> Emmanuel Naya (Éditeur scientifique)
> Valérie Lagier (Collaborateur)

ISBN : 207031510X
Éditeur : Gallimard (2004)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.47/5 (sur 140 notes) Ajouter à mes livres
Qui ne connaît pas Gargantua ? Ne vous a-t-on jamais dit que vous aviez un appétit "gargantuesque" ? Si tel est le cas, soyez heureux. Car Gargantua est un personnage mythique de la littérature française du XVIe siècle. Cré&#... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (11)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par darkon31, le 07 mars 2011

    darkon31
    D'ordinaire les romans se situent dans le lieu de la réalité. Ils doivent être sinon réalistes, au moins probables, pour que le lecteur y accorde un minimum d'intérêt et de crédit.
    Avec Rabelais d'emblée on tombe dans le pays de Merveille. Par ce procédé il peut laisser libre cours à sa fantaisie et exprimer des opinions, mettre en scène des actions qui autrement auraient excité la haine et la vengeance des tristes «farfadets», chiens de garde de l'Église.
    Rabelais se rapproche aussi de L'Utopie de Thomas More. Il y situe d'ailleurs explicitement le pays d'origine de Badebec, la femme de Gargantua (cf. Pantagruel chap. II). Pourtant ses romans fantastiques se situent bien en France, mais contrairement à Thomas More, dans le lieu de l'imaginaire populaire. L'Utopie, acte de rebellion intellectuelle, vise un public d'intellectuels. le Gargantua demeure un livre de divertissement, même de défoulement satirique, de jubilation langagière, de bouffonnerie, qui n'a pas de frontière ni de classe.
    C'est-à-dire que nous avons à faire là à une oeuvre proprement universelle.
    Pantagruel (le "Tout-Altéré") était à l'origine un démon du sel qui assoiffait et desséchait tout à l'avenant, hommes, bêtes et champs. Les géants ont toujours eu une place réservée dans le folklore des peuples. On les voit encore courir à Carnaval ou à d'autres occasions festives, dans maints lieux de notre pays ou d'ailleurs.
    Il fallait bien des géants pour renverser le carcan de l'ordre moral institué alors par l'Église, religion d'État. Rabelais sait très bien ce qu'il fait. le rire est le propre de l'homme, parce qu'il est l'indice de la liberté.
    FAY CE QUE VOULDRAS
    Était la seule règle de L'abbaye de theleme. «Parce que gens liberes, bien nez, bien instruictz, conversans en compaignies honnestes, ont par nature un instinct et aguillon qui tousjours les poulse à faictz vertueux et retire de vice...»
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par Hopedust, le 02 octobre 2011

    Hopedust
    A tous ceux qui ne l'ont pas lu et qui ne tiennent pas particulièrement à une certaine "culture" littéraire... Ne tentez pas le coup. Ca n'en vaut vraiment pas la peine.
    Que ce roman ait pu présenter un intérêt à l'époque, je peux, à l'extrême limite, l'envisager. Qu'il soit toujours intéressant aujourd'hui, si ce n'est pour découvrir la façon de voir les choses de Rabelais, je ne le conçois pas. C'est vulgaire, obscène, à des années lumière de la moindre "poésie". Je n'ai pas souri une seule fois, je n'ai pas été touchée (dans quelque sens que ce soit) une seule fois. En trois mots : j'ai détesté.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par scor13, le 19 décembre 2010

    scor13
    J'ai découvert ce livre (dont j'avais lu des extraits dans les livres de lecture de l'école) grâce au challenge 1000 ans de littérature française de Bookine.
    J'ai lu la version classique bilingue conseillée par Bookine, la version en vieux français étant tout simplement impossible à lire pour moi.

    Le livre se présente comme une description chronologique qui commence avant la naissance de Gargantua et s'arrête lors de l'attribution des récompenses aux vainqueurs de la guerre Picrocholine.

    Concernant la pagination du texte, j'ai regretté que les commentaires et les renvois ne se trouvent que du côté du vieux français.

    En revanche j'ai beaucoup apprécié les descriptions truculentes de Rabelais. Je ne résiste pas au plaisir de vous en citer quelques unes:
    *
    « Julie, fille de l'empereur Octavien, ne s'abandonnait à ses tambourineurs que quand elle se sentait grosse, de même que le bateau ne reçoit son pilote que lorsqu'il a été calfaté et chargé. Et si quelqu'un les blâme de se faire ainsi enfiler par les deux bouts pendant leur grossesse, alors que les bêtes qui sont pleines n'acceptent jamais le mâle en chaleur, elles répondront que ce sont des bêtes, mais qu'elles sont, elles, femmes, qui comprennent bien les beaux et joyeux petits droits de superfétation ».
    *
    « Après déjeuner, tous allèrent pêle-mêle à la Saulaie et là, sur l'herbe drue, ils dansèrent au son des joyeux flageolets et des douces cornemuses ».

