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Citations sur Un pied au paradis (11)


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  • Par Aifelle le 04/12/2010


    "Les yeux peuvent mentir, mais au bout du compte ils vous diront la vérité. Quand Billy a répondu non, il a jeté un coup d'oeil à sa main droite qu'il tenait fermée. Je savais ce que cela signifiait pour en avoir vu plus d'un réagir de la même façon dans la même situation. Cette main droite avait servi à sortir de son champ des cailloux gros comme des pastèques. Elle avait servi à abattre des chênes dont on ne faisait pas le tour avec les bras. Et peut-être, simplement peut-être, cette main avait-elle servi à tenir un fusil avec assez d'assurance pour tuer un homme".

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  • Par oops le 19/10/2011


    S'il fallait vraiment que je meure je voyais pas de pire façon que d'aller poser mes fesses sur la chaise électrique.

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  • Par oops le 18/10/2011


    Les yeux peuvent mentir, mais au bout du compte ils vous diront la vérité.

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  • Par oops le 18/10/2011


    Sa beauté était comme un secret qu'elle ne pouvait dissimuler.[...] Je me suis demandé si certains soirs, elle se rapprochait de l'homme allongé près d'elle, en sachant que parfois la beauté d'une femme se révèle mieux dans l'obscurité.

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  • Par oops le 18/10/2011


    Mais rien n'est solide ni permanent. Nos existences sont élevées sur les fondations les plus précaires. Inutile de lire des manuels d'histoire pour le savoir. Il suffit de connaître l'histoire de sa propre existence.

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  • Par Eskalion le 09/01/2011


    J’ai quitté Jocassee , pour la dernière fois pourvu que ca ne tienne qu’à moi. Je reviendrais pas ici pour pêcher, faire du ski nautique ou me baigner ni rien de tout ça. Ici, c’était pas un coin pour les gens qui avaient un foyer. Ici, c’était un coin pour les disparus

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  • Par kathel le 26/06/2010


    J’ai quitté la route en arrivant devant le magasin de Roy Whitmire, pour aller me garer à côté du panneau annonçant DERNIÈRE POMPE À ESSENCE AVANT TRENTE KILOMÈTRES. Je suis passé devant des types assis sur des caisses de Cheerwine et de Double Cola. Avec leurs crânes chauves et leurs cous ridés, ils ressemblaient à des tortues d’eau se chauffant au soleil sur des souches. Les types m’ont salué d’un signe de tête familier, mais la canicule les avait vidés de tout bavardage. J’ai farfouillé dans la glacière installée sur la galerie, les doigts engourdis par l’eau et la glace, avant de tomber enfin sur une petite bouteille. Je n’avais pas soif, mais il n’était pas convenable de ne rien acheter. Je suis entré dans une vaste pièce, plus sombre que l’extérieur, mais pas plus fraîche.

    La boutique n’avait guère changé, la première étagère était chargée de toutes sortes d’articles allant des hameçons Eagle Claw aux poudres contre les maux de tête Goody, et sur le comptoir se trouvait un grand bocal où nageaient dans une saumure trouble des oeufs durs plaqués contre la paroi de verre tels d’énormes yeux. Près de la caisse enregistreuse, un autre bocal, celui-ci rempli de rubans de réglisse.

    — Ça va-t-y, étranger ? a lancé Roy, en sortant de derrière le comptoir pour me serrer la main.

    On a bavardé de tout et de rien quelques minutes. Mes yeux se sont habitués à l’obscurité et j’ai aperçu le lynx empaillé sur le mur du fond – la patte levée prête à frapper, les yeux jaunes et luisants – toujours aux abois après trois décennies. Des sacs de vingt kilos de semences de maïs Delkab étaient empilés par terre en dessous.

    — Je suppose que tu n’as pas vu Holland Winchester ces deux derniers jours ? ai-je fini par demander, en en venant à la raison pour laquelle je m’étais arrêté.

    — Non, a répondu Roy. C’est pas que je l’aie cherché partout, note. J’ai assez d’ennuis comme ça pour pas aller m’en dénicher d’autres.

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  • Par domi69 le 09/04/2012


    j'ai commencé à assembler des mots dans ma tête et puis à les effacer. C'était comme si je buchais sur des mots croisés.Chaque mot devait tenir à un endroit précis. Mais ils ne tenaient pas , malgré le nombre de fois où je me reprenais à les mélanger. Elle m'avait menti pendant presque 18 ans , donc elle était experte. Les mots que je voulais frapperaient maman si vite et si fort que son visage ne pourrait pas s'empêcher de révéler aussitôt le vérité.

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  • Par caro64 le 21/08/2011


    Vous autres, les péquenauds, vous serez chassés de cette vallée jusqu’au dernier comme de la merde dans une cuvette de chiottes.

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  • Par caro64 le 21/08/2011


    Billy penserait peut-être que son navire était rentré au port chargé de richesses quand Carolina Power achèterait sa propriété pour quelques dollars de plus à l'hectare qu'il ne l'avait payée, du moins jusqu'à ce qu'il voie le prix d'une ferme telle que la sienne dans une autre partie du comté. Peut-être qu'avec cet argent il partirait à Seneca, à Anderson, où il achèterait une maison avec des toilettes à l'intérieur, l'électricité, et croirait avoir trouvé le paradis. Il travaillerait dans une filature où il toucherait sa paie chaque fin de semaine sans plus avoir à se soucier de la sécheresse, de la grêle, ni du sphinx du tabac. 
 Il y aurait d'autres changements qu'il n'apprécierait pas autant, des choses qui lui feraient regretter de ne plus être derrière un cheval et une charrue. Il faudrait qu'il demande l'autorisation pour aller boire un verre d'eau, ou pisser un coup. Le travail serait le même jour après jour, semaine après semaine, et l'usine chaude et humide comme par temps de canicule tout au long de l'année. Il respirerait un éternel crachin de peluches qu'il passerait la moitié de ses nuits à expulser en toussant. 
 Son travail ne lui apporterait aucune satisfaction, mais quand la sirène de la filature le libérerait en fin de journée, il rentrerait auprès d'une femme et d'un enfant. Il y avait des hommes qui lui envieraient au moins cela.

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