> Hélène Hervieu (Traducteur)
> Eva Sauvegrain (Traducteur)

ISBN : 2353151051
Éditeur : Jean-Claude Gawsewitch (2011)


Note moyenne : 3.35/5 (sur 34 notes) Ajouter à mes livres

Un huit-clos haletant, par l auteure norvégienne à succèsQu est-ce qui a bien pu pousser Bea, jeune caricaturiste branchée de 35 ans, à s inscrire pour une croisière à destination des terres du Grand Nord ? La croisière... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par verobleue, le 09 août 2011

    verobleue
    Personne ne sait ce qui pousse Bea, trentenaire branchée, drôle, fantaisiste, pleine de charme et de répartie, à tout plaquer, son boulot de caricaturiste politique, Andersen, sa perruche jaune, et la chaleur de l'été, à s'embarquer à bord de l'Ewa dans une coûteuse croisière pour les îles Spitzberg à la pointe Nord de la Norvège ou Zona Frigida, là où le froid n'a plus de limite.
    Béa boit beaucoup, beaucoup. Elle fume aussi. Elle va d'homme en homme, refusant de se lier, devenant claustrophobe dès que l'on s'attache trop à elle.
    Cette croisière, c'est aussi partir 10 jours sur un bateau, un espace réduit, avec une dizaine d'inconnus pour aller dans un endroit inhospitalier et glacial. le bateau est assez modeste, les cabines rustiques, les conditions de vie simples et chaque passager a une histoire et une personnalité originale.
    Bea a une vraie raison de faire ce voyage, elle l'évoque même dès les premières pages « j'étais bien décidée à mener mon plan à terme, avec précision et sans aucun laisser-aller. » Je n'ai pas compris tout de suite pourquoi Béa est sur ce bateau. Pourtant, « rien ne devait être dangereux, seulement extraordinaire, exotique, et, surtout, écologiquement correct »
    J'ai même pensé, à tort, qu'elle allait orchestrer son suicide, ensuite j'ai essayé de mieux comprendre Bea et ses motivations tout au long du livre. Ces débordements dont elle s'amuse masquent une profonde blessure.
    Au départ, j'ai supposé que « Zona Frigida » serait une comédie de mœurs mêlée d'anecdotes de voyage. Puis le roman d'aventure s'est transformé en thriller.
    J'ai passé un très bon moment. A la fois distrayant et engagé, ce roman à multiples facettes met le doigt sur nombre de contradictions de la société norvégienne: écologie, protection animale, pêche industrielle, tourisme.
    Anne Ragde nous conte Zona Frigida en évoquant sa sauvage et froide splendeur : la lumière «d'un jaune gris, du brouillard, le silence impressionnant, les oiseaux sur la surface paisible de l'eau».
    Descriptions réussies des icebergs et soleils de minuit, on suit le spectacle des phoques et des ours blancs, des morses, des mouettes arctiques et fulmars boréals, on admire les fjords et les glaciers dans un environnement éblouissant. Avec Zona Frigida, on fait un beau voyage, là-haut dans la Norvège septentrionale.
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Malaura, le 02 juillet 2011

    Malaura
    Bea, 35 ans, est une caricaturiste à succès qui semble se complaire dans les aventures sans lendemain et les soirées bien arrosées.
    Mais sous ces airs de délurée, cette enquiquineuse qui n'a pas la langue dans sa poche cache une blessure secrète, un traumatisme qui la pousse à boire toujours plus.
    Pour régler ses comptes une bonne fois pour toutes, elle s'inscrit à une croisière dans le Spitzberg, appelé "Zona Frigida", aux confins de la Norvège.
    Une vingtaine de personnes sont du voyage, parmi lesquelles celle qui est à l'origine du mal-être de Bea...

