> André Berne-Joffroy (Autre)

ISBN : 2070373916
Éditeur : Gallimard (1982)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.63/5 (sur 237 notes) Ajouter à mes livres
La notion de prétexte est la grande force du Diable au corps : le ton froid et analytique du récit, même si sans aucun doute il correspond à merveille au caractère du héros adolescent, tient sans cesse le lecteur sur ses gardes. Calcul... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par vincentf, le 24 juin 2010

    vincentf
    Roman psychologique d'un scandale devenu banal, l'histoire de ce jeune homme amoureux dépassé par la vie peine à décoller. Tragédie sentimentale en écho à la tragédie mondiale, folie, mensonges, mort, l'enfant s'engage comme à l'époque les grands s'engageaient à la guerre. Victoire. Marthe cède, un enfant, le sien, arrive. Défaite, Marthe meurt. La guerre est finie. Son mari revient. Tout a eu lieu comme prévu et il n'y a même pas eu de scandale. L'initiation est faite. François peut devenir adulte. Rien là de bien bouleversant. Les sentiments sont exacerbés mais on a une impression de distance, comme si ce roman sonnait le glas d'une vision dépassée de la passion amoureuse et de son écriture.
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    Critique de qualité ? (18 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 20 février 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Terribles sont les attentes des lecteurs ! J'ai souvent entendu parler de ce livre, souvent en bien et j'avoue que je m'attendais à quelque chose qui remue. Ce qui n'a pas réellement été le cas.
    Cependant, j'ai apprécié ce roman. Histoire d'amour qui unit un adolescent manipulateur, égoïste, immature et une jeune femme naïve à la limite de la niaiserie. Certes, le narrateur est énervant mais il est surtout jeune, trop jeune pour l'histoire d'amour qu'il vit. Marthe semble une femme plutôt indépendante face à son mari, ou alors c'est lui qui semble totalement soumis face à elle. Quoiqu'il en soit, au début du roman, lors de leur rencontre, elle apparaît comme une femme qui sait ce qu'elle veut. Pourtant, dès qu'elle commence à parler avec François, ce dernier tente de la manipuler et réussit son coup.
    Mais au fil des pages, on en vient à se demander si c'est Marthe qu'il désire ou juste le sentiment de la désirer. Avec lui, c'est un jour blanc, un jour noir. Quelquefois possessif, quelquefois distant, il souffle le chaud et le froid sans arrêt. Et cette pauvre Marthe continue à s'accrocher ! Pourtant il semble l'aimer, très fort même, mais semble également trop jeune pour une histoire d'amour de cette envergure, entrainant dans son sillage un adultère et tous les commérages qui peuvent s'en suivre. Alors il est vrai qu'au début du roman, c'est un personnage exaspérant mais au fil des pages, j'ai plutôt trouvé que c'était un personnage maladroit. Ne sachant pas vraiment comment faire, il fait un peu n'importe quoi. En espérant toujours faire pour le mieux.
    Malgré leur travers, ils vivent tout de même des moments très forts qui m'ont touché mais je n'ai pas été bousculée comme je l'aurais aimé.
    La fin, quant à elle m'a un peu déçue ou plutôt elle a laissé une question en suspend. Pourquoi ? Pourquoi cela se passe-t-il comme ça ? Pourquoi cela arrive-t-il d'un seul coup ? Je crois que je ne saurais jamais.
    Bien qu'ayant apprécié ce roman, je ne l'ai évidemment pas trouvé parfait mais je dois dire que j'ai beaucoup aimé l'écriture de Raymond Radiguet. Tout étant en simple, le style est travaillé, construit et j'ai eu un grand plaisir à lire ce livre.
    Un livre que je relirais peut-être dans quelques années, pour voir les choses autrement, avec un œil plus adulte. Qui sait ?
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par nastasiabuergo, le 09 avril 2012

