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> Jean Renaud (Traducteur)

ISBN : 235315039X
Éditeur : Balland (2009)


Note moyenne : 3.82/5 (sur 320 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Après la mort de leur mère, trois frères que tout sépare se retrouvent dans la ferme familiale. Tor, l'aîné, se consacre à l'élevage de porcs, Margido dirige une entreprise de pompes funèbres et Erlend est décorateur de vitrines à Copenhague. Les retrouvailles s'annonce... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par mariech, le 07 novembre 2012

    mariech
    Lorsque Anna sa mère ne se lève pas , Tor son fils préféré qui a passé toute sa vie avec elle dans leur vieille ferme , Tor donc croit que sa mère est fatiguée , il n'imagine pas un instant qu'elle peut-être gravement malade .
    Il faut dire qu'Anna a travaillé toute sa vie et continue à travailler malgré ses quatre-vingt ans .
    Tor est perdu , ce jour là , son petit déjeuner n'est pas prêt et il est désemparé . Dès les premières pages , on se rend compte qu'il y a quelque chose qui ne passe pas normalement dans les relations avec le père .
    Je me suis particulièrement attachée au personnage de Tor qui pour moi est le plus à plaindre , il y a des passages d'une grande tristesse et en même temps plein de tendresse , j'ai été émue lorsque Tor se réfugie auprès de ses cochons , lorsqu'il achète un petit cohon en pâte d'amandes à son cochon préféré ( enfin à sa truie préférée ) . Les confidences de Tor sur sa paternité sont poignantes .
    Tor qui va prévenir Torunn , sa fille qu'il n'a pas élévée , que sa grand-mère ne va pas bien.J'ai adoré aussi l'anecdote d' Erlend qui fait tomber sa licorne , c'est ce genre d'anecdote qui nous fait pénétrer dans la vie des personnages bien après avoir refermé le livre .
    L'auteur explore la filiation : Tor et sa fille Torunn , qui a le même prénom que lui , elle ne lui ressemble pas du tout physiquement , il ne l'a pas élevée , pourtant les liens du sang sont bien là , l'amour des animaux s'est transmis .
    Mais aussi la filiation d' Anna la mère intransigeante et de ses trois fils . Il y a aussi le regard que l'on porte sur l'homosexualité dans ce monde très fermé de la campagne profonde et celui qui existe dans une grande ville .
    On comprend mieux à la fin du roman , les différents parcours de vie , j'ai hâte de lire les deux autres tomes , j'espère qu'on y explique un peu la psychologie de la mère , peut-on pardonner ou au moins comprendre son attitude .
    C'est un roman que j'ai dévoré , pour moi c'est un des meilleurs romans nordiques que j'ai lu , bien mieux que ' le mec de la tombe d'à côté ' , je préfére celui-ci avec son analyse psychologique tout en finesse , et moins dur que Purge .
    Un coup de coeur donc , une seule envie lire la suite et je croise les doigts pour ne pas être décue .
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    • Livres 4.00/5
    Par latina, le 10 mars 2013

    latina
    Une terre lointaine, là-bas en Norvège, un fjord, une famille pour le moins éclatée autour d'une morte. Et voilà, le décor est planté. L'histoire aussi, d'ailleurs.
    C'est que la morte, Anna, a eu énormément d'influence sur cette famille, a provoqué des bouleversements majeurs par son caractère qu'on devine opiniâtre, avare, intolérant. Et pourtant, des gens l'ont aimée, à commencer par son fils ainé, qui s'occupe de la ferme càd de l'élevage des cochons, et qui est resté près d'elle, malgré qu'il soit père. Ses 2 autres fils, par contre, se sont éloignés depuis des années. Et son mari...mais non, je ne parle pas de son mari. de la petite-fille, par contre, je peux parler, car c'est la nouvelle venue, l'inconnue. C'est elle qui va faire le pas pour aller à la rencontre de sa « famille ». Je l'admire, cette femme d'une quarantaine d'années, car elle prend les choses en main, elle agit. Et ça, j'aime !
    Anne Ragde m'a introduite dans cette famille de manière feutrée, à coups de descriptions, de gestes, de quelques larmes quand même, de paroles pudiques et soudain violentes. Jamais elle ne livre les gens d'un coup, jamais elle n'explique avec de grandes phrases « psychologiques » et spectaculaires. Non, elle les livre en catimini, pourrait-on dire. Je me suis habituée à leur quotidien (oui oui, j'ai même aimé les petits cochons si bien couvés par le fils ainé !), leur profession (ah là là, le métier du second fils ! J'ai été submergée par une émotion dévastatrice !), leurs habitudes que l'auteur « donne à voir ». Je me suis même attachée à certains, comme au fils cadet, si sincère et si mélodramatique, si « drama queen » par moments... C'est marrant et touchant à la fois. Et puis la réunion de famille a lieu et là, tout bascule, mais par degrés...jusqu'à la scène finale, où LE secret éclate.
    « La terre des mensonges » est le premier tome d'une saga. Je suis partante pour vivre encore un bout de vie avec ses membres !
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    • Livres 5.00/5
    Par sandrine57, le 12 septembre 2011

