ISBN : 2922585700
Éditeur : Les Editions de La Pastèque (2009)


Note moyenne : 4.42/5 (sur 71 notes) Ajouter à mes livres
Le voici enfin, le nouveau livre de Michel Rabagliati ! L’achat d’une première maison et la mort d’un proche sont au coeur de ce nouvel opus fort attendu. D’Ahuntsic à St-Nicolas, en passant par le célèbre Madrid de l’autoroute 20, l’auteur nous propose, cette fois-ci, ... > voir plus
Lire un extrait Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (14)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par argali, le 29 décembre 2011

    argali
    Sans trop y croire, j'avais mis ce livre sur ma liste de Noël et le Père Noël m'a entendue. Les aventures de Paul sont enfin en vente en Belgique ! Il paraît même que le dernier tome qui vient de sortir est en rayon ! Youppie.

    Bon, ici je prends le train en marche car « Paul à Québec » n'est pas le premier de la série mais le 6e ! C'est le titre qui m'a inspirée. J
    Mes amis québécois m'avaient prévenue : « C'est très québécois, cela fait référence à des choses que vous ne connaissez pas et c'est la langue d'icite… » Mais c'est correct, j'ai bien compris de même.

    Une couverture sobre, mauve comme le deuil, des dessins en noir et blanc sur d'épaisses pages de couleur crème, voici la bande dessinée de Michel Rabagliati.
    J'ai aimé la vie croquée dans ses petits détails, l'évocation du quotidien, des petits bonheurs et malheurs d'une famille, l'observation des relations humaines. le fait que Paul soit le narrateur de sa vie donne un point de vue unique mais tellement savoureux.
    Les dessins simples et dépouillés nous ouvrent les portes d'un univers tendre rempli d'émotion. Ici, nous prenons part aux vacances et fêtes de famille chez la belle-famille de Paul puis l'auteur aborde avec tact la question douloureuse de la maladie et du deuil d'un proche. J'ai été particulièrement émue par cette partie tant elle est criante de vérité malgré toute la pudeur avec laquelle l'auteur la raconte.
    Les personnages, un peu enfantins dans les traits, expriment merveilleusement toute la palette des émotions que les situations décrites peuvent engendrer. Il a un vrai grand talent cet auteur que je découvre !
    J'ai aussi beaucoup ri, notamment quand Paul a des démêlés avec son ordinateur et la mise en place d'Internet. On s'y croirait.

    Je n'ai pas pu lâcher le livre avant la fin et j'ai essuyé quelques larmes en le refermant. Un très beau moment de lecture et un hymne à la vie bienvenu en cette période.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par InColdBlog, le 09 septembre 2010

    InColdBlog
    Depuis le temps que j'avais envie de découvrir les aventures de Paul, il aura fallu que Michel Rabagliati reçoive le Prix du public à Angoulême cette année pour que je puisse enfin trouver facilement un de ses albums sans passer par la case « Commande » obligatoire.
    En même temps, je n'ai pas vraiment eu le choix, le seul album disponible étant évidemment le dernier en date, celui primé à Angoulême, Paul à Québec.
    Ce n'est pas forcément par celui-ci que j'escomptais entamer ma découverte de ce personnage. Tant qu'à faire, autant commencer par le début, non ?

    Autant le dire tout de suite, j'ignorais totalement de quoi il retournait dans ce Paul à Québec.
    Je suis entré doucement dans l'univers de Paul, m'invitant chez Roland et Lisette Beaulieu, ses beaux-parents.
    Dans leur maison de Saint-Nicolas, à deux pas de Québec, Roland et Lisette reçoivent à l'occasion du week-end de la Saint Jean-Baptiste leurs trois « lapins », Suzanne, Lucie et Monique, leurs époux respectifs et leurs « petits-lapins ».
    Et voilà la maison bruissante des va-et-vient d'une nichée de treize personnes !
    Comme Paul, je me suis mis un peu à l'écart, observant le fonctionnement de cette famille : les grandes tablées, les boutades qui fusent, les discussions animées, les esprits qui s'échauffent dès que la politique affleure, les parties de jeu de société qui s'éternisent jusqu'au milieu de la nuit, les enfants qui courent partout, les nuits plus ou moins agitées, plus ou moins inconfortables, les uns installés dans la chaufferie, les autres casés dans l'ancien bureau…
    Une famille ordinaire, quoi.

    Le week-end est terminé, et nous voilà un an plus tard. Paul et Lucie ont décidé de quitter leur appartement pour acheter une maison, ce qui n'est pas pour réjouir leur fille Rose, déstabilisée par ce changement d'environnement et triste d'avoir laissé ses amis sur place.
    Dans le même temps, Paul se met à son compte comme dessinateur indépendant et découvre les joies de l'informatique et d'Internet (hilarant et tellement vrai !).
    Des petites choses, simples, légères, drôles parfois, plus graves par moment, toujours empreintes de nostalgie.

