Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique



> Pierre Michel (Éditeur scientifique)

ISBN : 2253023493
Éditeur : Le Livre de Poche (1979)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 163 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Rire est le propre de l'homme », disait Rabelais et, pour nous faire rire, il invente Pantagruel, le fils de Gargantua. Gargantua était le héros d'un livret de colporteur publié avec succès à Lyon : Les grandes et inestimables chroniques de l'énorme géant Gargantua. Pan... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (14)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par chartel, le 14 septembre 2012

    chartel
    Pas la peine d'insister sur le caractère éminemment savoureux de la langue rabelaisienne, ni sur le récit paillard et satirique de la société de son temps lorsqu'on évoque le Pantagruel. Peut-être rappeler l'extraordinaire richesse formelle de l'œuvre, à faire pâlir d'envie les sombres copistes contemporains qui ont la naïveté de croire que la modernité est l'apanage des modes du temps présent. Rabelais pisse sur les conventions pour exhiber une littérature opulente et revigorante, mais, il est important de le souligner, avec art et intelligence.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 15         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par vincentf, le 06 août 2012

    vincentf
    Plongée raffraichissante dans le bon temps de jadis où les savants se dévergondaient dans de salaces et grasses cabrioles. Rabelais parle certes d'éducation humaniste et de recours aux anciens, mais l'essentiel du bouquin s'amuse à inventer des mots goûteux comme les repas - comment les qualifier autrement? - pantagruéliques de personnages prêts à tout pour que le public rigole. Pour que la rigolade s'affranchisse de la gêne des pudiques modernes, Rabelais y ajoute des situations rocambolesques, où sont mises en valeurs la sagesse et la démesure de Pantagruel, qui provoque des tremblements de terre en pétant et des sources thermales grâce à sa chaude-pisse, et de Panurge, qui empêtre de chiens en chaleur une dame récalcitrante en la saupoudrant de bidoche, et qui parle mille langue juste pour dire qu'il a soif. Bref, lire Rabelais, ça ne fait pas du bien qu'à l'esprit.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 10         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Epictete, le 20 décembre 2013

    Epictete
    L'édition que je possède est écrite avec l'orthographe originale (Peut être un peu expurgée) . Ça fatigue un peu à la lecture, mais c'est vraiment sympa car cela vous met tout de suite dans l'ambiance et le contexte. Merci pour le glossaire de fin d'ouvrage, bien utile pour saisir le sens des mots ou des phrases.
    En ce qui concerne le texte, quelle truculence, que d'invention.
    Cela préfigure l'esprit carabin et positionne Rabelais à un niveau où il n'est rejoint que par peu d'auteurs ( Si ce n'est à une autre époque, le bon Alfred Jarry, voire Jonathan Swift )
    Il fallait oser.
    Osons le lire ou le relire.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par hove, le 12 juillet 2011

    hove
    Rabelais symbolise à merveille le courant humaniste. Son parcours, puisqu'il est d'abord moine, puis médecin, passionné d'Antiquité, mais aussi son œuvre avec ici Les Horribles et Epouvantables Faits et Prouesses du très renommé Pantagruel, roi des Dipsotes en font un acteur majeur d'une période où les valeurs de culture, soif de savoirs, mais aussi refus de se conformer aux dogmes voient le jour. Dans cette fable qui relate les aventures de Pantagruel mais aussi de Panurge son fidèle compagnon, c'est toute la période de la Renaissance qui est passée au crible. Les religieux, les systèmes politiques et judiciaires sont autant de critiques que Rabelais porte à cette société de manière tantôt détournée, tantôt directe. La référence aux penseurs et intellectuels grecs est omniprésente, ce qui correspond à cette volonté qu'ont les humanistes de se rapprocher des textes anciens. Avec une liberté totale, un humour sans limites et un manque de finesse totalement assumé l'auteur nous régale et nous permet de nous immiscer dans un XVIe siècle passionnant et incontournable. Une base incontournable.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Anassete, le 04 mai 2010

    Anassete
    Pour peu que l'on comprenne le texte (avis à ceux qui ont appris l'ancien français), il est très amusant. Un peu cynique et un humour peut-être trop gras pour notre époque par moment, mais c'est un monument de la littérature française à lire.

    Commenter     J’apprécie          2 7         Page de la critique

> voir toutes (20)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Cielvariable, le 07 avril 2013

    Puis je descendis par les dents de derrière pour aller aux lèvres ; mais en passant je fus détroussé par des brigands dans une grande forêt, qui est vers les oreilles.

    Puis je trouvai une petite bourgade en redescendant, dont j’ai oublié le nom, où je fis encore meilleure chère que jamais, et où je gagnai un peu d'argent pour vivre. Savez- vous comment ? À dormir ; car on loue les gens à la journée pour dormir, et ils gagnent cinq à six sous par jour ; mais ceux qui ronflent bien fort gagnent bien sept sous et demi. Je racontai aux sénateurs comment on m'avait détroussé dans la vallée ; ils me dirent qu'en vérité les gens qui vivaient au-delà, étaient méchants et brigands de nature ; à cela je vis que, de même que nous avons des contrées en deçà et au- delà des monts, de même ils en ont en deçà et au-delà dents ; mais il fait bien meilleur vivre en deçà et l'air y est meilleur.

