ISBN : 2253090557
Éditeur : Le Livre de Poche (2004)


Note moyenne : 3.44/5 (sur 25 notes) Ajouter à mes livres
John Rebus parcourait la jungle de la ville, une jungle que les touristes ne voient jamais, trop occupés à mitrailler les temples dorés du passé.

Édimbourg était une ville d'apparences ; le crime n'y était pas moins présent, tout juste plus difficile à r... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par maevedefrance, le 05 juillet 2011

    maevedefrance
    Un livre à lire absolument avant tout départ en vacances à Edimbourg parce que c'est le roman qui vous fera voir la ville comme vous n'aurez jamais l'occasion de la voir, touriste de passage que vous êtes !
    Comme le souligne l'Inspecteur Rebus, les touristes n'en ont en général que "pour le coeur central" d'Edimbourg. "Ils ne s'aventure[nt] jamais dans les HLM de banlieue, à Pilton, Niddrie ou Oxgangs pour faire une interpellation dans un immeuble puant la pisse". John Rebus, lui, "parcour[e] la jungle de la ville, une jungle que les touristes ne voient jamais (...). Cette jugnle gagn[e] inexorablement du terrain" dans l'Edimbourg des années 1980.
    Ce polar date de 1987 mais ne fut traduit et publié en France qu'en 2004 ! Mieux vaut tard que jamais car on passe un excellent moment avec cet inspecteur extrêmement humain, se débattant avec des problèmes familiaux compliqués mais adorant plus que tout sa fille Samatha, pré-ado, lectrice assidue et mature pour son âge (12 ans), dont son ex-femme a la garde.
    Ce livre m'a donné l'envie, justement de visiter la bibliothèque vieillotte et humide, (mais ça va tellement bien avec l'ambiance de la ville ici) où se déroule une partie de l'action du roman (en suposant qu'elle existe). Il a aussi a aiguisé ma curiosité sur la ville . On peut atteindre la bibliothèque en traversant "The Meadows, un vaste espace vert, avec en ligne de mire à l'horizon l'imposante forteresse grise et son drapeau qui flott[e] dans la bruime au-dessus des remparts." Il faut passer "devant la Royal Infirmary, qui gard[e] la mémoire de tant de découvertes et d'illustres personnages, devant une partie de l'université et devant le cimetière de Greyfriars Kirk et sa petit statue de bobby".
    Dans la bibliothèque des escaliers mènent à ses entrailles. Cachés au fond d'une arrière-salle, en bas de ces escaliers, il y a un autre "escalier métallique très escarpé et mal éclairé qui s'enfonce dans les fondations de la bibliothèque". Un endroit dont certains "Edimbourgiens" ont entendu parler car "la biblitothèque a été construite sur l'emplacement de l'ancien tribunal de police" et qu'on "a conservé les cellules qui se trouvaient en sous-sol", "tout un dédale de cellules et de couloirs, directement sous la ville". Il y existerait "des sorties, dans des endroits comme le nouveau tribunal ou la cathédrale Saint-Gilles". Mais en plus, "sous l'hôtel de ville, on dit qu'il reste des rues entières de la vieille ville. On a construit directement par-dessus, sans s'embêter". Des rues entières, avec les boutiques,k les maisons, la chaussée. Et tout ça date de plusieurs centaines d'années...".
    Ca met l'eau à la bouche tout ça, que cette bibliothèque municipale existe ou pas. Et quand Rebus vous dit qu'Edimbourg est une "ville d'apparences", que c'est "la ville de Jekyll et Hyde, bien entendu mais aussi celle de Deacon Brodie, des manteaux de fourrure sans petite culotte, comme on dit à Glasgow", ça donne envie d'en savoir plus sur son passé "black tartan" en quelque sorte.
    Car au-delà de l'intrigue policière, l'intérêt de ce roman est vraiment la promenade dans cette Edimbourg "noire" et mystérieuse, où l'on croise des personnages non moins mystérieux, dont un affreux journaliste pot de colle. J'ai adoré les références à Docteur Jekyll et Mister Hyde mais aussi à Crime et Châtiment dont le psychopathe tueur de 4 gamines, est un fan. le suspens se fait galopant sur la fin du livre, impossible de le lâcher avant de l'avoir lu jusqu'au dernier mot. L'écriture est simple, fluide, donc facile à lire : impeccable pour une lecture de vacances écossaises. J'ai aimé la nouvelle couverture du Livre de Poche pour ce roman également. Bref, tout m'a plu. C'est un coup de coeur !
    C'est le premier livre que je lis de Ian Rankin, j'y reviendrai, c'est sûr !


