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ISBN : 2890448169
Éditeur : Editions du Jour (15/03/2012)

Note moyenne : 4.75/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Né sur les berges de la majestueuse rivière Harricana, en Abitibi, le jeune Dominique Rankin est destiné à succéder à son père à titre de chef héréditaire et homme-médecine, mais l'envahissement des territoires autochtones par les Blancs et l'intégration forcée à leur société change radicalement le cours de son existence. Arraché à ses parents et à sa culture, il grandit dans le pensionnat des petits Sauvages avant de retrouver la liberté, son peuple et ses origines... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
dupuisjluc
09 mars 2016
★★★★★
★★★★★
Une belle façon de découvrir ces autochtones amérindiens du Canada, un parcours particulier, des traitements immoraux infligés par des blancs colonisateurs mais une suite plus paisible...
De quel droit les a t'on déracinés, de quel droit les a t'on sédentarisés... Pleins de questions qui restent après une lecture riche et prenante.
Une belle découverte portée par l'écriture narrative de Marie-José Tardif !
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florinette
01 juin 2014
★★★★★
★★★★★
C'est un parcours hors du commun que nous dévoile ici T8aminik, ce chef héréditaire et homme-médecine algonquin. Dès son plus jeune âge, il fut victime de terribles sévices durant ses années d'internat forcé dans les "Pensionnats des petits sauvages" tenu par des missionnaires religieux qui voulait le nettoyer de sa culture "démoniaque". Malgré toute cette violence, T8aminik a su dépasser sa haine qui le rongeait pour avancer vers le pardon et la réconciliation.
Aucun esprit de vengeance, juste un témoignage sincère sans haine, un message de guérison derrière lequel transparaît le pardon que je vous invite à découvrir.
Au bout de 50 années d'enseignements et d'initiations, T8aminik est à son tour devenu un « aîné » pleinement reconnu par ses pairs et se consacre désormais au rôle d'enseignant et de leader spirituel auquel on le destinait. Sa mission de propagation du message de paix Anicinape l'amène...
Lien : http://leslecturesdeflorinet..
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LireLaSuite
18 avril 2012
★★★★★
★★★★★
28 janvier 2012. Après exactement 2 ans, 1 mois et 17 jours passés au Québec, me voici dans l'avion qui me ramène à la mère patrie. Pour compléter ma connaissance de ce bout de terre que je laisse (à contrecoeur) derrière moi, je tourne, à quelques 10 000 mètres au-dessus de l'océan, les premières pages d'On nous appelait les sauvages.
On peut dire que le livre est construit sur trois grands axes. Dans un premier temps, On nous appelait les sauvages fait office de guide pour découvrir l'histoire des peuples autochtones en général et algonquins en particulier. On commence par apprendre à prononcer les lettres de l'alphabet pour ainsi pouvoir déchiffrer et reconnaître les termes de la langue natale de Dominique (T8aminik) qui parsèment le récit (et en forçant un peu, on ferme le livre en sachant dire « bonjour » et « merci »). Puis progressivement on découvre toutes les composantes du peuple en question : croyances, nomadisme, vie et survie en forêt, harmonie avec la nature et respect des animaux qui la peuplent, relation avec les anciens… et sens de l'humour !
Retrouvez la chronique en entier sur http://lirelasuite.net
Lien : http://lirelasuite.net/domin..
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SouslesCouvertures
01 septembre 2016
★★★★★
★★★★★
J'ai été très émue par ce livre et ressenti un profond respect en découvrant la philosophie de ce peuple et son mode vie. Aussi, comment ne pas être prise par la colère, lorsque on découvre avec quelle violence il a été traité ? Difficile pour le lecteur de pardonner, pourtant, sous la plume de Marie-Josée Tardif et la philosophie de Dominique Rankin, le coeur s'apaise. J'aime beaucoup les romans autobiographiques, surtout lorsqu'ils font référence à une culture que je connais peu. Ceux qui s'attendent à un récit d'indiens allant chasser le coyotte seront déçus. Ce livre n'en est pas moins captivant grâce aux fascinantes traditions et les secrets de la tribu Algonquin que Dominique Rankin nous révèle. En bref, on ne sort pas indifférent de cette belle lecture.
