignard vous présente son ouvrage "Les solidarités mystérieuses" aux éditions Gallimard.http://www.mollat.com/livres/pascal-quignard-les-solidarites-mysterieuses-9782070784790.htmlNotes de musique : Chopin / 8 Nocturne In C, Op. Posth








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