> Alain Gnaedig (Traducteur)

ISBN : 2070779572
Éditeur : Gallimard (2008)


Note moyenne : 4/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
Asger Eriksson finira par savoir comment son grand-père Askild a traversé la guerre, et comment il a séduit sa grand-mère Bjork, malgré l'opposition des parents de la jeune fille, riches armateurs à Bergen, en Norvège. Il nous parlera des boîtes de conserve de Bjork, re... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par chocobogirl, le 12 mai 2010

    chocobogirl
    le récit débute en Allemagne. Askild, le grand-père du narrateur, fuit les allemands et leurs camps à toutes jambes. Puis nous voilà transporté en Norvège (et plus tard au Danemark) où on retrouve le même homme désormais grand-père. Un homme difficile qui rudoie ses petits-enfants et refuse de parler de son séjour en Allemagne qui l'a changé à tout jamais. Justement, c'est son petit fils Asger qui nous raconte son histoire. Son histoire mais aussi celle de la famille toute entière sur plusieurs générations. Sa grand-mère est mourrante et il décide de se pencher sur l'histoire familiale.
    Dès lors va s'ouvrir devant nos yeux une histoire de famille complexe, douloureuse mais aussi extremement réjouissante !
    Car si les premières pages laissent présager un contexte familial difficile et un roman plombant, le lecteur est très vite rassuré par la tournure ironique que prend une narration haute en couleur.
    Alternant les époques, le récit nous plonge, de façon très fouillée, dans l'histoire de cette famille.
    Asger mélange les temps, revient à son présent pour mieux repartir dans le passé. Si on est un peu perdu au début par l'abondonce de personnages, on finit par identifier chaque membre de la famille tant leurs portraits sont bien troussés.
    Askild se prend de passion pour la peinture et le cubisme qu'il introduit dans ses plans d'ingénieur de chantier naval, au grand dam de ses employeurs déjà excédés par son alcoolisme. Sa femme Bjork accouche de son premier enfant au dessus de la cuvette des toilettes et il faut repêcher le gamin plein de merde en tirant sur le cordon ombilical. le dit fils ( "Feuilles de chou") a des oreilles surdimensionnés que les gamins du quartier bourrent de merde d'anguilles. Sa mère l'obligera alors à porter le "truc de merde", instrument coercitif qui l'empêche de bouger. Sa soeur Anne Katrine handicapé mentale ("grosse Tomate" ou "La merdeuse") excerce une affection un peu tendancieuse envers son neveu alors que son frère Knut balance tout par la fenêtre. L'oncle "Tête de pomme" s'engage sur un navire pour fuir la jeune fille qu'il a mis enceinte pour mieux revenir quelques années plus tard, tatoué de partout et même de la verge qui arbore le prénom de la demoiselle en question... C'est lui aussi qui enverra des boites de conserves bourrés d'air pur à sa grand-mère clouée au lit.
    Il y aura aussi "La dent dure", "Madame Maman", "LA Bonde", et le fameux "Tete de chien", monstre caché dans la cave qui sera le déclencheur d'un autre drame dont Asger porte encore le poids...
    Bref, j'en passe bien plus encore !
    Doté d'un humour féroce qui n'épargne personne, l'auteur dresse un portrait jouissif, rien de moins, de cette famille un peu barrée qui passe son temps à déménager, tel le cirque ambulant pour lesquels on les prendra une fois.
    Leur quotidien minable est enjolivé par des fulgurances langagières et des passages absolument extravagants qu'on prend plaisir à voir se dérouler sous nos yeux.
    Distribuant les histoires des uns et des autres sans y toucher, Asger remonte le fil de sa famille, de ses traumatismes, des non-dits qui lui ont permis malgré tout de se former et de rester lié malgré les aléas. A la fois pathétiques et débridés, ces anecdoctes familiales sont le terreau fertile de sa propre identité construit sur la honte et la culpabilité.

    Alternant entre drame, ironie et récit d'initiation, Ramsland a su créer une grande saga familiale hors-norme qui loin du misérabilisme attendu plonge dans la drôlerie et l'inventivité.
    Un grand roman ! Ne le ratez surtout pas !!!

