ISBN : 2070313492
Éditeur : Editions Gallimard (2004)


Note moyenne : 3.69/5 (sur 134 notes) Ajouter à mes livres
Quelle est la différence entre un clown et un assassin ? Tous deux sont des personnages-clés des romans de Michel Quint. Mais, alors que le dernier traverse tous les romans policiers de l'écrivain, le premier n'apparaît que dans le petit phé... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 09 septembre 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Il y a des livres qui font à peine soixante pages mais qui pourtant portent en eux une grande force. Effroyables jardins fait partie de ceux-là.
    Notre narrateur a une peur bleue des clowns. Peur qu'il explique très facilement puisque son père, instituteur se déguise souvent en clown. Passion que le narrateur ne ressent pas avec autant d'amusement mais plutôt de la honte. Il ne comprend pas que son père puisse faire le clown sans cesse, ne comprend pas ce qu'il peut en tirer de bon.
    Jusqu'au jour où son oncle Gaston lui raconte comment tout cela a commencé.
    Gaston va lui parler de la Résistance, du transfo qu'ils ont fait péter sans vraiment se poser de questions. Ils se battaient, ils résistaient. Puis l'arrestation.
    Ce court roman nous fait passer par différentes émotions. Il est ponctué d'évènements tragiques qui nous rappellent l'horreur de la guerre mais également de moments qui nous donnent le sourire. Parce que ce nez rouge, ce nez de clown c'est un message d'espoir et d'humanité. Pour nous rappeler que des horreurs ont été commises mais qu'il y avait tout de même des personnes prêtes à aider, à tendre la main.
    Un roman touchant, en hommage à la Résistance, à l'homme avec un grand H. Celui dont personne n'a honte.
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 17 août 2011

    brigittelascombe
    Un bel hommage aux résistants,en général et en particulier à André et Gaston qui faisaient sauter les transfos au péril de leur vie et au chef de gare, pris dans l' embuscade, qui se dénonce à la place de ses "tueurs".
    Une leçon de philosophie où le rire, propre de l'homme, lui permet parfois de conserver sa dignité.
    Un bel exemple de fraternité puisqu'il ne faut jamais généraliser, le côté des méchants n'étant pas forcémement entièrement méchant.
    Une réhabilitation du père,qui débute en clown et finit en héros.
    Un conseil:méfiez vous de l'image et du paraître!
    Des dialogues émouvants, une adaptation en film que j'avais déjà vu au cinéma avec les excellents André Dussolier et Jacques Villeret, un texte en solo que j'ai pris plaisir à écouter dernièrement en adaptation théatrale au "off" d'Avignon et que j'ai relu hier avec plaisir!
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
  • Par Ori, le 31 juillet 2009

    Ori
    Effroyables jardins de Michel Quint, Folio
    Je devais le relire pour préparer un cours, je me disais que cette fois comme je savais, je n'allais pas pleurer comme la première fois, et pourtant dès les premières lignes, des larmes...
    Effroyables jardins, ça commence sur le procès de Maurice Papon, on nous dit qu'au premier jour du procès, un clown, un auguste s'est vu refuser l'entrée du tribunal... On en saura pas plus sur ce clown, pas tout de suite, pas avant la fin. D'abord le narrateur va nous raconter son histoire... Il nous confie sa peur, sa haine enfantine des clowns (et pas parce qu'il avait vu Ca de Stephen King, à la télé). Peur qu'il peut facilement expliquer, son père instituteur avait la fâcheuse manie de jouer les clowns, alors qu'il était instituteur, et chaque fois que cette lubie le prenait, le narrateur enfant était dévoré par la honte! Mais un jour, cette honte a disparu, le jour où Gaston a parlé...
    70 pages, 70 petites pages et pourtant tant d'émotions, tant de rebondissements, tant de sacrifices... L'histoire du clown remonte à loin, au temps de la guerre, au temps de la résistance, au temps où des barbares voulaient "déporter des hommes de la vie", au temps des justes!
    Michel Quint a une écriture magnifique, percutante qui me fera toujours pleurer, je crois.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par fleurdusoleil, le 08 janvier 2011

    fleurdusoleil
    J'ai découvert ce court roman de Michel Quint par le jeu de qualité de deux acteurs que j'affectionne : Jacques Villeret et André Dussolier. Ce film de Jean Becker m'avait beaucoup ému. Une histoire d'une simplicité tragique qui entaille profondément l' âme et nous met face à la complexité de l' homme.
    Quelques années plus tard, je lis enfin l' oeuvre originale.
    Classé dans le genre autobiographique, ce court récit est en fait, au dire de son auteur qui s'en justifie, une fiction. Bien sûr certains souvenirs de l'auteur sont venus nourrir cette histoire ( son père était professeur, il a été dans la résistance...), mais cette oeuvre se veut avant tout un roman riche d'enseignements. C'est une leçon d'humanité.
    Tout commence au procès de Maurice Papon, inculpé pour complicité de crimes contre l'humanité.Ce haut fonctionnaire français aurait joué un rôle dans l'arrestation et la déportation de près de 1700 juifs bordelais.
    Certains témoins auraient aperçu un clown dans la salle d'audience.
    Enfant, le narrateur avait honte de son père qui à chaque occasion enfilait un costume d'auguste et se donnait en spectacle, le piteux spectacle d'un mauvais clown triste. Il détestait les clowns, jusqu'au jour où, après une sortie en famille, son oncle décide de lui raconter l'histoire à l'origine de ce choix. L'enfant écoute attentivement son oncle, son père lui s'installe en retrait et attend la réaction de son gars. Et le récit qu'on lui fait lui offre un regard sur un père totalement différent de celui qu'il connaissait.
    Ponctué d'émotions variées, tantôt humoristiques, tantôt nostalgiques, tantôt tragiques, ce court récit nous réjoui et nous émeut. Il nous mène à la réflexion sur la cruauté des hommes, sur les abus en temps de guerre, mais aussi sur l'espérance et l'humanité.
    Et tout se finit à ce même procès où le narrateur par devoir de mémoire, rend hommage à tous ceux qui ont souffert par le passé. Lui aussi enfile le costume et le nez rouge du triste auguste... Car la dérision est une arme plus forte que la violence.
    Pour finir, je voudrais juste ajouter ceci : la couverture de livre qui me sert à illustrer cette chronique n'est pas celle de l'édition que j'ai lu. Mais je trouve qu'elle est le reflet parfait des mots de Michel Quint.