    Les extraits que j'avais dû lire à l'école avaient été vraisemblablement très épurés...

    J'avoue avoir eu du mal pourtant avec certains chapitres, désignés dans le dossier d'explication de l'oeuvre comme des chapitres « philosophiques ». J'étais extrêmement tentée de sauter des chapitres entiers. Ce sont les chapitres où Rabelais exprime son avis sur l'éducation, les superstitions religieuses...Certains paragraphes sont des accumulations de mots ou d'expressions ce que j'ai trouvé très difficile à lire.
    La suite sur mon blog

    Lien : http://uneanneeetplusdelivres.over-blog.com/article-gargantua-rabela..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par foret22, le 10 février 2008

    foret22
    Non, ce n'est pas un livre à lire pendant sa scolarité
    Non, ce n'est pas incompréhensible, ce vieux françois !
    Non, ce n'est pas l'apologie du Gargantuesque !
    Cet opus est des plus précieux : c'est la
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par kikobaus, le 18 juin 2011

    kikobaus
    Bon OK, le vieux français est au début un peu déroutant et ralentit la lecture lors des premières pages. Mais ensuite !!
    C'est d'une drôlerie rare, toujours truculent, incroyablement moderne. Si les aventures de notre héros sont invraisemblables et grotesques, c'est toujours au meilleur sens du mot, et derrière cette énormité, que de malice et de profondeur !
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (10)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par darkon31, le 03 mars 2011

    (Chap. 56 - Comment étaient vêtues les religieuses de Theleme)

    Elles portaient chausses d’écarlate ou de migraine, et passaient lesdites chausses le genou au dessus par trois doigts justement, et cette lisière était de quelques belles broderies et découpures. Les jarretières étaient de la couleur de leurs bracellets et comprenaient le genou au dessus et dessous. Les souliers escarpins, et pantoufles, de velours cramoisi, rouge ou violet, déchiquetées à barbe d’écrevisse.

    Au dessus de la chemise vêtaient la belle vasquine de quelque beau camelot de soie. Sur icelle vêtaient la verdugale de taffetas blanc, rouge, tanné, gris, etc., au dessus la cotte de taffetas d’argent, fait à broderies de fin or et à l’aiguille entortillée, ou, selon que bon leur semblait et correspondant à la disposition de l’air, de satin, damas, velours, orangé, tanné, vert, cendré, bleu, jaune clair, rouge, cramoisi, blanc, drap d’or, toile d’argent, de canetille, de brodure, selon les fêtes.

    Les robes, selon la saison, de toile d’or à frisure d’argent, de satin rouge couvert de canetille d’or, de taffetas blanc, bleu, noir, tanné, serge de soie, camelot de soie, velours, drap d’argent, toile d’argent, or trait, velours ou satin profilé d’or en diverses portraitures.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par BleuCobalt, le 19 février 2012

    AUX LECTEURS

    Amis lecteurs, qui ce livre lisez,
    Despouillez vous de toute affection ;
    Et, le lisant, ne vous scandalisez :
    Il ne contient mal ne infection.
    Vray est qu’icy peu de perfection
    Vous apprendrez, si non en cas de rire ;
    Aultre argument ne peut mon cueur elire,
    Voyant le dueil qui vous mine et consomme :
    Mieulx est de ris que de larmes escripre,
    Pour ce que rire est le propre de l’homme.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par scor13, le 19 décembre 2010

    Julie, fille de l'empereur Octavien, ne s'abandonnait à ses tambourineurs que quand elle se sentait grosse, de même que le bateau ne reçoit son pilote que lorsqu'il a été calfaté et chargé. Et si quelqu'un les blâme de se faire ainsi enfiler par les deux bouts pendant leur grossesse, alors que les bêtes qui sont pleines n'acceptent jamais le mâle en chaleur, elles répondront que ce sont des bêtes, mais qu'elles sont, elles, femmes, qui comprennent bien les beaux et joyeux petits droits de superfétation 
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par BleuCobalt, le 09 février 2012

    Comment (dist Ponocrates) vous jurez frere Jean ?
    Ce n’est (dist le moyne) que pour orner mon langaige. Ce sont couleurs de rhetorique Ciceroniane.
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par BleuCobalt, le 06 avril 2012

    J’ay (respondit Gargantua) par longue et curieuse experience inventé un moyen de me torcher le cul, le plus seigneurial, le plus excellent, le plus expedient que jamais feut veu.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Gargantua par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (356)

  • Ils veulent l'échanger (1)

> voir plus

Quiz

    Balade 3 - XVIè siècle.

    Quelle est la grande découverte qui bouleversa le monde en permettant la diffusion des connaissances et des idées? (son origine remonde à 1423 et 1436).

    •   Les grandes découvertes maritimes
    •   Les guerres d'italie
    •   L'imprimerie
    •   La Réforme

    10 questions - 25 lecteurs ont répondu
    Thème : 16e siècle

    Créer un quiz sur ce livre.