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ISBN : 207040238X
Éditeur : Gallimard (2010)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
« Les enfants, le destin est une vaste plaisanterie, une histoire pleine de bruit et de fureur racontée par un idiot… Ce soir, nous avons la réponse à la vieille question, to be or not be : nous sommes, nous vivons, nom de Zeus ! Nous venons de perdre Fenton, et nos com... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par paroles, le 06 septembre 2014

    paroles
    Ripailles, libations, sexe et théâtre, tels sont les éléments principaux de ce roman.
    Autant le dire tout de suite, j'ai adoré ce roman. Mettre en scène ou jouer Les joyeuses commères de Windsor, le pied ! Quel texte ! Quels personnages !
    Et bien c'est ce qui va arriver au jeune Rico : jouer dans cette magnifique farce de Shakespeare. Lui, le bègue, le quasi mutique. Lui qui aimerait bien approcher les belles femmes mais que son horrible bégaiement réfrène.
    Jean-Pierre Bernier, un acteur et metteur en scène d'un certain âge, décide de clore sa passion du métier par cette pièce. Il la jouera au domaine de Sablet, là ou Edwige, son amour de jeunesse, vit et s'occupe du domaine viticole. Là, il constituera sa troupe avec l'appui de comédiens professionnels et d'habitants du cru. le vin tient une large place dans ce roman, c'est d'ailleurs grâce à lui que le jeune Rico peut enfin s'exprimer. Imbibé jusqu'à un certain point, il peut déclamer son texte et son amour aux femmes de son entourage. Mais bien sûr, la vie étant ce qu'elle est, les petits secrets bien cachés et les belles hypocrisies vont éclater au grand jour...
    Une écriture tout à tour maîtrisée, truculente et poétique vous emportera au cœur du théâtre, au cœur de la vie. Les joyeuses, avec tous les sous-entendus possibles, sont un magnifique hymne à la vie, au théâtre, au vin et à tous les plaisirs...
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    • Livres 5.00/5
    Par ramettes, le 10 janvier 2011

    ramettes
    isons le tout de suite, c'est un roman qui me "parle", divers éléments sont entrés en résonance avec ma vie. Sans parler du premier paragraphe que j'ai adoré. Si je savais je le mémoriserais. On dit souvent que la première phrase est la plus importante, il me semble que dans ce paragraphe Michel Quint nous donne les pistes pour la suite.
    Parlons du titre : "Les Joyeuses" : pour "Les Joyeuses commères de Windsor" de Shakespeare, pour les attributs masculin, et enfin le surnom des bouteilles de vin. Théâtre, sexe, et le vin qui coule à flot... cohérent puisque nous sommes dans le thème des bacchanales tout au long.
    Décidément Shakespeare est entré dans mes lectures de ses derniers temps. Je n'ai pas lu la pièce mais Michel Quint nous en donne son interprétation et donne très envie de la lire.
    Michel Quint a su trouver les mots pour retranscrire la Provence du Comtat Venaissin. Lorsque je lisais les passages sur la lumière, la chaleur, la vie, j'ai retrouvé des sensations que j'ai connu car j'ai vécu dans cette région il y a quelques années.
    Le passé qui refait surface, des secrets inavoués, des fausses confessions, on se demande si tout n'est pas qu'illusion ?
    Des vies ont basculé en 1968, d'autres en 2008 qui vont former la boucle.
    Ce roman est un conte cruel comme parfois la passion en réserve. Quand tout est dit, que la vérité est mise à nue que reste t-il?
    Dans un vignoble calme une troupe de théâtre va créer un chaos, bouleverser le cours tranquille où chacun cache ses failles. On tombe dans la démesure. Va t-on retrouver la paix?
    Le champs lexical de la voix et de la parole est prépondérant. Nous avons le bégaiement, la langue que le vin délit, la voix cristalline, la voix d'argent etc.
    Nous avons l'écrit qui comble le manque de parole.
    Le mensonge qui comble les secrets du passé. le chagrin qui masque la souffrance de l'humiliation de l'adultère.
    On a aussi l'éveil amoureux avec ses balbutiemments, ses maladresses, ses cruautés...
    Les enfants (Simon et Federico) qui se sont formés en réaction aux excès sexuels des parents. La libération sexuelle des uns crée un refus d'être volage de Simone et Rico. Simone ayant des doutes sur l'identité de son géniteur n'arrive pas à se construire.
    Des vies ravagées par un secret, mais de la vérité certains êtres vont pouvoir s'épanouir.
    Nous avons des gens ordinaires brisés par desamours et des passions.
    J'ai beaucoup aimé le travail préparatif de la mise en scène de la pièce, comment petit à petit Jean-Pierre Bernier emmène les acteurs amateurs ou professionnels à se surpasser a être habités par les personnages. le travail de création à l'état pur.
    C'est un roman de la sensualité. le corps est omniprésent jusqu'au corps manquant qui va faire sont apparition. Entrée et sortie de scènes très bien mise en scène.
    MERCI A GALLIMARD , BLOG OF BOOK, ET MASSE CRITIQUE POUR CE PARTENARIAT COUP DE COEUR !
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    • Livres 5.00/5
    Par ramettes, le 04 février 2011

