Si le plaisir est statique et ne cherche rien d'autre que lui-même comme le bonheur. La souffrance est une moissonneuse-batteuse qui laboure notre âme mais pour une récolte fertile.
On accroche le ciel d’automne aux quatre coins
Un tambour résonne
Des pas dans le vent
Le regard qu’on donne
À chaque passant
Les flammes effilées à travers les barrières
Les maisons retournées
Tous les dos en prières
Et les jours perdus dans les aventures
le long des années
Il n’y a pas de temps
Mais de la poussière
ou l’eau du printemps
dans chaque clairière au regard ardent
Sous les flocons plus lourds
Sous le poids des nuages
Il reste encore un tour à faire sur la page
Un nom qui se traîne
Un cœur qui s’en va
Ce n’est pas la peine
De s’arrêter là
Personne dans la marge
Plus rien sur le trottoir
Le ciel est plein d’orages
Ma tête sans espoir
Il se peut qu'on émeuve encore le dormeur
Enseveli sous des lambeaux de rêve à fond de cale
Il se peut qu'on atteigne encore la lueur
Qui grimpe à l'horizon de branche en branche