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-tete-de-chien-morten-r..
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    • Livres 5.00/5
    Par trust_me, le 17 octobre 2011

    trust_me
    L'histoire des Eriksson est celle d'une famille norvégienne de la seconde moitié du 20ème siècle. La rencontre entre Askild et Bjork, les grands parents, scelle le destin familial pour plusieurs générations. Cela se passe à Bergen, à la fin des années 30. Pendant la guerre, Askild passe deux ans dans les camps allemands. Marqué à jamais par cette expérience il revient en Norvège méconnaissable. Bjork épouse malgré tout ce fantôme revenu d'entre les morts, et après avoir séjourné quelques temps chez la belle-mère paternelle, le couple part s'installer à Stavanger. Mais l'expérience est de courte durée et les Eriksson reviennent bien vite à Bergen où Askild achète un terrain pour construire une maison. Entre temps, leurs trois enfants sont nés. Il y a Niels junior, l'ainé, Anne Katrine et Knut, le petit dernier.
    Viré des chantiers navals de Bergen pour cause d'alcoolisme aggravé, Askild emmène les siens au Danemark. C'est là que la tragi-comédie des Eriksson va prendre toute son ampleur…
    Le narrateur se nomme Asger. C'est le petit fils d'Askild et Bjork, le fils de Niels junior. Il retrace la saga familiale avec le plus de détails possibles, n'omettant aucun des moments importants. de ses grands-parents à ses parents en passant par son oncle et sa tante il déroule le fil dévénements souvent hauts en couleurs. Askild est un alcoolique passionné de cubisme. Bjork, une grand-mère volage qui se prend de passion à la fin de sa vie pour les cercles de jeu. Niels junior, surnommé feuille de chou, va connaître une enfance difficile à cause de ses oreilles surdimensionnées. Anne Katrine accuse un retard mental qui fait d'elle « un gros légume pâle ». Quand à Knut, c'est un gamin perturbé qui va très vite fuir ses parents pour voyager au long cours. Et puis il y a Stinne, la sœur du narrateur, Leila sa mère et des figures secondaires importantes tels que Tête de pomme, La Bonde, Madame Maman ou encore Thor Gunnarsson, le médecin amant de Bjork. Cette pléthore de personnages rend la lecture exigeante. Il faut beaucoup d'attention pour ne pas se perdre dans le flot des événements racontés et s'y retrouver parmi tous les membres de la famille.
    Mais quel plaisir de se plonger dans ce roman déjanté et cocasse. Cette famille d'allumés notoires fait parfois penser à une troupe de freaks en goguette qui passe son temps à déménager (notamment lors de l'arrivée à Stavanger quand la famille traverse la ville dans une carriole tirée par un vieux canasson). On passe en deux pages du rire aux larmes. le tableau dressé par l'auteur est bigarré à souhait. La palette des situations et des personnages présentés est d'une folle richesse. L'humour est aussi très présent, le langage est parfois très cru parfois onirique, l'intrigue vous surprend en permanence… Bref, voila tout simplement un grand roman.
    A l'évidence, Morten Ramsland a lu Knut Hamsun (le plus célèbre écrivain norvégien du 20ème siècle) et son fabuleux roman La faim. Il a sans doute aussi lu le Bandini de John Fante. On y retrouve la même truculence dans la description d'une famille vraiment pas comme les autres qui mérite que l'on s'attarde sur son cas avec la plus grande attention. Je ne pensais pas retrouver un jour une telle filiation chez un auteur européen. La surprise est d'autant plus belle et je ne peux que vous encourager à lire et à faire lire Tête de chien.
    Comme quoi les écrivains scandinaves ne savent pas faire que des polars. Et c'est tant mieux !


    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.com/2010/06/tete-de-chien.html
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    • Livres 4.00/5
    Par maevedefrance, le 30 mai 2010

