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ISBN : 2070347060
Éditeur : Gallimard (2007)


Note moyenne : 3.64/5 (sur 174 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
« Loin devant les villas sur la digue, elle se tenait accroupie, les genoux au menton, en plein vent, sur le sable humide de la marée.

Elle pouvait passer des heures devant les vagues, dans le vacarme, engloutie dans leur rythme comme dans l'étendue gris... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par carre, le 08 novembre 2013

    carre
    Ann Hidden plaque tout après la trahison de l‘être aimé, pire elle efface tout jusqu'à changer d'identité. Mais peut-on disparaitre totalement ? Première incursion dans l'univers de Pascal Quignard. Peur de ne pas apprécier un auteur reconnu, de ne pas être à la hauteur. Et puis « Villa Amalia » m'a semblé être le roman pour entrouvrir la porte. Questionnements sur l'amour, fuir pour ne plus souffrir, pour se réinventer, direction vers le soleil, la lumière en guise de thérapie. Une histoire qui s'installe doucement, une petite musique qui vient triturer nos neurones, le roman de Quignard est joliment agréable. Une première rencontre donc pleine de promesse !!!
    Benoit Jacquot l'a adapté fidèlement au cinéma avec une Isabelle Huppert envoutante et un Jean-Hughes Anglade tout en nuance.
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    • Livres 5.00/5
    Par Cioran, le 14 mars 2014

    Cioran
    Après la lecture d'un très beau livre de Christian Bobin, La plus que vive,ce roman de Pascal Quignard reflète une semblable atmosphère....
    L'auteur s'attache à décrire et à nous faire ressentir une douleur, qui passe du cœur au corps... Une douleur pleine et vive qui grossit au fur et à mesure des pages que l'on lit, avec une attention extrême....
    D'abord, un départ. Puis, une rencontre avec l'amour d'un lieu. Ensuite, c'est l'amour pour une petite fille qui prend toute la place... le Bonheur. Et de solides amitiés : une chaleur...
    Enfin, la mort surgit. Des morts. Accompagnées d'une douleur diffuse et incontournable, à travers des mots d'une extrême beauté, et simplicité...
    Du soleil, nous sommes passés à la nuit :
    "Elle n'avait plus le courage de se lever, de marcher, de courir, de repartir, de mourir. Ici, elle commençait à avoir peur du soleil. Là-bas, quand elles étaient ensemble, quand elles vivaient ensemble toutes les trois, elle n'avait jamais peur du soleil, pelotonnées toutes les trois dans leurs chaises longues, buvant toutes les trois de l'eau glacée dans de grandes bouteilles de verre couvertes de buée, sur la terrasse, tout en haut de la colline, au paradis."
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    • Livres 3.00/5
    Par quiliravivra, le 29 janvier 2012

    quiliravivra
    Un très joli roman écrit comme une partition musicale .
    Si l'ensemble est harmonieux les détails de l'histoire semblent parfois un peu tortueux à l'image de l'héroïne.
    C'est à cause du faux pas d'un homme qu'Ann (la tortueuse) a décidé du jour au lendemain de fuir.sa passion ou plutôt sa façon de vivre la passion amoureuse.
    Elle change d'identité, elle parcourt le monde , trouve refuge et une nouvelle forme de passion amoureuse dans la Villa Amalia en Italie mais ce refuge va la trahir également (je vous laisse découvrir)
    A la fois forte et fragile, obstinée et fuyante Ann ne trouve de repos finalement et peut-être au fond son bonheur que dans le désir et le plaisir de se perdre.
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    • Livres 4.00/5
    Par araucaria, le 02 mai 2014

    araucaria
    Un bon roman que je voulais découvrir depuis longtemps. Je ne suis pas déçue. J'apprécie la belle plume de Pascal Quignard. Un livre sérieux qui raconte la vie qui s'écoule avec ses trahisons, ses blessures, les maladies, les deuils, les rencontres, les ruptures, les belles rencontres... La vie avec tout ce qu'elle peut apporter de beau et de tragique... Un beau livre, un texte de qualité.

    Lien : http://araucaria20six.fr/
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    • Livres 1.00/5
    Par Luniver, le 01 mai 2014

    Luniver
    Lu dans le cadre du challenge ABC, je pensais ne prendre aucun risque avec Quignard, qui possède un palmarès solide. Pourtant, j'ai été de déception en déception, jusqu'à m'arrêter au bout de cent pages, ce qui ne m'était plus arrivé depuis longtemps.
    D'emblée, je n'ai pas compris les personnages, leurs réactions ne collent pas selon moi aux situations qu'ils vivent. Je ne viens sans doute pas d'un milieu très chic, mais discuter d'une rupture pour tromperie autour d'une table de restaurant trois étoiles me laisse dubitatif. L'étape suivante a été de les prendre en grippe. le duo qui se forme, une égocentrique qui se défoule sur son ami, encaissant sans broncher tous les coups et accourant en remuant la queue dès qu'elle le rappelle, m'est franchement insupportable.
    Le coup de grâce est venu des dialogues, creux et sans vie. J'ai eu l'impression de me retrouver en cours de français, pendant l'étude de pièces de théâtre, où mes condisciples ânonnaient péniblement sur un même ton monocorde les cris de colère et les déclarations d'amour (et les annotations pour le metteur en scène).
    Tout dans ce morceau de roman m'a semblé sec. Les seuls sentiments qu'il m'a procuré sont un agacement et un ennui croissants, ce qui ne devait certainement pas être le but recherché.
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Citations et extraits

