> Jean Renaud (Traducteur)

ISBN : 235315039X
Éditeur : Balland (2009)


Note moyenne : 3.93/5 (sur 157 notes) Ajouter à mes livres
Après la mort de leur mère, trois frères que tout sépare se retrouvent dans la ferme familiale. Tor, l'aîné, se consacre à l'élevage de porcs, Margido dirige une entreprise de pompes funèbres et Erlend est décorateur de vitrines à Copenhague. Les retrouvailles s'annonce... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par kathel, le 17 mai 2012

    kathel
    Trois frères qui ne se sont pas revus depuis une vingtaine d'années se retrouvent dans la ferme familiale près de Trondheim pour les derniers moments de leur mère. L'aîné, Tor, resté auprès de ses parents, les fait vivre chichement grâce à un élevage de porcs. le second, Margido possède une petite entreprise de pompes funèbres dans les environs. Enfin, Erlend vit en couple avec Krumme à Copenhague où il exerce ses talents de décorateur de vitrines. le père des trois frères ainsi que Torunn, la fille de l'un d'entre eux, seront aussi de la partie, pour des fêtes de Noël à l'atmosphère tendue.
    Anne B. Ragde excelle à décrire les petits gestes du quotidien qui révèlent davantage que les grandes paroles. Avec elle, les soins à la porcherie, la décoration d'une table de fête ou les derniers soins aux morts sont évoqués avec minutie, mais sans sensation d'ennui, car ce sont les personnalités qui s'y dévoilent, d'autant que certains d'entre eux sont plutôt des taiseux. Comment les trois frères se sont perdus de vue, quel est le secret à l'origine de tout ce malaise familial, tout apparaît petit à petit. Il ne faut pas s'attendre dans ce roman à de magnifiques paysages norvégiens, la ferme grise et délabrée est fort heureusement recouverte d'une bonne épaisseur de neige, et de la ville avoisinante, on ne fréquente guère que l'hôpital et le supermarché. Mais l'auteur installe une atmosphère et des relations qui, avec les questions posées, poussent à tourner les pages de plus en plus rapidement. J'ai beaucoup aimé certains personnages, que je pense retrouver dans la suite : elle est déjà notée à lire, donc !
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par ancoline, le 01 février 2012

    ancoline
    J'ai adoré Zona Frigida pour la description de ses paysages, l'impression qu'elle donne à ses personnages face à la dureté des grands espaces et la solitude.
    D'un autre style, plus psychologique Anne Radge nous emmène dans une ferme isolée, tenue par une mère Anna et son fils. le fils Thor de 50 ans est sous emprise de l'autorité maternelle et voit son bonheur dans la survie de ses animaux, leur développement. On se rend compte que la ferme vivote, que le marché du bétail est dure et que la ferme et ses habitants vivent dans un monde à part, retiré des goûts des autres, parce qu'il ne faut pas jeter, utiliser et faire un maximum par soi-même.
    Parce que sa mère est mourante, Thor informe sa fille Torunn et ses deux frères éloignés depuis la mort du grand-père de Thor, le seul qui rendait la ferme vivable et gaie. Il n'a de contact avec Torunn que par téléphone depuis qu'Anna a fait comprendre à la mère de Torunn enceinte qu'elle n'était pas la bienvenue et qu'elle ne le serait jamais. Torunn après réflexion avec sa mère puis sa meilleure amie décide finalement d'aller voir son père, sa grand-mère mourante. Elle la découvrira alitée dans le coma et elles ne pourront déjà plus communiquer. Mais elle découvrira le monde de son père de ses oncles et ce monde ne lui est pas indifférent.
    Les pensées de chacun des acteurs sont bien décrites, on se sent emporter par leur histoire. Les égoïstes le deviennent moins et les êtres parfaits ne le sont plus. On découvre la dureté de ce monde agricole et pas seulement le rapport au monde animal, commercial, mais aussi les mentalités qui se sont installées depuis des générations pour se préserver et qui ont du mal à évoluer comme les mœurs des autres habitants des villes par exemple.
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par sandrine57, le 12 septembre 2011

    sandrine57
    Trois hommes ,trois parcours, trois vies...Un éleveur de porcs célibataire, un croque-mort vieux garçon et un décorateur de vitrines homosexuel... A priori ils n'ont rien en commun et pourtant ils sont frères et partagent une enfance commune dans la ferme familiale. le benjamin, Erlend, a quitté la Norvège pour toujours il y a 20 ans et vit désormais heureux en ménage avec Krumme à Copenhague. Margido, le cadet a coupé les ponts avec la famille il y a 7 ans après une sévère dispute avec sa mère. Et Thor, l'aîné, a repris l'exploitation pour y élever des porcs.
    A quelques jours de Noël, les trois frères vont se retrouver au chevet d'Anna, leur mère mourante. Ils seront rejoints par Thorunn, la fille de Thor, fruit d'un amour de jeunesse qui n'a pas eu de suite en raison du veto maternel.
    Le premier tome d'une trilogie dont je ne peux que recommander vivement la lecture. Il n'y a rien à jeter! Tout est parfait! Des personnages attachants, bien décrits, un cadre magnifique et une histoire familiale pas banale. Je découvre avec ce livre la plume de la norvégienne Anne B. RAGDE et je suis sous le charme. Il me faut la suite! D'autant que le livre s'achève sur une révélation d'importance et j'ai hâte de savoir quel impact la découverte par tous du secret de famille aura sur la suite des évènements. J'espère que le tome suivant sera à la hauteur. En tout cas, La Terre des mensonges fait partie de mes coups de coeur de l'été.
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par unpeudeau, le 01 décembre 2011

