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ISBN : 2070347060
Éditeur : Gallimard (2007)


Note moyenne : 3.58/5 (sur 120 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
« Loin devant les villas sur la digue, elle se tenait accroupie, les genoux au menton, en plein vent, sur le sable humide de la marée. Elle pouvait passer des heures devant les vagues, dans le vacarme, engloutie dans leur rythme comme dans l'étendue grise, de plus en pl... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par quiliravivra, le 29 janvier 2012

    quiliravivra
    Un très joli roman écrit comme une partition musicale .
    Si l'ensemble est harmonieux les détails de l'histoire semblent parfois un peu tortueux à l'image de l'héroïne.
    C'est à cause du faux pas d'un homme qu'Ann (la tortueuse) a décidé du jour au lendemain de fuir.sa passion ou plutôt sa façon de vivre la passion amoureuse.
    Elle change d'identité, elle parcourt le monde , trouve refuge et une nouvelle forme de passion amoureuse dans la Villa Amalia en Italie mais ce refuge va la trahir également (je vous laisse découvrir)
    A la fois forte et fragile, obstinée et fuyante Ann ne trouve de repos finalement et peut-être au fond son bonheur que dans le désir et le plaisir de se perdre.
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    • Livres 5.00/5
    Par meyeleb, le 19 décembre 2011

    meyeleb
    Pascal Quignard poursuit son exploration poétique de la vie en musique. Il éclaire les ombres, dénoue les errances. Cette figure de son roman, Ann Hidden, celle qui se cache, porte en elle un amour inextinguible, celui de la solitude créatrice. Quand elle découvre que son compagnon la trompe, Ann vacille. Alors elle part, elle efface, elle s'éloigne. Pour trouver quoi, où, comment ? Mieux que les rencontres, l'isolement, le chant d'une nature méditerranéenne, seront le creuset d'une reconstruction du bonheur. Un bonheur fragile toutefois, comme les quelques notes d'un piano qui peineraient à s'accorder.
    Si vous aimez vous aussi cette "sweet solitude" mise en musique par Purcell, lisez Villa Amalia. Tour de force étonnant que ces mots simples animés par la puissance évocatrice des sens. En particulier les sons, qui vont crescendo comme un requiem. Je reste envoûtée par cette lecture.
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    • Livres 3.00/5
    Par michelekastner, le 26 août 2012

    michelekastner
    Ann Hidden, pianiste et compositrice exigeante d'avant-garde, connue par quelques mélomanes éclairés, décide de bouleverser sa routine lorsqu'elle se découvre trompée. C'est la blessure de trop : son père a quitté la maison alors qu'elle était enfant. Depuis, sa mère vit dans l'attente du retour de son mari et reste distante avec sa fille. Ann s'est retranchée dans une carapace de froideur et de solitude. Elle décide de fuir, de rompre les amarres, de se reconstruire ailleurs. A la fois touchante et dérangeante, volontaire et vengeresse, meurtrie mais déterminée, cette femme est admirable et déconcertante.
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  • Par liberlibri, le 01 décembre 2008

    liberlibri
    Quignard, l'homme des Ombres errantes, vient de faire paraître Villa Amalia. L'histoire toute banale d'une femme mûre, qui se découvre trompée. Banale, et pourtant. Les descriptions illuminent l'Italie napolitaine, les personnages sont sobres et émouvants, les sentiments peu exprimés mais très forts. La solitude de l'héroïne, son errance est merveilleusement décrite. Au rythme de ses changements de vêtements, qui sont autant de mues vers une fragile renaissance, l'on suit le parcours d'une douloureuse ascèse. Ann Hidden (la cachée) ne semble pas avoir droit au bonheur. Lorsqu'elle recouvre un semblant de félicité, dans une relation toute maternelle, elle la voit trop vite interrompue. Remarquable Quignard qui exprime, en peu de mots, en quelques lignes, la brutalité du malheur, son horrible soudaineté. Son héroïne est une femme blessée mais jamais on ne sombre dans le pathétique. Ann, la musicienne, est emplie de notes. Elle les couve, les assemble, leur donne jour. Ce fragile équilibre entre les lignes d'une portée lui procure l'énergie d'avancer. Car le tragique ne peut atteindre cette mélodie intérieure.

    Lien : http://liber-libri.blogspot.com/2006/04/la-maison-de-lave.html
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    • Livres 2.00/5
    Par mimipinson, le 01 janvier 2013

    mimipinson
    C'est le second livre de l'auteur qui me passe entre les mains, sorte de repêchage après la déconvenue de Tous les matins du monde. J'ai le souvenir d'avoir vu le film, le souvenir de pas en avoir un mauvais souvenir, mais cela s'arrête là.
    Je reconnais à Monsieur Quignard une plume agréable à lire, un texte aéré. Mais est-ce vraiment suffisant pour qu'à mon sens cela fasse un bon et grand livre ? Assurément non, il me faut également un scénario et des personnages marquants, quitte à être moins exigeant sur l'écriture ou du moins les fioritures linguistiques ou stylistiques qui intéressent davantage les littéraires, et qui, en ce qui me concerne, me touchent nettement moins
    Si l'histoire aurait pu être passionnante, et, si les personnages auraient pu me toucher, le style de Monsieur Quignard n'a pas eu l'effet escompté. J'ai trouvé tout cela froid, décousu. Ann, musicienne, compositrice n'a pas su m'atteindre ; elle m'a été même antipathique.
    Les paysages sont bien évoqués, mais l'humain, dans ce livre n'a pas la place qu'il mérite.
    Si je reverrai avec plaisir le film éponyme, persuadée, qu'à nouveau les images me parleront infiniment mieux que les mots, l'aventure avec Monsieur Quignard s'arrêtera là .