    ramettes
    Disons le tout de suite, c'est un roman qui me "parle", divers éléments sont entrés en résonance avec ma vie. Sans parler du premier paragraphe que j'ai adoré. Si je savais je le mémoriserais. On dit souvent que la première phrase est la plus importante, il me semble que dans ce paragraphe Michel Quint nous donne les pistes pour la suite.
    Parlons du titre : "Les Joyeuses" : pour "Les Joyeuses commères de Windsor" de Shakespeare, pour les attributs masculin, et enfin le surnom des bouteilles de vin. Théâtre, sexe, et le vin qui coule à flot... cohérent puisque nous sommes dans le thème des bacchanales tout au long.
    Décidément Shakespeare est entré dans mes lectures de ses derniers temps. Je n'ai pas lu la pièce mais Michel Quint nous en donne son interprétation et donne très envie de la lire.
    Michel Quint a su trouver les mots pour retranscrire la Provence du Comtat Venaissin. Lorsque je lisais les passages sur la lumière, la chaleur, la vie, j'ai retrouvé des sensations que j'ai connu car j'ai vécu dans cette région il y a quelques années.
    Le passé qui refait surface, des secrets inavoués, des fausses confessions, on se demande si tout n'est pas qu'illusion ?
    Des vies ont basculé en 1968, d'autres en 2008 qui vont former la boucle.
    Ce roman est un conte cruel comme parfois la passion en réserve. Quand tout est dit, que la vérité est mise à nue que reste t-il?
    Dans un vignoble calme une troupe de théâtre va créer un chaos, bouleverser le cours tranquille où chacun cache ses failles. On tombe dans la démesure. Va t-on retrouver la paix?
    Le champs lexical de la voix et de la parole est prépondérant. Nous avons le bégaiement, la langue que le vin délit, la voix cristalline, la voix d'argent etc.
    Nous avons l'écrit qui comble le manque de parole.
    Le mensonge qui comble les secrets du passé. le chagrin qui masque la souffrance de l'humiliation de l'adultère.
    On a aussi l'éveil amoureux avec ses balbutiemments, ses maladresses, ses cruautés...
    Les enfants (Simon et Federico) qui se sont formés en réaction aux excès sexuels des parents. La libération sexuelle des uns crée un refus d'être volage de Simone et Rico. Simone ayant des doutes sur l'identité de son géniteur n'arrive pas à se construire.
    Des vies ravagées par un secret, mais de la vérité certains êtres vont pouvoir s'épanouir.
    Nous avons des gens ordinaires brisés par desamours et des passions.
    J'ai beaucoup aimé le travail préparatif de la mise en scène de la pièce, comment petit à petit Jean-Pierre Bernier emmène les acteurs amateurs ou professionnels à se surpasser a être habités par les personnages. le travail de création à l'état pur.
    C'est un roman de la sensualité. le corps est omniprésent jusqu'au corps manquant qui va faire sont apparition. Entrée et sortie de scènes très bien mise en scène.
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    • Livres 4.00/5
    Par Onclepaul, le 25 janvier 2011

