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> Hélène Hervieu (Traducteur)
> Eva Sauvegrain (Traducteur)

ISBN : 2353151051
Éditeur : Jean-Claude Gawsewitch (2011)


Note moyenne : 3.54/5 (sur 215 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Un huit-clos haletant, par l auteure norvégienne à succès Qu 'est-ce qui a bien pu pousser Bea, jeune caricaturiste branchée de 35 ans, à s inscrire pour une croisière à destination des terres du Grand Nord ?

La croisière, d abord : un concep... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par latina, le 22 janvier 2015

    latina
    Blanc. Glace. Froid. Silence.
    Fulmars. Morses. Phoques. Ours.
    Où suis-je ? Au Spitzberg ! 78° Nord. 0,07 hab./km2
    Combien de temps suis-je restée là-bas ? Environ une semaine (le temps qu'il m'a fallu pour lire, justement).
    Avec qui ai-je fait le voyage ? Avec Bea (non, Britta, finalement), norvégienne, 35 ans, célibataire (dans l'incapacité de supporter un homme plus que quelques semaines), caricaturiste de talent, alcoolique, cynique mais tendre, au fond. Un animal domestique : une perruche jaune, Andersen.
    Me suis-je bien amusée ? .....mwouis.
    Me suis-je ennuyée ? .....mwouis.
    Paysages d'une beauté à couper le souffle.
    Je peux reprendre à mon compte cette phrase de Bea : « C'est fou tout ce que j'ai appris sur la nature polaire. Je pensais avant qu'il suffisait d'une photo envoyée par fax, d'un extrait de film, d'un paragraphe dans une encyclopédie, d'un ou deux articles sur Internet pour boucher les trous dans ma connaissance de la vie polaire... (...) Quelle vue splendide, ai-je pensé. Trois mots creux en comparaison du paysage qui s'offrait à mes yeux. Quelque chose de l'ordre du soleil couchant sur le désert de Gobi ou l'arc-en-ciel au-dessus des chutes du Niagara, quelque chose d'absolument unique, qui portait en lui-même sa propre finalité. Mais un paysage que je portais dorénavant en moi, parce que j'en faisais partie à présent, je baignais moi aussi dans cette lumière qui me donnait envie de peindre avec des peintures à l'huile et non plus avec un feutre noir ».
    Mais pas facile de vivre une semaine durant dans ces glaces du pôle Nord, en compagnie d'une dizaine de personnes de toutes sortes. Et surtout d'une femme âgée accompagnée d'un petit jeune, femme bien énigmatique pour le lecteur, mais qui a toute sa raison d'être pour notre narratrice. On l'apprendra aux trois quarts de l'histoire, grâce à un écoeurant retour en arrière vieux de 20 ans.
    Rapports humains au début superficiels, mais à la longue transparents comme la glace.
    « On flottait tous dans une vacuité temporelle ». Et dans ce vide, tout peut arriver, surtout quand on aperçoit des ours...
    Entre vie (polaire) quotidienne sur un bateau des glaces et crises de nerfs de certains passagers, entre haine et désabusement, entre aperçu de la vie animale et tuerie, la narratrice nous mène en bateau, on peut le dire. Je n'ai pas le mal de mer, mais après une semaine de ce régime, j'étais contente de rentrer chez moi, un peu lassée du style assez monotone et du haut degré d'alcoolémie de l'héroïne.
    Donc, impression mi-figue mi-raisin, ou plutôt mi-eau mi-glace.
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    • Livres 4.00/5
    Par verobleue, le 09 août 2011

