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Deuxième chronique du règne de Nicolas Ier7Ajouter à mes livres
Depuis Chronique du règne de Nicolas Ier (janvier 2008) notre Précieux Souverain a-t-il changé ? Le sacre paraît loin, et son cortège de festivités, de yachts luxueux, de résidences très surveillées. L'impératrice Cécilia a refait sa vie. Efficacité, tempérance, froideu... > voir plus
Il y a sans doute une part de masochisme à lire les chroniques de P. Rambaud à la veille du premier tour !
Ce qui frappe, c'est la vitesse à laquelle l'anti-sarkozysme est monté.
Très vite le nouveau président a accumulé les bourdes que l'historiographe se fait un malin plaisir d'épingler : la visite à Benoît XVI accompagné de Jean-Marie Bigard, le parachutage raté de Martinon à Neuilly, les contorsions de la politique chinoise en cette année olympique ...
Ce deuxième opus voit surtout l'arrivée en majesté de la comtesse Carla. le diariste n'a pas de mots assez cruels pour décrire ses mines et ses mots. On revit le week-end à Eurodisney, le voyage en Egypte et en Jordanie, le mariage faussement confidentiel ....
Si Nicolas II ne succède pas à Nicolas Ier, c'est en partie à Patrick Rambaud qu'on le devra.
Deuxième tome des chroniques de N. Sarkozy relatant sa deuxième année de "règne" et l'entrée en scène de la comtesse Bruni. C'est toujours aussi incisif et bien écrit. J'attendrai un peu pour lire le troisième tome, je trouve qu'on savoure mieux avec quelques mois de recul. En pleine affaire Woerth, on sait déjà que Rambaud ne connaitra pas le syndrome de la page blanche pour le 4ème volume...
Une deuxième chronique toujours aussi intéressante. Une analyse brillante des mœurs politiques de notre président (dont la pluie de titres est vue avec justesse)
Le Prince et la comtesse, au lendemain de Noël, descendirent à Louxor d’un Falcon 900 immatriculé F-HBOL qu’avait prêté un aimable milliardaire, pour que la France fît des économies, disait Sa Majesté, mais un autre aéronef de l’État suivait avec une lourde escorte, et un autre encore, pour attendre sur les pistes en cas d’urgence, et cela coûtait en stationnement cinq mille euros de l’heure ; quiconque le rappelait se voyait traité de médisant.
Notre Maître aimait en tout la splendeur, la magnificence, la profusion, même s’il cousait ensemble le beau et le vilain auxquels il ne voyait pas la moindre différence, pourvu que cela se remarquât, car lui importait d’abord la valeur monétaire des choses et des gens. Il parvenait ainsi à épuiser tout le monde, ne mesurant la vie qu’à cette aune, poussant le luxe en honneur, et il réduisait sa Cour à dépendre entièrement de ses bienfaits pour subsister.
Nicolas Ier n’avait aucune honte à se prosterner devant l’Empereur de Chine puisqu’il régentait un milliard et trois cents millions d’hommes que Notre Prince Commercial imaginait en futurs acheteurs de nos produits manufacturés, ignorant que les neuf dixièmes de cette population n’était que du bétail ou pire, et cela depuis les origines.
L’Empereur de Chine avait magnifiquement réussi à nettoyer sa capitale en la bouleversant, ce que le tyran Ceauşescu n’avait tenté qu’à demi en ne rasant qu’une moitié de Bucarest, ce que le tyran Hitler n’avait qu’esquissé sur des maquettes quand il projetait de remodeler Berlin à l’antique et de l’appeler Germania.