    unpeudeau
    Avec Katherine Mazetti on avait appris qu'élever la vache laitière en Suède c'était pas le pied, Ici on apprend que le malin norvégien qui a misé sur la reconversion au cochon n'avait pas fait bonne pioche... depuis "les Gens indépendants" de Laxness on sait que le mouton islandais n'est pas l'or laineux qu'on aurait pu croire (bon mais l'info date il faut bien le préciser). Il est peut-être donc temps de suivre un régime plus végétarien avec les productions finlandaises du "potager des malfaiteurs" d' Arto Paasilinna... à moins qu'un ingénieux danois n'ait trouvé une parade à ces catastrophes agricoles qui ne passe pas par l'utilisation d'une main d'oeuvre illégale (ami lecteur si tu peux me mettre sur la piste de ce chainon manquant je suis preneur)
    Quoiqu'il en soit, " La Terre des mensonges" n'est pas qu'un élément de l'encyclopédie des pratiques agricoles nordiques ; c'est un roman pas du tout déplaisant à traverser, les personnages ne sont pas d'emblée sympathiques - l'éleveur qui maltraite son père, son cadet incapable de sentiments et le benjamin qui semble n'être qu'égoïsme et superficialité... les autres personnages ne sont pas non plus de prime abord attirants. Pourtant peu à peu ces personnages deviennent attachants et l'histoire bien équilibrée vous prend. plaisir certain donc, mais ce n'est pas -pour le moment du moins- une grande rencontre littéraire même si il y a une dimension tragique certaine sur la destinée sentimentale (ou plus largement affective ?) des membres de cette famille... à suivre évidement
    Je n'en suis pas à frémir de désir en attente du second livre .. mais du troisième !
    PS : peut on être sponsorisé par des marques quand on écrit un roman ? si oui ce livre a déjà explosé les records de recettes publicitaires !
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par le-mange-livres, le 12 avril 2012

    le-mange-livres
    "Ils verraient de la lumière aux fenêtres bien après l'heure habituelle, mais ils n'oseraient pas appeler si tard, ils resteraient longtemps éveillés et évoqueraient à voix basse dans l'obscurité tout ce qui avait pu se produire à la ferme voisine, ils se demanderaient qui était concerné et ils auraient au fond d'eux-mêmes la joie secrète et honteuse d'avoir été épargnés".
    Découverte pour moi de cette auteure norvégienne. Après avoir lu, à plusieurs reprises, des critiques élogieuses, je me lance avec La Terre des Mensonges dans La trilogie des Neshov (à compléter avec La Ferme des Neshov et L'héritage impossible). Plongée glaciale dans le grand Nord norvégien et ses secrets de famille.
    Bienvenue chez les Neshov, une famille où il ne fait pas bon vivre. Margido dirige une entreprise de pompes funèbres, et le roman s'ouvre sur sa visite à une famille dont le jeune garçon vient de se pendre. Margido parle à peine à son frère Tor, qui dirige la ferme familiale où il élève des porcs et où erre l'ombre spectrale de son père. Mais les deux hommes ont coupé complètement les ponts avec Erlend, décorateur à Copenhague après avoir quitté la famille avec pertes et fracas à la fin de son adolescence.
    L'agonie d'Anna Neshov, la matriarche touchée par une attaque, rassemble tout ce petit monde dans le grand Nord, et l'on voit aussi débarquer Torunn, la fille non reconnue de Tor, fruit d'un amour de jeunesse brutalement rompu par Anna près de quarante ans auparavant. La cohabitation de ces cinq solitudes fait ré-émerger des secrets de famille bien gardés.
    Après une exposition un peu lente, pour ne pas dire carrément molle, on entre de plein pied dans ces histoires de famille si proches et si lointaines à la fois. Une écriture sans fioritures ni complications excessives, efficace, qui a la transparence du cristal et le coupant du verre brisé ; on ressort glacé, interrogatif, et en tous cas troublé, de ce roman qui m'a semblé très noir. Les personnages ont une véritable épaisseur, et connaissent des évolutions finement décrites, tant sur le plan de leur personnalité propre que de leurs rapports. le rythme, finalement assez lent, n'est pas ennuyeux e convient bien au propos et aux temporalités de cette chronique familiale.
    Un roman qui donne envie de se pencher sur la suite de la trilogie !

