ISBN : 9782070787852
Éditeur : Joëlle Losfeld (2010)


Note moyenne : 2.6/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Rop Claassens, célèbre reporter photographe, trouve la mort lors d'une prise d'otages dans un lycée de Lille. Dom, qui tient le bar Dominus Bier, et Judith, son associée, rachètent sa maison. Ils découvrent qu'une jeune fille y a vécu avant de disparaître subitement. A... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par liratouva2, le 10 janvier 2011

    liratouva2
    C'est un grand livre pour moi, un beau roman, pas toujours facile, mais un récit complexe et beau fait de tragédies contemporaines pour mieux atteindre l'éternelle et douloureuse condition humaine intemporelle.
    D'emblée deux aspects du roman m'étonnent , d'un côté la langue qui est très belle; c'est un plaisir que de déguster ces phrases pleines, puissantes qui prennent leur temps, roulent et se développent comme un fleuve le long de berges foisonnantes et mystérieuses; .de l'autre, la difficulté au début de lier les intrigues entre elles. J'ai dû relire une seconde fois les premiers chapitres pour comprendre qui étaient les personnages, les liens qui les reliaient et le rôle de chacun.
    Le premier dont il est question est le narrateur, Athanase Descamps surnommé Dom Bier, gringalet moyen, la cinquantaine, gérant d'un bar à bières, à Lille, avec Judith, sa compagne.
    Son récit commence un jour de juin quand la tuerie au lycée du centre ville a fait vaciller sa propre vie.
    En second apparaît Rop Claassens, célèbre reporter photographe, tué dans cette prise d'otages.
    L'événement notoire juste après la tuerie, c'est l'arrivée de Laura en septembre, engagée comme barmaid mais qui fera surtout office d'archiviste. et qui à force de fouiller dans les archives laissées par le photographe finira par plonger ces Lillois d'aujourd'hui au cœur des horreurs de la grande Histoire de la région avec la bande à Bonnot et les sympathisants nazis de la région.
    C'est ainsi que le lecteur va de surprises en surprises et sera entraîné très loin
    (...)
    Ces tragédies sont celles de l'histoire, la grande et la petite, celles d'hier mais aussi, on le devine, celles de demain car nous sommes ici dans l'éternel recommencement, celui du mal, de la vie qui n'est qu'ambiguïté et paroxysme.
    Tout commence par un petit événement genre fait divers et tout finit en apothéose quand explosent les conséquences laissées par les catastrophes et les tragédies du siècle dernier , celles du pacifisme, du nazisme et du communisme, annonçant déjà les prochaines, celles de ce siècle-ci encore tout neuf!
    Ce roman n'est qu'un long crescendo vers un épisode final des plus surprenants.
    Le dernier mot sera donné par Denis, l'ancien reporter qui a vécu de près les événements majeurs du siècle. S'adressant aux victimes, il donne sa vision de la cruauté du monde. Est-elle aussi celle de l'auteur?
    (...)


    Lien : http://liratouva2.blogspot.com/2011/01/avec-des-mains-cruelles-de-mi..
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    • Livres 3.00/5
    Par MClo85, le 02 octobre 2011

    MClo85
    Un célèbre photographe trouve la mort lors d'une prise d'otages dans un lycée. Dom et son associée rachètent sont appartement et y découvrent une histoire incroyable. Il s'agit de retrouver une jeune fille dont la mère est en train de mourir. Seule une greffe de moelle osseuse pourrait la sauver et cette jeune fille est le seul donneur possible. Leurs recherches dans les archives récupérées chez le photographe les ramènent à des évènements du passé (bande à Bonnot, milieu des SS Wallons, chute du mur de Berlin.. ) jusqu'à notre époque. C'est un livre complexe, il ne faut surtout pas perdre le fil car on se perd dans l'histoire de tous les personnages. Je trouve que la fin fait un peu trop "happy end".
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    • Livres 2.00/5
    Par vdujardin, le 26 avril 2012

    vdujardin
    Comment dire??? La seconde guerre mondiale et la collaboration est un thème récurrent dans l'oeuvre de Michel Quint, mais là, l'imbrication des récits rend le discours très confus... Il faut être bien réveillé (je lis souvent de 6h30 à 7h30 le matin...) pour démêler le passé trouble du journaliste Claassens, du patron du Dominus, de Laura, de Camille l'antiquaire... les SS wallons, la bande à Bonnot, une courée avec des viols et de la prostitution de jeune fille sans compter le dopage en Allemagne par des grossesses que l'on fait avorter. Tout est trop confus, trop mêlé à mon goût... même si j'aime bien l'écriture de l'auteur, je n'ai pas adhéré cette fois à cette imbrication qui vire à la confusion.

    Lien : http://vdujardin.over-blog.com/article-avec-des-mains-cruelles-de-mi..
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Citations et extraits

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  • Par liratouva2, le 10 janvier 2011

    Rop Claasens n’était pas un type bien au fond…Pas de sa faute…Après tout ce qu’il a vu dans son objectif, il était malade, névrosé…Et misanthrope au dernier degré. Souvent j’ai essayé de le pousser dans ses derniers retranchements, savoir pourquoi il avait foutu sa carrière en l’air. Oh il répondait, par des expressions toutes faites, qu’il avait décidé de chercher les racines du mal, de comprendre comment un brave n’importe quoi, commerçant, ingénieur, ouvrier, peut devenir un type aux mains cruelles. .. "Mains cruelles », son expression…Quelle est la guerre des assassins de droit commun et quels assassins les guerres fabriquent-elles ? J’ai encore sa voix dans l’oreille… Les grands criminels se révèlent dans la violence ordinaire, la sournoise jamais condamnée, ils y font leurs armes. Les grands conflits commencent là, il disait. Personne ne photographiait les lieux d’un fait divers comme Rop. Grâce à lui les chiens écrasés devenaient des tragédies antiques. Au point qu’on s’est demandé s’il ne les écrivait pas en partie lui-même, ces tragédies.
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  • Par liratouva2, le 10 janvier 2011

    Quand vous avez perdu la lumière vous avez pris sur vous l’inhumanité du monde, pas seulement celle de ce jour de juin mais celle qui s’est déployée dans tous les conflits depuis le temps d’avant le temps, depuis Hector et Achille, depuis que des errants luttent pour posséder un sol et que des sédentaires prétendent le garder.
    Vous nous avez tous fait naître à nouveau à notre condition humaine, vous avez fait le voyage au bout du mal à notre place. …Sans guerre il n’est pas de civilisation, sans barbarie, pas d’humanité, parce que nous ne fabriquons les antidotes que face à la maladie.
    Et rien n’est fini
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Bande annonce du film Effroyables jardins, adaptation cinématographique du livre éponyme de Michel Quint.








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