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    • Livres 3.00/5
    Par Titine75, le 11 juillet 2011

    Titine75
    A Edimbourg, une fillette est retrouvée étranglée dans un terrain vague. La police est en alerte maximale. L'inspecteur adjoint John Rébus fait partie de l'équipe qui doit mener les recherches. Celles-ci n'avancent pas beaucoup, les pistes sont extrêmement minces. Malheureusement la première victime ne sera pas la seule à rencontrer le mystérieux étrangleur d'Edimbourg.
    Il n'est pas besoin d'en raconter plus sur cette enquête qui n'est pas le coeur du livre de Ian Rankin. C'est d'ailleurs ce qui fait la force et l'originalité de ce polar. L'enquête passe au second plan pendant presque la totalité du livre. Ce qui intéresse Ian Rankin c'est de créer son personnage principal, qui deviendra par la suite récurrent. John Rébus nous est ainsi décrit par l'un de ses collègues : “- Oh, il n'est pas si méchant que ça au fond, mais faut sacrément y mettre du sien pour le trouver sympathique.” Rébus est un personnage solitaire et sombre. Sa femme l'a quitté, sa fille ne vit pas avec lui et il voit très peu son frère (ce qui s'avèrera assez judicieux finalement). Il a beaucoup de mal à communiquer, sauf avec son collègue Jack Morton qui est l'auteur de la phrase citée plus haut. Il faut dire que tous deux partagent un amour immodéré pour la boisson. Rébus écume tous les bars d'Edimbourg la cigarette à la bouche ! L'impassible Rébus laisse par moments tomber ses défenses et nous permet de mieux le cerner. Ian Rankin développe profondément la psychologie de son personnage principal. Beaucoup d'éléments sur lui nous sont délivrés dès cette première enquête. L'intrigue semble être un écrin pour nous présenter Rébus. L'empathie est bien évidemment totale. le lecteur voit évoluer Rébus dans cette histoire à rebondissements qui finira par être très personnelle pour notre inspecteur adjoint. A la fin de l'enquête, Rébus est en miettes et on se demande bien comment il va tenir jusqu'à la prochaine fois. le talent de Rankin c'est de nous donner l'envie de retrouver John Rébus très rapidement.
    L'autre personnage central c'est la ville d'Edimbourg. Elle est essentielle et très décrite par Ian Rankin. Mais la capitale écossaise n'est pas présentée côté face, “L'étrangleur d'Edimbourg” n'est pas une carte postale pour touristes. C'est une ville sombre, lugubre et interlope qui nous est montrée. Déjà, il y pleut sans discontinuer : “A Edimbourg, la pluie était digne du Jugement Dernier. Elle imprégnait les os, les murs des immeubles et la mémoire des touristes. Elle s'attardait des jours entiers, martelait les flaques au bord des routes et provoquait des divorces - une présence glaciale, meurtrière et envahissante.” Rébus évolue dans cette cité poisseuse, les bas-fonds sont son cadre habituel. Edimbourg réserve le pire comme le meilleur, c'est vraiment la ville du Docteur Jekyll et de Mr Hyde (Ian Rankin évoque à plusieurs reprises le chef-d'oeuvre de Stevenson et parle souvent de littérature : Dostoïevsky, George Eliot, Shakespeare, cet homme a des goûts excellents !). Edimbourg n'est pas juste un décor de fond, elle participe totalement à l'intrigue et à l'atmosphère.
    J'ai beaucoup aimé l'ambiance et l'intrigue mises en place par Ian Rankin. Mon seul problème c'est que j'avais découvert le fin mot de l'histoire à la page 170 sur 285, je préfère en général que l'auteur me mène en bateau jusqu'au bout. Mais comme l'enquête n'est pas le plus important dans “L'étrangleur d'Edimbourg”, je ne suis pas trop déçue ! L'essentiel c'est John Rébus et j'ai bien envie de savoir ce qu'il va devenir.

