> Carine Bruy (Traducteur)

ISBN : 2715231679
Éditeur : Mercure de France (2011)


Note moyenne : 3/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres

Jarle n'avait jamais éprouvé un embarras aussi terrifiant qu'au moment où il se retrouva devant Charlotte Isabel. Il rougit, lui sembla-t-il, des orteils jusqu'au front. Il déglutit et entendit l'hôtesse de l'air dire que la fillette s'était très bien compor... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par Kittiwake, le 04 mars 2012

    Kittiwake
    6 septembre 1997. Ce jour-là règne une morosité générale. Pas seulement à Bergen, dans le monde entier. Et ce jour là, le petit monde privé de Jarle Klepp, jeune et brillant chercheur en littérature, spécialiste de l'onomastique proustienne (l'art du nom propre) va totalement basculer. A peine remis d'une soirée particulièrement arrosée, il reçoit un courrier qui fait de lui un père! D'une petite fille de sept ans, qui donne son nom au roman. Et de plus elle doit débarquer à l'aéroport et dans sa vie le jour même, pour une semaine. Et Jarle, il n'est pas du tout près....Accueillir une fillette de sept ans, c'est pour lui aussi incongru que de piloter un fuga magister alors qu'on a vaguement fait un baptême de l'air à l'aéroport du coin. Il n'a aucune idée du mode d'emploi. Et pourtant cette charmante demoiselle qui fait naître partout où elle passe des sentiments de bienveillance et d'admiration va profondément bouleverser sa vie, personnelle et professionnelle.

    L'auteur nous livre un récit dynamique issu de la confrontation de 2 mondes qui ne sont ps sensés se côtoyer : celui d'un étudiant noceur très épris de son indépendance affective et d'une fillette dont les rêves sont peuplés de princesses qui n'ont pas le droit de mourir et de tamagoshis. La confrontation est explosive, et riche de conséquences : l'arrivée de Charlotte Isabel ouvre de nouveaux horizons à Jarle : rencontre de sa voisine, remise en cause de ses certitudes littéraires, réflexions un peu tardives sur les conséquences d'une nuit partagée sans précautions. Et ce d'autant que la relation qu'il entretenait avec une de ses collègues se révèle lors de sa rupture avoir compté plus qu'il ne le pensait.
    On pourrait envisager une suite, car de nombreux points ne sont pas réglés. Je reste très inquiète pour Hasse, l'étudiant au dos douloureux (hypochondrie ou maladie sérieuse?) Si cette suite voit le jour je suis partante.
    Une belle découverte dans le cadre de la sélection pour le prix des lecteurs du Livre de poche


    Lien : http://kittylamouette.blogspot.com/2012/03/charlotte-isabelle-hansen..
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    Critique de qualité ? (16 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par canel, le 05 mars 2012

    canel
    Dans la plupart des cas, le statut et la fonction de papa s'acquièrent progressivement, en douceur. On en discute à deux, le géniteur a grosso modo neuf mois pour s'y préparer, il a généralement un peu roulé sa bosse, vécu pour lui avant.

    Pour Jarle, étudiant de 25 ans en "onomastique proustienne" - utopiste, glandeur et fêtard - les choses ne se passent pas du tout comme cela. Il reçoit du commissariat un aimable courrier lui enjoignant de se soumettre à un test ADN, lequel se révèle positif. Félicitations à Jarle ! le voilà papa d'une petite Charlotte Isabel de… sept ans déjà, née de l'union de deux corps adolescents endormis (ou presque) par l'alcool. Sa maman ayant soudain besoin de souffler, elle envoie la fillette passer une semaine chez Jarle. Qui de l'enfant ou du jeune père en sera le plus chamboulé ?

    Cela vous évoque un peu le roman islandais 'Rosa Candida' ? Oubliez ! Ici, dominent des beuveries entre étudiants immatures, quelques bons moments vécus ou remémorés entre "les cuisses marmoréennes" d'une délicieuse créature, les jérémiades existentielles et philosophiques de trois post-ados qui n'ont pas envie d'entrer dans l'âge adulte… Mais la tendresse arrive et va crescendo, car la petite fille s'avère adorable et ne peut donc que faire fondre le cœur égoïste de Jarle.

