> John Ballister (Préfacier, etc.)

ISBN : 2804009025
Éditeur : Editions Labor (1993)


Note moyenne : 4.12/5 (sur 56 notes) Ajouter à mes livres
" Malpertuis ! C'est la première fois que le nom coule, d'une encre lourde, de ma plume terrifiée. Cette maison imposée comme point final de tant de destinées humaines, par des volontés terribles entre toutes, j'en repousse encore l'image ; je recule, j'atermoie, avant ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Delaetitia, le 23 février 2008

    Delaetitia
    Une maison des plus étranges sans parler de leurs habitants tout aussi inquiétants. De quoi frissonner même en plein jour. Un vrai coup de cœur même si perplexe j'ai du relire l'histoire un seconde fois pour en saisir les tenants et les aboutissants. C'est en lisant les annexes de fin de livre que je me suis aperçue que je faisait fausse route. Et j'ai bien fais de le relire. Si comme moi, vous appréciez la mythologie, alors vous serez surpris ! c'est un fascinant huis-clos où se chevauchent plusieurs histoires (liées entre elles) dans le temps et c'est là qu'il faut être attentif à ne pas s'emmêler les pinceaux. dans ce XIXème siècle, cette maison hantée et même maléfique renferme des couloirs labyrinthiques, des spirales d'escalier, des sculptures grimaçantes de cuivres et de tarasques, des décors sombres et menaçant où aucune logique ne trouve place. Et les nombreux personnages tous dissemblables évolues dans ce cauchemar éveillé où la fuite est synonyme de terrible poursuite, où des cadavres flottent dans l'espace et où les morts se comptent.
    Pour finir je reste vraiment admirative de cette incroyable intrigue. C'est un livre qui vous marque par son style, par sa complexité, par son mystère et par l'énergie pesante qu'il dégage.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Delaetitia, le 16 février 2008

    Delaetitia
    Une maison des plus étranges sans parler de leurs habitants tout aussi inquiétants. De quoi frissonner même en plein jour. Un vrai coup de cœur même si perplexe j'ai du relire l'histoire un seconde fois pour en saisir les tenants et les aboutissants. C'est en lisant les annexes de fin de livre que je me suis aperçue que je faisait fausse route. Et j'ai bien fais de le relire. Si comme moi, vous appréciez la mythologie, alors vous serez surpris ! c'est un fascinant huis-clos où se chevauchent plusieurs histoires (liées entre elles) dans le temps et c'est là qu'il faut être attentif à ne pas s'emmêler les pinceaux. dans ce XIXème siècle, cette maison hantée et même maléfique renferme des couloirs labyrinthiques, des spirales d'escalier, des sculptures grimaçantes de cuivres et de tarasques, des décors sombres et menaçant où aucune logique ne trouve place. Et les nombreux personnages tous dissemblables évolues dans ce cauchemar éveillé où la fuite est synonyme de terrible poursuite, où des cadavres flottent dans l'espace et où les morts se comptent.
    Pour finir je reste vraiment admirative de cette incroyable intrigue. C'est un livre qui vous marque par son style, par sa complexité, par son mystère et par l'énergie pesante qu'il dégage.
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    • Livres 5.00/5
    Par sentinelle, le 12 mai 2010

    sentinelle
    L'oncle Cassave va mourir. Il convoque toute sa famille à son chevet dans la demeure de Malpertuis et leur dicte ses dernières volontés : que tous s'installent dans cette colossale maison de maître et que revienne, aux deux derniers survivants, sa fortune. Aucun des proches ne se doute du drame qui les attend. Tout commence par des lumières qui s'éteignent mystérieusement. Bientôt l'horreur jaillira des murs même de la maison.
    Malpertuis est un roman fantastique classique de la littérature belge. Autant prévenir tout de suite, on aime ou on déteste.
    Quant à moi… j'ai aimé me perdre dans cette maison étrange et angoissante qu'est Malpertuis. A l'image du jeune héros candide, nous assistons à des phénomènes étranges, inquiétants et malfaisants sans trop bien comprendre ce qui se passe, sans pouvoir faire de liens entre les événements et les personnages qui s'y côtoient. On se pose beaucoup de questions. le jeune héros est-il fou ? A-t-il des hallucinations ? La maison Malpertuis est-elle hantée ? L'oncle Cassave aurait-il gardé quelques obscurs secrets avant de mourir ?
    Jean Ray nous fera patienter jusqu'aux dernières pages avant de nous fournir la clé de l'énigme à tous ces phénomènes obscurs et incompréhensibles jusque là.
    Un conseil : ne cherchez pas trop d'informations sur le net afin de ne pas gâcher l'effet de surprise à la fin du roman. Faites comme moi, laissez vos repères au vestiaire et perdez-vous dans cette étrange et bien sombre maison qu'est Malpertuis.
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    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 13 juillet 2009

    annie
    Malpertuis est le premier roman fantastique de l'écrivain belge Jean Ray, publié en 1943.
    Le ton est onirique et le suspense, inquiétant. le fantastique repose sur les grands mythes grecs et l'abolition de l'espace et du temps.