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    • Livres 5.00/5
    Par FrancoisGe, le 15 avril 2012

    FrancoisGe
    J'ai remarqué ce livre par le biais des éditions originales.
    Le titre original "knots and crosses" fait référence au jeu de morpion qui s'appelle "naughts and crosses", ce qui signifie littéralement ronds et croix. L'auteur joue sur l'homophonie entre "naught" et "knot" qui signifie "noeud". Les cordelettes avec un noeud jouent un rôle dans l'enquête.
    Il s'agit de la première enquête de l'inspecteur Rebus, un détective d'une cinquantaine d'années, dur et quelque peu cynique qui vieillira au rythme des romans.
    Rebus est aux prises avec une enquête délicate de tueur en série qui sévit dans la ville d'Edimbourg.
    L'auteur parvient à nous brosser un portrait tout en nuances de ce flic traumatisé par son passé militaire.
    Le lecteur est conduit sur un fausse piste du coupable qui prend peu à peu une consistance effrayante.
    Et dans le dernier tiers du livre, on se rend compte que tout ce passé du personnage principal joue effectivement un rôle primordial dans la résolution de l'enquête mais pas du tout comme le lecteur l'avait imaginé.
    Ça se lit très facilement. Au fur et à mesure de l'état d'avancement de l'enquête, la tension monte. Les derniers chapitres sont insoutenables.
    C'était la première fois que je lisais cet auteur et je n'ai vraiment pas été déçu.
    D'autant que la ville d'Edimbourg forme un autre personnage de la trâme, ce que j'ai beaucoup apprécié.
    L'auteur informe constamment le lecteur des pensées des différents personnages et c'est très agréable.
    Les personnages sont bien dépeints. Les descriptions extérieures et intérieures sont aussi excellentes.
    Si je devais comparer ce livre à un autre, je dirais que la façon de présenter cette histoire m'a rappelé les "Dix petits nègres" d'Agatha Christie en plus dense, plus angoissant et moins répétitif. Belle comparaison s'il en est, vous ne trouvez pas ?
    En conclusion, je recommande vraiment ce livre qui a été un véritable coup de coeur !
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    • Livres 3.00/5
    Par iarsenea, le 27 mars 2010

    iarsenea
    Édimbourg est une ville d'apparence paisible, mais le crime n'y est pas pour autant absent. Parlez-en à l'inspecteur Rebus et il vous le confirmera ! Nous nous retouvons donc dans les rues d'Édimbourg au mois de mai, alors qu'un tueur en série tue des petites filles en les étranglant. En apparence, celles-ci n'ont rien en commun. Et le tueur ne fait apparemment aucune erreur. Comment le retrouver alors, avant qu'il ne s'attaque à sa prochaine victime ?
    L'inspecteur Rebus, qui fait partie de l'enquête, ne fait malheureusement pas le lien entre cette affaire et les lettres anonymes qu'il reçoit, accompagnées de noeuds ou de croix formées par des allumettes... Il ne croit qu'à un canular.
    L'enquête piétinera jusqu'à ce la fille de l'enquêteur soit enlevée. Rebus comprendra alors que le tueur lui en veut personnellement. Mais pourquoi ? Que veulent dire ces noeuds et ces croix ?
    À moins de deux moi de mon voyage en Angleterre et en Écosse, j'ai découvert ce livre sur le blogue 1er chapitre. Bien entendu, j'ai voulu le lire tout de suite, à la fois pour m'imprégner de l'atmosphère d'Édimbourg qu'il me tarde de découvrir et pour découvrir la ville autrement que par les yeux d'un touriste. Un policier me semblait tout indiqué pour cette mission !
    Je me suis donc empressée de l'emprunter à la bibliothèque, et je n'ai pas été déçue. Bon, ce n'est pas le meilleur policier que j'ai lu de ma vie, mais c'est loin d'être le plus mauvais. L'histoire prend un certain temps à s'installer, mais je crois avoir compris que c'était le premier d'une série de livre avec le même inspecteur. Il fallait donc présenter le personnage, sa vie, sa carrière, ce qui fait que l'enquête passe souvent au second plan. Mais je vous rassure: tous les ingrédients d'un bon policier sont là, et j'ai bien hâte de lire les autres enquêtes de ce policier de la ville d'Édimbourg. J'espère toutefois que ça va démarrer plus vite !
    Juste en passant, s'il y en a parmi vous qui ont des suggestions de livres qui ont pour auteur un Anglais ou un Écossais, ou encore dont l'histoire se passe en Grande-Bretagne, je suis preneuse, peu importe le genre ! Je compte en lire quelques-uns avant mon départ.


