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André Berne-Joffroy (Autre)
ISBN : 2070373916
Éditeur : Gallimard (1982)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.66/5 (sur 1278 notes)
Résumé :
Le premier roman d’un écrivain mort à vingt ans et l’un des plus beaux rôles de Gérard Philipe. En 1918, un lycéen, François (prénom uniquement usité dans le film), s’éprend d’une jeune femme, Marthe, dont le fiancé, Jacques, est au front. L’amour fou, absolu, malgré tout et contre tous, voisins ricaneurs ou parents désemparés. Mais aussi, très vite, l’anxiété, la cruauté inconsciente, l’impossibilité pour un enfant de vivre une aventure d’homme. La guerre finit et ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (68) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
Nastasia-B10 novembre 2015
  • Livres 2.00/5
J'ai lu une première fois ce livre il y a une quinzaine d'années sur les recommandations chaleureuses d'un de mes meilleurs amis. Je dois dire qu'il m'avait bien vendu l'affaire, le salopard, car en une discussion, il avait réussi à m'intriguer suffisamment sur cet écrivain précoce pour que je voulusse à tout prix en savoir davantage.
Et, contrairement à toutes mes attentes, ce fut une cruelle déception. J'avais trouvé l'histoire totalement creuse, n'avais ressenti aucune émotion à la lecture ; pas la moindre empathie pour ces ébats de jeunesse en contexte de première guerre mondiale.
Le style ne m'avait pas davantage fait trépidé bien qu'il était spécifié un peu partout qu'on avait affaire à un génie précoce, un Rimbaud du roman, etc., etc., je vous épargne les superlatifs habituels de quand on cherche à tout prix à vous fourguer une camelote.
J'en avais donc gardé une impression particulièrement négative, à telle enseigne que, j'en suis venue récemment à me dire que la déception initiale avait dû altérer mon objectivité, si tant est que ce mot puisse avoir une once de sens en matière de sensation littéraire.
J'ai donc repris la lecture, à froid, sans enthousiasme, ne m'attendant à rien de bon, dans l'espoir de m'en faire une opinion, si possible plus juste et plus nuancée. Nuancée, comme vous le voyez, elle l'est puisque j'ai péniblement hissé ma notation de une à deux étoiles.
Deux étoiles et ce sera mon dernier prix car, malgré tout, je ne suis pas cliente de ce genre d'ouvrage. Tout d'abord quant au style. Alors, certes, la langue française y est admirablement maîtrisée, les accords sont excellents, la concordance des temps admirable et, je pense même que certains écrivains actuels plus chevronnés pourraient s'en inspirer tellement le français académique s'y épanouit dans toutes ses dimensions.
En outre, que c'est verbeux, que c'est sentencieux, que ça fourmille de maximes universelles creuses à souhait ! Quand un petit trou du cul de vingt ans fraîchement dépucelé vient m'expliquer en termes universels et définitifs ce que c'est que la vie, ce que c'est que l'amour, excusez-moi, mais ça me fait doucement rigoler.
Alors d'accord, cela s'appuie sur son expérience personnelle, d'accord cela relate un élément de tension sociétale (les hommes mariés partis à la guerre et le vide qui s'ensuit auprès des épouses) et une dimension émotionnelle et psychologique exacerbée (la naissance et l'épanouissement d'un premier amour physique) à une époque où les interdits sociaux étaient bien plus marqués qu'ils ne le sont à l'heure actuelle.
Mais cela dit… cela dit… euh… plus grand-chose à dire.
Au demeurant, pendant toute cette relecture, je n'ai pu me défaire d'une sensation désagréable de supériorité de l'auteur, de fausse modestie, de condescendance, le tout non dénué d'un certain mépris tant pour les femmes en général que pour celle auprès de laquelle il a vécu ce que tout jeune homme hétérosexuel rêve de vivre pour la première fois.
