Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2070347060
Éditeur : Gallimard (2007)


Note moyenne : 3.63/5 (sur 157 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
« Loin devant les villas sur la digue, elle se tenait accroupie, les genoux au menton, en plein vent, sur le sable humide de la marée.

Elle pouvait passer des heures devant les vagues, dans le vacarme, engloutie dans leur rythme comme dans l'étendue gris... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (21)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par carre, le 08 novembre 2013

    carre
    Ann Hidden plaque tout après la trahison de l‘être aimé, pire elle efface tout jusqu'à changer d'identité. Mais peut-on disparaitre totalement ? Première incursion dans l'univers de Pascal Quignard. Peur de ne pas apprécier un auteur reconnu, de ne pas être à la hauteur. Et puis « Villa Amalia » m'a semblé être le roman pour entrouvrir la porte. Questionnements sur l'amour, fuir pour ne plus souffrir, pour se réinventer, direction vers le soleil, la lumière en guise de thérapie. Une histoire qui s'installe doucement, une petite musique qui vient triturer nos neurones, le roman de Quignard est joliment agréable. Une première rencontre donc pleine de promesse !!!
    Benoit Jacquot l'a adapté fidèlement au cinéma avec une Isabelle Huppert envoutante et un Jean-Hughes Anglade tout en nuance.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          1 57         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Cioran, le 14 mars 2014

    Cioran
    Après la lecture d'un très beau livre de Christian Bobin, La plus que vive,ce roman de Pascal Quignard reflète une semblable atmosphère....
    L'auteur s'attache à décrire et à nous faire ressentir une douleur, qui passe du cœur au corps... Une douleur pleine et vive qui grossit au fur et à mesure des pages que l'on lit, avec une attention extrême....
    D'abord, un départ. Puis, une rencontre avec l'amour d'un lieu. Ensuite, c'est l'amour pour une petite fille qui prend toute la place... le Bonheur. Et de solides amitiés : une chaleur...
    Enfin, la mort surgit. Des morts. Accompagnées d'une douleur diffuse et incontournable, à travers des mots d'une extrême beauté, et simplicité...
    Du soleil, nous sommes passés à la nuit :
    "Elle n'avait plus le courage de se lever, de marcher, de courir, de repartir, de mourir. Ici, elle commençait à avoir peur du soleil. Là-bas, quand elles étaient ensemble, quand elles vivaient ensemble toutes les trois, elle n'avait jamais peur du soleil, pelotonnées toutes les trois dans leurs chaises longues, buvant toutes les trois de l'eau glacée dans de grandes bouteilles de verre couvertes de buée, sur la terrasse, tout en haut de la colline, au paradis."
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 29         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par quiliravivra, le 29 janvier 2012

    quiliravivra
    Un très joli roman écrit comme une partition musicale .
    Si l'ensemble est harmonieux les détails de l'histoire semblent parfois un peu tortueux à l'image de l'héroïne.
    C'est à cause du faux pas d'un homme qu'Ann (la tortueuse) a décidé du jour au lendemain de fuir.sa passion ou plutôt sa façon de vivre la passion amoureuse.
    Elle change d'identité, elle parcourt le monde , trouve refuge et une nouvelle forme de passion amoureuse dans la Villa Amalia en Italie mais ce refuge va la trahir également (je vous laisse découvrir)
    A la fois forte et fragile, obstinée et fuyante Ann ne trouve de repos finalement et peut-être au fond son bonheur que dans le désir et le plaisir de se perdre.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 28         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par ATOS, le 30 août 2013

    ATOS
    Villa Amalia comme le goût d'une fin d'été.
    « Sous ce ciel où la vie, où le bonheur abonde,
    Sur ces rives que l'oeil se plaît à parcourir,
    Nous avons respiré cet air d'un autre monde,
    Elyse!,.. et cependant on dit qu'il faut mourir ! » (Lamartine)
    Ischia, là demeure Amalia, c'est là qu'Ann viendra se donner.
    « Sonata da camera ».Quatre mouvements.
    C'est une fugue, « la résolution d'un problème de structure et de cohérence non résolu par les formes préexistantes », puisque telle est sa définition musicale.
    « Quand on est encore enfant , chaque partie du corps qu'on aime émet une lumière. Rien ne procède encore tout à fait du monde solaire .La lumière vient du cœur de l'enfant ».
    Une musicienne qui se recompose, qui se ré-écrit, qui retrouve sa partition et se découvre. Et qui s'accorde,... enfin.
    « La vie est belle à mesure qu'elle est féroce » déclarait Marin Marais dans Tous les matins du monde. « Le cœur humain ne s'élargit qu'avec un tranchant qui le déchire » écrivait Flaubert.
    Alors le coeur d'Ann s'ouvre grand, comme une fenêtre sur la mer, comme son regard qui s'accroche à cette maison plantée sur le rocher.
    Villa Amélia, ce lieu qui l'attendait.
    «On dit que la toile selon son étendue, sa forme, sa solidité, ses leurres, sa beauté, au tout dernier moment tisse l'araignée qui lui est nécessaire. Les œuvres inventent l'auteur qu'il leur faut et construisent la biographie qui convient ».
    Maître Quignard ,quelle belle étoffe vous nous offrez !
    Astrid Shriqui Garain
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 12         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par meyeleb, le 19 décembre 2011

    meyeleb
    Pascal Quignard poursuit son exploration poétique de la vie en musique. Il éclaire les ombres, dénoue les errances. Cette figure de son roman, Ann Hidden, celle qui se cache, porte en elle un amour inextinguible, celui de la solitude créatrice. Quand elle découvre que son compagnon la trompe, Ann vacille. Alors elle part, elle efface, elle s'éloigne. Pour trouver quoi, où, comment ? Mieux que les rencontres, l'isolement, le chant d'une nature méditerranéenne, seront le creuset d'une reconstruction du bonheur. Un bonheur fragile toutefois, comme les quelques notes d'un piano qui peineraient à s'accorder.
    Si vous aimez vous aussi cette "sweet solitude" mise en musique par Purcell, lisez Villa Amalia. Tour de force étonnant que ces mots simples animés par la puissance évocatrice des sens. En particulier les sons, qui vont crescendo comme un requiem. Je reste envoûtée par cette lecture.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 14         Page de la critique