    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.fr/2013/01/villa-amalia.html
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Citations et extraits

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  • Par michelekastner, le 26 août 2012

    Elle se retourna une dernière fois pour contempler la mer violente prise dans le lin brodé des rideaux des fenêtres.
    Brodés un à un par sa mère dans la solitude.
    Elle ouvrit les battants de la fenêtre.
    Le bruit assourdissant de l'océan envahit le salon. sa mère avait vécu dans le bruit sans fin de l'océan toute sa vie. Sa vie de mère abandonnée par son petit garçon. Sa vie de femme délaissée par son époux. Et tout le restant de ses jours éloignée de sa fille.
    Ann, angoissée, regardait les pieds des hortensias dans le reste d'écume, le grand escalier qui descendait en tournant sur la plage.
    Les vagues de la nuit avaient rendu les marches toutes luisantes en se retirant.
    Le sable était devenu aussi marron que les feuilles des arbres.
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  • Par Neigeline, le 01 décembre 2009

    On dit que dans une symbiose les deux organismes se prodiguent mutuellement secours et nutriments. L'aide et la vigilance en premier. La nourriture en second (c'était plutôt ce que Georges aurait placé en premier).
    Dans la symbiose chacun exploite irrésistiblement l'autre à proportion de ce qu'il lui rend. Si l'un, d'aventure, cherche à prendre avantage sur l'autre, il asphyxie son partenaire. Si l'autre l'affame il meurt. La symbiose ne définit même pas un équilibre. C'est un conflit extrêmement instable - comme le temps dans le ciel de la province de Bourgogne. Seule la recherche de l'égalité jamais obtenue, impossible, venant, s'effaçant, revenant sans fin, la fait palpiter, la fait vivre.
    Leurs pensées commencèrent à se rencontrer à mi-chemin. Puis elles se croisaient à plus court encore. A l'intonation. Avant même : dès l'ouverture de la bouche, dès le frémissement autour de la bouche. A la brume sur les lèvres l'hiver. A l'odeur. A l'angoisse. Au soupir. Ils vivaient tellement ensemble qu'ils ne se parlaient plus.
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  • Par FRANGA, le 16 février 2012

    En une minute le soleil crevait la surface de la mer et tout était éclaboussé de lumière. Le lieu était peu à peu gagné par la profondeur. La distance provenait d'abord des sons qui naissaient partout. Tout apparaissait aux premiers instants dans une espèce de substance crémeuse mêlée peu à peu de violet et de noir.
    Puis de vert autour des arbres et sur les flancs de la colline.
    Alors les ombres surgissaient autour des formes.
    Elles mettaient en relief les maisons et les animaux.
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  • Par lisalou, le 13 mars 2012

    " ... C'était un caractère très étrange: extraordinairement passive. Presque contemplative. Mais cette apparence d'inertie contenait une activité propre. Elle était profondément calme, calme sans aucune sérénité, calme de façon inlassable, opiniâtre, à tout instant concentrée. Elle n'obéissait à personne mais commandait encore moins à qui que ce fût. Elle parlait peu. Elle menait une vie presque invisible, entourée de ses trois pianos, inamicale, presque recluse, laborieuse, parallèle."
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  • Par michelekastner, le 26 août 2012

    Elle aimait de façon passionnée, obsédée, la maison de zia amalia, la terrasse, la baie, la mer. elle avait envie de disparaître dans ce qu'elle aimait. Il y a dans tout amour quelque chose qui fascine. quelque chose de beaucoup plus ancien que ce qui peut être désigné par les mots que nous avons appris longtemps après que nous sommes nés. mais ce n'était plus un homme qu'elle aimait ainsi. c'était une maison qui l'appelait à la rejoindre. C'était une paroi de montagne où elle cherchait à s'accrocher. C'était un recoin d'herbes, de lumière, de lave, de feu interne, où elle désirait vivre. quelque chose, aussi intense qu'immédiat, l'accueillait à chaque fois qu'elle arrivait sur le surplomb de lave. c'était comme un être indéfinissable, euphorisant, dont on ne sait par quel biais on se vot reconnue par lui, rassurée, comprise, entendue, appréciée, soutenue, aimée.
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Pascal Quignard - L'Origine de la danse .
Pascal Quignard vous présente son ouvrage "L'Origine de la danse" aux éditions Galilée. http://www.mollat.com/livres/pascal-quignard-origine-danse-9782718608846.html Notes de Musique : Koto Music -2 - Kumiutahu








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