    verobleue
    Personne ne sait ce qui pousse Bea, trentenaire branchée, drôle, fantaisiste, pleine de charme et de répartie, à tout plaquer, son boulot de caricaturiste politique, Andersen, sa perruche jaune, et la chaleur de l'été, à s'embarquer à bord de l'Ewa dans une coûteuse croisière pour les îles Spitzberg à la pointe Nord de la Norvège ou Zona frigida, là où le froid n'a plus de limite.
    Béa boit beaucoup, beaucoup. Elle fume aussi. Elle va d'homme en homme, refusant de se lier, devenant claustrophobe dès que l'on s'attache trop à elle.
    Cette croisière, c'est aussi partir 10 jours sur un bateau, un espace réduit, avec une dizaine d'inconnus pour aller dans un endroit inhospitalier et glacial. le bateau est assez modeste, les cabines rustiques, les conditions de vie simples et chaque passager a une histoire et une personnalité originale.
    Bea a une vraie raison de faire ce voyage, elle l'évoque même dès les premières pages « j'étais bien décidée à mener mon plan à terme, avec précision et sans aucun laisser-aller. » Je n'ai pas compris tout de suite pourquoi Béa est sur ce bateau. Pourtant, « rien ne devait être dangereux, seulement extraordinaire, exotique, et, surtout, écologiquement correct »
    J'ai même pensé, à tort, qu'elle allait orchestrer son suicide, ensuite j'ai essayé de mieux comprendre Bea et ses motivations tout au long du livre. Ces débordements dont elle s'amuse masquent une profonde blessure.
    Au départ, j'ai supposé que « Zona Frigida » serait une comédie de moeurs mêlée d'anecdotes de voyage. Puis le roman d'aventure s'est transformé en thriller.
    J'ai passé un très bon moment. A la fois distrayant et engagé, ce roman à multiples facettes met le doigt sur nombre de contradictions de la société norvégienne: écologie, protection animale, pêche industrielle, tourisme.
    Anne Ragde nous conte Zona frigida en évoquant sa sauvage et froide splendeur : la lumière «d'un jaune gris, du brouillard, le silence impressionnant, les oiseaux sur la surface paisible de l'eau».
    Descriptions réussies des icebergs et soleils de minuit, on suit le spectacle des phoques et des ours blancs, des morses, des mouettes arctiques et fulmars boréals, on admire les fjords et les glaciers dans un environnement éblouissant. Avec Zona Frigida, on fait un beau voyage, là-haut dans la Norvège septentrionale.
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    • Livres 4.00/5
    Par viou1108, le 18 septembre 2012

    viou1108
    L'histoire commence avec Bea, jeune et belle trentenaire norvégienne, caricaturiste, éprise de liberté et allergique aux horaires, à la vie sentimentale chaotique. Entre une cigarette et une bouteille de gin, elle prépare son départ pour une croisière vers le Spitzberg, dans les eaux glacées de l'Arctique. Très vite, on comprend qu'il ne s'agit pas de prendre des vacances, mais que ce voyage a un but bien précis, qu'on ne découvrira que plus loin dans le récit.
    Voici donc Bea, ses compagnons de voyage et l'équipage qui embarquent sur l'Ewa, direction le Grand Nord. L'occasion d'une galerie de portraits savoureuse, gentiment moqueuse mais qui vise très juste, Bea n'est pas dessinatrice satyrique pour rien…
    L'intrigue se met peu à peu en place, la tension monte, entre coups de vent et coups de cafard.
    C'est le 2ème livre que je lis de cet auteur. Les descriptions des caractères sont toujours aussi minutieuses que dans « La terre des mensonges », mais le rythme est ici plus enlevé, le ton plus léger, même si ce qui se passe à bord de l'Ewa n'a rien à voir avec « La croisière s'amuse ».
    J'ai beaucoup aimé ce roman, un bon polar nordique (càd qu'il ne faut pas s'attendre à un thriller noir et sanguinolent), où le blanc est la couleur dominante sous le soleil de minuit, et la glace omniprésente, y compris dans certains coeurs. La nature est un personnage à part entière, prétexte à des considérations écologiques pertinentes, loin des revendications naïves ou fanatiques. Les personnages sont attachants, l'héroïne m'a bouleversée plus d'une fois.
    Malgré le climat glacial, à recommander « chaleureusement »…
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    • Livres 3.00/5
    Par zabeth55, le 22 décembre 2014