    Le vieux Cassave, un homme pouvant léguer un immense héritage, se sent proche de la mort. Il convoque les membres de sa famille chez lui, dans la demeure qu'il a nommée Malpertuis. Il annonce que chaque personne voulant toucher l'héritage devra vivre à Malpertuis. Ses ordres sont que seul le dernier vivant pourra avoir la fortune. S'il reste un homme et une femme, ils devront se marier et toucheront l'héritage à deux.
    Il y a Lampernisse, Charles Dideloo, tante Sylvie, Euryale, Mathias Krook, Nancy et Jean-Jacques, les trois sœurs Cormélon, le cousin Philarète, le Dr Sambucque et le ménage Griboin, aidé de Tchiek.
    Jean-Jacques Grandsire, le jeune héros « candide », vit parmi ces êtres étranges et se trouve, à la fin de la première partie, seul face à Euryale dont le regard pétrifie. Dans la suite, Jean-Jacques essaie de dénouer l'énigme de Malpertuis mais les scènes terribles auxquelles il assiste, l'ombre des maléfices et le souffle du sacré vont perturber gravement sa santé.
    Il mourra, pétrifié, en regardant le ciel, où Euryale combattait avec les Euménides (Érinyes).
    Au fur et à mesure des différentes parties du texte, on comprend peu à peu que Cassave n'était pas normal, de même que son étrange demeure. D'étranges petits êtres habitent le grenier, une ombre maléfique éteint les lampes et les différentes personnes habitant la maison depuis la mort du vieux Cassave sont en fait des divinités déchues, capturées par Cassave il y a de cela bien des lustres.
    Il y a Zeus (Eisengott),
    Héra (la Mère Groulle),
    Aphrodite (la femme Griboin),
    Héphaïstos (Mr. Griboin),
    Apollon (Mathias Krook),
    Les Titans (représenté par le seul Tchiek),
    Prométhée (Lampernisse),
    Euryale [une des trois gorgones] (Euryale),
    les Érinyes (les sœurs Cormélon).

    Malpertuis est une maison maudite et effroyable. Aucune porte n'est fermée, aucune porte ne résiste, mais chaque pas est entouré de mystères terrifiants et de noirceur maléfique.
    source : wikipédia
    Construit sur un enchâssement de manuscrits, le roman multiplie les voix narratives.


    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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    • Livres 5.00/5
    Par Sarah_DD, le 06 juin 2008

    Sarah_DD
    Haha. Si vous ne connaissez pas cet auteur commencez donc par cette oeuvre-ci. J'étais sous le charme. Comment fait-il pour jouer aussi avec les frontières des genres? Jusqu'à un certain moment, impossible de dire comment il fait pour créer une impression vraisemblable de désagréable. Mais dans le sens positif. Ceci est un roman flou, il parle de ce qu'on connaît, mais comme à travers de l'eau. A part ces bribes d'impression, c'est assez difficile à résumer en fait. Il faut le lire.
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Citations et extraits

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  • Par sentinelle, le 12 mai 2010

    L'oncle Cassave va mourir.
    Sa barbe s'écoule, blanche et frémissante, de son visage plongé sur l'édredon rouge. Il aspire l'air comme s'il humait des odeurs parfaitement délectables et ses mains, qu'il a énormes et velues, griffent ce qui vient à sa portée.

    La femme Griboin qui est venue lui apporter du thé au citron a dit :
    - Il fait ses petits paquets.
    L'oncle Cassave l'a entendue.
    - Pas encore, femelle, pas encore, a-t-il ricané.
    Quand elle fut partie, dans un remous de jupes apeurées, il a ajouté à mon adresse :
    - Ce n'est pas que j'en aie pour longtemps encore petit, mais après tout, mourir est une chose sérieuse, et il ne faut pas se presser.
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  • Par psycheinhell, le 31 octobre 2010

    Insensé celui qui somme le rêve de s'expliquer.
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