    nastasiabuergo
    J'ai lu ce livre il y a cinq ou six ans. Un de mes amis qui aime bien dénicher des trésors enfouis m'en avait parlé. Je dois dire qu'il m'avait bien vendu l'affaire car en une discussion, il avait réussi à m'intriguer sur cet écrivain précoce au point que je voulusse à tout prix en savoir davantage. La couverture avec Gérard Philippe avait concouru à poursuivre l'illusion, me faisant penser qu'il s'agissait d'un GRAND classique, adapté au cinéma dès l'aurore de cet art... Pouah! Quelle ne fut pas ma déception en lisant ce livre translucide (pour ne pas dire transparent). OOOOOH! une amourette à deux sous entre un adolescent et une femme dont le mari est parti au front. Oouuuh! les mots me manquent tellement c'est haletant, tellement c'est prenant, tellement c'est fort, tellement les sentiments sont bien rendus et tellement c'est bien écrit. J'ai dû passer complètement à côté (peut-être tout simplement ai-je passé l'âge des premiers émois gnian-gnian) car pour moi, ce livre est un vide sidéral, c'est "circulez, y a rien à voir!" Mais comme je ne suis qu'une lectrice lambda, que d'autres sont tombés en admiration devant ce bref roman, le problème doit venir de moi, d'ailleurs ce que j'ai exprimé ici n'est que mon avis, c'est à dire, pas grand chose.
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par olivberne, le 06 mai 2012

    olivberne
    C'est un roman facile, facile à lire et à comprendre mais qui marque personnellement et fortement. On retrouve son âme d'adolescent quand on le lit, on se croit à rêver quand on en est un (et qu'on pense encore que les livres peuvent faire rêver). La relation amoureuse est intense, la fusion des sentiments explosive et la disparition finale déchirante. Quand on connait la vie de Radiguet, on ne peut être qu'impressionné par tant de justesse. le livre a fait scandale à l'époque et ce parfum de scandale peut encore attirer aujourd'hui car l'histoire est intemporelle.
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    Critique de qualité ? (17 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par lilimarylene, le 14 juin 2010

    lilimarylene
    Encore une fois, j'ai été attirée par ce livre via l'esthétique de sa couverture et de sa mise en page, un peu rétro, et qui rappelle le design des jeux de cartes. le nom de la collection, aussi, "Vient (presque) de paraître", m'a paru un concept intéressant. C'est d'ailleurs ce nom de collection qui m'a mis la puce à l'oreille : j'ai ainsi compris que j'avais entre les mains un classique de la littérature française, et non une parution récente et contemporaine. Il s'agit donc d'un roman qui se passe pendant la Première guerre mondiale, quoique le lecteur ne s'en rende pas bien compte (le roman a d'ailleurs été un peu boudé à l'époque, parce que taxé d'antimilitarisme). le jeune héros m'est apparu comme très antipathique, car égocentrique, volage et calculateur. Cependant, c'est cela qui donne du cachet au roman, je crois, plus que la scandaleuse relation d'adultère. Marthe est ainsi un peu une victime, le narrateur, son bourreau, et c'est tout naturellement qu'on sent le récit tendre vers le drame. Cela dit, les grands élans passionnés et narcissiques du narrateur m'ont parfois agacée, et c'est sans grand enthousiasme que j'ai refermé le livre.
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Citations et extraits

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  • Par tracey11, le 20 mai 2012

    Je savais trop le trésor de ce qu'on n'exprime jamais à ceux qu'on aime, par la crainte de paraître puéril, pour ne pas redouter chez Marthe cette pudeur navrante et je souffrais de ne pouvoir pénétrer son esprit
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  • Par tracey11, le 20 mai 2012

    Il faut admettre que si le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas, c'est que celle-ci est moins raisonnable que notre cœur.
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  • Par Neigeline, le 14 avril 2012

    Un homme désordonné qui va mourir et ne s’en doute pas met soudain de l’ordre autour de lui. Sa vie change. Il classe des papiers. Il se lève tôt, il se couche de bonne heure. Il renonce à ses vices. Son entourage se félicite. Aussi sa mort brutale semble-t-elle d’autant plus injuste. Il allait vivre heureux.
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  • Par vassilisa, le 04 décembre 2008

    Ses deux mains s'accrochaient à mon cou ; elles ne se seraient pas accrochées plus furieusement dans un naufrage. Et je ne comprenais pas si elle voulait que je la sauve, ou bien que je me noie avec elle.
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  • Par brigetoun, le 06 mars 2011

    C’est l’objet que nous avons constamment sous les yeux que nous reconnaissons avec le plus de difficulté, si on le change un peu de place. Dans le neveu du petit Grangier, je ne reconnus pas tout de suite l’enfant de Marthe – mon enfant.
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Vidéo de Raymond Radiguet

Une minute avant le film "Le Diable au corps" (Diavolo in corpo) 1986 de Marco Bellocchio








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