    D'abord un peu lent, comme souvent avec la littérature du Nord, ce joli roman se déguste finalement, se savoure, mais amuse aussi. Cela vaut la peine de s'acrocher sur près de cent pages pour tous les passages mignons (mais pas mièvres) sur l'éducation, l'enfance, la paternité, qui suivent ! Presque un coup de cœur (s'il n'y avait pas tant de longueurs).

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    • Livres 3.00/5
    Par chroniquesassidues, le 02 avril 2012

    chroniquesassidues
    Charlotte Isabel Hansen raconte l'histoire de Jarle Klepp, jeune étudiant en sciences littéraires, qui apprend qu'il est le père d'une petite fille, éponyme, de sept ans, conçue lors d'une beuverie alors qu'il avait dix sept ans. Ce qui est totalement improbable, c'est que la mère Charlotte Isabel, qui n'a jamais revu Jarle depuis cette fameuse soirée, décide un jour de partir en vacances pendant une semaine et envoie sa fille, par avion, chez son père, qui rappelons-le est quand même un inconnu (peut-être un psychopathe, un pervers ??) pour passer la semaine avec lui. Bref, l'histoire débute assez (très ?) maladroitement.
    Qui plus est, on a droit à un portrait très désagréable du personnage principal : Jarle est un étudiant imbu de lui-même et égoïste, qui aime se penser supérieur aux autres, qui est obnubilé par un article qu'il a envoyé dans une célèbre revue intellectuelle mais qui n'est pas encore publié et qui évolue dans un monde universitaire très caricaturé, pédant et franchement pas sympathique. le début du roman est donc fortement pénalisé par l'incohérence de l'histoire et le portrait du protagoniste, sans compter que certains passages un peu crus, voire vulgaires, ne se justifient pas.
    Mais, il faut attendre que la petite fille fasse son apparition pour prendre (enfin) goût à ce roman. Charlotte Isabel, dite Lotte, est une fillette blonde de sept ans tout à fait normale : elle est curieuse, très bavarde, pose sans arrêt des questions sur le monde qui l'entoure et est passionnée par les princesses et les Spice Girls. Rien de bien original, mais le portrait reste charmant, mignon et on a vite fait de s'attacher à Lotte qui va apporter la touche de fraîcheur et de vie dont avait bien besoin Jarle et son entourage (et le roman aussi). On assiste à l'amour naissant d'un père envers sa fille, un père, qui au début ne se reconnaît pas en tant que tel, mais qui va subir les premières inquiétudes, les premiers sentiments de responsabilité, les premiers déboires du rôle de père. Certes, le sujet a déjà été traité bien des fois, et de façon plus originale encore, mais il en résulte ici un roman touchant, qui ne restera pas forcément dans ma mémoire, mais je suis bien contente d'avoir dépassé les premières pages un peu chaotiques pour aller jusqu'au bout !

    Lien : http://leschroniquesassidues.blogspot.fr/2012/04/charlotte-isabel-ha..
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    • Livres 3.00/5
    Par maylibel, le 31 juillet 2011

    maylibel
    Jarle, jeune universitaire norvégien qui prépare une thèse sur Proust, découvre qu'il est le père d'une petite fille de 7 ans, Charlotte Isabel Hansen, qu'il doit accueillir pour une semaine…
    Ce livre m'a prise un peu par surprise, et j'ai eu un peu de mal avec les premiers chapitres et leurs nombreux retours en arrière. Mais une fois habituée au style un peu brouillon, non dénué de longueurs, de l'auteur, je me suis laissé emporter par l'histoire. En effet, si le personnage de Jarle n'apparaît pas au départ comme très aimable, j'ai été réellement émue par son évolution, même si l'intrigue n'est pas exempte de clichés. Par ailleurs, avoir situé les évènements racontés au moment de la mort de la princesse Diana donne une toile de fond intéressante à l'histoire. Un premier roman et une bonne surprise donc, avec quelques scènes très justes.
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    • Livres 2.00/5
    Par yv1, le 03 avril 2011

