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> Catherine Rambert (Éditeur scientifique)

ISBN : 2253150657
Éditeur : Le Livre de Poche (2001)


Note moyenne : 3.86/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Vivre en accord avec soi-même, être calme, apprendre à relativiser, chercher le bonheur en toute chose... au fil des textes rassemblés dans ce livre on découvre que la sérénité est une quête intemporelle.Depuis l'A... > voir plus
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Citations et extraits

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  • Par darkmoon, le 13 mars 2014

    Nous cherchons souvent à égayer la teinte morne du présent par des spéculations sur des possibilités de chance favorables, et nous imaginons toute sorte d’espérance chimériques dont chacune est grosse de déceptions ; aussi celle-ci ne manquent pas d’arriver dès que celle-là sont venues se briser contre la dure réalité. Il vaudrait mieux choisir les mauvaises chances pour thèmes de nos spéculations ; cela nous porterait à prendre des dispositions à l’effet de les écarter et nous procurerait parfois d’agréables surprises quand ces éventualités ne se réaliseraient pas. N’est-on pas bien plus gai au sortir de quelque transe ? Il est même salutaire de nous représenter à l’esprit certains grands malheurs qui peuvent éventuellement venir nous frapper ; cela nous aide à supporter plus facilement des maux moins graves lorsqu’ils viennent effectivement nous accabler, car nous nous consolons alors par un retour de pensée sur ces malheurs considérables qui ne se sont pas réalisés.
    Schopenhauer, Aphorismes sur la sagesse de la vie
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  • Par darkmoon, le 18 février 2014

    C’est une maxime de prudence, qu’il faut laisser les choses avant qu’elles nous laissent. Il est d’un homme sage de savoir se faire un triomphe de sa propre défaite, à l’imitation du soleil qui, pendant qu’il est encore tout lumineux, a coutume de se retirer dans une nuée, pour n’être point vu baisser, et, par ce moment, laisser en doute s’il est couché ou non. (...) Le bon cavalier lâche quelquefois la bride à son cheval, pour ne le pas cabrer, et ne pas servir de risée s’il venait à tomber au milieu de la carrière. Une beauté doit adroitement prévenir son miroir, en le rompant avant qu’il lui ait montré que ses traits s’en vont.
    Gracián, L’Homme de cour
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  • Par darkmoon, le 29 décembre 2013

    Tu peux supprimer bien des sujets pour toi de troubles superflus et qui n’existent tous qu’en ton opinion. Et tu t’ouvriras un immense champ libre, si tu embrasses par la pensée le monde tout entier, si tu réfléchis à l’éternelle durée, si tu médites sur la rapide transformation de chaque chose prise en particulier, combien est court le temps qui sépare la naissance de la dissolution, l’infini qui précéda la naissance comme aussi l’infini qui suivra la dissolution.
    Marc Aurèle, Pensées pour moi-même
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  • Par darkmoon, le 11 février 2014

    Vous demandez si l’amour rend heureuse ;
    Il le promet, croyez-le, fut-ce un jour.
    Ah ! pour un jour d’existence amoureuse,
    Qui ne mourrait ? la vie dans l’amour.
    (…)
    Sans lui, le cœur est un foyer sans flamme ;
    Il brule tout, ce doux empoisonneur.
    J’ai dit bien vrai comme il déchire une âme :
    Demandez donc s’il donne le bonheur !
    (…)
    Dès qu’on l’a vu, son absence est affreuse ;
    Dès qu’il revient, on tremble nuit et jour ;
    Souvent enfin la mort est dans l’amour ;
    Et cependant… oui, l’amour rend heureuse !

    (Marceline Desbordes-Valmore, L’amour)
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  • Par darkmoon, le 11 mars 2014

    Il ne faut pas juger des hommes comme d’un tableau ou d’une figure, sur une seule et première vue : il y a un intérieur et un cœur qu’il faut approfondir. Le voile de la modestie couvre le mérite, et le masque de l’hypocrisie cache la malignité. Il n’y a qu’un très petit nombre de connaisseurs qui discerne, et qui soit en droit de prononcer ; ce n’est que peu à peu, et forcés même par le temps et les occasions, que la vertu parfaite et le vice consommé viennent enfin à se décaler. La Bruyère, Les caractères
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