    zabeth55
    Bea, caricaturiste de 35 ans, décide d'aller faire une croisière d'une semaine au Spitzberg. D'un caractère bien trempé, elle a tendance à pas mal picoler, pour oublier un traumatisme de jeunesse. Mais quelle est sa véritable motivation pour avoir entrepris ce voyage ?
    J'aime bien les livres comme ça qui nous emmènent ailleurs et nous font rencontrer des gens, tout en maintenant un léger suspens. .
    Et Anne B. Ragde s'y entend bien pour ça. Elle sait harponner son lecteur.
    Certes, le style est assez simpliste, mais quel bon moment de dépaysement.
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    • Livres 3.00/5
    Par Malaura, le 02 juillet 2011

    Malaura
    Bea, 35 ans, est une caricaturiste à succès qui semble se complaire dans les aventures sans lendemain et les soirées bien arrosées.
    Mais sous ces airs de délurée, cette enquiquineuse qui n'a pas la langue dans sa poche cache une blessure secrète, un traumatisme qui la pousse à boire toujours plus.
    Pour régler ses comptes une bonne fois pour toutes, elle s'inscrit à une croisière dans le Spitzberg, appelé "Zona Frigida", aux confins de la Norvège.
    Une vingtaine de personnes sont du voyage, parmi lesquelles celle qui est à l'origine du mal-être de Bea...

    Tout en maintenant le suspense une bonne partie du livre sur la blessure secrète de son personnage principal, la romancière norvégienne Anne B. Ragde nous fait pleinement participer à cette croisière sur les terres septentrionales de la Norvège.
    Fjords, glaciers, phoques, ours polaires et sternes arctiques sont au programme dans ce récit totalement dépaysant qui ne souffre d'aucun temps mort.
    Navigant entre croisière d'agrément et plaidoyer écologique, entre humour et gravité, l'auteur nous entraîne dans un beau voyage, tonique et vivifiant.
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Citations et extraits

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  • Par verobleue, le 05 août 2011

    Dire qu’il y avait des gens assez bêtes pour se marier au bout de quelques semaines ! Fallait vraiment être givré…
    Je sais de quoi je parle. Les promesses qu’on fait quand on est sur un petit nuage. Les cartons et les valises montés par l’escalier, les commodes et placards vidés pour faire de la place aux affaires d’un nouvel homme. L’espoir, toujours déçu, que cette fois, c’est du sérieux. Enfin un homme qui ne se défilera pas à la première occasion. Qui comprendra qu’il y a des jours avec et des jours sans. Son rasoir dans la salle de bain, son peigne, sa brosse. Ses vêtements à mettre à la machine avec les étiquettes à vérifier pour laver à la bonne température. Les CD inconnus alignés à côté des miens. Les plantes. Les tableaux à accrocher aux murs. En revanche, j’ai toujours refusé les meubles. Un petit bureau à la limite, un ordinateur. Le reste, il fallait le laisser au garde-meuble ou ailleurs.
    Et pendant qu’un nouvel homme s’installait chez moi, je lui faisais la fête. Follement amoureuse, une vraie chatte en chaleur. Je bossais moins bien, je perdais le sens des réalités, j’en arrivais même à négliger Andersen. Je trouvais ses CD formidables, ses tableaux magnifiques. Je prétendais que sur le plan sexuel, il me satisfaisait complètement, ce qui était toujours loin, très loin même, de la vérité. J’appréciais soudain des plats que j’avais en horreur auparavant. Je mettais le réveil à sept heures et demie parce que c’était l’heure à laquelle il devait se lever….
    Plus jamais ça. Trop, c’est trop.
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  • Par Aproposdelivres, le 02 octobre 2014