    yv1
    Ce livre débute bien, le premier chapitre, celui dans lequel Jarle apprend qu'il est père, est plutôt drôle et amène bien le personnage principal, sa vie, son œuvre :
    - d'abord, le futur père pas préparé à l'être, pas motivé pour l'être et mis devant le fait accompli s'interroge sur sa paternité, puis une fois celle-ci avérée, sur ses capacités à y faire face, à s'occuper de sa fille, lui qui n'a d'expérience des enfants que sa propre enfance ;
    - ensuite, le périple de Jarle pour arriver jusqu'à l'aéroport émaillé de rencontres et enfin la première fois qu'il voit sa fille et que Charlotte Isabel (dite Lotte) le voit.
    Et puis, dès le second chapitre, le livre revient en arrière, repose les mêmes questions sur la paternité, etc (pour la suite, prière de vous reporter plus haut). Il exploite le filon du premier chapitre, entre drôlerie et gravité, mais les blagues répétitives sont parfois lassantes.
    Tore Renberg nous présente un héros peu sympathique, une espèce d'intellectuel élitiste qui comprend théoriquement qu'il peut y avoir des gens qui n'ont pas son intelligence et qui sont obligés de travailler de leurs mains, des manuels quoi, mais qui pratiquement les méprise. le monde qui gravite autour de lui, des étudiants chercheurs eux aussi, des professeurs n'est pas plus gouleyant. Alors, certes, c'est de l'humour, de l'ironie, mais j'ai un peu de mal avec ce genre d'humour qui "généralise" et qui sous prétexte de faire rire stigmatise toute une catégorie. Ça peut être drôle à condition que ça ne dure pas. Hors, là, ça dure.


    Lien : http://lyvres.over-blog.com/article-charlotte-isabel-hansen-70190513..
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Critiques presse (2)


  • Lexpress , le 14 juin 2011
    Quelques moments hilarants et savoureux […] Cela n'a cependant pas suffi à soutenir mon intérêt pour ce livre, long et rébarbatif.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Lexpress , le 14 juin 2011
    La force de ce livre, par moments émouvant, réside dans sa justesse, dans le regard qu'il nous faut porter vis-à-vis d'une certaine jeunesse, vis-à-vis de petites gens et de leurs métiers précaires.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par Kittiwake, le 04 mars 2012

    Ni la vie qu'il avait menée ces dernières années, ni l'éducation qu'il avait reçue ne lui avait fourni un sens prononcé de l'accueil, mais il percevait instinctivement que le rôle du maître de maison consistait à être un observateur
    , oui, une espèce d'agence de voyages
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  • Par Kittiwake, le 04 mars 2012

    Et si les gens, qui sont déjà sur notre piste, s'apercevaient que nous, les étudiants, et nos professeurs, n'apportons absolument rien à la société? Et s'ils se rendaient compte que, pendant qu'ils bâtissent des maisons, qu'ils font fonctionner le système, qu'ils apportent du thé , du café , de l'eau et de la nourriture, nous restons assis à rendre le monde plus compliqué qu'il ne l'est déjà en ne faisant...rien
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  • Par canel, le 01 mars 2012

    Il se sentit les tempes glacées lorsqu'il réalisa soudain qu'il était incapable de se rappeler sa propre vie [d'enfant] et qu'au contraire, il lui semblait pénétrer à l'intérieur de la tête de son père, dans le cerveau de son père, dans le cerveau commun à tous les pères, si soucieux de leurs enfants, si heureux de leurs enfants, si irrités contre leurs enfants, si découragés par leurs enfants. (p.228)
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  • Par Kittiwake, le 04 mars 2012

    Ne devait-il pas admettre que toutes ces années d'études n'étaient que dilettantisme et coupage de cheveux en quatre? Ces mois innombrables consacrés à analyser des textes philosophiques, théoriques et littéraires ne l'avaient -ils pas éloigné des joies lesplus intimes de la littérature plutôt qu'ils ne l'en avaient rapproché?
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  • Par Kittiwake, le 04 mars 2012

    (sa mère) était habituée à faire la différence entre le Jarle amoureux de théorie et d'analyse et le petit garçon qui se promenait ur terre en essayant de se découvrir lui-même. Elle avait toujours pensé qu'il y parviendrait, et toujours redouté qu'il ne s'enfonce trop profondément dansla forêt universitaire et ne trouve plus le chemin du retour
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English texted trailer for the Norwegian movie JEG REISER ALENE - the follow up to the critical - and audience - success THE MAN WHO LOVED YNGVE/Mannen som elsket Yngve. Norwegian release February 11th 2011.








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