Sous des airs de grand rebelle aux conventions et exigences sclérosées imposées par la société, ce gamin nous fait sentir, nous glisse comme à l'oreille : « Regardez comme je suis précoce, regardez comme j'ai des grosses couilles, regardez comme j'envoie paître toute cette société. Regardez comme vous êtes niais de vous y plier. »
À aucun moment je n'ai ressenti qu'il témoigne de véritable empathie pour cette Marthe. Je n'y ai perçu qu'un ego, qui se développe, qui s'étale dans toute sa longueur ; ego de l'auteur à peine dissimulé sous le voile du narrateur.
Narrateur de seize ans qui rencontre une jeune femme de dix-neuf fraîchement mariée avec un homme parti au front durant la guerre de 1914. Cette manière de dandy collégien, fait le dur à expérimenter l'école buissonnière et quand Marthe lui est présentée, c'est plutôt en faisant la fine bouche qu'il daigne y porter un regard.
Puis, peu à peu, il finit par lui découvrir quelques charmes et s'étonne de constater qu'elle ne semble pas totalement hostile aux siens ni à ses avances de grand rebelle des collèges. Il faut dire qu'elle n'est vraisemblablement pas totalement éprise de son légitime époux dont on sent qu'elle a peut-être eu la main un tantinet forcée par les parents.
Puis la bobine se déroule, et l'auteur en fait des tonnes sur les fantastiques obstacles à surmonter, sur le carcan des interdits et du qu'en dira-t-on. De même, dans le final, alors même que les événements offrent une tension dramatique qui aurait pu donner cours à un vrai bon moment de littérature qui ne serait plus autocentré, Raymond Radiguet botte en touche, en termine avec son histoire tout comme j'en termine avec cette critique.
Ouais… bof, comme vous l'aurez deviné, je ne le relirai pas une troisième fois. Je m'étonne du succès de ce livre, probablement est-il sorti au bon moment, probablement l'auteur, bien que décédé jeune, avait-il eu le temps de nouer des contacts intéressants avec le monde littéraire ce qui lui a permis d'avoir une bonne publicité sans doute pas exagérément justifiée. Quand est-il de l'intérêt que présente ce livre aujourd'hui ? Là, ce sera à vous d'en décider, car, quoi qu'il en soit, ceci n'est qu'un avis, c'est-à-dire pas grand-chose.
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zwyns
zwyns27 septembre 2015
  • Livres 4.00/5
1914,les hommes sont au front,les femmes font oeuvre de bienfaisance,ou ont pris la tâche de ceux-ci dans l'industrie et l'agriculture.
Restent le vieux et les enfants.liberté et désoeuvrement sont les deux occupations des adolescents.Lutiner les fillettes et errer à travers la campagne devient une activité à part entière, les cours sont séchés devant l'absence des parents.
Un jour R...,16 ans(je le nomme ainsi ,c'est peut-être son autobiographie),rencontre Marthe,fille de petits bourgeois.Marthe est une jeune femme d'une vingtaine d'années,mariée à Jacques,un homme parti à la guerre.
Bien vite une attirance et une complicité vont lier les deux êtres.
Dans la fougue de ses premiers émois,R...va entamer une relation charnelle avec Marthe vite subjuguée...L'amour ,la passion les dissipe,R...perd vite la notion de réalité,une seule chose compte : retrouver Marthe,chaque soir;et tous les subterfuges sont bons pour leurrer ses parents;inquiets des absences de leur fils .
Peu à peu ,Marthe,va se détacher de son mari,et même se refuser à lui,prétextant des problèmes de santé,alors que celui-ci est en permission.
Un jour,Marthe se dit enceinte des oeuvres de R....
Dans l'entourage,c'est déjà le scandale,vous comprenez: un ado,amant d'une femme plus âgée et mariée à un patriote,un combattant pour la liberté du pays.....Mais de plus engrossée par un adolescent de 16 ans !!!
R... a débuté sa relation avec orgueil,cynisme,mais petit à petit ,l'homme et sa raison se forment en lui.
Marthe accouche d'un fils, lui donne son prénom,et réclame une vie à deux ,la continuation de leur passion. Mais subitement Marthe meurt,leur laissant à lui et à Jacques un enfant ,dont le père semblerait inconnu.