    En tout cas, pour ce qui était de l’approvisionnement en alcool, j’étais rassurée. L’État norvégien n’allait quand même pas supprimer juste avant mon départ les lois sur les produits hors taxes en vigueur au Spitzberg depuis toujours. Cette pensée me mettait du baume au cœur, et le prix exorbitant du voyage m’a paru, du coup, moins dur à digérer. Je pourrais picoler à mon aise, sans risquer d’avaler de travers en pensant à tout l’argent dépensé. J’ai toujours été très douée pour dissimuler mon taux d’alcoolémie. J’allais donc pouvoir me soûler de manière quasi permanente sans perdre de vue la vraie raison de mon voyage, car j’étais bien décidée à mener mon plan à terme, avec précision et sans aucun laisser-aller. Mon caractère joyeux et insouciant tromperait tout le monde, j’en avais déjà fait maintes fois l’expérience. Une bonne rasade d’alcool hors taxes me procure toujours le bagou nécessaire pour être tout à fait moi-même. Après quelques verres, j’arrive sans problème à convaincre mon entourage que mon attitude dans la vie est foncièrement positive et optimiste.
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  • Par verobleue, le 05 août 2011

    Je suis en voyage, me suis-je dit. Je n’ai plus d’identité. Celle-ci disparait quand on est loin de chez soi. On n’a pas de travail, pas de domicile, pas de livres sur des étagères qui permettraient aux gens de savoir ce que vous lisez et qui vous êtes. Personne ne connaît vos amis, ni les gens que vous côtoyez. Personne ne sait ce que vous gagnez, qui vous donne des cadeaux de Noël, si vous vous êtes fait opérer de l’appendicite. On ne voit que votre tenue de voyage, votre bagage à main. Très peu de gens sont capables de tirer des conclusions valables à partir de données aussi floues.
    Mais moi, si. Je regarde les chaussures des voyageurs, leurs mains, leurs bijoux, leurs rides au coin des yeux. Je devine s’ils ont l’habitude de se déplacer, de faire la queue au restaurant. Tout le monde n’aime pas voyager, quitter son petit cocon. Leur attitude dévoile le but de leur voyage, s’ils doivent rencontrer quelqu’un ou s’ils partent pour le travail. Pour certains, c’est les deux. Eux, ils boivent du café et fument cigarette sur cigarette.

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  • Par Aproposdelivres, le 02 octobre 2014

    Je n’avais pas beaucoup de temps pour me préparer. Trois jours. Dimanche soir, donc, avec un verre de vin blanc glacé et un cendrier propre à portée de main, j’ai commencé à dresser une liste. Le départ avait lieu tôt mercredi matin. Le vol pour Tromsø étant à sept heures, il me fallait un taxi pour six heures moins le quart. J’ai donc noté ça sur une feuille, tout en haut de laquelle j’ai écrit « Andersen » car il fallait que je le confie à quelqu’un pendant mon absence.
    Je l’ai regardé, mon oiseau chéri, ma perruche jaune, et j’ai pris le téléphone. J’ai d’abord appelé deux de mes ex avec qui j’avais gardé le contact. Ils voulaient tout savoir sur mon voyage au Spitzberg et avaient des tas de choses à me raconter sur leur expérience du froid et de l’hiver dans ces régions polaires. Et si je rencontrais un ours ?
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  • Par Aproposdelivres, le 02 octobre 2014

    Pour être tout à fait honnête, je suis partie au Spitzberg pour picoler. Je me le suis avoué à haute voix, un jour, en plein mois d’août. J’ai soudain tout laissé tomber pour m’inscrire à un voyage qui allait me coûter la peau des fesses. Mais, d’après le tour-opérateur, j’étais assurée de voir un grand nombre d’animaux sauvages dans un environnement à vous couper le souffle. Cependant cette promesse me posait un problème. En effet, comment peut-on vous garantir une telle expérience ? Au Spitzberg, la nature est d’une beauté exceptionnelle, tout le monde le sait. Mais en ce qui concerne les animaux, j’étais plus dubitative. Un ours blanc en colère, un morse endormi, ça se commande, ça ? La brochure présentait la photo d’un ours blanc qui passait la tête par un hublot en se léchant les babines. Des baleines aussi faisaient partie du package. Manifestement, l’agence ne laissait rien au hasard. C’était assez bluffant.
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Interview d'Anne B.Ragde .
Anne B.Ragde présente la trilogie des Neshov dont le troisième tome sort chez 10/18 en janvier 2012.








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