ISBN : 202099366X
Éditeur : Editions du Seuil (2010)


Note moyenne : 3.33/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres
En 1970, la Belgique est le théâtre d’une révolution d’inspiration prétendument féministe, excluant les hommes de toute vie sociale et instituant une dictature d'un nouveau genre. En France cependant, des militants des causes extrêmes considèrent ce petit enfer totalita... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Pawi, le 26 mai 2012

    Pawi
    Utopie, roman politique, conte philosophique, anticipation ... Difficile de qualifier ce livre ...
    Depuis les années 70 (date de la révolution), la Belgique vit en autarcie, dirigée par "la Bergère" et "les 4 grandes". Les hommes sont quasi absents du paysage et ceux qui subsistent sont devenus "larbins", personnages sans importances, qui subissent toutes les humiliations possibles.
    Ce roman nous fait suivre en parallèle l'histoire d'une femme (mère de deux filles ... et d'un garçon) et d'une équipe de journalistes français(hommes et femmes) partis enquêter sur cet étrange pays.
    Nous assisterons à "l'ascension sociale" de l'héroïne (qui deviendra l'une des favorites de la Bergère) et au voyage des journalistes, très "dirigé" par les autorités locales...
    Dans les deux cas, le "rêve" se transformera rapidement en cauchemar ...
    L'idée est originale, les personnages bien décrits mais le roman pêche un peu par sa longueur me semble-t-il ...
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par keisha, le 27 novembre 2011

    keisha
    Depuis plus de vingt ans aucun étranger n'a été autorisé à entrer en Belgique. Après deux ans d'efforts pour obtenir un visa, un groupe comprenant journalistes et féministes peut enfin découvrir ce pays dirigé d'une main de fer par la Bergère.
    Oui, nous sommes dans une Belgique qui fut le théâtre d'une révolution féministe en 1970, le centre de Bruxelles a changé d'aspect (longues avenues à la Caucescu), les campagnes sont quasi vides, toute une hiérarchie policière et militaire veille au grain, et les hommes... réduits à l'état de "larbins" ou pire encore.
    A travers le journal d'Astrid, infirmière puis courtisane de la Bergère, l'effroyable réalité se dévoile quelque peu. Réalité qui sera habilement cachée à nos six touristes, à qui l'on ne montrera que ce que l'on veut bien. Quand même ils se posent des questions, mais la manipulation est si habile...

    Ma foi, une petite uchronie, pourquoi pas? Ce roman qui évoque à la fois 1984 (cachou cite les changements linguistiques, la présence de propagande jusque dans les domiciles, les enfants dénonciateurs des adultes) , certains régimes totalitaires passés (Roumanie de Ceaucescu, URSS stalinienne avec ses compagnons de route qui ne verront -ou ne voudront voir - qu'une Russie propre sur elle), ou présents ( Corée du Nord pour l'opacité, la fermeture des frontières, la famine) et même la tsarine Catherine et les villages Potemkine, quand la Bergère visite - "au hasard" une habitation qu'Astrid jugera comme "une promenade dans du carton-pâte, un petit tour dans un bocal."

    Alternent les visites programmées où certains analysent finement leur impact : "Il n'avait plus rien à objecter, comme si sa faculté d'indignation était paralysée. D'être là, sur les lieux de la Révolution et parmi les révolutionnaires, transformait ses réactions, de même qu'au milieu d'une foule on est transformé hors de soi-même. " et le journal d'Astrid, dont l'amour pour la Bergère créé par des décennies de propagande se heurte à la réalité quotidienne.

    Les trois quarts du roman, qui se lit finalement sans déplaisir, se dévorent et l'on s'attend à ce que les deux histoires se rencontrent, qu'Astrid ouvre un peu plus les yeux, on regrette que Lena et Gregor disparaissent de l'histoire. L'ascension d'Astrid paraît reposer sur un socle bien faible, finalement (La bergère l'a vue sur un film, c'est tout!). Elle écrit son journal au vu et au su de toutes, ce qui paraît fort imprudent dans un état policier où la vie privée est scrutée et espionnée. Quant à la fin, rapide, quasi bâclée, elle laisse des questions sans réponse et l'impression d'être passé à côté d'un grand roman. Dommage.