> voir toutes (58)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Cioran, le 03 mars 2014

    - (...) C'est terrible de manger tout seul. Tu ne peux pas savoir.
    - C'est faux. J'ai toujours aimé manger seule, au calme, dans un coin de fenêtre.
    - Je déteste cela.
    - J'aime bien.
    - On mange trop vite.
    - Pas moi.
    On est regardé.
    - C'est vrai qu'on est regardée et que ce n'est pas ce qu'il y a de plus agréable. Mais manger seule, c'est pour moi un vrai plaisir.
    - Je ne suis pas du tout d'accord avec toi. C'est à cause du silence que c'est moins bon. On ne peut pas exprimer ce qu'on éprouve en goûtant, en dégustant, en mâchant, en buvant. Je souffre tellement de manger seul. Tu mangerais avec moi ?
    Il était suppliant. Cela lui fut aussitôt insupportable. Elle posa sa main sur son bras. Elle dit ferment :
    - Un autre soir, Georges.
    Ils traversèrent le jardin. Il cherchait dans sa veste son portefeuille.
    - Ma carte, mon numéro de téléphone...
    - Tu me les as déjà donnés.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 13         Page de la citation

  • Par michelekastner, le 26 août 2012

    Elle se retourna une dernière fois pour contempler la mer violente prise dans le lin brodé des rideaux des fenêtres.
    Brodés un à un par sa mère dans la solitude.
    Elle ouvrit les battants de la fenêtre.
    Le bruit assourdissant de l'océan envahit le salon. sa mère avait vécu dans le bruit sans fin de l'océan toute sa vie. Sa vie de mère abandonnée par son petit garçon. Sa vie de femme délaissée par son époux. Et tout le restant de ses jours éloignée de sa fille.
    Ann, angoissée, regardait les pieds des hortensias dans le reste d'écume, le grand escalier qui descendait en tournant sur la plage.
    Les vagues de la nuit avaient rendu les marches toutes luisantes en se retirant.
    Le sable était devenu aussi marron que les feuilles des arbres.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 12         Page de la citation

  • Par Neigeline, le 01 décembre 2009

    On dit que dans une symbiose les deux organismes se prodiguent mutuellement secours et nutriments. L'aide et la vigilance en premier. La nourriture en second (c'était plutôt ce que Georges aurait placé en premier).
    Dans la symbiose chacun exploite irrésistiblement l'autre à proportion de ce qu'il lui rend. Si l'un, d'aventure, cherche à prendre avantage sur l'autre, il asphyxie son partenaire. Si l'autre l'affame il meurt. La symbiose ne définit même pas un équilibre. C'est un conflit extrêmement instable - comme le temps dans le ciel de la province de Bourgogne. Seule la recherche de l'égalité jamais obtenue, impossible, venant, s'effaçant, revenant sans fin, la fait palpiter, la fait vivre.
    Leurs pensées commencèrent à se rencontrer à mi-chemin. Puis elles se croisaient à plus court encore. A l'intonation. Avant même : dès l'ouverture de la bouche, dès le frémissement autour de la bouche. A la brume sur les lèvres l'hiver. A l'odeur. A l'angoisse. Au soupir. Ils vivaient tellement ensemble qu'ils ne se parlaient plus.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

  • Par Cioran, le 10 mars 2014

    Car la vie entre les femmes et les hommes est un orage perpétuel.
    L'air entre leurs visages est plus intense - plus hostile, plus fulgurant - qu'entre les arbres ou les pierres.
    Parfois, de rares fois, de belles fois, la foudre tombe vraiment, tue vraiment, c'est l'amour.
    Tel homme, telle femme.
    Ils tombaient en arrière. Ils tombaient sur le dos.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 15         Page de la citation

  • Par Cioran, le 06 mars 2014

    En revenant d'Auxerre elle appela l'entreprise de maçonnerie et de peinture de Villeneuve-sur-Yonne.
    L'entrepreneur :
    - Je peux venir demain, si vous le voulez.
    - Mais c'est dimanche...
    - Je n'ai pas de travail en ce moment. Janvier est un mois creux. Après les fêtes, les gens n'ont plus d'argent.
    - Les gens attendent le printemps.
    - Comme les peintres, dit-il.
    - Comme les fleurs, dit-elle.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 10         Page de la citation

> voir toutes (24)

Videos de Pascal Quignard

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Pascal Quignard

Pascal Quignard - L'Origine de la danse .
Pascal Quignard vous présente son ouvrage "L'Origine de la danse" aux éditions Galilée. http://www.mollat.com/livres/pascal-quignard-origine-danse-9782718608846.html Notes de Musique : Koto Music -2 - Kumiutahu








Sur Amazon
à partir de :
3,80 € (neuf)
3,22 € (occasion)

   

Faire découvrir Villa Amalia par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz