> Yves Forget-Menot (Traducteur)

ISBN : 2749913721
Éditeur : Michel Lafon (2011)


Note moyenne : 3.77/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres

Le 26 avril 2003, Aron Ralston, jeune homme de vingt-sept ans, se met en route pour une randonnée dans les gorges de l'Utah. Alpiniste expérimenté, il collectionne les plus beaux sommets de la région. Pourtant, au fin fond d'un canyon recu... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 5.00/5
    Par fee-tish, le 09 novembre 2011

    fee-tish
    L'instinct de survie. Une notion bien vague pour quiconque n'a jamais été dans une situation telle que celle vécue par Aron Ralston. Ce jeune américain de vingt-sept ans, alpinisme expérimenté, est parti un jour d'avril 2003 pour une randonnée dans le Blue John Canyon. Une randonnée tellement facile qu'il ne prend pas la peine de laisser son itinéraire comme il le fait à chaque fois. Sauf que cette fois, il se retrouve au mauvais endroit, au mauvais moment. Et là, alors qu'il traverse une gorge peut-être large d'un mètre, un rocher en équilibre certainement depuis des dizaines et des dizaines d'années, se "décroche" et tombe sur lui. Son poignet droit se retrouve prisonnier de la roche. Impossible pour Aron de le déloger. Il est bel et bien bloqué.
    Une histoire stupéfiante sur l'instinct de survie et sur ce que chaque être humain pourrait être capable de faire dans une telle situation. Car quand on demande à Aron Ralston s'il est exceptionnellement courageux, il répond que chaque homme dans une situation comme la sienne pourrait faire des choses impensables pour survivre et revoir ceux qu'il aime (cf. interview d'Aron Ralston dans l'émission "Sept à huit" sur TF1).
    L'auteur nous raconte presque heure par heure son calvaire : économie d'eau puis pénurie, déshydratation, faim, hallucinations, etc. le lecteur voit son état se dégrader petit à petit. Il raconte au présent, ce qui renforce le sentiment d'être face au jeune homme et de l'écouter. Dans les premières heures de son accident, Aron Ralston est sans cesse dans l'action. Il essaie d'entailler la roche avec son petit couteau, il tente de faire levier avec ses jambes pour soulever la pierre, il se fabrique un siège avec des sangles et des cordes. Il teste tout ce qui est en son pouvoir, même si dès les premières minutes il sait au fond de lui qu'il devra s'amputer le bras.
    Ce récit est entrecoupé de souvenirs d'excursions (randonnées, alpinisme, canyoning) qui nous mettent face aux passions dévorantes de l'auteur. Les situations difficiles, voire dangereuses, qu'il a vécu. Il dira plusieurs fois au cours de l'histoire qu'il savait qu'il lui arriverait quelque chose de ce genre un jour, et que, peut-être, c'était ce qu'il recherchait.
    A la fin du livre, une phrase m'a touchée : "Mon accident et mon sauvetage dans le Blue John Canyon ont été les plus belles expériences spirituelles de ma vie". A méditer.
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    • Livres 5.00/5
    Par melusine1701, le 01 mai 2011

    melusine1701
    vingt-sept ans et toutes ses dents, une longue expérience des sports et activités extrêmes derrière lui, Aron prépare une petite randonnée tout ce qu'il y a de plus classique, dans un canyon de l'Utah. Mais alors qu'il évolue au milieu de nulle part, au fond d'une gorge, un rocher se détache et tombe sur lui, emprisonnant sa main droite contre la paroi. le choc passé, il se rend à l'évidence: il est bloqué avec un demi-litre d'eau, deux burritos, une main en moins et personne ne sachant où il est exactement...
    Ce livre a fait l'objet d'une réédition à l'occasion de la sortie du film de Danny Boyle, inspiré de l'expérience d'Aron. Et quelle expérience! On est tenu en haleine en permanence, car même si l'on sait qu'il va s'en sortir, on se demande par quoi cet homme a dû passer avant d'arriver à la décision de s'amputer lui-même le bras. Cette option est d'ailleurs envisagée dès le départ, mais jamais il ne trouve la force ni le moyen de le faire. La scène est d'ailleurs moins impressionnante que je l'aurai crue, peut-être parce que, comme il l'explique lui-même, cette main coincée sous le rocher n'est déjà plus un morceau de lui-même et qu'il doit s'en débarasser sous peine que l'infection qui la ronge ne gagne le reste du corps. Sans omettre aucun détail (hallucination, testament vidéo, obligation de boire sa propre urine, de s'enrouler dans sa corde d'alpiniste pour résister au froid), Aron raconte les longues heures passées au fond du canyon. Mais ce livre n'est pas juste un témoignage sur cette unique expérience: les chapitres la relatant alternent avec des souvenirs de l'auteur sur son enfance, sa découverte des sensations fortes, toutes les fois où il a risqué sa vie et tenté le diable, en survivant à une avalanche qu'il a lui-même déclenché par exemple. Un véritable trompe-la-mort, donc, qui la frôle de la manière la plus bête qui soit. Une invitation à vivre sa vie à fond, à méditer.
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    • Livres 5.00/5
    Par Angela, le 28 février 2011

    Angela
    Marquant. Ce livre est marquant. Bien entendu ce n'est pas le meilleur livre que j'ai lu, mais c'est un livre à lire. L'histoire d'Aron est époustouflante, et nous montre bien ce qu'un homme est prêt à faire pour continuer de vivre. Cet homme a préféré se couper une partie du bras droit, opération qui doit vraiment être douloureuse ( et encore, c'est un euphémisme ) plutôt que d'attendre la mort.. De plus, dans ce livre il y a des passages touchant, notamment quand il a ses hallucinations où il voit son fils ( une sorte de prémonition ) & qu'il comprend que pour survivre il doit se couper le bras. Les adieux qu'il prononce devant sa caméra parce qu'il est persuadé qu'il va mourir sont touchant aussi, et m'a fait versé une petite larme. " 127 heures est le témoignage édifiant d'un homme qui a su aller au bout de lui même ' Je ne peux que confirmer cette phrase.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Glacha, le 30 avril 2012

    Glacha
    J'ai entendu parler de ce livre-témoignage grâce au film de Danny Boyle. Beaucoup de suspens (malgré le fait que l'on connaît l'issue) et beaucoup d'empathie pour le personnage. Après avoir fini l'ouvrage, je n'ai plus eu envie de voir le film de peur d'être déçue, et de peur de n'avoir plus que les images du film en tête. Bref, de perdre mes impressions et mes images de lecture. le plus : le début du livre (avant l'accident) est très réussi et l'auteur nous fait partager son amour du désert.
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    • Livres 3.00/5
    Par lapmad, le 20 avril 2012

    lapmad
    Le style n'est pas terrible, mais l'histoire oui ! Des longueurs à mon avis jusqu'au milieu du livre, ensuite la cadence s'accélère ! J'ai bien aimé le lire mais ce n'est pas un de mes livres préférés ...
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Citations et extraits

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  • Par zarline, le 21 mars 2011

    Devant cette situation, j'en vins à penser que la vie dépendait de peu. Parfois, c'est une évidence: la distance qui vous sépare de la foudre, un copain dont la rapidité vous sauve d'une noyade certaine dans le Colorado. Parfois, c'est plus subtil, même imperceptible, par exemple, la microscopique chaîne d'ADN qui permet à votre organisme de combattre une infection qu'on ne sait même pas avoir contractée. Ce peut être la décision d'escalader un flanc de montagne différent, évitant par la même occasion un rocher qui dévale le chemin. Nous traversons la vie en ignorant qu'on échappe, chaque jour, à des millions de dangers. Et puis un jour, on frôle l'horreur et l'on se rend compte de ce que signifie cette fraction de seconde, ou ces quelques centimètres.
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    Citation de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par Angela, le 28 février 2011

    Même si j'ai beaucoup appris de cet accident, je ne regrette pas mon choix. En vérité, il a confirmé ma conviction que notre but est de suivre nos penchants, de vivre nos passions et de mener notre existence pour que d'autres puissent s'en inspirer. Tout le reste est accessoire. Quand nous trouvons notre vocation, il faut la suivre aussi bien pour nous-mêmes que pour la communauté des hommes. Au prix de choix difficiles, au prix de couper quelque chose et de l'abandonner au passé.
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    Citation de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par Angela, le 28 février 2011

    Dire au revoir est aussi un recommencement.
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