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-les-assoiffees-8..
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    • Livres 5.00/5
    Par mangeclous, le 22 octobre 2010

    mangeclous
    Evidemment, il faut oser. Imaginer qu'une révolution féministe a conduit la Belgique, puis les autres pays du Benelux à se déclarer pays des amazones... à rendre les femmes libres (encore que !) et transformer les hommes en esclaves. Si un mouvement de libération peut être nécessaire et très positif, Bernard Quiriny pousse jusqu'au bout son uchronie quand la révolte légitime se transforme en une idéologie sectaire et complétement folle. On rit parfois, et parfois non. le sujet du livre n'est pas le féminisme mais le totalitarisme. Un groupe d'intellectuels français est invité à visiter le pays de rêves des femmes. On leur montre ce que l'on a envie. En lisant, on pense très vite à un certain nombre de figures de l'intelligentsia française qui ont visité l'URSS ou la chine maoiste en obérant ensuite la réalité pour soutenir des pouvoirs dictatorials et meurtriers.
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    • Livres 4.00/5
    Par Marquise_de_Miaoucha, le 15 avril 2012

    Marquise_de_Miaoucha
    Dans les années 70, une révolution a éclaté en Belgique. Les féministes ont pris le pouvoir. Depuis, le pays est fermé au monde. Plus personne ne sait ce qu'il s'y passe. Les féministes du reste du monde imaginent un véritable paradis pour les femmes. Les autres imaginent une dictature aussi violente et inhumaine que les autres.
    Judith, la Bergère, règne sur ce pays et y impose une discipline qui se veut féministe mais qui n'est rien de plus qu'une dictature pure et simple et que l'on va découvrir au fil des chapitres.
    Un groupe de journalistes français est miraculeusement autorisé à aller visiter cette Belgique mystérieuse. Parallèlement, Astrid, Belge, écrit son journal intime et raconte sa vie difficile d'infirmière, de femme, de mère, de sujette.
    Les chapitres s'alternent entre le journal d'Astrid et les visites officielles des français dans cette Belgique si différente.
    "Un récit burlesque et féroce" nous vante la quatrième de couverture. Et c'est vrai ! C'est parfois drôle, souvent ironique, sombre, violent, et le prétexte d'un monde sans hommes permet de faire passer les idées les plus cruelles. Au final, Bernard Quiriny décrit la genèse d'une dictature, qu'elle soit masculine ou, plus rare, féminine comme dans sa Belgique. On est tour à tour surpris, choqué, amusé, interpellé.
    L'écriture est agréable, très facile à lire. C'est également très instructif et j'ai apprécié de lire la description très détaillée d'une dictature mais d'une façon romanesque, sans analyses philosophiques, sociologiques et historiennes en tout genre.
    Un très bon roman.
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    • Livres 4.00/5
    Par Thoxana, le 05 septembre 2010

    Thoxana
    Dans un Bénélux de fiction, les femmes ont pris le pouvoir et instauré une dictature. le pays a fermé ses frontières depuis des années et nul ne sait vraiment ce qu'il s'y passe... Pourtant, bien des années plus tard, une équipe de français est invité à séjourner dans le pays. le pays leur est présenté sous son meilleur jour. Et si certains restent convaincus qu'il s'agit là d'un pays idyllique, d'autres se rendent compte de la manipulation "On nous cache tout, on nous dit rien"...
    En parallèle, la vie d'une de ces citoyennes Belge est relatée à travers son journal intime. Elle raconte son ascension, d'infirmière elle entrera dans les coulisses du pouvoir et y découvrira l'envers du décor.
    Un livre intéressant qui fait se poser les bonnes questions sur ces états totalitaires. Quelques comportements se rapprochant de faits ou de personnages historique n'est sans doute pas une coïncidence. Un très bon premier roman pour cette foisonnante rentrée littéraire !
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Citations et extraits

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  • Par Pawi, le 23 mai 2012

    "J'en suis au chapitre sur le despotisme. Le principe du despotisme, dit-il, c'est la crainte; or, il faut que la crainte abatte tous les courages, et éteigne jusqu'au moindre sentiment d'ambition, afin que chacun demeure l'inférieur du despote."
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Pawi, le 21 mai 2012

    "La mémoire corrompt tout, transforme tout."
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  • Par Pawi, le 21 mai 2012

    "C'est le groupe qui compte, pas les individus qui le composent"
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Bernard Quiriny - Une collection très particulière .
Bernard Quiriny vous présente son ouvrage "Une collection très particulière" aux éditions du Seuil.http://www.mollat.com/livres/bernard-quiriny-une-collection-tres-particuliere-9782021046953.htmlNotes de Musique : Brubeck Time - 8 -Brother, Can You Spare A Dime?








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