    Tout en maintenant le suspense une bonne partie du livre sur la blessure secrète de son personnage principal, la romancière norvégienne Anne B. Ragde nous fait pleinement participer à cette croisière sur les terres septentrionales de la Norvège.
    Fjords, glaciers, phoques, ours polaires et sternes arctiques sont au programme dans ce récit totalement dépaysant qui ne souffre d'aucun temps mort.
    Navigant entre croisière d'agrément et plaidoyer écologique, entre humour et gravité, l'auteur nous entraîne dans un beau voyage, tonique et vivifiant.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
  • Par moustafette, le 13 août 2011

    moustafette
    Direction le Grand Nord pour un interlude rafraîchissant ?
    Il vous faudra embarquer sur le Ewa en partance pour l'archipel du Spitzberg sous le commandement de Sigmund et Georg, vieux loups de mer respectivement capitaine et pilote des glaces. La croisière réunit, équipage compris, une vingtaine de personnes de toutes nationalités dont la fantasque Bea, caricaturiste de profession, la trentaine alerte et la répartie cinglante.
    On sait bien vite que cette croisière est pour elle l'occasion de régler un vieux compte avec un des passagers et de liquider un traumatisme de jeunesse.
    Si l'écriture n'est pas bouleversante, l'intrigue est bien rythmée et on se laisse facilement enfermer dans ce huis-clos réfrigéré aux rebondissements divers et variés. Pas de suspense insoutenable mais une dissection correcte d'un microcosme privilégié face à l'immensité grandiose et fragile de ce petit bout de la planète. Pas de grandes réflexions philosophiques sur l'écologie non plus, mais une ébauche de questionnements qui laisse le lecteur libre de les approfondir ou pas. Par contre, des descriptions de paysages à couper le souffle avec en bande son le chant de la glace qui craquelle et les cris des fulmars boréals, ce qui, inévitablement, donne très envie d'aller traîner ses snow boots et son gilet de sauvetage du côté de la Terre du Nord-Est en compagnie des gros nounours et autres bestioles sympathiques.
    N'ayant pas encore lu la Trilogie des Neshov qui a fait le succès de l'auteur norvégienne, je recommande celui-ci pour une lecture dépaysante, qui vous permettra de relativiser notre été frisquet et nuageux, 6 ou 7° maxi en juillet-août, mais ne vous laissera pas un souvenir littéraire impérissable. Cela dit, je suis prête à replonger dans l'oeuvre d'Anne B. Ragde qui fait preuve d'un talent narratif indéniable.
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    • Livres 4.00/5
    Par ancoline, le 15 octobre 2011

    ancoline
    Béa, une caricaturiste de renom se lance dans une croisière pour l'archipel du Spitzberg, presque sur un coup de tête. Dès les premières pages nous savons que ce voyage n'est que le fruit d'une vengeance retenue depuis des années. Nous ne savons pas l'origine de cette blessure. Elle n'arrive pas à oublier cette souffrance, boit beaucoup pour essayer de la dissiper. Elle ne s'attache pas aux hommes de peur de se sentir enfermée, et rester maitre de ses émotions, ses actes. Elle se sent fragile, facilement manipulable et l'alcool lui donne le courage d'apparaître sous une autre facette. le tabac qu'elle use à volonté aussi, lui permet de se cacher, de se retirer.
    De ce voyage écologiquement correct, on se rend compte que si le capitaine est respectueux de la nature, le pilote Georg est un ancien chasseur de baleines, cachalots. Il serait convertit et capable ainsi de défendre ces riches touristes en cas d'attaque d'ours polaire.
    Elle rencontrera les ours polaires, pas toujours comme elle les aurait rêvés et observera d'autres animaux, oiseaux. Elle découvrira aussi d'autres êtres féroces.
    Elle réussira à tourner la page après avoir eu un maximum de bonheurs avec Georg et devant des paysages somptueux qu'elle nous fait partager dans les moindres détails. Nous serons nous aussi subjugués à la vue de ces grands espaces, de ces couleurs de blancs, bleus ou bleus-gris, jaunes, de ces cascades, des falaises de glaces immenses, si immenses, de voir la sérénité des oiseaux.
    Mais une autre souffrance l'attend à la fin du voyage. Je ne vous en dis pas plus. C'est un livre qui m'a donné envie d'admirer les photos du livre "Un monde fragile" de Fredrik Granoth et de chercher sur internet les lieux de leur circuit.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Aela, le 06 mars 2011

