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ISBN : 2923841050
Éditeur : Les Editions de La Pastèque


Note moyenne : 4.34/5 (sur 85 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
1970, Paul passe une enfance paisible dans le quartier de Rosemont à Montréal.

Occupé par ses bandes dessinées et sa meute de scouts, la politique et la montée du FLQ au Quebec sont des sujets bien eloignés pour l'enfant de 10 ans qu'il est encore...
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Critiques, analyses et avis

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  • Par InColdBlog, le 24 mars 2012

    InColdBlog
    Après Paul à Québec, Paul au Parc est ma seconde incursion dans l'univers de Michel Rabagliati.
    Comme souvent, j'ai acheté cet album sans même savoir quel en était le sujet véritable.
    Je m'attendais donc à retrouver Paul là où je l'avais laissé, après la mort de son beau-père.
    Perdu, joue encore ! Rabagliati retourne dans l'enfance de son « double de papier ».
    De parc, il n'est pas (presque) question dans cet album qui se concentre essentiellement sur deux découvertes déterminantes que fera Paul au début des années 1970, alors qu'il a dix/douze ans : le scoutisme et la bande dessinée.
    Une période qui se révèlera lourde de conséquences sur la suite de son existence.

    Ils ont l'air d'avoir bien du fun ces louveteaux que Paul observe de loin. La bande de gamins s'égaye bruyamment, chante à tue-tête, galope dans tous les sens… Autrement plus rigolo que de passer son après-midi au parc, à piloter seul un cerf-volant.
    Paul ne tarde pas à rejoindre les scouts, intègre la sizaine des Bruns, malgré les moqueries de sa sœur aînée. Il part en camp de vacances avec sa nouvelle gang de copains, découvre la guitare et les soirées chantantes autour du feu au son des incontournables Hugues Auffray, Simon & Garfunkel…
    Mais ce sont surtout les moniteurs qui vont le marquer à jamais. de jeunes adultes, plutôt gauchistes idéalistes que cathos conservateurs, qui n'hésitent pas à prendre des libertés avec le dogme de Baden-Powell.
    Pour le jeune Paul qui compose maladroitement ses premières planches de BD, leurs encouragements seront décisifs. Ainsi « adoubé » par des aînés qu'il considère comme des modèles, il va gagner cette confiance en lui qui le conduira à faire le parcours qu'on lui connaît aujourd'hui.

    Il est fort Rabagliati. À partir de trois fois rien, il bricole une jolie histoire semi-autobiographique, teintée de nostalgie et d'humour malicieux. Un récit à l'atmosphère faussement légère et insouciante, où une simple dalle de marbre fait basculer le destin d'un gamin et où le guide Comment on devient créateur de bande dessinée de Franquin et Gillain décidera de son avenir.
    Préoccupé par les problèmes d'un garçon de son âge (les copains, le dessin, et le premier amour en la personne de la belle Hélène), le petit Paul est totalement indifférent aux actions des indépendantistes du Front de Libération du Québec (FLQ) qui va plonger le pays dans une crise politique grave qui inquiète les adultes.
    Ces allusions aux troubles politiques d'octobre 1970, Rabagliati les distille au compte-gouttes : ici un graffiti sur un mur de la ville, là un reportage diffusé par la nouvelle télé couleurs, là encore un article en une d'un journal… Façon subtile d'inscrire l'Histoire de la Belle Province en trame de fond de sa propre histoire.
    N'allez pas imaginer pas pour autant que ces références puissent ennuyer un lecteur français. Bien entendu, le clown Koko, les Sultans et autres figures de l'époque ne nous parlent pas de ce côté de l'Atlantique. N'empêche qu'au même moment, chez nous, Les Barios passaient à la télévision et les jeunes filles tapissaient les murs de leur chambre de posters des Chaussettes Noires, Lionceaux et autres Chats Sauvages. Seuls les noms changent ; l'esprit de l'époque demeure.
    De la même façon, je n'ai jamais été scout mais l'énergie qui anime les chefs scouts m'a renvoyé à mon expérience de mono dans les colonies de vacances gérées par les mairies communistes de la banlieue parisienne.
    Pas besoin d'être Québécois non plus, pour s'amuser - et s'émouvoir - de la résistance de la maman de Paul contre la présence envahissante de sa belle-mère (cette tendance, apparemment répandue à l'époque, qu'avaient les familles à habiter des appartements contigus est également sujette à de savoureuses scènes chez Michel Tremblay).
    Et plus encore que dans Paul à Québec, le dessin noir et blanc au style un peu rétro de Rabagliati colle parfaitement à la période de narration.
    Une vraie réussite.