C'est au moment où jacques et l'enfant rencontrent R...que celui ci a ces paroles:"en voyant ce veuf si digne et dominant son désespoir,je compris que l'ordre à la longue se met de lui-même autour des choses.Ne venais-je pas d'apprendre que Marthe était morte en m'appelant,et que mon fils aurait une existence raisonnable ?
Raymond Radiguet a écrit ce roman à vingt ans,d'une analyse psychologique fouillée,d'une lucidité implacable,voire même de cynisme.
Radiguet,enfant prodige,à 16 ans déjà ,il écrit des articles pour certains journaux,revues.A 17 ans son premier recueil de poèmes.Ami de Cocteau,de Breton,de Max Jacob,sa carrière sera brève.A 23 ans il meurt de la typhoïde.
"Le Diable au Corps"serait une fausse autobiographie afin de donner au roman du relief;le rendant de cette façon plus réaliste.
Roman d'analyse,où se mélangent passion ,solitude et échec du héros masculin devant l'impossibilité de l'amour.

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brigittelascombe
brigittelascombe03 octobre 2012
  • Livres 5.00/5
"Notre bonheur était un château de sable" confie François, adolescent surdoué, qui relate sa relation passionnelle avec Marthe de deux ans son ainée, mais fiancée puis mariée donc coupable d'adultère.
Oh, pas pour le mari, cocu trop crédule parti au front, qui croit dur comme fer en la chasteté de son épouse et en devient pitoyable de tant de crédulité.
Mais pour tous les autres: parents trop faibles fermant les yeux sur leurs frasques puis s'alarmant qu'un bâtard voie le jour, voisins bourgeois choqués d'ébats plus que sonores au dessus de leurs prudes têtes, amis s'éloignant pour éviter toute compromission.
Raymond Radiguet, enfant prodige lui même, dont la fulgurante intelligence n'eut d'égale que la mort précoce, dépeint avec justesse le diable au corps, cette attirance plus forte que tout qui mène à l'insouciance et à l'inconscience, sans innocence aucune; cette sensualité teintée d'érotisme mais à l'opposé du trop osé ou trop cru L'amant de Lady Chatterley.
Le lecteur retrouve ici l'écriture flamboyante et l'analyse psychologique très fine de le bal du comte d'Orgel.
Mais le couple formé dans le diable au corps puise sa force dans une relation de soumission-domination complètement différente.
Lui est manipulateur, narcissique, jaloux,lâche, cynique, pervers, susceptible, orgueilleux, veule, possessif,fanfaron, infidèle,provocateur...
Elle est femme-enfant,maternelle,douce,soumise,inquiète,rouée,capricieuse,comédienne,
bourgeoise...
Et ça marche, le lecteur se prend au jeu car c'est un jeu d'enfants qui font l'école buissonnière, faisant fi du monde d'adultes qui les entoure que Raymond Radiguet nous donne à voir de main de maître.
L'auteur évoque lui même Daphnis et Chloé, ce roman grec d'un certain Longus où deux adolescents trouvent l'amour. On peut penser également à Colette avec le blé en herbe car François sait marquer de ses morsures la blanche peau de Marthe comme un chat joue à la souris.
Mais le fait qu'elle soit mariée, infidèle et menteuse la place sur un autre registre, celui de la passion explosive qui met le feu aux poudres et balaye tout sur son passage jusqu'à la mort.
On ne peut se réjouir comme Jean Cocteau d'avoir connu l' écrivain précoce que fut Raymond Radiguet, même si l'amour prend chez lui une connotation tragique, et se demander s'il eut l'intuition de sa propre mort lorsqu'il écrivit: "un homme désordonné qui va mourir ne s'en doute pas met soudain de l'ordre autour de lui.Sa vie change...Aussi sa mort brutale semble-telle d'autant plus injuste.Il allait vivre heureux".
Son oeuvre fut courte, mais quelle oeuvre!