    Aela
    "Zona Frigida"', la dernière oeuvre traduite en français de l'auteur norvégien Anne B. Ragde, c'est le Spitzberg, qui doit son appellation à sa situation géographique aux confins septentrionaux de la Norvège. Un territoire pas particulièrement accueillant ni chaleureux, sauf pour les passionnés des ours polaires et des phoques...
    Béa est une jeune caricaturiste de 35 ans, qui décide de participer à une croisière dans les îles Spitzberg. Elle voyage en compagnie de différentes personnes, d'horizons professionnels et géographiques très variés. Elle noue une relation intime avec un chasseur de phoques et bien vite on va s'apercevoir que le tourisme n'était pas le but de cette croisière... Béa a en effet des comptes à régler avec le passé, impliquant des personnes participant à ce voyage d'agrément..
    Un récit humoristique, caustique et plein de suspens inattendu...
    Une oeuvre très différente de la trilogie "La Terre des mensonges" qui avait valu à cette femme de lettres norvégienne le prix Riksmal (équivalent du Goncourt Français) ..
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Citations et extraits

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  • Par verobleue, le 05 août 2011

    Dire qu’il y avait des gens assez bêtes pour se marier au bout de quelques semaines ! Fallait vraiment être givré…
    Je sais de quoi je parle. Les promesses qu’on fait quand on est sur un petit nuage. Les cartons et les valises montés par l’escalier, les commodes et placards vidés pour faire de la place aux affaires d’un nouvel homme. L’espoir, toujours déçu, que cette fois, c’est du sérieux. Enfin un homme qui ne se défilera pas à la première occasion. Qui comprendra qu’il y a des jours avec et des jours sans. Son rasoir dans la salle de bain, son peigne, sa brosse. Ses vêtements à mettre à la machine avec les étiquettes à vérifier pour laver à la bonne température. Les CD inconnus alignés à côté des miens. Les plantes. Les tableaux à accrocher aux murs. En revanche, j’ai toujours refusé les meubles. Un petit bureau à la limite, un ordinateur. Le reste, il fallait le laisser au garde-meuble ou ailleurs.
    Et pendant qu’un nouvel homme s’installait chez moi, je lui faisais la fête. Follement amoureuse, une vraie chatte en chaleur. Je bossais moins bien, je perdais le sens des réalités, j’en arrivais même à négliger Andersen. Je trouvais ses CD formidables, ses tableaux magnifiques. Je prétendais que sur le plan sexuel, il me satisfaisait complètement, ce qui était toujours loin, très loin même, de la vérité. J’appréciais soudain des plats que j’avais en horreur auparavant. Je mettais le réveil à sept heures et demie parce que c’était l’heure à laquelle il devait se lever….
    Plus jamais ça. Trop, c’est trop.
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  • Par verobleue, le 05 août 2011

    Je suis en voyage, me suis-je dit. Je n’ai plus d’identité. Celle-ci disparait quand on est loin de chez soi. On n’a pas de travail, pas de domicile, pas de livres sur des étagères qui permettraient aux gens de savoir ce que vous lisez et qui vous êtes. Personne ne connaît vos amis, ni les gens que vous côtoyez. Personne ne sait ce que vous gagnez, qui vous donne des cadeaux de Noël, si vous vous êtes fait opérer de l’appendicite. On ne voit que votre tenue de voyage, votre bagage à main. Très peu de gens sont capables de tirer des conclusions valables à partir de données aussi floues.
    Mais moi, si. Je regarde les chaussures des voyageurs, leurs mains, leurs bijoux, leurs rides au coin des yeux. Je devine s’ils ont l’habitude de se déplacer, de faire la queue au restaurant. Tout le monde n’aime pas voyager, quitter son petit cocon. Leur attitude dévoile le but de leur voyage, s’ils doivent rencontrer quelqu’un ou s’ils partent pour le travail. Pour certains, c’est les deux. Eux, ils boivent du café et fument cigarette sur cigarette.