    Onclepaul
    Michel QUINT : Les Joyeuses. Folio N° 5153.
    Les Joyeuses, ce pourrait être cette partie de l'anatomie masculine qui permet la reproduction de l'humanité. Ce pourrait être aussi ces fioles de vin rosé que s'enfilent, joyeusement notre narrateur et quasiment tous les protagonistes de ce roman théâtral. Ce pourrait être enfin la pièce de théâtre, Les Joyeuses commères de Windsor de Shakespeare, et que doivent interpréter pour quelques représentations une troupe dont les membres sont professionnels sur le déclin et amateurs du cru. du cru, le terme pour une fois est adéquat, car l'histoire se déroule à Sablet, fief du rosé et du Gigondas. Ces joyeuses du titre, c'est tout cela à la fois.
    Jean-Pierre Bernier qui veut terminer sa carrière en beauté a donc décidé de monter les fameuses Joyeuses commères avec une troupe constituée de bric et de broc (surtout de brocs car le vin coule à flots) avec d'anciens camarades de théâtre et des plus ou moins jeunettes à fouler les planches, ainsi que des amateurs locaux, dont Serge le jeune instituteur, Bruno un adjoint au maire, Simone Cabrières qui préside aux destinées du domaine viticole, Edwige, sa mère qui aima Jean-Pierre en son temps et en même temps fricotait avec David, représentant en spiritueux et père de Rico. Ah Rico, Fédérico Peres de son nom, la vingtaine bégayante. Depuis son plus jeune âge Rico est encombré de la glotte, sa langue se colle au palais et lorsqu'il veut s'exprimer les mots sortent de sa bouche comme les balles d'une mitrailleuse enrayée. Il a trouvé la solution, se taire et écrire. Et ne voilà-t-il pas qu'il est désigné pour un petit rôle de nigaud dans la pièce, en plus de jouer celui de régisseur général. Rico se découvre un penchant pour le rosé, et il s'aperçoit qu'en s'imbibant ainsi, il retrouve l'usage de la parole, usage perdu depuis si longtemps que tous ces compagnons, hommes et femmes, en sont tout ébaubis. Lui le premier. Les incidents, drolatiques ou sérieux se succèdent, influant parfois de façon néfaste sur les répétitions. Ainsi, lors d'un challenge devant désigner qui interprétera un personnage, Bruno fait une chute qui le contraint à rester cloué sur un fauteuil roulant. Rico devient donc remplaçant haut le pied, la main étant occupée à tenir la bouteille dont il avale goulument le contenu. Mais ce n'est pas tout, car il faut compter aussi sur les histoires de famille ...

    Lien : http://mysterejazz.over-blog.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par Onclepaul, le 25 janvier 2011

    Onclepaul
    Michel QUINT : Les Joyeuses. Folio N° 5153.
    Les Joyeuses, ce pourrait être cette partie de l'anatomie masculine qui permet la reproduction de l'humanité. Ce pourrait être aussi ces fioles de vin rosé que s'enfilent, joyeusement notre narrateur et quasiment tous les protagonistes de ce roman théâtral. Ce pourrait être enfin la pièce de théâtre, Les Joyeuses commères de Windsor de Shakespeare, et que doivent interpréter pour quelques représentations une troupe dont les membres sont professionnels sur le déclin et amateurs du cru. du cru, le terme pour une fois est adéquat, car l'histoire se déroule à Sablet, fief du rosé et du Gigondas. Ces joyeuses du titre, c'est tout cela à la fois.
    Jean-Pierre Bernier qui veut terminer sa carrière en beauté a donc décidé de monter les fameuses Joyeuses commères avec une troupe constituée de bric et de broc (surtout de brocs car le vin coule à flots) avec d'anciens camarades de théâtre et des plus ou moins jeunettes à fouler les planches, ainsi que des amateurs locaux, dont Serge le jeune instituteur, Bruno un adjoint au maire, Simone Cabrières qui préside aux destinées du domaine viticole, Edwige, sa mère qui aima Jean-Pierre en son temps et en même temps fricotait avec David, représentant en spiritueux et père de Rico. Ah Rico, Fédérico Peres de son nom, la vingtaine bégayante. Depuis son plus jeune âge Rico est encombré de la glotte, sa langue se colle au palais et lorsqu'il veut s'exprimer les mots sortent de sa bouche comme les balles d'une mitrailleuse enrayée. Il a trouvé la solution, se taire et écrire. Et ne voilà-t-il pas qu'il est désigné pour un petit rôle de nigaud dans la pièce, en plus de jouer celui de régisseur général. Rico se découvre un penchant pour le rosé, et il s'aperçoit qu'en s'imbibant ainsi, il retrouve l'usage de la parole, usage perdu depuis si longtemps que tous ces compagnons, hommes et femmes, en sont tout ébaubis. Lui le premier. Les incidents, drolatiques ou sérieux se succèdent, influant parfois de façon néfaste sur les répétitions. Ainsi, lors d'un challenge devant désigner qui interprétera un personnage, Bruno fait une chute qui le contraint à rester cloué sur un fauteuil roulant. Rico devient donc remplaçant haut le pied, la main étant occupée à tenir la bouteille dont il avale goulument le contenu. Mais ce n'est pas tout, car il faut compter aussi sur les histoires de famille ...