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LiliGalipette
LiliGalipette16 août 2012
  • Livres 3.00/5

La guerre de 1914 a éclaté. Un jeune prodige inscrit au lycée Henri-IV déserte sa classe après avoir rencontré la jeune Marthe, mariée à Jacques, un soldat parti au front. le garçon a à peine 16 ans, Marthe à peine 19 ans. Les deux enfants s'aiment follement. Marthe surtout est amoureuse et sincère. Pour le jeune narrateur, les choses sont différentes. « Manquer la classe voulait dire, selon moi, que j'étais amoureux de Marthe. Je me trompais. Marthe ne m'était que le prétexte de cette école buissonnière. » (p. 45) le narrateur est avide de liberté. Il piaffe d'être un homme et s'engage à corps perdu dans cette relation adultérine.
Face au mari de Marthe, le garçon éprouve des sentiments ambivalents, entre haine et remords. La liaison entre lui et Marthe est bénie par la guerre, mais les deux amants savent que la paix détruira leur bonheur coupable. « L'amour, qui est l'égoïsme à deux, sacrifie tout à soi, et vit de mensonges. » (p. 69) Marthe est prête à tout sacrifier pour son jeune amour, mais le garçon est moins engagé qu'elle tout en exigeant les plus grandes preuves de la fidélité de sa maîtresse. Dans cette âpre éducation sentimentale, l'adolescent fait ses premières armes d'adulte. « Décidément, j'avais encore fort à faire pour devenir un homme. » (p. 79)
Ce récit est ouvertement autobiographique. Je l'avais lu quand j'étais adolescente et je l'avais trouvé exaltant. Cette fois, je me suis ennuyée et j'ai éprouvé un agacement sans fin pour le narrateur/auteur. Ce blanc-bec se moque de tout, qu'il s'agisse de l'honneur de sa maîtresse ou de l'avis de ses aînés. Être précoce, pourquoi pas, mais ça n'empêche pas d'être poli, non mais !
Le roman de Radiguet m'a rappelé les classiques du genre, tel que le lys de la vallée De Balzac, le rouge et le noir de Stendhal, L'éducation sentimentale de Flaubert ou encore Adolphe de Benjamin Constant. Décidément, je ne suis pas très sensible aux errements amoureux des godelureaux en mal d'amour.
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ahasverus
ahasverus22 septembre 2013
  • Livres 5.00/5
"Je vais encourir bien des reproches. Mais qu'y puis-je ?", commence Radiguet. Il avait trois fois raison. Paru juste après la grande guerre, le Diable au Corps suscite l'émoi : la littérature est alors jugée trop élevée pour qu'on accepte qu'elle soit lancée comme une lessive ainsi que vient de le faire Grasset. Avant d'être le succès d'un écrivain, le Diable au Corps est celui d'un éditeur.
En 1947, Claude Autant-Lara (l'Auberge rouge, la Traversée de Paris), porte l'oeuvre au cinéma. le phénomène Gérard Philippe tient le rôle principal. Nouveau scandale. La France à peine remise de sa cohabitation avec les Nazis supporte mal qu'on déshonore une nouvelle fois ses soldats.
Enfin en 1986, Maruschka Detmers, dans une scène osée et qu'on dit improvisée, s'emporte sur l'anatomie de son jeune partenaire. Cette sulfureuse adaptation cinématographique de Marco Bellocchio, aujourd'hui totalement oubliée, suscite un petit émoi dans les critiques cinématographiques de l'époque.
Décidément le diable au corps porte bien son nom.
Le narrateur nous raconte sa relation avec Marthe, dont le mari est un poilu (comprenez le soldat de la grande guerre plutôt que le maçon portugais). le narrateur a 16 ans, Marthe 19, Radiguet à peine 20 quand son roman est édité.