    maevedefrance
    Tête de chien, c'est le surnom du narrateur (Asger, de son vrai nom) qui raconte l'histoire de sa famille, transbahutée entre la Norvège et le Danemark.
    Tout commence par le grand-père Askild, échappé d'un camp de concentration en Allemagne, en échange de la vie d'un autre. Un passé dont ce grand-père, alcoolique notoire et peintre cubiste à ses heures, ne se remettra jamais et engendrera une descendance haute en couleurs. De sa rencontre avec (Grand-mère) Bjork, qui, à l'époque avait pour marque de fabrique d'avoir les gencives qui saignent, naîtra Niels Junior, autrement nommé Feuille de chou (à cause d'une paire d'oreilles digne de Jumbo l'Elphant), tête de turcs des autres gamins jusqu'au jour où son cousin Tête de Pomme lui montre comment décocher des coups de pieds à l'endroit sensible masculin pour se faire respecter et dont la voix - imaginaire - de la Dent Dure lui révèle comment faire fortune au port de Bergen grâce à la chasse aux crabes géants. Feuille de Chou est le frère aîné d'Anne Katrine l'attardée mentale, dite La Merdeuse (qui deviendra une grosse tata au quintal gélatineux, moquée par Tête de chien, son neveu, et sa nièce, Stinne, qui passe leur temps à la traiter de "grosse tomate". Anne Katrine est la grande soeur de Knut, le petit frère qui a mis les voiles pour la mer le jour de ses 14 ans en lui promettant de revenir la chercher pour l'emmener avec lui en voyage en bateau où elle pourra boire des jus de fruits à longeur de journée.
    Car fiche le camp est une spécialité des enfants de cette famille : Feuille de chou disparaît dans la forêt ensorcelée du Nordland, habitée par des personnages et animaux fantastiques. Il y entre adolescent boutonneux pour en ressortir une semaine plus tard, homme, ayant rencontré 2 jeunes filles féériques, une blonde et une brune ! Seulement voilà, il aurait mangé des champignons hallucinogènes...
    Le cousin Tête de Pomme a pris le large à bord d'un bateau pour fuir ses responsabilités vis-à-vis d'une jeune fille. Mais c'est pour mieux revenir, transformé en héros des temps modernes, en mec, en vrai, tatoué et tout (je ne vous dirai pas où!) aux yeux de Knut qui suivra son exemple.
    Tête de chien à son tour, fuit à Amsterdam pour ses études de peinture.
    Des personnages qui passent leur temps à fuir une réalité économique et familiale un peu difficile : Askild se fait virer chez tous les employeurs à cause de son alcoolisme, les affaires de Tête de chou adulte péréclitent, les grand-parents sont trop envahissants. Etre ailleurs pour être "comme des coqs en pâte", selon l'expression d'Askild. Voici donc un petit aperçu de cette famille pas tout à fait comme les autres.
    Un roman dense, très drôle et bourré de tendresse, parfois triste aussi. Un saga familiale danoise que je lâche difficilement. J'espère qu'un jour Morten Ramsland écrira la suite car franchement, c'est génial. Une narration vive et franche où un chat s'appelle un chat, sans fioriture, mais d'où la poésie n'est cependant pas absente.
    Une belle découverte avec cet écrivain danois dont j'ignorais jusqu'à l'existence il y a peu.
    Je remercie les Editions Gallimard et Babellio pour l'envoi du livre.


    Lien : http://millelectures.canalblog.com
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    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 16 mai 2010

    annie
    le 5 mars 1944, à l'aube, le grand-père du narrateur s'échappe du camp de concentration de Sachsenhausen avec un camarade, rattrapé par deux soldats, on lui a offert, ignoblement, de sauver sa vie en prenant celle de son compagnon, à coups de poings.
    .
    Survivre à l'horreur, redevenir quelqu'un, fonder une famille, croître et multiplier malgré ce cauchemar de toutes les nuits, c'est donc le point de départ de ce roman familial que reconstitue le plus jeune : il tente de comprendre pourquoi son clan est aussi compliqué, pourquoi il n'est jamais parvenu à se fixer sans céder au vertige de la fuite (librairie Mollat)...
    .
    Askild, le grand-père, peintre cubiste, père de famille alcoolique, hante alors les bars clandestins, son perroquet sur l'épaule, son incapacité à se fixer oblige sa famille à la suivre dans ses pérégrinations à travers la Scandinavie.
    .
    Bjørk, la grand-mère, petite femme effacée, passionnée pour les romans sentimentaux mettant en scène des médecins, aillant d'ailleurs succombé au charme de Thor, son ancien amoureux médecin, la seule qui finalement aurait pu changer le destin de la famille, mais chut, je ne peux en dévoilée plus pour ne pas vous gacher votre lecture...
    .
    Asger, le narrateur, leur petit fils nous conte son histoire et celle de leurs enfants pour terminer sur sa propre histoire... un roman de grandes espérances, saturé de poignantes désillusion... la honte et le remords
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    Une famille en figures hautes en couleurs mais reste dominée par le couple que forment les grands-parents et la promesse qu'«on sera comme des coqs en pâte» et le désenchantement, quand «ça se gâte». Un voyage à travers la scandinavie ou plutôt une fuite, comme le lit l'auteur par cette phrase : «de toute évidence, dans cette famille, on a la manie de ficher le camp» (p.434)