    Lien : http://le-mange-livres.blogspot.fr/2011/07/la-terre-des-mensonges-an..
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Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 09 juillet 2011
    Un roman taillé dans la glace, qui analyse magistralement la complexité des relations familiales.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par kathel, le 17 mai 2012

    Margido mentait, il n’avait pas vu précisément ce genre de suicide auparavant, mais il était obligé de faire preuve d’un calme blasé, il travaillait mieux alors, on lui fichait la paix et on le considérait comme un professionnel expérimenté, et rien de plus. Il est vrai qu’on attendait davantage de distance de sa part que, par exemple, d’un policier. On estimait probablement que, du fait qu’il côtoyait la mort tous les jours, elle ne le touchait plus. A plusieurs reprises il avait ramassé des morceaux de corps humain sur le bitume à la suite d’accidents de la route, en même temps que des ambulanciers et des policiers, or les autres se voyaient ensuite offrir une aide psychologique, pas lui.
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  • Par ancoline, le 27 janvier 2012

    Il ne remarqua pas immédiatement qu'il avait commencé à pleurer. Aujourd'hui elle repartait. Chez elle. Elle avait dit qu'il avait de la chance d'avoir de si beaux porcs, elle s'en était rendu compte, les avait vus, compris une parcelle de sa vie, et puis elle repartait. Elle lui avait offert un cadeau aussi. il ne se rappelait pas quand il avait reçu un cadeau pour la dernière fois. Sans compter qu'Arne était venu lui livrer les sacs d'aliments, bien sûr. Gratuitement. Cela n'était jamais arrivé avant, d'habitude il lui fallait une demi-journée pour aller les chercher avec le tracteur et les stocker, tout seul. Et là, non seulement Arne était venu, mais il l'avait aidé à les rentrer. Vraiment ...il ne l'oublierait jamais.
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  • Par verobleue, le 27 octobre 2011

    Tous les hommes débarquent chez le bijoutier au dernier moment pour acheter un cadeau à leurs femmes. Des hommes qui ont mauvaise conscience avec toutes leurs heures supplémentaires et leurs innombrables passades de l'année, qui brandissent leur carte bancaire et la passent dans le lecteur pour des sommes astronomiques, au point que peu s'en faut qu'elle ne se recroqueville sous la chaleur de la friction. Et pas seulement à leurs femmes, mais aussi à leurs maîtresses, surtout à leurs maîtresses ! D'ailleurs ça continue encore après Noël, c'est ce qu'il y a de bien. En tout cas, jusqu'au début de janvier, peut-être.
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  • Par verobleue, le 08 novembre 2011

    Or la neige de Noël, il ne s’en passerait jamais. C’était l’ingrédient optimal, qui pouvait tout recouvrir et cacher à la vue, et rendre même le manque d’ambiance de Noël sans importance. C’était en soi quelque chose de symbolique et de vrai, bien que ce ne soit rien d’autre que de l’eau gelée, comme disait Krumme. Gelée en forme d’étoiles, rectifiait toujours Erlend. Ce n’était pas par hasard que l’eau se transformait en étoiles de glace symétriques, c’était la nature qui voulait réjouir les hommes. Et l’eau elle-même voulait être plus belle qu’une simple boule et prenait une forme de goutte.
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  • Par verobleue, le 08 novembre 2011

    Pendant les inhumations, tout était au ralenti, les gestes, les sourires, les signes de tête, on aurait dit que tous les instincts savaient que cela représentait en quelque sorte le respect de la mort elle-même.
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Le coffret détente
Pendant les vacances de fin d'année, les déblogueurs ont décidé de revenir sur les livres marquants de l'année 2011. Gérard Collard vous présente aujourd'hui 3 livres dans la catégorie détente qui ont beaucoup marqué le libraire de Saint-Maur... Regardez... Rien n'est trop beau de Rona Jaffe aux éditions Presses de la Cité Lorsqu'il fut publié, en 1958, le premier roman de Rona Jaffe provoqua l'engouement de millions de lectrices américaines. Elles s'identifièrent immédiatement à ses personnages, de jeunes secrétaires venues d'horizons différents employées dans une grande maison d'édition new-yorkaise. Leurs rêves et leurs doutes reflétaient ceux de toute une génération de femmes. Il ya la brillante Caroline, dont l'ambition est de quitter la salle des dactylos pour occuper un poste éditorial. Mary Agnes, une collègue obnubilée par les préparatifs de son mariage. La naïve April, jeune provinciale du Colorado venue à New York pour faire carrière dans la chanson. Si la ville semble leur offrir d'infinies possibilités professionnelles et amoureuses, chacune doit se battre avec ses armes pour se faire une place dans un monde d'hommes. La Ferme des Neshov de Anne B. Radge aux éditions 10-18 Après l'enterrement de leur mère, les frères Neshov pensaient reprendre le cours de leur vie. Mais tout a changé : Erlend est confronté au désir d'enfant de son compagnon, Margido à sa solitude et Tor, l'aîné, vit mal son quotidien à la ferme, auprès du "père"... A leur insu, le drame couve ...








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