    sandrine57
    Trois hommes ,trois parcours, trois vies...Un éleveur de porcs célibataire, un croque-mort vieux garçon et un décorateur de vitrines homosexuel... A priori ils n'ont rien en commun et pourtant ils sont frères et partagent une enfance commune dans la ferme familiale. le benjamin, Erlend, a quitté la Norvège pour toujours il y a 20 ans et vit désormais heureux en ménage avec Krumme à Copenhague. Margido, le cadet a coupé les ponts avec la famille il y a 7 ans après une sévère dispute avec sa mère. Et Thor, l'aîné, a repris l'exploitation pour y élever des porcs.
    A quelques jours de Noël, les trois frères vont se retrouver au chevet d'Anna, leur mère mourante. Ils seront rejoints par Thorunn, la fille de Thor, fruit d'un amour de jeunesse qui n'a pas eu de suite en raison du veto maternel.
    Le premier tome d'une trilogie dont je ne peux que recommander vivement la lecture. Il n'y a rien à jeter! Tout est parfait! Des personnages attachants, bien décrits, un cadre magnifique et une histoire familiale pas banale. Je découvre avec ce livre la plume de la norvégienne Anne B. RAGDE et je suis sous le charme. Il me faut la suite! D'autant que le livre s'achève sur une révélation d'importance et j'ai hâte de savoir quel impact la découverte par tous du secret de famille aura sur la suite des évènements. J'espère que le tome suivant sera à la hauteur. En tout cas, La Terre des mensonges fait partie de mes coups de coeur de l'été.
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    • Livres 5.00/5
    Par LecottagedeMyrtille, le 07 novembre 2012

    LecottagedeMyrtille
    La Terre des mensonges est le premier tome d'une saga familiale norvégienne, narrant les retrouvailles un peu houleuses des trois fils et de la petite-fille d'Anna, accourus au chevet de la vieille dame, quelques jours avant Noël, à Trondheim. le récit s'intéresse tour à tour à chacun des personnages, nous immergeant avec authenticité dans leur quotidien. Margido est un entrepreneur de pompes funèbres blasé tandis qu'Erlend, décorateur de vitrines, s'est exilé à Copenhague après l'aveu de son homosexualité à sa famille. Tor, demeuré dans la ferme familiale et vouant une passion à ses animaux, a récemment fait connaissance avec Torunn, sa fille de trente-sept ans, qui vient voir sa grand-mère pour la première fois.
    J'ai adoré me plonger dans l'univers ô combien dépaysant de la Norvège, que je ne connais pas du tout mais que j'aimerais beaucoup visiter un jour. Les personnages, tous très différents , impeccablement croqués sur le vif, et leurs relations complexes, m'ont tout de suite parlé. de la soumission à la volonté maternelle à la rupture totale (le passage où Erlend rend visite à sa mère mourante à l'hôpital est assez croustillant) en passant par une morne indifférence, c'est trois voies différentes qu'ont choisies les frères Neshov. Margido, semble très distant des événements et vit les derniers instants de sa mère avec autant de recul qu'au travail ; Erlend cache sous sa cuirasse glaciale et son cynisme une grande sensibilité malgré son violent rejet de tout ce qui a trait à son enfance, à son origine rurale et à le Norvège en général . « J'ai horreur de me rappeler des choses que j'ai gentiment mises en boîte et rangées au grenier. » Quant à Tor, il est attendrissant de naïveté et de simplicité. Ce roman pose des questions essentielles sur la vie : la difficulté des relations familiales, le rejet de l'homosexualité, les mauvais choix. Malgré un sujet difficle, l'atmosphère est loin d'être oppressante : le lien qui se tisse entre Erlend et sa nièce Torunn réchauffent l'ambiance, ainsi que l'ironie mordante qui surgit ici et là. « ça rapporte les morts. »
    Une lecture très agréable et prenante, qui m'a tenue en haleine jusqu'à la révélation finale. J'attends avec impatience le tome 2 !
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    • Livres 4.00/5
    Par Ellen-R, le 02 janvier 2013