    Puis, un voile de tristesse assombrit le paysage : Roland, le beau-père de Paul, est atteint d'un cancer.
    Dès lors, l'émotion prévaut. Sans pathos ni sensiblerie, Michel Rabagliati raconte comment la famille fait corps face à la maladie du patriarche, comment les uns soutiennent les autres et comment tous l'accompagnent dans ses derniers instants. Il dit aussi la dégradation physique de Roland, son agonie, les veilles organisées par ses filles, les silences lourds de signification, l'attente, la réaction des petits-enfants…
    Au fil de la progression de la maladie de Roland, le récit s'accélère ; d'abord de mois en mois, puis de jour en jour, comme si le temps soulignait l'urgence de qu'il y avait à profiter des derniers moments passés avec le vieil homme.

    La ligne claire et épurée du dessin en noir et blanc de Rabagliati aide à la diffusion de l'émotion de ce récit délicat sur la perte, sur le temps qui passe, pas vraiment drôle mais d'une tristesse juste et salvatrice, émaillée d'accès de rire incontrôlables et salutaires. L'histoire se termine sur une touche de poésie joliment amenée par la petite Rose.
    Si certaines allusions sont vraiment parlantes pour les seuls Québécois (la guerre que se livrent Montréal et Québec sur la prononciation du mot « poteau », les lieux mythiques comme le restaurant Madrid, le non à l'indépendance du Québec…), cette histoire familiale est universelle.

    Lien : http://www.incoldblog.fr/?index/oeuvres/Paul%20%C3%A0%20Qu%C3%A9bec
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Marguerite87, le 28 juin 2010

    Marguerite87
    J'ai à nouveau eu un coup de coeur avec cet album très touchant. le ton est plus dramatique que dans les autres. Rabagliati a osé aborder des thèmes difficiles comme la maladie et la mort. Un mandat certes difficile mais excessivement bien réussi. Mon grand-père est aussi décédé d'un cancer et Paul à Québec a certainement ravivé beaucoup de souvenirs. Mais comme c'est tellement bien fait que ce n'est pas désagréable.
    Malgré tout, Rabagliati réussit à nous faire rire à quelques reprises avec des passages plus légers. Celui où les trois soeurs fument un joint est hilarant. J'ai trouvé génial qu'un moment comme celui-là entrecoupe des passages difficiles car la vie est ainsi faite. De plus, l'histoire de Roland est triste mais elle soude de façon incroyable une famille. Malgré le malheur évident qui leurs tombent dessus, les personnages ont conscience des petits bonheurs qui sont encore à leur portée. Les parties de Scrabble avec Roland, les discussions en famille, les grandes marches à l'extérieur en font partie. Rien n'est jamais tout noir ou tout blanc dans la vie. C'est aussi vrai dans les histoires de Paul.
    Bref, Rabagliati a conservé sa touche qui a fait de sa série un véritable coup de coeur pour moi. Il me manquera ce Paul. Je l'ai adopté comme plusieurs. J'attends maintenant avec impatience la sortie du septième tome.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par nastasiabuergo, le 09 mars 2012

    nastasiabuergo
    Michel Rabagliati nous livre son sixième opus d'autobiographie de la série des "Paul". Ici, comme d'habitude avec les autres albums de la série, le thème abordé jongle avec la nostalgie et l'humour, mais l'ambiance est plus lourde car Paul assiste à la lente décrépitude de son beau-père terrassé par le cancer. Comme toujours, l'auteur excèle dans sa manière de raconter les petits riens de la vie mais qui impressionnent tant ceux qui les vivent. On ne peut que se reconnaître dans les tableaux décrits si l'on a déjà été confronté à la situation de la perte d'un proche par maladie. le dessin noir et blanc est toujours superbe, très finement observé dans le détail, avec des représentations imagées parfois sublimes (je pense au dessin du médicament qui diffuse dans le corps par exemple). Si vous ne connaissez pas les autres albums, sachez qu'il est sûrement le moins léger et que l'auteur à choisi ici de plus laisser parler son dessin que les personnages et cela convient parfaitement au propos lorsqu'il s'agit de décrire des ambiances lourdes où la mort est proche.
    Un auteur à découvrir, plein de sensibilité et de poésie, de plus "avec l'accent canadien" qu'on a l'impression d'entendre dans les bulles, c'est un vrai petit voyage dans l'espace, le temps et les sentiments. Bravo au lauréat du prix fnac d'Angoulême.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Lostinmypal, le 26 janvier 2012

    Lostinmypal
    Impossible d'en parler... Des fous rires, oui (ah les joies de l'informatique !!), mais aussi beaucoup de douleur et de mauvais souvenirs personnels qui remontent à la surface alors... Ce qui est sûr, c'est que Rabagliati sait saisir ce qui fait la vie, les émotions, la réalité, bref beaucoup de choses entre ces pages, les vignettes sans texte n'étant pas les moins "parlantes"...
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (2)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par minininie13, le 29 mai 2012

    - Oui mais si vous lui donnez de la drogue ou j'sais pas quoi, on va perdre le contact avec lui, non ?
    - M'man ... Il dort 24 heures sur 24 ... Il est "déjà" plus là !
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par editionslapasteque, le 09 mai 2011

    - Il va mourir Grand-Papa?
    - J'crois bien que oui, mon chou...
    - Ah. Mais... Il va aller ou après?
    - Euh...Eh bien...Il...Euh...son âme, ou son esprit si tu veux, va monter au ciel, et là il sera
    très bien et ne souffrira plus... Il veillera sur nous tous de là-haut...
    - Ah.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Paul a quebec par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (112)

> voir plus

Quiz