Lien : https://souslescouv.wordpres..
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Citations & extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
LireLaSuiteLireLaSuite18 avril 2012
En ce qui nous concerne, lorsqu’il s’agit de distinguer notre nation des autres, nous avons toujours utilisé le terme Mami8inni. Ce nom nous plait beaucoup, car il est très rigolo. Il se rapporte à notre goût pour la récolte des petits fruits que la terre-Maman nous offre durant la douce saison : fraises, framboises, bleuets (appelés myrtilles en Europe), etc. Or, pour cueillir ces fruits, il faut bien se pencher. Et qu’est-ce qui s’offre au regard du visiteur qui arrive sur les lieux où la communauté entière s’affaire à récolter les précieuses baies ? Toute une famille d’arrière-trains – des petits, des gros, des charnus, des maigres, des jeunes, des vieux – se dressant paisiblement sous le soleil ! Voilà qui nous sommes : la tribu aux postérieurs fièrement dressés vers le ciel !
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LireLaSuiteLireLaSuite18 avril 2012
Les livres de mon enfance, sur l’histoire du Canada, me revinrent à la mémoire. Ces images que nous montraient les missionnaires, au pensionnat, étaient pleines de violence. On y voyait des indiens scalpant des explorateurs blancs, suspendant des jésuites au-dessus d’un grand feu ou les écorchant vifs. Un jour, j’avais dérobé un de ces manuels scolaires afin de provoquer mon père pendant les vacances d’été. « Tu m’as menti ! lui avais-je lancé avec mépris. Partout dans ce livre, on voit des chefs tuer des Blancs. Toi, tu es un chef. Pourquoi ne m’as-tu jamais parlé de tous ces crimes ? » Après avoir tourné une à une les pages du livre, mon pauvre père était resté muet longtemps. Il ne savait pas lire, mais saisissait néanmoins la signification des nombreuses images de l’«histoire du Canada ». Les enseignements du passé, tels que les nôtres les relataient, n’avaient rien à voir avec tout ce sang et ces conquêtes.
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gwenlaotgwenlaot25 septembre 2014
Je devais avoir six ou sept ans lorsque notre famille a vécu à Amos pour la première fois. Cela signifiait qu'il fallait nous adapter aux constructions carrées des blancs.Pour nous qui privilégions la force du cercle en toute chose, cela fut difficile. (...) Les anciens nous avaient toujours enseigné que dans un tipi l'esprit est à son aise. Grâce à sa forme circulaire, l'énergie de vie peut circuler sans obstacle. Dans les wemitekoci mikiwaman, avec tous ces murs bien rigides et toutes ces encoignures, nous avions l'impression que l'esprit se cognait sans cesse de tous les côtés! Au début, nous étions si mal dans notre boîte carrée que mon père avait érigé une tente dans la cour arrière.
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gwenlaotgwenlaot25 septembre 2014
On me tend soudain un sac de jute. Des hommes me déshabillent et me font asseoir tout nu sur une chaise de barbier. En un tournemain, ils me rasent la tête. Je fonds en larmes en me remémorant les enseignements de mon père, écho lointain dans ma tête et mon coeur: " Tes cheveux parlent de ton énergie de vie.Ils sont tes antennes pour te garder en communion avec la Terre. Dans notre tradition, les hommes laissent pousser leurs cheveux pour marquer leur lien avec la Terre-Maman, mais aussi pour accompagner les femmes. Ta chevelure est donc le signe de ton respect pour le Féminin."
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LireLaSuiteLireLaSuite18 avril 2012
Le Prix Nobel de la paix, le Sud-Africain Mgr Desmond Tutu, a un jour déclaré « Quand les missionnaires sont venus en Afrique, ils avaient la Bible, et nous le territoire. Ils ont dit « Prions » et nous avons fermé les yeux. Lorsque nous les avons rouverts, nous avions la Bible et eux le territoire ». Étrange comme cette histoire ressemble à la nôtre…
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Videos de Dominique Rankin (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Dominique Rankin
Sagesse Amérindienne - Entrevue avec Dominique Rankin à l'émission La Télé de Lilou Macé
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