    Lien : http://lacaveauxlivres.blogspot.com/2011/01/effroyables-jardins-mich..
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    • Livres 5.00/5
    Par zazimuth, le 15 décembre 2011

    zazimuth
    Après les deux pages d'introduction qui évoquent la présence d'un auguste sur les bancs au procès de Maurice Papon, le narrateur commence à expliquer comment son père, instituteur, passait la plupart de son temps libre grimé en clown blanc à faire le pitre sans talent particulier... Et ce n'est que dans le récit central enchâssé que l'on commence à comprendre. Il y est relaté un entretien que le narrateur a eu adolescent avec son oncle (ou en tout cas l'ami d'enfance de son père devenu tout aussi proche) à la sortie d'un film sur la Résistance. le narrateur y apprend comment son père et cet ami avaient, pendant l'Occupation allemande, alors qu'ils avaient une vingtaine d'années, fait sauter un transformateur électrique puis s'étaient fait prendre en otage par la milice et menacer d'exécution si personne dans le village ne se dénonçait pour ce sabotage...
    Je ne vais pas en révéler plus pour laisser tout de même un peu de découverte à la lecture pour ceux qui ne connaîtraient pas l'histoire.
    En refermant le livre, de nombreuses pensées se sont bousculées en moi.
    J'ai aimé le personnage de Bernd, le gardien des prisonniers et celui du père assez pathétique mais dont l'hommage prend toute sa force quand on le comprend à la fin.
    En revanche j'ai trouvé l'ironie du mariage de Gaston avec la femme de l'électricien un peu grinçante même si c'est sans doute ainsi que pouvait être la vie à cette période.
    En résumé, un texte intelligent qui fait réfléchir.

    Lien : http://toutzazimuth.over-blog.com/article-effroyables-jardins-de-mic..
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Citations et extraits

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  • Par mandarine43, le 08 août 2011

    [ Incipit ]

    Certains témoins mentionnent qu'aux derniers jours du procès de Maurice Papon, la police a empêché un clown, un auguste, au demeurant fort mal maquillé et au costume de scène bien dépenaillé, de s'introduire dans la salle d'audience du palais de justice de Bordeaux. Il semble que, ce même jour, il ait attendu la sortie de l'accusé et l'ait simplement considéré, à distance, sans chercher à lui adresser la parole. L’ancien secrétaire général de la préfecture de Gironde a peut-être remarqué ce clown mais rien n'est moins sûr. Plus tard, l'homme est revenu régulièrement, sans son déguisement, assister à la fin des audiences et aux plaidoiries. À chaque fois il posait sur ses genoux une mallette dont il caressait le cuir tout éraflé. Un huissier se souvient de l'avoir entendu dire, après que fut tombé le verdict :
    - Sans vérité, comment peut-il y avoir de l'espoir ?
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  • Par Chrys, le 03 février 2011

    P54:
    "Ton père lui a demandé son nom et ce qu'il faisait dans le civil. Bernd, il a souri:
    - Je m'appelle Bernhard Wicki et je suis clown.
    - Ah, clown!
    Bernd il a fait une petite grimace, comme pour s'excuser:
    - Auguste, avec une perruque rouge et un gros nez...
    - Moi je suis bien instituteur, a dit ton père. Comme ça, tous les deux, on fait rire les enfants..."
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  • Par lanard, le 03 septembre 2010

    « Consentir à autrui le pouvoir de vie et de mort sur soi, ou se croire si au dessus de tout qu’on puisse décider du prix de telle ou telle vie, c’est quitter toute dignité et laisser le mal devenir une valeur. Pardon d’être avec cet uniforme d’être du côté du mal ».
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  • Par Plumeline, le 24 janvier 2011

    « L’héroïsme, le cœur à l’échancrure de la chemise, la Marseillaise que tu leur chantes à la gueule jusqu’au souffle dernier, tu peux toujours rêver mon garçon, c’est du roman. » p.29
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  • Par Chrys, le 03 février 2011

    P11: Le dégoût du clown!
    "Rien qu'à la pensée d'une bille de clown, d'une perruque rouge, la perspective d'une matinée au cirque, mes copains de classe, ma sœur Françoise, tous les gosses de constitution normale sentaient monter la rigolade, s'étirer les coins de leurs lèvres. L'extase du rire, la jouissance de la gorge déployée leur venaient. Moi je me nouais bien profond, à ne plus pouvoir avaler ni une règle de grammaire ni le repas du soir.
    Bien sûr, les manuels de psychanalyse vulgarisée ne sont pas faits pour les chiens et j'ai depuis longtemps identifié les causes d'une telle névrose."
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Vidéo de Michel Quint

MICHEL QUINT présente Les amants de Francfort .
Entretien enregistré par Nicky Depasse pour l'émission Livre de Bord sur Liberty TVHôtel Amigo, octobre 2011Livre de Bord, une émission présentée par Brice & Nicky Depasse, tous les jours sur Liberty TV








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