ISBN : 274835639X
Éditeur : Mon Petit Editeur (2010)


Note moyenne : 4.5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres

En 1946, Youssef Razavi, un officier issu de laristocratie militaire iranienne, envoie ses fils Parviz et Houchang étudier en France. Il espère quils reviendront en Iran pour y dispenser leurs connaissances et conduire le pays sur le chemin de locci... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par mangeclous, le 17 novembre 2010

    mangeclous
    Je me souviens. J'étais en seconde. Je m'en souviens en lisant les premières pages du livre d'Emmanuel Razavi : Les Exilés, une chronique iranienne (Mon petit éditeur, 2010). Je me souviens. On a vu arriver ce garçon brun qui ressemblait tant à Omar Sharif. On était ? En 79 ou en 80 ? En 1979. Je ne sais plus exactement. Ne comprenais pas bien ce qu'il se passait, comment cela fonctionnait le monde. Je me souviens de ce garçon. Un iranien, donc. Il n'est pas resté longtemps parmi nous. Il est devenu très vite le premier en mathématiques, notre matière phare, dans cette seconde qui n'était pas encore génèrale. Il était réservé. Il ne ressemblait pas à quelqu'un qui vient de prendre la fuite pour sauver sa peau. Je me souviens de lui. Pas de son prénom. C'était mon premier contact avec l'Iran et avec un événement phare de l'histoire du monde : la révolution iranienne.
    Les Exilés d' Emmanuel Razavi raconte l'histoire de sa famille, celle de son grand-père Youssef, aristocrate de la lignée des Qâdjar – ceux qui marchent rapidement (en turc) – famille prise dans la tourmente d'une des révolutions les plus rétrogrades de la planète. Séduit par les sirènes occidentales du développement économique, Youssef n'aura qu'une envie : que deux de ses fils, Parviz et Houchang partent étudier en France, la patrie de l'humanisme. Afin de s'ouvrir au progrès, symbolisé encore à cette époque par l'Occident ; pour ensuite, en faire bénéficier leur pays. En un peu plus d'une centaine de pages, l'auteur, grand reporter, et fils de Parviz, conte allégrement l'aventure de ces deux enfants arrachés à leur famille au temps de l'enfance (dix et onze ans). Prenant l'avion seuls et se retrouvant seuls dans une école religieuse de Montpellier et ne parlant encore que le farçi ! Exilés avec un dépaysement total garanti. On suit leur évolution jusqu'à l'âge de la maturité. Histoire entrecoupée par l'évocation de ceux restés en Iran. L'auteur alterne sans concessions la vie facile de Youssef, dignitaire d'un régime policé avec celle d'une famille pauvre et communiste jusqu'au croisement fatal : la montée du pouvoir religieux. Les enfants devenus des adultes réaliseront le rêve du grand-père mais sans doute, en laissant un peu de leurs rêves : « L'avenir de l'élite iranienne se joue en France… Si vos enfants vont un jour étudier en France, ils en feront peut-être partie et pourront être reçus comme des rois dans le monde entier. » Dans ce livre sensible, jamais partisan, reste à leurs descendants, une nostalgie : celle du goût citronné des concombres trempés dans du yaourt…


    Lien : http://naturewriting.wordpress.com/2010/11/16/le-gout-citronne-des-c..
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    • Livres 4.00/5
    Par Skritt, le 24 novembre 2010

    Skritt
    Avant de commencer cette chronique, je remercie BoB et Asphalte pour ce partenariat.
    Tout au long de ce roman qui nous place dans la peau de Tim, nous découvrons la jeunesse puis l'adolescence, et enfin l'âge adulte d'un allemand des années 80 jusqu'à nos jours. Tim n'est pas gâté par la vie, il perd ses parents très jeune, et est placé dans une famille d'accueil apathique. Dans la peau de Tim, nous vivons son adolescence, avec ses joies, ses humeurs, ses peines. Et très vite, il se laisse aller, la vie le menant, le ballotant, pour se poser dans un endroit un peu perdu, dans une existence molle. Jusqu'à ce point de l'histoire, on se laisse transporter facilement tellement l'écriture est facile, l'auteur nous faisant aimer ce Tim comme nous-même.
    Puis Tim revient à Berlin pour reprendre en main sa vie. Et j'avoue que j'ai eu énormément de mal à lâcher le livre tellement je voulais savoir ce qu'il allait découvrir, quelles décisions il comptait prendre.
    Un très bon roman que je recommande vivement de lire.
    Je remercie BoB et Asphalte.

    Lien : http://skritt.over-blog.fr/article-les-exiles-emmanuel-razavi-616601..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par cecilou, le 30 novembre 2010

    cecilou
    Le livre "Les Exilés, une chronique iranienne" est envoutant.
    Une écriture simple, qui nous fait plonger dans l'histoire de l'Iran à travers le destin de ces deux familles.
    Jamais de parti pris, juste l' histoire simple de familles prises dans la tourmente de la révolution iranienne.
    Dévoré en deux heures!
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)






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