    Ellen-R
    Au départ, il y a trois frères que tout sépare, et qui ne se sont pas vus depuis longtemps. L'aîné, Tor, gère la ferme familiale et vit avec sa mère, Anna, et son père surnommé " le vieux ", parfois " l'idiot ". le second, Margido, est célibataire et gère une petite entreprise prospère de croque-morts. Quant à Erlend, il coule une vie de luxe et de beauté en s'occupant avec audace des vitrines commerçantes de Copenhague, et en éclusant du champagne avec son compagnon, Krumme.
    Enfin, il y a Torunn, la fille de Tor, qu'il n'a vue qu'une fois ou deux, en passant, et qui n'a jamais mis les pieds dans La Ferme des Neshov. Elle gagne sa vie en tant que formatrice en éducation canine.
    Et puis un matin, quelques jours avant Noël, Anna, la matriarche de tout ce petit monde, ne se lève pas. Quand il est temps de l'amener à l'hôpital suite à une attaque, ces gens que tout oppose vont se retrouver pour la première fois les uns face aux autres.
    J'ai beaucoup aimé ce livre, sauf les trois dernières pages.
    Tout d'abord, j'ai apprécié la découverte des univers des protagonistes principaux, de leurs métiers, de leurs relations, de leurs façons de vivre. J'ai adoré les confrontations des personnages, autour du lit d'hôpital de cette vieille femme qu'à part Tor tout le monde déteste. La description des métiers de chacun est (parfois trop !) précise, le récit un peu loufoque, parfois triste ou franchement drôle. Je suis vraiment entrée facilement dans l'univers des personnages. Par contre, les toutes dernières pages relatent " le mensonge " auquel fait référence le titre du livre et j'ai trouvé que finalement, cette révélation " explosive " n'apportait pas tant que ça à l'histoire, qui aurait pu continuer différemment ou plus finement.
    Mais c'est le début d'une belle saga familiale, construite très méthodiquement. A tenter.
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Critiques presse (2)


  • Lexpress , le 13 août 2012
    Cette saga raconte la plus simple des histoires : la vie de trois frères nés dans une ferme perdue aux confins de la Norvège. Peu de chose, mais une oeuvre d'une telle intensité qu'Anne B. Ragde parvient à s'imposer comme une digne héritière de son compatriote Knut Hamsun.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Lexpress , le 09 juillet 2011
    Un roman taillé dans la glace, qui analyse magistralement la complexité des relations familiales.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par cmitzou, le 05 mai 2013

    Il n'osait pas téléphoner à Krumme. Il craquerait en entendant sa voix, s'il n'avait pas une date de retour à lui annoncer. Mais si Tor arrivait à se débrouiller et s'ils lui achetaient des tas de provisions, lui et le vieux pourraient très bien fêter Noel tout seuls.

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  • Par ancoline, le 27 janvier 2012

    Il ne remarqua pas immédiatement qu'il avait commencé à pleurer. Aujourd'hui elle repartait. Chez elle. Elle avait dit qu'il avait de la chance d'avoir de si beaux porcs, elle s'en était rendu compte, les avait vus, compris une parcelle de sa vie, et puis elle repartait. Elle lui avait offert un cadeau aussi. il ne se rappelait pas quand il avait reçu un cadeau pour la dernière fois. Sans compter qu'Arne était venu lui livrer les sacs d'aliments, bien sûr. Gratuitement. Cela n'était jamais arrivé avant, d'habitude il lui fallait une demi-journée pour aller les chercher avec le tracteur et les stocker, tout seul. Et là, non seulement Arne était venu, mais il l'avait aidé à les rentrer. Vraiment ...il ne l'oublierait jamais.
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  • Par latina, le 09 mars 2013

    Si seulement le grand-père avait été là maintenant, avec sa voix claire, chacun de ses gestes affichant la détermination, il aurait su les tranquilliser.
    Il gardait un souvenir extrêmement vivace de son grand-père. Non seulement de l'homme lui-même, mais aussi de l'ambiance qu'il créait autour de lui, la témérité, l'optimisme, la foi en l'avenir, pourvu qu'on en veuille, de tout son coeur.
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  • Par canel, le 06 août 2012

    Tous les hommes débarquent chez le bijoutier au dernier moment [avant Noël] pour acheter un cadeau à leurs femmes. Des hommes qui ont mauvaise conscience avec toutes leurs heures supplémentaires et leurs innombrables passades de l'année, qui brandissent leur carte bancaire et la passent dans le lecteur pour des sommes astronomiques, au point que peu s'en faut qu'elle ne se recroqueville sous la chaleur de la friction. Et pas seulement à leurs femmes, mais aussi à leurs maîtresses, surtout à leurs maîtresses ! (p. 52)
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  • Par verobleue, le 08 novembre 2011

    Or la neige de Noël, il ne s’en passerait jamais. C’était l’ingrédient optimal, qui pouvait tout recouvrir et cacher à la vue, et rendre même le manque d’ambiance de Noël sans importance. C’était en soi quelque chose de symbolique et de vrai, bien que ce ne soit rien d’autre que de l’eau gelée, comme disait Krumme. Gelée en forme d’étoiles, rectifiait toujours Erlend. Ce n’était pas par hasard que l’eau se transformait en étoiles de glace symétriques, c’était la nature qui voulait réjouir les hommes. Et l’eau elle-même voulait être plus belle qu’une simple boule et prenait une forme de goutte.
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Anne B. Ragde, Dialogues littéraires
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