    Lien : http://www.incoldblog.fr/?post/2012/03/05/Scout%2C-toujours
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    • Livres 4.00/5
    Par exarkun1979, le 10 janvier 2013

    exarkun1979
    Encore une fois, Rabagliati nous sort un très bon tome des histoires de Paul. Cette fois, c'est une aventure chez les scouts pendant la crise d'Octobre 70. L'auteur nous offre un point de vu d'un jeune garçon par rapport à cette époque. C'est le point de vue d'un jeune homme qui ne comprend pas tout et qui pense plus à s'amuser que de s'intéresser à la politique.
    On a droit à des moments rigolos, sympathiques, tendres et même parfois triste. Malgré plusieurs tomes, l'auteur ne semble pas a court d'idée. La partie sur les scouts m'a ramené beaucoup de souvenirs de l'époque où j'y était moi aussi.
    Un autre point que j'adore c'est de voir le Québec des années 1970 en arrière plan. Que ce soit les commerces, les lieux publics où les disques de musiques trainant en arrière plan, tout nous met en contexte de l'époque.
    Malgré que cette BD soit excellent, elle est pas aussi forte que Paul à la pêche et Paul à Québec. C'est pour ça que je ne peux lui donner autant que ces tomes.
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    • Livres 5.00/5
    Par Lowra, le 18 janvier 2012

    Lowra
    J'ai découvert les Paul avec "Paul à Québec". J'étais tellement en manque après l'avoir terminé que j'ai craqué pour "Paul au Parc" dans lequel Michel Rabagliati nous parle de son enfance et de son passage chez les scouts.
    Alors oui, dit comme ça, c'est pas hyper folichon, il n'a pas une vie aux antipodes de la notre, c'est un peu monsieur-tout-le-monde. Mais moi, c'est justement ça que j'aime bien. Paul, ça peut être n'importe qui - notre père, oncle, frère, fils, cousin, même nous les filles (certains passages chez les scouts m'ont rappelé beaucoup de souvenirs) - il est confronté aux mêmes problèmes que nous, il connaît les mêmes joies. C'est pas un extraterrestre. Et c'est ce qui le rend encore plus attachant, un peu comme s'il faisait partie de la famille.
    Bonus : c'est Montréal, Québec, ... ça sent l'accent québecois à toutes les pages, ça nous sort de notre Europe qui perd ces A... bref, c'est tout bon ! LISEZ PAUL ! (message subliminal)
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    • Livres 5.00/5
    Par sylang, le 11 juillet 2014

    sylang
    Ma bande-dessinée préférée de Rabagliati.
    Pourquoi ? Parce qu'elle me rappelle mon enfance, même si je n'ai pas vécu les années 70.
    Parce que dans les BD Paul, on se reconnait dans les personnages et dans ce que ceux-ci vivent. Et on est touchés par l'authenticité qui règne tout au long du livre.
    Dans celui-ci, Rabagliati nous dévoile un peu de son enfance tout en ne manquant pas de tirer une image très prenante du Québec des années 70, et bien entendu de la crise d'octobre. Cette BD est un réel portrait du Québec et d'une époque que je n'ai pas connu.
    Je crois que les BD Paul sont devenues un vrai classique du Québec.
    Alors si vous ne connaissez pas encore, n'attendez plus et jetez-y un vrai coup d'oeil.
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    • Livres 5.00/5
    Par pilyen, le 17 décembre 2011

    pilyen
    Derrière un titre du type "Martine" (vous savez cette adorable gamine en jupette qui a privé d'émancipation féminine des générations de fille depuis un demi-siècle), se cache un album rudement plaisant et formidablement émouvant.
    "Paul au Parc" est le septième album d'une série assez autobiographique entamée voici plus de 10 ans et qui rencontre un grand succès au Québec. Ce succès commence à se propager en France grâce au prix du public obtenu au festival d'Angoulême en 2010 pour le précédent opus.
    Retour en arrière pour ce nouvel épisode, nous retrouvons Paul adolescent en 1969. Il a une dizaine d'années, vit dans une famille italo-québecoise tout à fait cocasse, découvre le neuvième art, et rêve d'embrasser le métier d'auteur de bande-dessinée ainsi que la jolie Hélène. Et puis, alors que le Québec subit la pression du FLQ (Front de Libération du Québec), Paul découvre le scoutisme, ses camps d'hiver, d'été, les amitiés et les chefs scouts, attentifs et dévoués.
    A partir de ses souvenirs, Paul Rabagliati déroule un récit tout empreint d'un humour tendre teinté d'un zeste d'émotion. Même si la nostalgie risque de moins opérer de ce côté-ci de l'Atlantique (qui connaît Koko le clown ou le chocolat Abbo ?), j'ai été emporté par son histoire, j'avais l'accent québécois dans l'oreille et je me suis délecté de toutes ces expressions, mélange de vieux français et d'anglicismes.
    Avec un dessin de plus en plus beau et au trait clair mais joliment travaillé, l'oeil se régale et aime s'attarder sur des détails, une case, une planche.
    Mais ce qui fait la grande richesse de cet album ce sont les portraits de ces adultes qui accompagnent Paul dans son passage dans l'adolescence. Ils sont de ceux qui laissent une empreinte pour toute une vie, héros simples et ordinaires mais qui par leur dévouement offrent à Paul le meilleur terreau pour sa future vie d'homme. Cet album leur rend un vibrant hommage ainsi qu'à ses camarades louveteaux, avec finesse, tendresse et humour.
    Cet album, qui peut se dévorer sans connaître les précédents...
    La fin sur le blog

