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> Hélène Hervieu (Traducteur)
> Eva Sauvegrain (Traducteur)

ISBN : 2353151051
Éditeur : Jean-Claude Gawsewitch (2011)


Note moyenne : 3.49/5 (sur 185 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Un huit-clos haletant, par l auteure norvégienne à succès Qu 'est-ce qui a bien pu pousser Bea, jeune caricaturiste branchée de 35 ans, à s inscrire pour une croisière à destination des terres du Grand Nord ?

La croisière, d abord : un concep... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par verobleue, le 09 août 2011

    verobleue
    Personne ne sait ce qui pousse Bea, trentenaire branchée, drôle, fantaisiste, pleine de charme et de répartie, à tout plaquer, son boulot de caricaturiste politique, Andersen, sa perruche jaune, et la chaleur de l'été, à s'embarquer à bord de l'Ewa dans une coûteuse croisière pour les îles Spitzberg à la pointe Nord de la Norvège ou Zona Frigida, là où le froid n'a plus de limite.
    Béa boit beaucoup, beaucoup. Elle fume aussi. Elle va d'homme en homme, refusant de se lier, devenant claustrophobe dès que l'on s'attache trop à elle.
    Cette croisière, c'est aussi partir 10 jours sur un bateau, un espace réduit, avec une dizaine d'inconnus pour aller dans un endroit inhospitalier et glacial. le bateau est assez modeste, les cabines rustiques, les conditions de vie simples et chaque passager a une histoire et une personnalité originale.
    Bea a une vraie raison de faire ce voyage, elle l'évoque même dès les premières pages « j'étais bien décidée à mener mon plan à terme, avec précision et sans aucun laisser-aller. » Je n'ai pas compris tout de suite pourquoi Béa est sur ce bateau. Pourtant, « rien ne devait être dangereux, seulement extraordinaire, exotique, et, surtout, écologiquement correct »
    J'ai même pensé, à tort, qu'elle allait orchestrer son suicide, ensuite j'ai essayé de mieux comprendre Bea et ses motivations tout au long du livre. Ces débordements dont elle s'amuse masquent une profonde blessure.
    Au départ, j'ai supposé que « Zona Frigida » serait une comédie de mœurs mêlée d'anecdotes de voyage. Puis le roman d'aventure s'est transformé en thriller.
    J'ai passé un très bon moment. A la fois distrayant et engagé, ce roman à multiples facettes met le doigt sur nombre de contradictions de la société norvégienne: écologie, protection animale, pêche industrielle, tourisme.
    Anne Ragde nous conte Zona Frigida en évoquant sa sauvage et froide splendeur : la lumière «d'un jaune gris, du brouillard, le silence impressionnant, les oiseaux sur la surface paisible de l'eau».
    Descriptions réussies des icebergs et soleils de minuit, on suit le spectacle des phoques et des ours blancs, des morses, des mouettes arctiques et fulmars boréals, on admire les fjords et les glaciers dans un environnement éblouissant. Avec Zona Frigida, on fait un beau voyage, là-haut dans la Norvège septentrionale.
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    • Livres 4.00/5
    Par viou1108, le 18 septembre 2012

    viou1108
    L'histoire commence avec Bea, jeune et belle trentenaire norvégienne, caricaturiste, éprise de liberté et allergique aux horaires, à la vie sentimentale chaotique. Entre une cigarette et une bouteille de gin, elle prépare son départ pour une croisière vers le Spitzberg, dans les eaux glacées de l'Arctique. Très vite, on comprend qu'il ne s'agit pas de prendre des vacances, mais que ce voyage a un but bien précis, qu'on ne découvrira que plus loin dans le récit.
    Voici donc Bea, ses compagnons de voyage et l'équipage qui embarquent sur l'Ewa, direction le Grand Nord. L'occasion d'une galerie de portraits savoureuse, gentiment moqueuse mais qui vise très juste, Bea n'est pas dessinatrice satyrique pour rien…
    L'intrigue se met peu à peu en place, la tension monte, entre coups de vent et coups de cafard.
    C'est le 2ème livre que je lis de cet auteur. Les descriptions des caractères sont toujours aussi minutieuses que dans « La Terre des mensonges », mais le rythme est ici plus enlevé, le ton plus léger, même si ce qui se passe à bord de l'Ewa n'a rien à voir avec « La croisière s'amuse ».
    J'ai beaucoup aimé ce roman, un bon polar nordique (càd qu'il ne faut pas s'attendre à un thriller noir et sanguinolent), où le blanc est la couleur dominante sous le soleil de minuit, et la glace omniprésente, y compris dans certains cœurs. La nature est un personnage à part entière, prétexte à des considérations écologiques pertinentes, loin des revendications naïves ou fanatiques. Les personnages sont attachants, l'héroïne m'a bouleversée plus d'une fois.
    Malgré le climat glacial, à recommander « chaleureusement »…
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    • Livres 3.00/5
    Par Malaura, le 02 juillet 2011

    Malaura
    Bea, 35 ans, est une caricaturiste à succès qui semble se complaire dans les aventures sans lendemain et les soirées bien arrosées.
    Mais sous ces airs de délurée, cette enquiquineuse qui n'a pas la langue dans sa poche cache une blessure secrète, un traumatisme qui la pousse à boire toujours plus.
    Pour régler ses comptes une bonne fois pour toutes, elle s'inscrit à une croisière dans le Spitzberg, appelé "Zona Frigida", aux confins de la Norvège.
    Une vingtaine de personnes sont du voyage, parmi lesquelles celle qui est à l'origine du mal-être de Bea...