    Là je me mis à penser qu'il est bien vrai, comme on le dit, que la moitié du monde ne sait pas comment l'autre vit, vu que personne n'avait encore écrit sur ce pays-là, où il y a plus de vingt-cinq royaumes habités, sans compter les déserts et un gros bras de mer ; mais j'ai composé là-dessus un grand livre intitulé l'Histoire des Rengorgés ; je les ai nommés ainsi parce qu'ils demeurent dans la gorge de mon maître Pantagruel.

    Finalement je voulus m'en retourner, et passant par sa barbe, je me jetai sur ses épaules, et de là je descendis à terre et tombai devant lui.

    Quand il m'aperçut, il me demanda:

    « D'où viens-tu, Alcofrybas ? »

    Je lui réponds :

    « De votre gorge, Messire.

    - Et depuis quand y es-tu ? dit-il.

    - Depuis, dis-je, que vous êtes allé contre les Almyrodes.

    - Il y a, dit-il, plus de six mois. Et de quoi vivais-tu ? Que buvais-tu ? »

    Je réponds :

    « Seigneur, de même que vous, et sur les plus friands morceaux qui passaient dans votre gorge, je prélevais des droits de douane.

    - Oui mais, dit-il, où chiais-tu ?

    - Dans votre gorge, Messire, dis-je.

    - Ha, ha, tu es un gentil compagnon, dit-il. Nous avons, avec l’ide de Dieu, conquis tout le pays des Dipsodes, et je te donne la châtellenie de Salmigondis.

    - Merci beaucoup, dis-je, Messire. Vous me faites plus de bien que je n’ai mérité de votre part. »
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

  • Par Cielvariable, le 07 avril 2013

    Bref, je décidai d'y aller.



    Or, en chemin, je rencontrai un compagnon qui tendait des pièges aux pigeons, et je lui demandai :

    « Mon ami, d'où viennent ces pigeons-ci ?

    - Sire, dit-il, ils viennent de l'autre monde. » Je pensai alors que, quand Pantagruel bâillait, les pigeons entraient à toute volée dans sa gorge, pensant que c'était un colombier.

    Puis j'entrai dans la ville, que je trouvai belle, puissante et d'un bel aspect ; mais à l'entrée les gardiens me demandèrent mon certificat de santé, ce dont je fus fort ébahi, et je leur demandai :

    « Messires, y a-t-il ici danger de peste ?

    - Ô seigneur, dirent-ils, on meurt tant près d'ici que le chariot des morts n'arrête pas de courir par les rues.

    - Vrai Dieu, dis-je, et où ? »



    À ces mots ils me dirent que c'était à Laryngues et Pharingues, qui sont deux villes aussi grosses que Rouen et Nantes, riches et bien commerçantes, et que la peste était venue d'une puante et infecte exhalaison naguère sortie des abîmes, et qui a fait mourir plus de vingt-deux fois cent soixante mille et seize personnes depuis huit jours.

    Alors supputant et calculant, je trouvai que c'était une puante haleine qui était venue de l'estomac de Pantagruel lorsqu’il mangea tant d'aillade, comme nous l'avons dit plus haut.

    Partant de là, je passai entre les rochers, qui étaient ses dents, et je réussis à monter sur l'une d'elles ; là je trouvai les plus beaux lieux du monde, de beaux et grands jeux de paume, de belles galeries, de belles prairies, beaucoup de vignes et une infinité de fermettes à la mode italienne, dans les champs pleins de délices ; là, je demeurai bien quatre mois et je ne fis jamais meilleure chère.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

  • Par LSH, le 06 avril 2012

    " Ce que fist Pantagruel: et les nomma Pygmées. Et les envoya vivre en une ville là aupres, où ilz se sont fort multipliez depuis. Mais les Grues leur font continuellement la guerre. Desquelles ilz se defendent courageusement, car ces petitz boutz d'hommes (lesquelz en Escosse l'on appelle manches d'estrilles) sont voulentiers cholericques. La raison physicale est par ce qu'ilz ont le cueur pres de la merde. En ceste mesme heure Panurge print deux verres qui là estoient tous deux d'une grandeur, & en mist l'ung sur une escabelle, & l'aultre sur une aultre les esloignant à part par la distance de cinq pieds puis apres print le futz d'une iaveline de la grandeur de cinq pieds & demy, & le mist dessus les deux verres, en sorte que les deux boutz du futz touchoient iustement les bors des verres. Cela faict print ung gros pau, & dist à Pantagruel & es aultres."
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation

  • Par chartel, le 09 septembre 2012

    Comme vous sçavez que en toutes compaignies il y a plus de folz que de saiges et la plus grande partie surmonte tousjours la meilleure.

    Commenter     J’apprécie          0 12         Page de la citation

  • Par Epictete, le 04 février 2014

    (Orthographe respectée)

    Gargantua, en son eage de quatre cens quatre vingtz quarante et quatre ans, engendra son filz Pantagruel de sa femme, nommée Badebec, fille du roy des Amaurotes en Utopie, laquelle mourut du mal d'enfant : car il estoit si merveilleusement grand et si lourd qu'il ne peut venir à lumière sans ainsi suffocquer sa mère.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          2 4         Page de la citation

> voir toutes (20)

Videos de François Rabelais

>Ajouter une vidéo
Vidéo de François Rabelais


Rablog : Rencontre avec Oksa Pollock
Les élèves du collège Rabelais de Saint Maur, animateur du Rablog rencontrent les deux auteures d'Oksa Pollock à Saint Maur en poche en juin 2013.








Sur Amazon
à partir de :
4,23 € (neuf)
0,87 € (occasion)

   

Faire découvrir Pantagruel par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (377)

> voir plus

Quiz