    Lien : http://sansconnivence.blogspot.com/2011/12/paul-au-parc-de-michel-ra..
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Critiques presse (3)


  • BoDoi , le 26 décembre 2011
    Habile, l’auteur installe un climat léger, qui explose au détour d’un rebondissement inattendu. L’ouvrage touche alors en plein coeur, et l’on garde longtemps sa musique en tête.
    Lire la critique sur le site : BoDoi
  • BDGest , le 25 novembre 2011

    Captivant et émouvant, Paul au parc est l'album de la confirmation pour Michel Rabagliati. À lire d'urgence.
    Lire la critique sur le site : BDGest
  • Actualitte , le 16 novembre 2011
    « Paul au parc » est précisément un grand album parce qu'il prend un sujet banal – les souvenirs d'une enfance dans les mouvements de jeunesse – pour en faire tout autre chose. Pour remplacer l'anecdotique par le bouleversant et le banal par le touchant.
    Lire la critique sur le site : Actualitte

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Citations et extraits

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  • Par Myriam3, le 10 mars 2014

    Il me faut régulièrement ma dose de "Paul est...", et voici le dernier en date.
    De prime abord, il me semblait que celui-ci faisait partie de la série des plus légers, mais en fait non! Sous des abords assez anecdotiques et relatifs au quotidien, il traite différents sujets en couches superposées: l'entrée dans l'adolescence, la naissance des premiers émois amoureux et d'une vocation, les relations familiales avec la mère en sujet principal, la camaraderie, et la politique.
    Ce que j'aime particulièrement, c'est ce Québec réel des dernières décennies qu'il nous fait découvrir dans chaque tome, et que j'apprends petit à petit à mieux connaître! et puis, sa façon d'aborder des thèmes sérieux sinon tragiques avec une grande délicatesse et pudeur.
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  • Par editionslapasteque, le 10 novembre 2011

    "Ben, on est sur la terre parce que notre mère a accouché de nous, non?"

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RABAGLIATI _ ZVIANE 2E PARTIE (EXTRAITS)
Jeudi 10 mai à 19h (2e partie - extraits) Comment choisissez-vous votre style de dessin? Animation: Éric Bouchard le rythme dans les œuvres de Michel Rabagliati et de Zviane, premier point de ressemblance entre les deux auteurs. Éric Bouchard: Libraire spécialisé en bandes dessinées pendant une quinzaine d'années, responsable de cette section à la Librairie Monet de 2004 à 2009, Eric Bouchard cultive un intérêt marqué pour de nombreux aspects du 9e art. Il a donné plusieurs conférences et a rédigé quantité d'articles de fond sur le sujet, notamment pour le blogue le délivré, auquel il contribue régulièrement depuis 2009. Il est aujourd'hui professeur de français au Cégep du Vieux-Montréal. Michel Rabagliati est né en 1961 à Montréal où il a grandi dans le quartier Rosemont. Après s'être intéressé un moment à la typographie, il étudie en graphisme et il travaille à son compte dans ce domaine à partir de 1981. Puis, il se lance sérieusement dans l'illustration publicitaire à partir de 1988. Depuis 1998, ses bandes dessinées révolutionnent le 9e art québécois. En 2007, l'auteur s'est vu décerner une Mention spéciale pour l'ensemble de son œuvre par le Prix des libraires du Québec, et Paul à Québec s'est mérité plus de 7 prix, dont le Prix du public au Festival international de Bande dessinée d'Angoulême en 2010. Sylvie-Anne Ménard (ou Zviane), née en 1983, fait de la bande dessinée et enseigne la musique. Elle réalise des albums de bande dessinée, collabore à divers fanzines ...








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