    Lien : http://mysterejazz.over-blog.com/
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Citations et extraits

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  • Par paroles, le 11 septembre 2014

    La nuit est une vraie nuit de Nativité. Tellement étoilée que des Rois mages d'aujourd'hui y verraient jusqu'au fond de la Galilée, jusqu'aux camps de réfugiés palestiniens, aux patrouilles qui protègent Israël...

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  • Par paroles, le 09 septembre 2014

    Edwige a cette faculté, elle vous demande la lune avec une telle candeur que vous vous trouvez bête d'avoir le bras trop court pour la décrocher séance tenante.

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  • Par paroles, le 07 septembre 2014

    Longtemps les mots ont roulé au fond de moi comme des cailloux au lit d'un torrent. Ils se précipitaient dans ma gorge, débordaient sur ma langue, butaient au barrage des dents et je parvenais juste à en cracher quelques-uns qui ne voulaient rien dire. Les gens les attrapaient au vol, les regardaient un instant au creux de leurs mains, navrés de ne pas les comprendre, puis les laissaient tomber dans la poussière du chemin. Les autres, qui se bousculaient encore dans ma bouche, je les ravalais et ils retournaient à mes fleuves intérieurs.
    Je bégayais à m'étrangler.
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  • Par annie, le 30 décembre 2010

    p.1
    "Longtemps les mots ont roulés au fond de moi comme des cailloux au lit d'un torrent. Ils se précipitaient dans ma gorge, débordaient sur ma langue, butaient au barrage des dents et je parvenais juste a en cracher quelques-uns qui ne voulaient rien dire.
    Les gens les attrapaient au vol, les regardaient un instant aux creux de leurs mains, navrés de ne pas les comprendre, puis les laissaient tomber dans la poussière du chemin.
    Les autres qui se bousculaient encore dans ma bouche, je les ravalais et ils retournaient à mes fleuves intérieurs".
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  • Par ramettes, le 10 janvier 2011

    "Longtemps les mots ont roulé au fond de moi comme des cailloux au lit d'un torrent. Ils se précipitaient dans ma gorge, débordaient sur ma langue, butaient au barrage des dents et je parvenais juste à en cracher quelques-uns qui ne voulait rien dire. Les gens les attrapaient au vol, les regardaient un instant au creux de leurs mains, navrés de ne pas les comprendre, puis les laissaient tomber dans la poussière du chemin. Les autres, qui se bousculaient encore dans ma bouche, je les ravalais et ils retournaient à mes fleuves intérieurs." (p.11 premier paragraphe).
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Salon du Livre : les pires souvenirs des écrivains .
Dans les allées de la grande librairie de la Porte de Versailles, "Le Nouvel Observateur" est allé interrogé 6 auteurs, Dany Laferrière, Michel Quint, Bernard Chambaz, Hélène Gaudy, Aurel et Titiou Lecoq, sur leur pire souvenir du Salon du Livre. (Le Nouvel Observateur)








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