‘'Sept cavaliers quittèrent la Ville au crépuscule, face au soleil couchant, par la porte de l'Ouest qui n'était plus gardé. Tête haute, sans se cacher, au contraire de tous ceux qui avaient abandonné la Ville, car ils ne fuyaient pas, ils ne trahissaient rien, espéraient moins encore et se gardaient d'imaginer.[…] Celui qui les commandaient, colonel-major sans armée, Silve de Pikkendorff, avait été reçu durant la nuit précédente par le Prince.''
Relecture d'un des plus fameux ouvrages de
Jean Raspail. 3 heures en compagnie de Silve de Pikkendorff et de ses compagnons au sein d'un monde en pleine décomposition morale. Les enfants se révoltent entraînant comme Platon l'avait prédit le début de la tyrannie. (Voir http://pikkendorff.kazeo.com/Citations-notees-de-mes-lectures/Platon-De-l-autorite,a233297.html)
Ce nouveau monde est aux portes de la Ville. Les Sept Cavaliers partent au-devant de cet ennemi intérieur et finiront par rencontrer cet autre nous-même que Tocqueville nous décrivait si justement (http://pikkendorff.kazeo.com/Citations-notees-de-mes-lectures/Tocqueville-Panem-circenses,a37061.html).
Quand ce monde nous aura tellement rabaissés, cet autre nous-mêmes regardant la vie s'enfuir pourrait reprendre ses paroles.
‘'L'homme abaissa le regard sur sa propre personne et se découvrit sale, petit, laid, transi et affamé. Il chercha dans le fond de son cœur un vieux reste de haine et l'ayant découvert bien recuit, encore prêt à servir, compris une seconde fois qu'avec ceux qui partait, c'était la vie qui s'en allait.''
Si vous avez trois heures, passez à la bibliothèque et découvrez notre monde avec l'œil de cet autre vous-même, si il vit encore.
1993, édité chez Robert Laffont
Jean Raspail (http://jeanraspail.free.fr/)
Lectori salutem, Pikkendorff