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  • Par Cioran, le 03 mars 2014

    - (...) C'est terrible de manger tout seul. Tu ne peux pas savoir.
    - C'est faux. J'ai toujours aimé manger seule, au calme, dans un coin de fenêtre.
    - Je déteste cela.
    - J'aime bien.
    - On mange trop vite.
    - Pas moi.
    On est regardé.
    - C'est vrai qu'on est regardée et que ce n'est pas ce qu'il y a de plus agréable. Mais manger seule, c'est pour moi un vrai plaisir.
    - Je ne suis pas du tout d'accord avec toi. C'est à cause du silence que c'est moins bon. On ne peut pas exprimer ce qu'on éprouve en goûtant, en dégustant, en mâchant, en buvant. Je souffre tellement de manger seul. Tu mangerais avec moi ?
    Il était suppliant. Cela lui fut aussitôt insupportable. Elle posa sa main sur son bras. Elle dit ferment :
    - Un autre soir, Georges.
    Ils traversèrent le jardin. Il cherchait dans sa veste son portefeuille.
    - Ma carte, mon numéro de téléphone...
    - Tu me les as déjà donnés.
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  • Par araucaria, le 01 mai 2014

    Tous les amants ont peur. Elle avait terriblement peur de ne pas convenir à la maison. Elle eut peur de ne pas savoir s'y prendre en lançant les travaux. Peur d'en altérer la force. Peur de rompre un équilibre. Peur aussi d'être déçue. Peur de ne pas être aussi heureuse qu'elle pensait qu'elle allait l'être quand elle avait découvert la villa pour la première fois.
    Le printemps balaya la peur.
    Ce furent les grands jasmins sauvages.
    Ce furent les buissons de roses.
    Ce furent les anémones sans nombre, aux couleurs si profondes, aux beautés de soie.
    Ce furent les pavots.
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  • Par araucaria, le 30 avril 2014

    (Par la suite) il lui expliqua qu'il s'était installé ici pour quelques jours, afin de ranger. Il avait décidé de vendre le pavillon où sa mère avait vécu seule après son remariage. Il ne souhaitait pas en avoir la charge plus longtemps. Il n'aimait pas cette ville. C'était un hasard miraculeux que cette rencontre à Choisy-le-Roi, pour peu qu'il y réfléchît. Quarante ans passent, un ange passe, une âme monte au ciel, une femme surgit sur un trottoir et plonge son visage dans les feuilles d'un laurier, le fantôme de soeur Marguerite se glisse tout à coup dans l'espace.
    - Et deux fantômes boivent du thé ensemble, conclut-elle.
    - Le thé de maman est bon, tu ne trouves pas?
    - Georges, vous ne pouvez pas savoir combien ce que vous dites est vrai : je suis une femme devenue un fantôme.
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  • Par michelekastner, le 26 août 2012

    Elle se retourna une dernière fois pour contempler la mer violente prise dans le lin brodé des rideaux des fenêtres.
    Brodés un à un par sa mère dans la solitude.
    Elle ouvrit les battants de la fenêtre.
    Le bruit assourdissant de l'océan envahit le salon. sa mère avait vécu dans le bruit sans fin de l'océan toute sa vie. Sa vie de mère abandonnée par son petit garçon. Sa vie de femme délaissée par son époux. Et tout le restant de ses jours éloignée de sa fille.
    Ann, angoissée, regardait les pieds des hortensias dans le reste d'écume, le grand escalier qui descendait en tournant sur la plage.
    Les vagues de la nuit avaient rendu les marches toutes luisantes en se retirant.
    Le sable était devenu aussi marron que les feuilles des arbres.
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  • Par araucaria, le 01 mai 2014

    Abritée dans la roche, la villa dominait entièrement la mer.
    A partir de la terrasse, la vue était infinie.
    Au premier plan, à gauche, Capri, la pointe de Sorrente. Puis c'était l'eau à perte de vue. Dès qu'elle regardait elle ne pouvait plus bouger. Ce n'était pas un paysage, mais quelqu'un. Non pas un homme, ni un dieu bien sûr, mais un être.
    Un regard singulier.
    Quelqu'un. Un visage précis et indicible.
    Elle enquêta pour découvrir les propriétaires de cette maison longue, étroite, déserte, qui surmontait la mer au sud-est - ou au moins en connaître l'histoire.
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Vidéo de Pascal Quignard

Pascal Quignard - Mourir de penser .
A l'occasion des Correspondances de Manosque 2014, rencontre avec Pascal Quignard autour de son ouvrage "Mourir de penser" aux éditions Grasset. http://www.mollat.com/livres/quignard-pascal-dernier-royaume-mourir-penser-9782246852032.html Notes de Musique : Jared C. Balogh/Modern Renaissance/01 Pursuit of Happiness. Free Music Archive.








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