Voici le deuxième polar de
Rankin que j'ai, comme le premier, dévoré malgré ses 630 pages. Encore une fois, l'intrigue n'est qu'un prétexte pour plonger le lecteur dans l'histoire d'Edimbourg et ses environs. Pas difficile pour qui a arpenté les trottoirs de la petite capitale écossaise en bon touriste, de s'y retrouver :
"Rebus sourit et regarda les deux côtés de la rue. C'était le coeur historique d'Edimbourg. Un hôtel près des feux tricolores, une boutique de lainages de l'autre côté de la chaussée. Un fabricant de kilts à moins de cinquante mètres. Cadeaux, sablés, carafes à whisky. La maison de John Knox, tassée contre ses voisines, presque invisible dans une ombre maussade. Il y avait eu une époque où Edimbourg se résumait à Old Town : colonne vertébrale étroite reliant le château à Holyrood, venelles pentues d'un côté et de l'autre, semblables à des côtes difformes. Puis, comme la ville devenait de plus en plus surpeuplée et insalubre, on avait construit New Town, dont l'élégance géorgienne était destinée à snober Old Town et ceux qui n'avaient pas les moyens de déménager. Philippa Balfour avait choisi la nouvelle ville tandis que David Constello s'était installée au coeur de la vieille et Rebus trouvait cela très intéressant." Quand on sait que Charlotte Square est le quartier ultra-chic d'Edimbourg qui abrite notamment des banques, on comprend pourquoi la jeune Philippa habitait ici... David, quant à lui, est d'un milieu beaucoup plus modeste, et d'origine irlandaise.
Cependant, un peu trop lisse pour être tout à fait honnête, Philippa se livrait à de drôles de jeux sur Internet. Siobhan, collaboratrice de Rebus, se lance sur la piste d'un mystérieux Quizmaster, soupçonné du meurtre. Elle finit par atterrir sur la mythique colline d'Arthur's Seat, sur les hauteurs d'Edimbourg. Une mystérieuse poupée est retrouvée dans la petite ville de Falls, ainsi que des cercueils... Or sous le sommet d'Arthur's Seat, on a retrouvé "en 1836 (...) dix-sept petits cercueils en bois, contenant chacun une figurine sculptée (...). Leur origine n'a jamais été expliquée de façon certaine ; ils ont été associés à la sorcellerie ou aux victimes de William Burke et William Hare" (source Wikipedia).
Avis aux amateurs ! J'adore la manière dont
Ian Rankin mêle réalités historiques, mythes et fiction, lie présent et passé. On apprend toujours quelque chose en lisant ses romans. Ce n'est donc que du bonheur !
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