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  • Par Aela, le 06 mars 2011

    Svalbard, le nom norvégien pour le Spitzberg, signifie "le pays des côtes froides". Mais que la côte soit recouverte de glace à ce point, sans la moindre trace de roche ou de montagne, je n'en revenais pas. Sigmund avait aussi ajouté que le mur que nous voyions ne constituait qu'un dixième de la hauteur totale. La glace se promongeait sous l'eau, en profondeur. Et tout en bas, il y avait la terre ferme. Des rochers, des sommets arrondis que la pesanteur maintenait au fond. Ce n'était vraiment pas un lieu de villégiature pour ceux qui aimaient s'attarder aux terrasses des restaurants, avec des ombrelles en papier dans leurs coktails.
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  • Par Aela, le 06 mars 2011

    Nous ne pouvions pas aller plus loin sans croiser le 80° N, même en ralentissant l'allure. La presqu'île de Mossel bouchait la route vers l'ouest, et plus au sud s'étendait le Wilderfjord. On apercevait les sommets de Grahuken et de Velkomstpynten. Georg a demandé qu'on jette l'ancre flottante et qu'on coupe les moteurs.
    Il y avait des phoques partout. Sur la banquise. Dans la mer. Georg laissait tomber du tabac tandis qu'il montrait du doigt. Il savait faire la différence entre les phoques: celui du Groenland, celui à capuchon et celui annelé, qu'il préférait appeler phoque marbré.
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  • Par ancoline, le 15 octobre 2011

    Et pendant qu'un nouvel homme s'installait chez moi, je lui faisais la fête. Follement amoureuse, une vraie chatte en chaleur. Je bossais moins bien, je perdais le sens des réalités, j'en arrivais même à négliger Andersen. Je trouvais ses CD formisables, ses tableaux magnifiques. je prétendais que sur le plan sexuel, il me satisfaisait complètement, ce qui était toujours loin, très loin même de la vérité. J'appréciais soudian des plats que j'avais en horreur auparavant. Je mettais le reveil à sept heures et demi parce que c'était l'heure à laquelle il devait se lever ...
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Le coffret détente
Pendant les vacances de fin d'année, les déblogueurs ont décidé de revenir sur les livres marquants de l'année 2011. Gérard Collard vous présente aujourd'hui 3 livres dans la catégorie détente qui ont beaucoup marqué le libraire de Saint-Maur... Regardez... Rien n'est trop beau de Rona Jaffe aux éditions Presses de la Cité Lorsqu'il fut publié, en 1958, le premier roman de Rona Jaffe provoqua l'engouement de millions de lectrices américaines. Elles s'identifièrent immédiatement à ses personnages, de jeunes secrétaires venues d'horizons différents employées dans une grande maison d'édition new-yorkaise. Leurs rêves et leurs doutes reflétaient ceux de toute une génération de femmes. Il ya la brillante Caroline, dont l'ambition est de quitter la salle des dactylos pour occuper un poste éditorial. Mary Agnes, une collègue obnubilée par les préparatifs de son mariage. La naïve April, jeune provinciale du Colorado venue à New York pour faire carrière dans la chanson. Si la ville semble leur offrir d'infinies possibilités professionnelles et amoureuses, chacune doit se battre avec ses armes pour se faire une place dans un monde d'hommes. La Ferme des Neshov de Anne B. Radge aux éditions 10-18 Après l'enterrement de leur mère, les frères Neshov pensaient reprendre le cours de leur vie. Mais tout a changé : Erlend est confronté au désir d'enfant de son compagnon, Margido à sa solitude et Tor, l'aîné, vit mal son quotidien à la ferme, auprès du "père"... A leur insu, le drame couve ...








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