Un article élogieux sur cet ouvrage paru dans un magazine m'avait laissé espéré le meilleur. Hélas !!
L'intrigue est des plus déconcertante : un inspecteur de police doit enquêter sur le meurtre d'une personnalité du cinéma du Berlin des années 20. du cadavre, de sa personnalité, il n'est pratiquement pas question tout au long de l'enquête. le héros se trouve confronté à quelques bobines de films classés X, puis se voit partir à la recherche d'une invention révolutionnaire pour le monde du 7e art, avant de tomber finalement sur des entrepôts stockant tout autre chose que du matériel cinématographique... On ne sait plus ce que l'on cherche ni quel est le but de l'enquête... Et finalement, on se fiche de savoir qui a tué - et même pourquoi.
Les clichés sont là : Berlin décadente, un peu de sexe, de drogue, de mafia et un zeste de nazis... Bref, rien d'original.
Mais le plus perturbant, c'est le style narratif : c'est parfois complètement décousu. On a l'impression d'arriver au milieu d'une scène ou d'une conversation. Je pense que ceci est fait pour nous faire pénétrer les méandres de l'esprit du héros - mais du coup le récit perd en clarté.
Un autre ouvrage de cet auteur doit paraître chez 10/18 - collection que j'adore au demeurant. Mais le prochain volume de
Jonathan Rabb restera sur le rayon de mon libraire !