    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 15 janvier 2009

    annie
    Editions Gallimard 448 pages
    « Nous, on aimerait vraiment savoir comment il a survécu, pour être franc, on aimerait vachement le savoir. On voudrait savoir comment il s'en est sorti, ce qui explique que moi, le plus jeune, et ma sœur Stinne, l'aînée, nous sommes venus au monde. Mais Grand-Père se referme comme une huître et descend du schnaps. Il refuse de raconter ce que les Allemands lui ont fait."La peste ou le choléra", dit-il à la place. »
    Asger Eriksson finira par savoir comment son grand-père Askild a traversé la guerre, et comment il a séduit sa grand-mère Björk, malgré l'opposition des parents de la jeune fille, riches armateurs à Bergen, en Norvège.
    Il nous parlera des boîtes de conserve de Björk, remplies de l'air de sa ville natale, dont elle aura besoin une fois loin de chez elle, et des grandes oreilles de son propre père Niels qui lui permettent d'entendre des choses inouïes…
    Des années trente à nos jours, son récit embrasse les bonheurs et les malheurs d'une famille comptant plus d'un personnage loufoque en son sein, et entraîne le lecteur dans une saga étourdissante.
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Citations et extraits

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  • Par beroune, le 28 juin 2010

    [...] Il y a tant d'autres destins qui s'entrecroisaient et se mêlaient à ma modeste petite histoire. Il y avait Anne Katrine, qui a été privée de l'amour de sa mère. Il y avait Leïla, qui a perdu ses parents. Il y avait Neils junior avec ses oreilles et son corset. Il y avait Knut et son nez cassé. Il y avait le chagrin accablant de Madame Maman, la maladie permanente de Grand-Mère Elisabeth et la tumeur galopante de Grand-Père Hans Carole. La faillite de l'arrière-grand-père Thorsten. Il y avait Grand-Mère et son alcoolique de mari, Grand-Père avec son undex sectionné et ses chiens de sang sur une plaine de l'est de l'Allemagne... Je me suis parfois demandé ce que représente mon histoire de Tête de Chien, à côté des histoires qui allaient se dérouler plus tard... (p.339)
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  • Par Pickwick, le 09 septembre 2010

    Bjork commençait à être écoeurée par son époux alcoolique. Des rêves piochés dans toutes sortes de romans sentimentaux de médecins venaient la hanter la nuit, et, dans la journée, ces mêmes romans s'imposaient dans sa vie. Askild n'avait que du mépris pour le nouvel intérêt littéraire de son épouse et il a essayé, sans succès, de lui faire partager sa passion pour les livres d'art et le jazz. Il est indéniable que Bjork était assez mal disposée envers ces enthousiasmes : dans le cubisme, elle ne voyait que la folie de son mari, dans le jazz, elle n'entendait que sa dépendance bruyante à la bouteille. Oui, derrière la lutte sans fin entre les goûts soi-disant cultivés d'Askild et ceux soi-disant populaires de Bjork se cachait un condensé complet de leur relation, et ce combat connut seulement une espèce de trêve lorsque Bjork, sur ses vieux jours, développa un certain goût pour les finesses et les joies des tripots clandestins.
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  • Par BMR, le 10 octobre 2008

    [...] «Dieu est venu cette nuit, et Il a emporté tes chatons.»
    Voilà ce qu'avait dit un jour Hans Carlo Petersen, le précédent patron de l'atelier d'encadrement, à sa fille Leila, alors âgée de six ans, en lui tapotant doucement la tête de cette même main qui, la veille au soir, avait mis les sept chatons dans un sac avant de les noyer dans le ruisseau derrière la maison. Leila, à qui son père venait d'offrir une grosse glace, sentit un goût amer se mêler à celui de la crème glacée. Cinq ans plus tard, lorsqu'il vint la chercher chez sa tante maternelle et la conduisit au bord du lac où il acheta la plus grosse glace du marchand, il déclara : «Dieu est venu cette nuit, et Il a emporté ta mère.» Par ces mots, il ne causa pas seulement un profond chagrin à sa fille, mais il lui inspira une aversion durable à l'égard de Dieu et des sucreries.
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  • Par BMR, le 10 octobre 2008

    [...] Stinne et moi, nous n'avions plus envie d'entendre des histoires. Elles traînaient avec elles un je-ne-sais-quoi de douloureux et de mensonger. À cette époque, aucun de nous ne savait que ces histoires formaient le ciment qui liait notre famille, et c'est seulement quand elles ont disparu que tout a commencé à s'effriter, et que nous nous sommes dispersés aux quatre vents.
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  • Par de, le 14 octobre 2011

    Nous nous retrouvions avec le véritable trésor familial pour découvrir qu’il avait été bouffé par la pluie
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