    Tout en maintenant le suspense une bonne partie du livre sur la blessure secrète de son personnage principal, la romancière norvégienne Anne B. Ragde nous fait pleinement participer à cette croisière sur les terres septentrionales de la Norvège.
    Fjords, glaciers, phoques, ours polaires et sternes arctiques sont au programme dans ce récit totalement dépaysant qui ne souffre d'aucun temps mort.
    Navigant entre croisière d'agrément et plaidoyer écologique, entre humour et gravité, l'auteur nous entraîne dans un beau voyage, tonique et vivifiant.
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  • Par moustafette, le 13 août 2011

    moustafette
    Direction le Grand Nord pour un interlude rafraîchissant ?
    Il vous faudra embarquer sur le Ewa en partance pour l'archipel du Spitzberg sous le commandement de Sigmund et Georg, vieux loups de mer respectivement capitaine et pilote des glaces. La croisière réunit, équipage compris, une vingtaine de personnes de toutes nationalités dont la fantasque Bea, caricaturiste de profession, la trentaine alerte et la répartie cinglante.
    On sait bien vite que cette croisière est pour elle l'occasion de régler un vieux compte avec un des passagers et de liquider un traumatisme de jeunesse.
    Si l'écriture n'est pas bouleversante, l'intrigue est bien rythmée et on se laisse facilement enfermer dans ce huis-clos réfrigéré aux rebondissements divers et variés. Pas de suspense insoutenable mais une dissection correcte d'un microcosme privilégié face à l'immensité grandiose et fragile de ce petit bout de la planète. Pas de grandes réflexions philosophiques sur l'écologie non plus, mais une ébauche de questionnements qui laisse le lecteur libre de les approfondir ou pas. Par contre, des descriptions de paysages à couper le souffle avec en bande son le chant de la glace qui craquelle et les cris des fulmars boréals, ce qui, inévitablement, donne très envie d'aller traîner ses snow boots et son gilet de sauvetage du côté de la Terre du Nord-Est en compagnie des gros nounours et autres bestioles sympathiques.
    N'ayant pas encore lu la Trilogie des Neshov qui a fait le succès de l'auteur norvégienne, je recommande celui-ci pour une lecture dépaysante, qui vous permettra de relativiser notre été frisquet et nuageux, 6 ou 7° maxi en juillet-août, mais ne vous laissera pas un souvenir littéraire impérissable. Cela dit, je suis prête à replonger dans l'oeuvre d'Anne B. Ragde qui fait preuve d'un talent narratif indéniable.
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    • Livres 3.00/5
    Par pyrouette, le 27 avril 2013

    pyrouette
    Bea boit comme un trou, fume comme un pompier, assume sa sexualité libre et préserve sa liberté à tout prix et malgré son boulot est fauchée. Bea avait tout pour me plaire, surtout quand elle réserve sa place sur un bateau pour faire une croisière vers le grand Nord alors que les gens normaux vont vers le sud. Elle ne donne aucune explication à ses proches et part. Elle observe beaucoup Bea, et nous dresse un tableau sans complaisance de ses compagnons de galère, pardon croisière. Les sentiments sont exacerbés dans un lieu fermé et là sur le petit bateau, ça ne pardonne pas. Bea a pris des provisions de boisson, de cigarettes, a même trouvé un homme potable. le cheminement de la pensée de cette femme est compliqué et lent. Qu'a-t-elle vécu de si atroce pour regarder sans broncher les massacres d'ours blancs et de phoques ? A vous de le découvrir.

    Lien : http://pyrouette.canalblog.com/archives/2013/04/27/27020138.html#com..
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Citations et extraits

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  • Par verobleue, le 05 août 2011