L'histoire n'est pas autobiographique, mais elle s'inspire de celle de son auteur. Nous garderons à l'esprit qu'il s'agit du roman d'un tout jeune Napoléon auquel la vie ne laisse que le temps de percer sous Bonaparte avant de tirer le rideau. C'est important pour juger de son intelligence et de son style, que de penser que ce garçon mort à vingt ans a écrit cette oeuvre il y a près de cent ans. Une oeuvre atypique par son cynisme et sa froideur. le narrateur ment, trompe, manigance. Il n'y a pas de naïveté dans son égoïsme.
Le sens de la formule est déjà aiguisé. La chute très efficace. Quel dommage, cette irruption brutale de la mort dans le talent.
J'ai été étonné que certains soient passés à côté. "Celui qui aime agace toujours celui qui n'aime pas", écrit Radiguet.
Et vice-versa, na !
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Nastasia-BNastasia-B26 octobre 2015
Quand elle dormait ainsi, sa tête appuyée contre un de mes bras, je me penchais sur elle pour voir son visage entouré de flammes. C'était jouer avec le feu. Un jour que je m'approchais trop sans pourtant que mon visage touchât le sien, je fus comme l'aiguille qui dépasse d'un millimètre la zone interdite et appartient à l'aimant. Est-ce la faute de l'aimant ou de l'aiguille ? C'est ainsi que je sentis mes lèvres contre les siennes. Elle fermait encore les yeux, mais visiblement comme quelqu'un qui ne dort pas. Je l'embrassai, stupéfait de mon audace, alors qu'en réalité c'était elle qui, lorsque j'approchais de son visage avait attiré ma tête contre sa bouche.
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Nastasia-BNastasia-B30 janvier 2016
Je revins à la maison à neuf heures et demie du soir. Mes parents m'interrogèrent sur ma promenade. Je leur décrivis avec enthousiasme la forêt de Sénart et ses fougères deux fois hautes comme moi. Je parlai aussi de Brunoy, charmant village où nous avions déjeuné. Tout à coup, ma mère, moqueuse, m'interrompant :
— À propos, René est venu cet après-midi à quatre heures, très étonné en apprenant qu'il faisait une grande promenade avec toi.
J'étais rouge de dépit. Cette aventure, et bien d'autres, m'apprirent que, malgré certaines dispositions, je ne suis pas fait pour le mensonge.
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Nastasia-BNastasia-B02 novembre 2015
J'étais ivre de passion. Marthe était à moi ; ce n'est pas moi qui l'avais dit, c'était elle. Je pouvais toucher sa figure, embrasser ses yeux, ses bras, l'habiller, l'abîmer, à ma guise. Dans mon délire, je la mordais aux endroits où sa peau était nue, pour que sa mère la soupçonnât d'avoir un amant. J'aurais voulu pouvoir y marquer mes initiales. Ma sauvagerie d'enfant retrouvait le vieux sens des tatouages.
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Nastasia-BNastasia-B22 septembre 2015
Au cours de la conversation, Marthe m'ayant appris qu'elle déjeunait chez ses beaux-parents, je décidai de la résoudre à rester avec moi. La demie de neuf heures sonnait. Marthe sursauta, point encore habituée à ce qu'on abandonnât pour elle tous ses devoirs de classe. Mais, voyant que je restait sur ma chaise de fer, elle n'eut pas le courage de me rappeler que j'aurais dû être assis sur les bancs de Henri-IV.
Nous restions immobiles. Ainsi doit être le bonheur. Un chien sauta du bassin et se secoua. Marthe se leva, comme quelqu'un qui, après la sieste, et le visage encore enduit de sommeil, secoue ses rêves.
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Nastasia-BNastasia-B09 novembre 2015
« Je pleure, parce que je suis trop vieille pour toi ! »
Ce mot d'amour était sublime d'enfantillage. Et, quelles que soient les passions que j'éprouve dans la suite, jamais ne sera plus possible l'émotion adorable de voir une fille de dix-neuf ans pleurer parce qu'elle se trouve trop vieille.
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Video de Raymond Radiguet (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Raymond Radiguet
Une minute avant le film "Le Diable au corps" (Diavolo in corpo) 1986 de Marco Bellocchio
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