    Lien : http://lecturesdisabelle.blogspot.com/2010/03/letrangleur-dedimbourg..
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    • Livres 3.00/5
    Par Chiwi, le 23 mars 2012

    Chiwi
    L'Etrangleur d'Edimbourg est le premier roman de la série John Rebus. On y découvre un type qui ne plaît pas à tout le monde, surtout dans la famille police.
    L'idée de l'intrigue pour ce roman m'a paru un peu facile : le gars abandonné qui connaît l'abominable pour attirer l'attention de celui qu'il considérait comme un ami.
    Le scénario est un peu simpliste, les ficelles se découvrent assez rapidement au cours de la lecture. La brièveté du roman doit accentuer cette impression. J'ai eu plus l'impression d'avoir à faire à une ébauche de roman policier. Plus de substance aurait été mieux.
    Le roman est plus original avec le personnage de Rebus, il a un passé trouble, justifiant des fêlures. Fêlures qu'il sait posséder mais dont les origines sont refoulées.
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Citations et extraits

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  • Par Morgouille, le 03 septembre 2010

    Mais Anderson n’admettrait jamais que sa chère police était aux prises avec un véritable sac de nœuds. Pourtant il devait bien y avoir des indices, forcément. Rebus but son café et fut pris d’un vertige. Il se faisait l’effet du flic dans un mauvais thriller, et aurait volontiers lu tout de suite la dernière page pour mettre un terme à sa confusion, cette folie meurtrière, ce tournoiement dans ses oreilles.
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  • Par wictoria, le 16 avril 2009

    Ils passèrent la soirée à boire dans quelques-uns des bars les plus glauques d'Edimbourg, là où les touristes ne mettent jamais les pieds. Ils tentèrent d'écarter l'enquête de leur esprit mais c'était impossible. C'est toujours comme ça, une grosse enquête, ça vous prenait physiquement et psychologiquement, ça vous consumait et on s'y plongeait avec d'autant plus d'acharnement. Chaque meurtre vous donnait une poussée d'adrénaline, ce qui permettait de tenir au-delà du point de non-retour.
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  • Par Morgouille, le 03 septembre 2010

    Le ciel était sombre comme un opéra wagnérien, sombre comme les pensées d’un assassin.
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  • Par maevedefrance, le 04 juillet 2011


    Le côté touristique de sa capitale chérie. Ces gens-là n'en avaient que pour le coeur central. Ils ne s'aventuraient jamais dans les HLM de banlieue à Pilton, Niddrie ou Oxgangs pour faire une interpellation dans un immeuble puant la pisse.
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  • Par maevedefrance, le 04 juillet 2011


    John Rebus parcourait la jungle de la ville, une jungle que les touristes ne voient jamais
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Ian Rankin répond aux questions de Barbara Peters. 1/6
Non sous-titré.








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