    Dire qu’il y avait des gens assez bêtes pour se marier au bout de quelques semaines ! Fallait vraiment être givré…
    Je sais de quoi je parle. Les promesses qu’on fait quand on est sur un petit nuage. Les cartons et les valises montés par l’escalier, les commodes et placards vidés pour faire de la place aux affaires d’un nouvel homme. L’espoir, toujours déçu, que cette fois, c’est du sérieux. Enfin un homme qui ne se défilera pas à la première occasion. Qui comprendra qu’il y a des jours avec et des jours sans. Son rasoir dans la salle de bain, son peigne, sa brosse. Ses vêtements à mettre à la machine avec les étiquettes à vérifier pour laver à la bonne température. Les CD inconnus alignés à côté des miens. Les plantes. Les tableaux à accrocher aux murs. En revanche, j’ai toujours refusé les meubles. Un petit bureau à la limite, un ordinateur. Le reste, il fallait le laisser au garde-meuble ou ailleurs.
    Et pendant qu’un nouvel homme s’installait chez moi, je lui faisais la fête. Follement amoureuse, une vraie chatte en chaleur. Je bossais moins bien, je perdais le sens des réalités, j’en arrivais même à négliger Andersen. Je trouvais ses CD formidables, ses tableaux magnifiques. Je prétendais que sur le plan sexuel, il me satisfaisait complètement, ce qui était toujours loin, très loin même, de la vérité. J’appréciais soudain des plats que j’avais en horreur auparavant. Je mettais le réveil à sept heures et demie parce que c’était l’heure à laquelle il devait se lever….
    Plus jamais ça. Trop, c’est trop.
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  • Par verobleue, le 05 août 2011

    Je suis en voyage, me suis-je dit. Je n’ai plus d’identité. Celle-ci disparait quand on est loin de chez soi. On n’a pas de travail, pas de domicile, pas de livres sur des étagères qui permettraient aux gens de savoir ce que vous lisez et qui vous êtes. Personne ne connaît vos amis, ni les gens que vous côtoyez. Personne ne sait ce que vous gagnez, qui vous donne des cadeaux de Noël, si vous vous êtes fait opérer de l’appendicite. On ne voit que votre tenue de voyage, votre bagage à main. Très peu de gens sont capables de tirer des conclusions valables à partir de données aussi floues.
    Mais moi, si. Je regarde les chaussures des voyageurs, leurs mains, leurs bijoux, leurs rides au coin des yeux. Je devine s’ils ont l’habitude de se déplacer, de faire la queue au restaurant. Tout le monde n’aime pas voyager, quitter son petit cocon. Leur attitude dévoile le but de leur voyage, s’ils doivent rencontrer quelqu’un ou s’ils partent pour le travail. Pour certains, c’est les deux. Eux, ils boivent du café et fument cigarette sur cigarette.

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  • Par Aela, le 06 mars 2011

    Svalbard, le nom norvégien pour le Spitzberg, signifie "le pays des côtes froides". Mais que la côte soit recouverte de glace à ce point, sans la moindre trace de roche ou de montagne, je n'en revenais pas. Sigmund avait aussi ajouté que le mur que nous voyions ne constituait qu'un dixième de la hauteur totale. La glace se promongeait sous l'eau, en profondeur. Et tout en bas, il y avait la terre ferme. Des rochers, des sommets arrondis que la pesanteur maintenait au fond. Ce n'était vraiment pas un lieu de villégiature pour ceux qui aimaient s'attarder aux terrasses des restaurants, avec des ombrelles en papier dans leurs coktails.
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  • Par Luana28, le 25 septembre 2012

    J'avais perdu la faculté de peindre la beauté. Impossible de fixer sur le papier ce panorama.Quelque chose de l'ordre du soleil couchant sur le désert de Gobi ou de l'arc-en-ciel au dessus des chutes du Niagara, quelque chose d'absolument unique, qui portait en lui-même sa propre finalité. Mais un paysage que je portais dorénavant aussi en moi, parce que j'en faisais partie à présent, je baignais moi aussi dans cette lumière qui me donnait envie de peintre avec des peintures à l'huile et non plus avec un feutre noir.
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  • Par MClo85, le 03 juillet 2014

    J'aurais voulu dire quelque chose, ouvrir la bouche. C'est ce qu'on m'avait appris quand j'étais petite. J'avais envie de dire à Pia :"un ours". Deux mots brefs, trois fois rien. Mais rien ne sortait. Ma langue était comme pétrifiée dans ma bouche et mes pieds collés au sol avec de la glu extra forte. Ca bourdonnait dans ma tˆete. Seuls mes yeux semblaient fonctionner normalement, je sentais mˆeme la pulsation de mon nerf optique. L'animal avait une patte couverte de boue et une petite blessure sur un cˆoté du museau. Il dilatait ses narines, je voyais le rose sur un fond noir, il a relevé la tˆete de quelques centimètres, sans détacher son regard de moi. Il avait les yeux vides, étroits et noirs. Un ours. pourquoi était-ce si difficile à dire ? Il y a eu un moment qui m'a paru une éternité, un temps où se sont succédés les élections législatives, les saisons, les déclrations de revenus.... J'étais toujours plantée là. Sa tˆete faisait la largeur de mon évier, ses pattes avaient la taille de mes coussins de canapé. C'était le genre d'ours qui, à deux mètres d'une plaque de glace, jaillit hors de l'eau en l'espace d'une seconde pour se jeter sur un phoque....
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Anne B. Ragde, Dialogues littéraires
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